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L’urgence en Kabylie : vacciner contre la rage…salafiste !

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Rage salafiste Kabylie

Le titre n’est pas une fantaisie sortie tout droit d’une cervelle en mal de provocation, mais il fait référence à un acte gravissime qui s’est déroulé, il y a à peine 48h, dans un village de Kabylie, là-haut perché sur les collines de Larbaâ Nath Irathen. Ces collines que l’on croyait pourtant indemnes des forcenés salafistes, par la bonne grâce d’une sagesse cumulée par des millénaires de traditions orales. 

Dans la soirée du jeudi 1er juillet, un citoyen a été mordu aux biceps par un forcené salafiste ! Voici les faits, tels que rapportés par la personne agressée : tout commence par une Tajmaat convoquée par le comité de village, comme il est de coutume pour régler des problèmes collectifs. Pour éviter que les choses ne soient débattues en profondeur, le muezzin veut mettre un terme aux débats, sous prétexte qu’il ne fallait pas rater l’appel à la prière, chose à laquelle je me suis opposé ! Il n’en a pas fallu plus pour exciter notre muezzin et m’agresser à mon retour de la ville, en soirée !  Pour des raisons liées à nos us et coutumes, l’agressé n’a pas voulu déposer plainte, préférant se conformer à la formule « yelha smah » (le pardon est bon !) débité par les proches du muézin !  En tant qu’universaliste convaincu, comme personne sur la planète Terre (si j’avais une baguette magique j’effacerais toutes les frontières réelles ou fictives dressées entre les hommes par des hommes et leurs dieux) ; je n’aurais jamais cru pouvoir écrire cela un jour, mais il est temps de se mettre à l’évidence que seule une autonomie régionale peut encore sauver ce qui peut l’être, si ce n’est déjà trop tard, de cette nébuleuse arriérée qui croit détenir la vérité. D’ailleurs, ont-ils jamais lu le coran, ces mutants d’un autre temps ?  Et on se permet de mettre en prison ceux qui prônent l’autonomie de la Kabylie ! ?  À y bien réfléchir, le pays ne peut être sauvé si on ne sauve pas d’abord la Kabylie !  La laïcité ne peut s’installer que si elle s’installe d’abord en Kabylie !  Le pays ne peut se reformer si on ne réforme pas d’abord la Kabylie ! Le pays ne retrouvera ses racines que si on irrigue celles de la Kabylie ! Le pays ne se réconciliera avec lui-même que si réconciliation il y a avec la Kabylie ! On pourrait s’adonner à une série quasi-infinie d’énoncés de même acabit.  En un mot, l’avenir de l’Algérie ne sera assuré qu’une fois celui de la Kabylie arraché !

 Qui oserait encore croire que le pouvoir n’est pas gangrené par la rage qui a contaminé le pays, et dont on refuse obstinément de soigner les maladies ? Le vaccin contre la rage existe depuis Pasteur (encore un qui n’a pas lu le coran pour s’en remettre à l’intervention divine au lieu de bosser et chercher des remèdes pour sauver des   vies humaines), il suffit d’importer autant de doses que le nombre de salafistes déclarés !  Ils ne se contentent plus d’agresser verbalement n’importe quel quidam qui ne leur renvoie pas leur propre image, ou qui se refuse à écouter leurs sornettes présentées sous formes de leçons de morale, ils se mettent à mordre maintenant ! Et nous qui croyions que seules les bêtes sauvages usaient de leurs crocs ! Preuve que la génétique du monde vivant ne trompe pas. Quelle est vraiment la différence entre un animal des bois et un salafiste aux abois, sinon une mâchoire aux canines plus ou moins acérées ? Qui a dit que la Kabylie était indemne de cette nébuleuse de tous les dangers ?  

Mais au fait, sont-ils aussi nombreux qu’on veut nous le faire croire ces petits sauvageons ? Un petit chiffre qui démontre que c’est une minorité infime, mais une frange agissante et déterminée à formater notre jeunesse selon des codes venus d’Arabie ! Une Arabie qui avance, contrairement à une Algérie que l’on fait reculer de force, par la grâce d’une incurie manifeste au sommet ! (*). 

Le chiffre en question : dans notre village de 2000 habitants, le nombre de salafistes connus se compte sur les doigts d’une seule main. Par excès, supposons qu’avec ceux qui agissent dans l’ombre, ce nombre soit de 10 ! cela fait 0.002% de la population ! Une fraction infime de hors-la loi qui fait de sa loi, la loi ! ! 

K.M. 

(*)https://www.lematindalgerie.com/quand-larabie-saoudite-baisse-les-nuisances-sonores-des-mosquees

Non à la criminalisation de la Kabylie !

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Marche citoyenne unitaire

Appel à une marche citoyenne unitaire : Non à la criminalisation de la Kabylie !

Marche unitaire

Depuis le déclenchement des contestations populaires en Algérie, parties pour rappel de Kherrata le 16 février 2019, la Kabylie ne cesse de subir les assauts de la junte militaire d’Alger, adossée à un racisme anti-kabyle désormais ouvertement assumé. Des dizaines de manifestants ont d’abord été emprisonnés et de lourdes peines ont été prononcées pour avoir simplement brandi le drapeau Amazigh. Le rejet massif des derniers scrutins électoraux en Algérie, avec un taux de participation de « 0,6% » en Kabylie, a décuplé la haine du pouvoir algérien qui se venge et œuvre à la criminaliser.Le racisme anti-kabyle du pouvoir algérien vient de franchir une étape porteuse de très grands dangers.

L’article 87 bis du nouveau code pénal, récemment promulgué par ordonnance, vient le confirmer. Toutes les organisations politiques kabyles sont officiellement classées comme “terroristes” par l’État algérien.

En application de cet article, des détenus politiques de diverses tendances seront présentés devant la chambre d’accusation du tribunal de Tizi-Ouzou, le 12 juillet, sous la fausse accusation d’appartenance à des organisations qualifiées de «terroristes».

Il s’agit de Hemmou Boumedine, Bouaziz Aït-Chebib, Hocine Azem, Belaïd Ammarkhodja, Boussad Becha et Elhadi Taleb. Des centaines d’autres détenus risquent de subir le même sort en Kabylie, comme cela a été déjà le cas de militants politiques à Béjaïa et à Bouira, mais aussi partout ailleurs en Algérie. De Lounès Hamzi à Nordine Ait Hamouda et encore tout récemment Fethi Ghares, la liste est très longue et ne cesse de s’allonger.

Plus de 300 prisonniers politiques et d’opinion sont déjà emprisonnés.

La Kabylie qui a toujours été à l’avant garde des luttes démocratiques, de la défense des droits humains, du combat pour la laïcité et la promotion du patrimoine universel Amazigh, interpelle l’opinion publique et tout démocrate à se solidariser avec elle. Nous citoyennes et citoyens de la diaspora, de divers horizons politiques, tenons à affirmer notre soutien et notre solidarité sans faille avec les détenus politiques gravement menacés par le scélérat article 87 bis et avec tous les détenus qui subissent de plein fouet la répression féroce du système algérien. En prévision du procès de ces détenus politiques, injustement accusés de terrorisme par un pouvoir inique qui pratique la “justice du téléphone”, et au regard des risques encourus par des militants pacifiques dont le seul tort est de défendre démocratiquement un projet politique, nous appelons à une marche citoyenne unitaire le dimanche 11 Juillet, à Paris, de Bastille à Nation, à partir de 13h, pour :

Exiger la libération immédiate et inconditionnelle des détenus politiques et d’opinion.

Exiger l’arrêt de la criminalisation de la Kabylie et l’arrêt de toutes poursuites judiciaires contre ses militants.

La Kabylie est en danger et nous n’avons pas le droit d’abandonner ceux qui défendent nos libertés.

Soyons solidaires et unis ! Marchons toutes et tous de Bastille à Nation pour dire NON à la criminalisation de la Kabylie !

Paris, le 6 juillet 2021

E-mail : [email protected]

Les premiers signataires :

Yasmina Oubouzar

Meziane Abane

Ali Aït Djoudi

Aksel Bellabbaci

Madjid Boumekla

Hamid Challal

Shamy Chemini

Ahviv Mekdam

Sadia Maddi

Nadia At Uissa

Hakim Taibi

Ilyas Lahouazi

Yidir Ounoughene

Ahmed Aït Bachir

Sab Ammarkhoudja

Lila Mansouri

Mohand Barache

Mourad Amellal

Abdenour Abdeslam

Slimane Kadi

Youva Merzouk

Boukhalfa Ben Mamar

Hacène Hireche

Belaïd Aït Meziani

Salah Abbouna

Khodir Sekkouti

Atika Sidane

Djamila Kemel

Lye Hakem

Samir Hamma

Djafar Naït Amer

Amar Zerrouk

Nacer Dahmane

Hakim Khobzaoui

Malek Benhamouche

Soraya Sough

Ryadh Hamchach

Nordine Larab

Hanafi Ferhouh

Mokrane Gacem

Ahmed Heddag

Kamal Naït Zerrad

Aziz BachaSamia

Rachid Ammour Oufkir

Ahcene Belkacemi

Lyazid Abid

Hafid Sebbane

Aẓar At Musa

Belkacem Lounes

Sabrina Abchiche

Nadia Akkar

Farid Bemokhtar

Rabah Kettouche

Ahcene Bozetine

Essaid Mougari

Lhasan Ziani

Slimane Berkane

Ramdhan At Mensour

Rafika gharbi

Hamid imensouren

Hafid yedwen

Hanane Mettouchi

Rachid Hitouche

Ourida Tabet

Soraya Saidane

Saïd Mouloud

Madjid n At Yidir

Hamid Imensoren

Sakina Slimani-Ait Ahmed

Lotfi Mekedem

Yahia sayoudi

Yacine Akvayli

Nadia Djema

Rachid Hitouche

Stéphane Arrami

Des personnalités du monde artistique soutiennent la marche et participent à cette action citoyenne :

Nadia Matoub

Atmani Zayen

Arezki Rabia

Nadia Amghar-Rabia

Appel des Femmes Kabyles -Tiɣri n Tlawin Tiqvayliyin

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Kamira Nait Sid

Face à l’ARBITRAIRE, à la RÉPRESSION et à la DICTATURE du pouvoir algérien, nous, FEMMES KABYLES, gardiennes de l’âme et de l’identité KABYLES, faisons face à ces innombrables arrestations, kidnappings, prises d’otages et emprisonnements de nos enfants, maris, pères, frères et sœurs. Et ce, sans aucun fondement juridique ni respect des droits humains les plus fondamentaux.À la suite des violations de “Laεnaya n tudrin d yexxamen, les violations de la dignité des villages, des domiciles, avec intrusions à répétition, sans aucun mandat par les forces de répression algériennes, provocant choc et émoi au sein de nos familles impuissantes !À la suite des violations de nos droits les plus élémentaires, à savoir les libertés d’expression, de réunion, et de manifestation chez nous, sur notre territoire, transformant la Kabylie en une prison.

Nous, FEMMES KABYLES, crions notre COLÈRE face à ces discriminations et face au racisme de cette RÉPUBLIQUE bananière qui appelle au meurtre à l’encontre de nos enfants, les piliers de nos familles, pour le seul fait qu’ils sont KABYLES.

Nous, FEMMES KABYLES, sommes profondément préoccupées, inquiètes, mais aussi révoltées face aux abus du pouvoir algérien qui cherche à semer le chaos et la destruction chez nous, en Kabylie Nous sommes en danger individuellement et collectivement. Plus que jamais, l’existence même de la Kabylie est menacée.

L’heure est grave, nous appelons à la mobilisation et à l’unification de TOUTES nos forces pour faire face ensemble à cette répression et afin de protéger nos vies et notre Tamurt (Pays), la Kabylie. Nous appelons les FEMMES KABYLES, les organisations de femmes et tout autre organisme œuvrant pour les droits humains, à dénoncer le comportement raciste et autoritariste du régime Algérien et à se joindre à notre action.Ainsi, en solidarité avec la KABYLIE, organisons un rassemblement au Pays, di Tmurt, ainsi qu’en diaspora, le 10 Juillet 2021 à 14h GMT, pour dire haut et fort au pouvoir algérien :

– Ne touchez pas à nos enfants, frères, sœurs, maris et pères

– Cessez vos agressions contre la Kabylie.

– Libérez immédiatement et inconditionnellement de tous les détenus d’opinion

A toutes les femmes KABYLES, nous lançons cet appel :

– Soyons très nombreuses pour stopper l’arbitraire qui s’abat sur la Kabylie et pour exiger le respect de nos droits, tous nos droits.

– Soutenons les familles des détenus, privées des leurs, incarcérés sans motif légitime

– Mobilisons-nous pour l’avenir de nos enfants, afin qu’ils puissent s’épanouir dans la paix et la dignité !

Tudert i Tmurt n leqvayelTiɣri n Tilawin Tiqvayliyin

LLAMAMIENTO DE MUJERES KABILSFrente al ARBITRARIO, la REPRESIÓN y la DICTATURA del poder argelino, las MUJERES KABILS, guardianas del alma y la identidad de la KABILIA, nos enfrentamos a estas innumerables detenciones, secuestros, toma de rehenes, encarcelamientos de nuestros hijos, maridos, padres, hermanos y a veces hermanas, sin ningún fundamento legal ni respeto a los derechos humanos más fundamentales.¡Tras las violaciones de Laεnaya N Tudrin d Yexamen, violaciones de la dignidad del pueblo (aldea), hogares, con repetidas intrusiones a domicilios sin ninguna orden por parte de las fuerzas represivas argelinas, causando conmoción, confusión en nuestras familias impotentes!Tras las violaciones de nuestros derechos más básicos: libertad de expresión, libertad de reunión, libertad de manifestación, en nuestro territorio, en nuestros pueblos, en nuestras ciudades, en nuestros barrios, convirtiendo la Kabilia en una prisión.Nosotras, LAS MUJERES KABILS, gritamos nuestro ENFADO por esta discriminación, por el racismo de esta REPÚBLICA Bananera que llama al asesinato de nuestros hijos, pilares de nuestras familias, por el solo hecho de ser KABILS.Nosotras, MUJERES KABILS, estamos profundamente preocupadas, alarmadas, pero también INDIGNADAS ante los abusos del poder argelino que busca sembrar el caos y la destrucción en nuestras tierras, en nuestro hogar.Más que nunca, estamos en peligro individual y colectivamente, la propia existencia de la Kabilia está amenazada.La hora es grave y lanzamos este llamamiento para la movilización y unificación de TODAS nuestras fuerzas para enfrentar juntas y juntos esta represión y proteger nuestras vidas y nuestro Tamurt (País), la Kabilia. Hacemos un llamamiento a todas las MUJERES KABILS, organizaciones de mujeres y/o cualquiera otra organización de derechos humanos para que denuncien el comportamiento racista y autoritario del régimen argelino y que se sumen a nuestra acción.Por lo tanto, en solidaridad con la KABILIA, organicemos una manifestación en Kabilia y en toda la diáspora, el 10 de Junio del 2021 a las 2 julio. GMT, para decir alto y claro al poder argelino:

– NO TOQUES a nuestros hijos, hermanas, hermanos, maridos y padres – Detén tus ataques contra la Kabilia. – EXIGIMOS la liberación inmediata e incondicional de todas y todos los presos políticos. – Seamos muy numerosas y numerosos para detener la arbitrariedad que está cayendo sobre la Kabilia y exigir el respeto de nuestros derechos, TODOS nuestros derechos. – Apoyar a las familias de los detenidos, privadas de los suyos y encarcelados sin ningún motivo legítimo – Por el futuro de nuestros hijos, para que florezcan en paz y dignidad.

Collectif de Femmes du Printemps noir de Kabylie kamira Nait Sid association de femmes de Kabylie Taous Meziane areski citoyenne kabyle Sonia Nait Yahia union des femmes kabyles Farida Sam association de femmes de KabylieKatia Alik activiste kabyleNadia Djema AZA rougeMassilia Mouhous association de femmes de Kabylie Nora Amara association. AFK 13Samia kachir association AFKC ChampignyNadia atu3issa militante kabyle Hadjira oubachir artiste kabyle Nadia Hamoutene collectif de femmes de Kabylie Tenna Ait Ali artiste kabyle Cylia lateb activisteKahina Houamdi militante Kabyle Yamina Amzal union des femmes kabyles Soraya Sough militante des droits humains Les 1ere signataires de la déclaration Myriam Graba – Union des Femmes Kabyles Taous lise Rahmoune militante kabyle Malika Mehenni militante kabyle Djamila Alkama – Union des Femmes Kabyles Nadia Tiouidiouine – Union des Femmes Kabyles Nadia Mellas – Union des Femmes Kabyles Fadhila Touileb – Union des Femmes Kabyles Camélia mekaoui – Union des Femmes Kabyles Nadia assemɣun – Union des Femmes Kabyles Ourida Tabet – Union des Femmes Kabyles Linda Ghezzou – Union des Femmes KabylesTilelli Belabbas, militante activisteDalila Ferroukh, militante kabyle Chafia si hadj mohand, militante kabyleNadia Amɣar Rabiaa, militante kabyle Rahima Rouabah militante du MAKUli Rohde artisteFaroudja Kaci, militante kabyleSaliha Améziane, militante activisteDihia At Qasi, militante kabyle Ouardia Ait Ali kabyleTassa At-Hamuda – Association Tafsut MontréalKahina Zidane union des femmes kabyles Belabbas Thilelli.Amarni Thilelli.Ben kadi Sara wezna Cheikh Lounis militante démocrate RCD , associative dans plusieurs organisations et syndicaliste.Wissam Nasri artiste kabyle et militante de toutes les causes justes et les libertés démocratiquesNassima TERKI kabyle Farida Louni militante du Mak, Linda Ghezzou, aza rouge NancyMessaoudi Lounis NouaraMassa OUDJANI OurdiaSoutien d’autres organisations Congres Mondial AmazighAssociation Amitié Québec-Kabylie Fondation BatwaJean Kayombya, Réseau des Peuples Autochtones AfricainsSoutien d’organisation Congres Mondial AmazighAssociation Amitié Québec-Kabylie Fondation BatwaJean Kayombya, Réseau des Peuples Autochtones Africains Pour signer cette déclarationVous pouvez envoyer votre nom et prénom à cette adresse mail:[email protected]

Tiɣri n Tlawin Tiqvayliyin

I yibeddi deg wudem n uramek, n tizzeɣzeɣt akked tesnaṛeft n udabu azzayri, nkenti s tlawin tiqvayliyin tiɛessasin ɣef ṛṛuḥ d tmagit (tinekkit) taqvaylit, ad nbedd deg wudem n yakk ayen iḍerrun, ama d tuṭṭfa ɣer leḥbas, takerḍa d uqareɛ n yimeɣnasen, tuṭṭfa d weḥbas n tarwa-nneɣ, irgazen, ibabaten, tiysetmatin. Ayagi akk d tuffɣa i usaḍuf imi ulac ula d aqader n yizerfan n yemdanen deg wacemma.Simmal d atɛeddi ɣef leɛnaya n tudrin d yexxamen, atɛeddi ɣef lḥeṛma n tudrin, timezduɣin, s wezḍam kan bla kra n ttesriḥ (turagt) neɣ lkaɣeḍ, sɣur yiɣallen n tizzeɣzeɣt tazzayrit, d ayen i d-yessegran lxelɛa ɣer twaculin-nneɣ ur nuḥtam ara.Ɣef ddemma n utɛeddi ɣef yizerfan-nneɣ imenzayen: Tilelli n umeslay, tilelli n unejmuɛ (timlilit), tilelli n tikli (tamesbanit) ɣur-neɣ, deg wakal-nneɣ, deg tudrin-nneɣ , deg temdinin-nneɣ akked yegmamen-nneɣ, rran tamurt n Leqvayel d abniq (lḥebs).Nkenti, s tulawin tiqvayliyin, nessebgan-d lɣiḍ-nteɣ mgal miḥyaf-a , mgal azɣuɣer (tamsirit) n tegduda-agi tamhersant i yessawalen i tmenɣiwt n tarwa-nneɣ, tigejda n twaculin-nneɣ, ssebba kan imi d iqvayliyen.Nkenti, s tulawin tiqvayliyin, nettwacewwel, netqelleq, daɣen aql-aɣ nbedd deg wudem n udabu azzayri i yettnadin ad aɣ-yemṭel, ad aɣ-yessenger.Aql-aɣ deg umihi (danger) ama yiwen wemdan neɣ d agraw, ugar n wayen iɛeddan, tamurt n Leqvayel ha-tt-a ɣef yiri n nnger.Taswiɛt tessagad, nessawal ɣer lemḥadra d tdukli n yakk iqerra-nneɣ i yibeddi n yakk-nneɣ mgal tizzeɣzeɣt-a iwakken ad nesseḥbiber ɣef teṛwiḥin-nneɣ akked tmurt-nneɣ taqvaylit. Nger-d tiɣri i tlawin tiqvayliyin, tuddsiwin n tlawin, d tuddsiwin-nniḍen i yekkaten ɣef yizerfan n yemdanen, ad d-berḥent mgal azɣuɣer i yessexdam udabu azzayri, ad d-rnunt ɣer tigawt-nteɣ.Ɣef waya, i yibeddi ɣer tama n tmurt n Leqvayel, ad d-nsewjed yiwen n unejmuɛ deg tmurt n Leqvayel akked yinig, ass n 10 yunyu 2021 ɣef 14h GMT, iwakken ad d-nini s ṣṣut d lǧehd ɛlayen i udabu azzayri:• Anfet i tarwa-nneɣ, atmaten, tiysetmatin, irgazen, ibabaten, ḥebset atɛeddi-nwen ɣef tmurt n Leqvayel.• Asererḥ s lemɣawla n (yinekraf) yimeḥbas n ṛṛay bla leqyud bla tiwtilin .• Ilit s tuget (s waṭas) i weḥbas n uramek-agi i d-yeɣlin ɣef tmurt n Leqvayel, i usuter daɣen n uqader n yizerfan-nneɣ, n yakk izerfan-nneɣ.• I ubeddi ɣer tama n twaculin n yinekraf (imeḥbas), i wumi yettwakkes umur-nsent, yettwasrehben bla kra n wezref.• I yimal n tarwa-nneɣ akken ad idiren deg talwit d yiseɣ.Tudert i tmurt n levayel Amazday n Tlawin n Tafsut Taberkant n tmurt n leqbayel

Un silence complice

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Matoub Lounès Stèle

Le silence complice des artistes kabyles et des intellectuels, à quelques exceptions près, devant les crimes, tortures et viols en Kabylie et le pays voisin l’Algérie est avéré.

Pire encore, certains ignobles chanteurs vont jusqu’à soutenir ce pouvoir mortifère et colonialiste algérien. Il n’y a pas si longtemps, ces derniers se plaignaient de ne pas passer à la télévision du pouvoir. Quelques dinars versés suffirent à leur faire tourner casaque.

Il est grand temps que le peuple kabyle boycotte les artistes qui ne lèvent pas un doigt pour dénoncer le pouvoir colonial algérien qui tue et torture la population. A l’avenir, il doit laisser les salles vides lors des prestations des artistes complices du pouvoir.

Actuellement, chaque jour, les gendarmes algériens se rendent à cinq heures du matin aux domicile des villageois kabyles pour en extirper hommes et femmes devant leurs enfants et les embarquer vers des destinations inconnues. Cela rappelle les pires totalitarismes.

Monsieur le président Macron, je ne doute pas un seul instant de votre humanisme et de votre conscience concernant les Droits de l’Homme. Je vous en prie, ne laissez pas commettre ces crimes en Algérie envers des innocents. Avec désespoir, ils se jettent à la mer et les survivants viennent s’entasser place de Stalingrad. Ce serait tout à votre honneur de dénoncer les actes odieux du pouvoir assassin algérien.

La communauté kabyle est nombreuse en France, vous le savez bien. Et au grand jamais, les Kabyles n’ont commis d’attentats ou autres méfaits en France depuis leur arrivée en métropole il y a plus d’un siècle. Je ne vous demande pas d’envoyer vos troupes en Algérie,
mais de ne pas soutenir ce pouvoir islamiste qui est à la porte de votre pays des Droits de l’Homme.

Le pouvoir algérien est un caméléon ; il se dit démocrate, en réalité c’est un islamiste sanguinaire. Souvenez-vous de l’attentat en 1995 bd St Michel où il y eut plusieurs morts. Il est commis par les services secrets algériens.

L’Algérie cache son jeu, au même titre que les Turcs à propos des Kurdes.

Un proverbe arabe dit : la main que vous ne pouvez pas mordre, embrassez-la.


Shamy Chemini

Artiste, écrivain, co-fondateur du groupe Les Abranis

25 juin 2021

Tout un peuple en danger !

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Shamy Chemini NB

L’Afrique du Nord, depuis le déferlement des Béni Hillal au 12e siècle, n’a pas trouvé un instant de paix.

Malédiction sur Tebboune, la marionnette des généraux algériens, ce descendant turc, ce criminel notoire, dont le pouvoir de nuisance dépasse tout entendement.

Lorsque Tebboune dit « le Hirak béni » c’est pour mettre ses acteurs en prison.

Ou bien, quand ce serpent à sonnette ose dire qu’il aime la Kabylie, c’est pour aussitôt envoyer ses sbires et mettre nos enfants en prison où ils se font torturer et violer.

Afin de punir ceux qui n’ont pas voté pour lui, il interdit les plages et augmente les prix des billets d’avion pour la diaspora tentant de les empêcher de se rendre au pays visiter leurs familles.

J’appelle tous les émigrés algériens à boycotter Air Algérie et j’avertis les étrangers désireux de se rendre en Algérie que leur sécurité ne sera pas assurée.

J’appelle également tous les pays du monde – tenant à la liberté de conscience et aux Droits de l’Homme – à mettre en garde le pouvoir sanguinaire algérien afin qu’il cesse de tuer, torturer et violer ses citoyens.

Lorsque le monde se réveillera, ce sera trop tard. Les décideurs algériens, tapis derrière leur chef, préparent un génocide sans précédent, avec ce despote des temps modernes récemment arrivé au pouvoir.


Au moment où j’écris ces lignes, en Kabylie, la jeunesse reste cloîtrée chez elle, de crainte de se voir embarquer en prison par la gendarmerie. C’est tout un peuple qui est en danger. Demain, il ne faudra pas que les pays dits libres nous disent qu’ils n’étaient pas au courant.

Depuis deux ans, Kabyles et Algériens manifestent une fois par semaine leur mécontentement, au pays comme à l’étranger, mais hélas, les médias comme les autorités politiques d’Europe ou d’ailleurs restent sourds ou indifférents.


Messieurs les gouvernants du monde entier : la valeur humaine est la même sur toute la planète et il est de votre devoir de prévenir et d’éviter le massacre qui se prépare en Algérie.

Shamy Chemini

Artiste, écrivain, co-fondateur du groupe Les Abranis

Paris le 18 juin 2021

Algérie : La résurrection des Banou Hilal et des brigands

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Equipe Nationale algérienne pro-Palestinienne

Après le match amical Algérie – Mauritanie, certains journaux algériens ont félicité leurs joueurs ainsi que l’entraineur de l’équipe nationale algérienne pour leur geste de soutien à La Palestine. Ces joueurs ont arboré l’emblème palestinien sur leurs maillots et leurs noms ont été écrits en caractères arabes, sachant que cela se passait sur des terres amazighes. Juste après le match en question, sur les réseaux sociaux, on pouvait lire : Palestine 4 – 1 Mauritanie.

Sur nos terres amazighes d’Algérie, un peuple a été bâillonné et réprimé depuis 1962. On a tout fait pour effacer sa culture et lui couper ses racines en lui imposant une culture de substitution importée du Moyen-Orient. Ses richesses ont été pillées. Actuellement, nos enfants croupissent en prison, car ils ont arboré notre emblème berbère ou bien ils ont osé critiquer ce pouvoir perfide. Le sionisme nous paraît comme un ange en face de ce dernier et ces écervelés ont fermé les yeux devant toute cette injustice et viennent nous casser les c.. avec la Palestine.

La majorité des pays de l’Amérique latine parle la langue espagnole, mais aucune de ces nations ne se dit espagnole. Un citoyen du Chili se dit chilien, celui d’Argentine se dit Argentin, etc. Ils sont tous fiers de leur patrie et se reconnaissent tous que leur nation avait combattu les Espagnols à une période de leur histoire pour arracher leur indépendance. En Algérie dont la population est à 90 % Amazighe, il se passe paradoxalement le contraire, des citoyens se présentent comme étant des Arabes avant de décliner leur algérianité ; rappelons que le Koweït est le pays où le génome arabe est dominant, celui-ci est à 60 % arabe.

Cette aliénation culturelle est le fruit d’une politique développée et entretenue par le pouvoir algérien depuis la pseudo-indépendance de 1962. L’école de la République a été utilisée comme une arme de destruction massive ayant transformé nos concitoyens en des mutants plongés dans une crise identitaire profonde. Ce qui explique les raisons pour lesquelles ils veulent être plus arabes que les Arabes, plus Palestiniens que les Palestiniens, et font l’éloge des envahisseurs et brigands que leurs ancêtres avaient combattus dans le passé de Okba aux Banou Hilal. 

Ces deux dernières décennies, une grande partie de l’élite algérienne s’est expatriée, avec femmes et enfants, non seulement pour fuir un pouvoir machiavélique ayant réduit à la servitude tout un peuple, mais c’était surtout pour préserver leurs enfants d’une éducation d’un autre âge qui pourrait en faire d’eux des bigots et des dépravés. L’école algérienne est un lieu où l’on produit des islamistes et des violeurs.

L’histoire nous enseigne que ceux qui ont créé et nourri le mouvement indépendantiste de l’Algérie française, de l’ENA au FLN, étaient des francisants. Ils appartenaient majoritairement à l’élite algérienne ayant reçu une instruction dans la langue de Molière au sein des écoles de la République française. Les arabisants regroupés au sein de l’association des Oulamas n’ont rejoint la lutte armée qu’en 1956, avant cette date, ils n’imaginaient pas une Algérie en dehors du protectorat français.

Après l’indépendance, avec l’arrivée au pouvoir de Boumediene, rappelons qu’il s’agit d’un personnage ayant fait ses classes à Zitouna et El-Azhar avant de rejoindre l’armée des frontières, les arabisants, malgré leur nombre minoritaire au sein de l’élite algérienne ont fini par prendre le dessus au sein du pouvoir et imposer l’arabisation de l’éducation nationale. Ils se sont même permis de réécrire l’histoire en nous présentant la Badissia comme étant l’artisan de la révolution armée déclenchée en novembre 1954.

 Ces partisans de l’arabisation ont interdit d’emblée la langue des dépositaires de ces terres, Tamazight, et ont tout fait pour écarter la langue de Molière du système éducatif national. Ils préfèrent la langue d’Abu Djahl et passent leur temps à dénigrer ceux qui continuent à utiliser langue française en les traitant de « résidus de la France coloniale », mais ils omettent de reconnaître qu’eux-mêmes sont un spectre du brigandage arabo-islamique du 7e et 10e siècle. A notre connaissance, la langue arabe ne nous vient pas de Chelghoum El-Aid !

On a transformé l’école en une forme de zaouïa : après une leçon des sciences de la nature expliquant à un élève ce qui produisait les tremblements de terre, un autre professeur viendra lui réciter une sourate remettant en cause toutes les notions scientifiques qu’il venait d’apprendre. Cette école contribue à l’abrutissement de nos enfants en leur inculquant une vision sectaire du monde teintée de bipolarité. Même lorsque certains Algériens s’expatrient pour fuir leur misère, ils continuent à reproduire les mêmes pratiques qui étaient à l’origine de leur tragédie.

A présent, le peu de francisant qui nous reste continue de gagner des prix littéraires à travers le monde et incarne la fierté d’un peuple opprimé et meurtri. En revanche, l’arabisation conjuguée avec le népotisme et parasitaire est devenue la source de nos grands malheurs. Dans nos écoles, elle a produit des Hattab et des Antar Zouabri, des barbares ayant causé plus de 200 000 morts dans leur confrontation avec leur géniteur :  la junte militaire.

C’est également dans cette école que sont sortis les violeurs d’enseignantes à Bordj Badji Mokhtar. Cet événement prouve que l’enseignement de la religion à l’école ne contribue pas à moraliser la société. Au contraire, celle-ci a voilé une partie de nos femmes et de nos filles, elle a produit des sectaires, des pervers et des frustrés. Le vol et le mensonge sont les fondements de la nation algérienne où l’islam est religion d’État. La télévision devenue un minaret aux heures de prière est également une source de calomnies et de propagandes au service d’un pouvoir spoliateur.

Soixante ans après l’indépendance, nous sommes toujours à la recherche de celle-ci. Nous faisons face à un pouvoir tyrannique qui prend en otage nos enfants, empêche notre diaspora de rentrer chez elle après avoir tenté de la rendre apatride, construit des mosquées et des prisons au lieu des hôpitaux et des écoles dignes de ce nom, nous impose une langue et une religion. En vingt ans, il a détourné plus de 1 000 Milliards de Dollars, sachant que le plan Marshall qui avait permis à toute l’Europe de rebondir après la Deuxième Guerre mondiale aurait coûté aux États Unis 173 Milliards de Dollars. La junte militaire algérienne aurait pu hisser toute l’Afrique au rang des pays développés.

M. AMAGHNAS

Village El Mechta : sous les aires d’une ode à l’entraide

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Ttebyita Mechta

Le comité du village El Mechta, situé sur les auteurs de la commune d’Ighram, a organisé vendredi 04 juin 2021 la fête traditionnelle « Ttebyita n Sidi Sliman ». Une grande ambiance festive a accompagné cette traditionnelle fête organisée, depuis plusieurs années, deux fois par an; une première vers la fin du printemps et une deuxième vers la fin de l’été.

Depuis quelques années avec la montée du salafisme et du christianisme en Kabylie, cette fête ne se tenait pas régulièrement. « Nous sommes aujourd’hui revenus pour faire renaître une tradition ancestrale qui, pour nous , porte les valeurs de fraternité,  de solidarité et d’entraide » nous confie un des membres de ce comité.

Une bonne ambiance festive , familiale et conviviale a rassemblé les villageois-es et d’autres personnes venues des autres villages et régions de Kabylie. Récemment décidées, la fête traditionnelle «ttebyita» était en hommage  à deux personnes généreuses du villages , Harir Rabah et Salah Benhamouche, qui ont toujours participé à la réussite des activités du villages.

Cette tradition,  inspirée des rites païens et monothéistes (musulmans, juifs et chretiens), est la symbolique de cette  communauté de l’être en opposition à cette société de l’avoir en dégénérescence et en perte d’éthique. C’est un combat contre l’égoïsme, et la connivence de certains laquais avec les gardiens du temple de l’aliénation et de la soumission.

Déconstruire la doxa dominante, construire une pensée collectiviste,  libertaire et dénoncer les fossoyeurs de nos tombes. Cette fête doit changer de forme en permettant aux artistes, artisans, écrivains, poètes d’exposer leurs travaux et de s’exprimer librement. Elle doit aussi renoncer au conservatisme et à la séparation du monde féminin du monde masculin.

Amar BENHAMOUCHE

Avec toi Wissem Nasri !

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Wissem Nasri

Wissem Nasri, une jeune artiste kabyle de 23 ans, ingénieure en électronique, secouriste du croissant rouge, d’origine de IVARVACEN, militante indépendantiste, fait partie des 8 personnes mises sous mandat de dépôt par la chambre d’accusation (Cour de Bgayet). Elle est accusée d’avoir participé à la commémoration de la mort de Mohand Haroune avec 16 autres militants du MAK interpellés le 22 mai dernier.

Comme l’explique Mira Moknache, il est du ressort des Kabyles de protéger leurs enfants, de la soutenir et de la faire libérer.

La militante, au grand cœur, de toutes les libertés démocratiques, celle qui soutient toutes les tendances. Wissem une jeune fille en herbe, une ingénieur en électronique tout juste sortie avec un diplôme. Alors que la vie lui ouvre les bras, voilà qu’on lui coupe l’herbe sous les pieds, elle vient d’être mise sous mandat de dépôt, pour avoir voulu participer à un rassemblement en hommage à Masin U Harun.

Qui ne connaît pas Wissem, cette belle âme qui ressent et comprend toutes les luttes. Une militante de tous les bords, son grand cœur plein de tolérance la guidé afin de pouvoir s’adapter à toutes les tendances sans porter de haine pour les autres. Wissem ne voit aucun opposant en ennemi, combien on lui a reproché d’être de toutes les luttes, combien on a cru lui faire comprendre qu’on ne peut pas défendre en même temps deux en position adverse.

Pourtant Wissem a su être conciliante avec tout le monde. On l’a vu défendre les droits des femmes, une femme émancipée qui a su dépasser toutes les doctrines obscurantistes. Elle porte le combat identitaire sur ses épaules, l’amazighité et la kabylité coulent dans ses veines. On l’a vu marcher aux côtés des travailleurs et des syndicats, aux côtés des partis de gauches. On l’a vu marcher dans le Hirak et porter tout haut sa voix pour le changement du système. On l’a vu marcher au côté des indépendantistes kabyles, portant tout haut sa voix revendiquant taqvaylit. On l’a vu soutenir toutes personnes qui subit une attaque ou un lynchage sur les réseaux sociaux. Même si elle est en totale contradiction avec les opinions d’une personne, elle l’a défend quand il y a volonté de casser la personne. Oh combien j’ai essayé de comprendre Wissem, finalement, j’ai compris qu’elle a des capacités extraordinaires de tolérance, son humanisme est profondément empathique, elle ressent l’autre quand il est blessé !!

Wissem est aussi une artiste, sa passion le théâtre, elle se produit souvent dans la cité universitaire, dans des pièces en hommage aux femmes opprimés, des pièces dramatique d’histoire et de répression du pouvoir.

Wissem une bonne vivante, d’une gentillesse et d’un calme angélique. Wissem ma soeur, j’ai envie de dire ma fille, sache que tu es une grande femme de coeur celle qui vit et qui meurt avec honneur. Ne laissons pas Wissem, elle ne peut pas entrer en prison…. Ce n’est pas possible !!!Le monde est a l’envers !!!!

Mira Moknache

La Françalgérie ou la politique néocoloniale de la France

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François Lecointre

A la stupéfaction générale, la police française a convoqué le 18 mai 2021 dans un commissariat de police de Paris, Monsieur Ferhat Mehenni, Président du Gouvernement Provisoire Kabyle (GPK) en exil et du Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie (MAK). Après quelques heures passées dans les locaux de la police parisienne, Monsieur Mehenni est sorti libre et sans qu’aucune poursuite ne soit engagée contre lui. Le lendemain, devant la presse, Ferhat Mehenni a déclaré « ignorer tout de cette affaire » et son avocat a précisé que la police a entendu son client au sujet de sa carte bancaire qui aurait été utilisée de manière frauduleuse par « une bande organisée » et que Monsieur Mehenni était victime d’un acte malveillant.

Ferhat Mehenni est un homme politique kabyle réfugié en France depuis une quinzaine d’années où il poursuit son combat politique pour le droit à l’autodétermination de la Kabylie dans un cadre légal. Monsieur Mehenni jouit d’une solide réputation d’honorabilité et d’humanisme qui font de lui un homme très respecté même par celles et ceux qui ne partagent pas ses idées et son projet politiques. Jusqu’à preuve du contraire, il ne peut être soupçonné du moindre manquement, ni à la morale, ni au droit.

Les autorités françaises savent tout cela et ont cependant convoqué M. Mehenni mais sans avoir rien trouvé à lui reprocher. Aussi, sommes-nous en droit de nous interroger sur la légitimité de cette convocation et sur ses réels motifs ?

Pour de nombreux observateurs avisés, ces motifs sont très certainement liés aux relations franco-algériennes et notamment au fait que les autorités algériennes ne cessent de presser le gouvernement français de faire taire Ferhat Mehenni et de mettre fin aux activités du Gouvernement Provisoire Kabyle et du Mouvement pour le droit à l’Autodétermination de la Kabylie en France.

De fait, la convocation de M. Mehenni par la police parisienne a été précédée par un certain nombre d’évènements très récents qui ont tous un lien direct ou indirect avec cette affaire.

Le 22 mars 2021, Emmanuel Macron, président de la république française promulgue la convention d’extradition entre la France et l’Algérie. Cependant, Ferhat Mehenni n’est pas extradable car il bénéficie de la protection de la convention de Genève qui prévoit qu’un réfugié ne peut pas être renvoyé dans un pays où sa vie ou sa liberté seraient gravement menacées.

Le 8 avril, François Lecointre, chef d’Etat-major des Armées françaises, effectue une visite en Algérie où il a eu des entretiens notamment avec son homologue algérien. Pour les généraux algériens honnis par le peuple, cette visite vaut reconnaissance et au moins un soutien moral.

Le 25 avril, le ministère algérien de la défense publie un communiqué dans lequel il accuse le Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie d’être « impliqué dans la planification d’attentats et d’actes criminels » en Algérie mais sans apporter le moindre élément de preuve pour étayer ces graves accusations. Ferhat Mehenni, Président du Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie a immédiatement réagi en qualifiant les allégations du ministère algérien de la défense de « mensonge » et en réaffirmant le caractère pacifique de son mouvement.

Le 11 mai, la presse algérienne rapporte que « le président algérien Tebboune a reçu un appel téléphonique de son homologue français Emmanuel Macron. Ce n’est pas la première fois que les deux chefs d’Etats s’entretiennent par téléphone. Le président français s’est d’ailleurs engagé depuis un certain temps déjà, à « faire tout son possible pour aider le président Tebboune », alors que celui-ci est arrivé au pouvoir malgré une abstention de 60% en Algérie et un historique zéro vote en Kabylie. De plus, M. Tebboune ne représente que la façade civile d’un régime toujours fermement tenu par une junte militaire. Les généraux algériens ne se cachent d’ailleurs pas d’être les seuls et vrais décideurs dans tous les domaines, y compris dans la mise en œuvre de la
répression permanente exercée contre des manifestants pacifiques et dans la stratégie de destruction de la Kabylie.

Le 18 mai, soit le jour même de l’audition de Ferhat Mehenni au commissariat de police de Paris, le Haut conseil de sécurité algérien, composé essentiellement de militaires mais présidé par le chef de l’Etat Abdelmadjid Tebboune, a décidé de classer le Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie (MAK) comme « organisation terroriste ». Pour les Kabyles, partisans du MAK ou pas, cette décision insensée est nulle et non avenue car il est de notoriété publique que ce mouvement agit depuis sa création suite au printemps noir de l’année 2001 en Kabylie, de manière démocratique et pacifique. En réalité, les généraux algériens visent tous les Kabyles et la Kabylie en tant que territoire et peuple distincts.

En conclusion il apparaît clairement que la France appuie le régime militaire algérien et semble même se soumettre à tous ses desiderata. Ce faisant, la France partage la responsabilité de toutes les actions répressives et les menaces non voilées des généraux algériens contre la Kabylie.

Cela inquiète beaucoup la communauté franco-amazighe forte de deux millions de membres dont un million de Franco-Kabyles. Cette communauté souhaite et soutient la coopération et l’amitié entre les peuples mais n’acceptera jamais que la France soit l’amie d’une dictature militaire comme celle qui sévit en Algérie depuis soixante ans et qui ne laisse d’autre alternative aux citoyens que la répression, la mort ou l’exil.

Aux côtés de la communauté franco-amazighe, le Congrès Mondial Amazigh (CMA), organisation internationale non gouvernementale de protection et de promotion des droits des Amazighs, demande instamment au chef de l’Etat français et au gouvernement français de cesser sans délai leur soutien au régime militaire algérien. La France que nous voulons est celle qui doit instaurer des relations équitables avec les pays tiers et rester fidèle et respectueuse des principes démocratiques et des droits de l’homme et des peuples, quoi qu’il lui en coûte.

Le CMA qui suit de très près la situation préoccupante en Algérie et particulièrement en Kabylie, ne manquera pas d’alerter à chaque fois que nécessaire la communauté franco-amazighe qui sera appelée, notamment lors des scrutins électoraux, à sanctionner positivement ou négativement le gouvernement français.

Paris, le 24/05/2021
Le Bureau du CMA.

Drapeau amazigh : séparatiste ou rassembleur ?

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Drapeau Kabylie - Drapeau Tamazgha

Décidément, le drapeau berbère reste en travers de la gorge de beaucoup de monde. À cet égard, Abderrazak Guessoum, le président de l’Association des oulémas musulmans algériens, s’est dit triste que la JSK soulève un drapeau séparatiste (sic). « Je suis triste que La JSK soulève un drapeau séparatiste » a-t-il déclaré en parlant du drapeau amazigh que l’équipe et les dirigeants du club Kabyle ont soulevé à Garoua, au Cameroun, à la suite de sa victoire contre le Coton Sport dans le cadre de la sixième journée de la phase de poule de la coupe de la CAF.

La JSK qui, à travers ce geste, a voulu rendre hommage aux martyrs du printemps noir de 2001 à l’occasion de son 20e anniversaire, s’est vue attaquée par plusieurs pages Facebook islamo-arabophones, avant que le Président de cette instruction religieuse ne s’y mette à son tour. « Je pense que lorsqu’un club atteint l’international, il doit avoir un certain degré de maturité, de conscience et de patriotisme et je suis surpris de voir la JSK, sur laquelle nous comptions pour représenter l’Algérie dans toutes les compétitions, soulever ce drapeau séparatiste dans une rencontre internationale » a-t-il regretté avant d’assurer que cela « fera perdre à la JSK sa popularité et sa crédibilité au niveau national ».

Puisque tout le monde s’y met pour critiquer à tout va, rajoutons-y un peu de grain à moudre. Non seulement le drapeau amazigh n’est pas séparatiste mais il est rassembleur. Je n’en veux pour preuve le fait qu’il flotte aux quatre coins de l’Afrique du Nord, jusqu’aux Iles Canaries et Ténérife !

Par ailleurs, le drapeau amazigh représente la sagesse et la paix, au contraire de tous ces étendards guerroyeurs arrachés par le sang et les larmes aux quatre coins de la planète. Notre hymne national n’énonce-t-il pas clairement « wa edimma-i zakiat » ? Réfléchissez donc avant de débiter des inepties en nous sortant des envolées remplies de hargne envers tout ce qui représente et nous rappelle nos millénaires d’histoire ! Mais, diriez-vous, un islamiste est-ce que ça réfléchit ?

Madani Kacem

La JSK, essentielle à la Kabylie

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JSK

Grâce au club mythique de la Jeunesse Sportive de la Kabylie, les Kabyles peuvent se mesurer sportivement aux grandes équipes du continent africain. Depuis sa création le 2 août 1946, le club omnisports a très vite acquis une notoriété internationale par son professionnalisme et la ferveur de ses supporters.

La J. S. K s’est investit dans toutes compétitions officielles dès à sa fondation. Ainsi, juste après l’indépendance de l’Algérie, les Canaris parviennent à accéder dans l’élite de Nationale Une (1969). Depuis, les Canaris n’ont jamais connu la relégation en division inférieure et les Kabyles se sont imposés dans le temps comme de redoutables et puissants footballeurs. 

La J. S.K a remporté son premier titre de champion d’Algérie 4 ans seulement après son ascension, à l’issue de la saison 1972-1973. Elle réussit même la performance de conserver son bien la saison suivante. 
Avec douze autres titres de champion, la JSK est le club le plus titré. Elle totalise 40 trophées, 26 Titres officiels et 14 Tournois. Elle a remporté également à 5 reprises la Coupe d’Algérie, ainsi que la Supercoupe, deux doublés Coupe Championnat. Elle se saisit également de trois coupes de C. A. F d’Algérie, lors des éditions 2000, 2001 ainsi que 2002. C’est l’un très rares club à avoir remporté les trois compétitions différentes.

Sur la scène internationale, la J. S. Kabylie remporta deux ligue des champions de la C. A. F en 1981 et 1990. Elle a décroché l’édition 1995 de la Coupe d’Afrique des Vainqueurs de coupe. 
 
Cette performance en Coupe d’Afrique fait de la JSK l’un des meilleurs clubs africains du 20ème siècle. 

Il ne faut pas aussi oublier ou atténuer, les nombreux événements qui ont entravé le bon fonctionnement du le club et la Kabylie entière.

Dans les années 1980, le pouvoir tente de changer son nom et pour cause le club est devenu l’étendard des idées politico-culturelles de Kabylie et le symbole de son combat identitaire. 

Le Président du club de 1993 à 2017 et ancien joueur Mohand Chérif Hanachi, est décédé le 13 novembre 2020 dans des conditions mystérieuses. 

Son plus beau joyau, la star camerounais Albert Ebossé est assassiné dans un guet-apens monté par les services de sécurité algériens dans les couloirs des vestiaires du stade du club en 2014 à coups de dague.

Il est toujours demandé « Justice et vérité pour Albert Ébossé», footballeur Camerounais, meilleur buteur du championnat d’Algérie de football en 2013-2014, toujours vivant dans les mémoires.

Moussa Saïb subira a son tour des sabotages divers.

Ses heures de gloire, la JSK Kabylie ne l’a doit pas temps à ses joueurs qui ont évolué dans l’équipe coloniale algérienne, que ses entraîneurs étrangers. La JSK est aussi ce quelle est grâce à Stefan Zywotkwo âgé de 102 ans aujourd’hui. C’est l’entraîneur historique de la Kabylie de 1997 à 1994, qui lui fera remporter 11 Titres. 

Plus récemment en 2018, l’homme d’affaires Cherif Mellal s’est investit dans le redressement du club. Les nombreuses calomnies et de déstabilisations n’ont de cesse et pourtant MELLAL tient le coup!

Le 25 Février 2019 il est agressé à l’arme blanche dans son bureau par des voyous. 

Quand la Kabylie deviendra indépendante, la JSKabylie pourra évoluer dans un championnat kabyle et amazigh à l’échelle de l’Afrique du Nord. Elle pourra disputer des compétitions méditerranéennes, africaines et européennes sans qu’elle ne porte l’écusson arabo-musulman du drapeau algérien sur son maillot!

Vive la Kabylie / Vive la J. S. K

Pour Tamazight Anerrez Wala Neknu

Rachid DIRI

Les islamistes et les généraux ces coronalgériens

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Drapeau kabyle

Si on doit résumer en deux mots les origines du désastre algérien après presque 60 ans d’existence chaotiques, on dira : Militaire et Religieux. Une horde militaire a surgi de nos frontières en 1962 transformant notre indépendance en une soumission à un nouvel envahisseur. Elle était un véritable produit de la fameuse « main étrangère » utilisant l’arabo-islamisme, une doctrine importée du Moyen-Orient, et le pillage comme fondements de son pouvoir fourbe et despotique.

La langue arabe tout comme la langue française sont des butins de guerre disait-on. Elles appartiennent toutes les deux à des envahisseurs que nous avons combattus afin de les chasser de nos terres. Paradoxalement, l’armée cachée derrière les frontières nous imposa l’arabe comme étant la langue nationale et officielle au détriment de la culture des autochtones, les dépositaires de ce pays, ainsi que de toutes les autres.

Ahmed Taleb Ibrahimi, qui avait été chargé par le sinistre Boumediene pour mettre en place le projet d’arabisation de la société algérienne, a déclaré dans une émission sur la chaîne Al-Jazeera qu’il avait œuvré toute sa vie pour l’arabité. Il est incontestablement l’un des responsables ayant contribué d’une manière malheureusement efficace et substantielle à l’abrutissement de nos enfants dans les écoles algériennes pendant que les siens étudiaient dans la langue de Molière dans des établissements français. Il mérite amplement sa place dans le carré des traîtres et des malfaiteurs d’El-Alia qu’il faudra un jour déterrer pour déposer leurs restes dans une décharge publique.

Les militaires ont choisi la langue arabe, non pas pour sa beauté supposée ou bien parce qu’ils la considéraient injustement comme étant la langue de leurs ancêtres, mais, c’était surtout pour ce qu’elle véhiculait en matière d’idéologie et de pensée en corrélation avec leurs objectifs. Contrairement à la langue française, on n’en trouve pas dans celle-ci les notions des droits de l’homme, l’esprit scientifique, les discours philosophiques, etc. En revanche, on peut y lire les délires pervers des religieux, de Ibn Tayymia et compagnie. À travers celle-ci, on devient docile et soumis ; on apprend à approuver la légitimité des razzias des musulmans allant du temps du prophète jusqu’aux brigands et corsaires turcs, les frères Barberousse.

En somme, la démocratie et la laïcité sont perçues par les militaires comme étant le plus grand danger menaçant leur existence, cependant, l’islamisme reste leur unique sauveur. En devenant une junte militaro-islamiste, avec tous les risques que cela comporte, Kadafi en a fait l’expérience, ils cherchent à sacraliser leur pouvoir et justifier leur dictature en réprimant le peuple au nom du coran. Comme les islamistes, ils veulent nous faire croire que la démocratie est une notion occidentale (« demoqratia koffr » disait Ali Belhadj), elle ne pourrait s’appliquer aux pays dits musulmans où la tyrannie est frappée du sceau divin.

La dernière réforme de la constitution en est la preuve de ce mariage morbide entre le militaire et le religieux. Tandis que dans les monarchies du golfe, celles qui nous avaient infesté par leur vision religieuse d’un autre âge, on commence à prendre des mesures pour s’éloigner de l’intégrisme musulman, les autorités algériennes sont en train de réanimer le monstre sur nos terres et de s’enfoncer inexorablement dans une sorte de schizophrénie collective.

Un ancien ministre et président actuel du Haut Conseil Islamique déclare dans un discours qu’un Algérien ne peut être que musulman et celui qui ne l’est pas ne pourrait être qu’un résidu de la France coloniale. Cela montre l’inculture des gouvernants algériens ignorant leur histoire récente et ancienne. La servitude a pris la place des vertus de la liberté dans ce pays. Par ailleurs, le ministre en question porte le nom de Bouabdellah Ghlamallah, ce qui signifie l’esclave d’Allah.

Un Algérien n’est pas né musulman, comme tous les êtres humains, la religion n’est pas dans nos gènes. Il peut le devenir, comme il a la possibilité d’évoluer et de cesser de croire à une religion à l’origine d’une grande partie de ses malheurs. En outre, beaucoup d’Algériens ne croient pas à la même religion que ce Ghlamallah. Énormément de nos concitoyens ne croient pas en un Dieu tortionnaire et esclavagiste, ne voilent pas leurs filles et leurs femmes, ne jeûnent pas, ne font pas la prière, ne mentent pas, ne volent pas et ne sont pas cités dans des affaires de corruption comme c’était le cas de ce Ghlamallah.

En revanche, l’arabo-islamisme est un véritable résidu d’un colonialisme fossilisé ; on ne peut substituer un envahisseur à un autre. On entend scander durant les manifs : « Ni islamistes Ni Laïques », il s’agit d’une véritable arnaque, une stratégie développée par certains pour fuir le véritable débat permettant de définir les objectifs de ce mouvement afin de dissimuler un danger qu’on appelle l’islamisme. Abbassi Madani et Ali Belhadj sont responsables au même titre que les généraux de la tragédie algérienne.

Pour instaurer la démocratie dans ce pays, il faudra impérativement renvoyer le religieux dans sa mosquée, le militaire dans sa caserne et rétablir la vérité sur notre histoire, en l’occurrence celle traitant de l’arrivée des Arabes en Afrique du Nord. L’état doit prendre en charge les tests ADN des citoyens concernés, cela leur servira de thérapie pour se défaire de cette aliénation et du travestissement de leur culture. Je défie celui qui a appelé récemment en Angleterre à gazer la Kabylie de faire ce test et de le rendre public, il découvrira avec stupéfaction qu’il n’est qu’un vulgaire renégat prenant plaisir à s’autoflageller. Plus de 90 % de la population algérienne est bel et bien Amazighs.

Au puzzle de l’un des slogans de ce mouvement citoyen, il manque un fragment important, on devrait scander : « On veut un état civil démocratique, ni militaire ni islamique ». Sans cette double rupture, si l’on ne s’attaque pas aux deux racines du mal algérien, on ne ferait que tourner en rond comme un rat de laboratoire. Aussi, les révolutions ne se font pas que le week-end ou le jour du Seigneur et la Kabylie doit se structurer et désigner ses propres représentants, avant que ce pouvoir devenant de plus en plus fou ne le fasse à sa place. L’arabo-islamisme est en train d’envahir nos montagnes et le temps ne joue pas en notre faveur. À bon entendeur….

M. AMAGHNAS

Ferhat Mehenni placé en garde à vue

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Ferhat Mehenni
Ferhat Mehenni - Hamma Photographies

Le Président du Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie Ferhat Mehenni, convoqué par téléphone par la police française s’est présenté ce mardi 18 mai au Commissariat de Police du 17ème arrondissement de Paris avant qu’il ne soit placé en garde à vue. Les raisons de son arrestation ne sont pas encore précisées.

L’alerte a été donné par les militants du MAK en fin de matinée sur les réseaux sociaux. Aksel Bellabaci, cadre du mouvement indépendantiste et proche collaborateur de Ferhat Mehenni, a appelé à un rassemblement dès 14h. Plus d’une centaine de personnes ont répondu à l’appel. Le rassemblement est actuellement retransmis en direct sur plusieurs Facebook Live.

Les Kabyles de France organisent un rassemblement de soutien devant le nouveau palais de justice du 17ème arrondissement de Paris (Porte de Clichy) – Parvis du Tribunal de Paris 75017 PARIS / Accès Métro M13 Station Porte de Clichy.

Cette arrestation intervient quelques jours après que des rumeurs sans preuve aient été propagées par le Gouvernement Algérien, mettant en cause le Mouvement de l’Autonomie de la Kabylie dans un projet d’attentat.

Communiqué de l’Anavad (Gouvernement Kabyle)

Le président du MAK et de l’Anavad, Ferhat Mehenni a été appelé ce mardi matin, 18 mai 2021, pour se présenter devant la préfecture de police du 17ème arrondissement de Paris.
Une fois sur place, une garde à vue de 24 heures lui a été signifiée. Il est à noter que Mas Ferhat Mehenni s’est présenté volontairement sur le lieu de la convocation.

Pour l’instant, Mas Aselway Ferhat Mehenni n’a pas jugé nécessaire de se faire assister par un avocat.

Un rassemblement de tous les militants et cadres du MAK est prévu cet après-midi à 14h devant le nouveau palais de justice du 17ème arrondissement de Paris (Porte de Clichy) sis au Parvis du Tribunal de Paris. 75017 PARIS. [Accès : Métro M13 Station Porte de Clichy / RER C Station Porte de Clichy].

Les services de la présidence suivent de très près l’évolution de la situation et communiqueront toute information qui lui parviendra.

Aksel Améziane
Porte-parole de la Présidence de l’Anavad
Le 18/05/2021

Oh ! Kabyle…

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Shamy Chemini
Shamy Chemini Photographie Samir Hamma

Oh ! Kabyle, peu importe sur quel continent tu résides, garde ta dignité, tête haute.
Tu es fait ainsi depuis la nuit des temps. Jamais un genou à terre.
Prends conscience, une fois pour toutes, que ta vie n’a jamais été plus en danger qu’en ce moment.

Voilà quatorze siècles que nous sommes colonisés par des hordes de Bédouins venus du Moyen Orient avec l’interruption des Ottomans et celle des Français. Ce peuple sauvage, qui ne vit que de razzias, meurtres, vols, viols a repris ses actes mortifères depuis le 3 juillet 1962 à ce jour.

Une fois de plus, Oh ! Kabyle, homme libre, qui fait partie des peuples Amazigh vivant depuis la nuit des temps sur cette terre du Nord de l’Afrique, nous ne serons jamais aussi forts que lorsque nous sommes unis. Depuis des siècles, grâce à notre confiance en nous, nous avons réussi à bouter hors de nos territoires tous les envahisseurs successifs, en nous dressant comme un seul être, femmes et hommes contre l’occupant.

Nous sommes vaillants, courageux, mais sensibles et naïfs. Cette colonisation arabo-islamiste est totalement différente des autres. Un proverbe de chez eux dit : la main que tu ne peux pas mordre, embrasse là. Ce sont les mêmes qui enferment la moitié de l’humanité, les femmes.

Oh ! Kabyle, que tu sois postier ou policier, gendarme ou militaire, simple citoyen, garde ton sang-froid et ne soit pas traître en tuant les hommes et les femmes de ton sang. Nous devons rester pacifiques et surtout de ne pas répondre aux sirènes des provocateurs qui ne sont rien d’autres que des êtres hybrides.

Cette fois-ci, nous devons nous battre avec intelligence, pour nous-mêmes, car notre ennemi depuis quatorze siècles a posé ses œufs à l’intérieur de nos propres maisons.

Lorsque l’on entend des slogans en arabe, lors des marches dans toute la Kabylie, la situation devient périlleuse. Nous n’avons jamais eu peur de nous battre contre nos envahisseurs successifs, mais cette fois-ci, c’est totalement différent.

La plupart de nos propres frères ont pris parti pour nos adversaires. Il est pourtant inconcevable d’aller vers une guerre fratricide et il est vital de ne pas répondre aux provocations de ceux qui veulent notre disparition.

Nous sommes chez nous depuis toujours, le temps travaille pour nous et c’est aux descendants des Béni Hilal de baisser l’échine et finir par se soumettre ou partir un jour ou l’autre.

Ces Bédouins sans foi ni loi savent très bien que leurs jours sont comptés. Alors, c’est à nous les Kabyles, d’agir habilement et de les avoir à l’usure. Il est évident que nous travaillons pour la vie et eux pour la mort.

Il est impératif de ne pas tomber dans leurs pièges de violence. Ces va-nu-pieds du désert sont insignifiants aux regards, par exemple, des Romains et pourtant nous sommes parvenus à débusquer ces derniers du Nord de l’Afrique.

Si ces criminels orientaux s’agitent c’est qu’ils savent que c’est la fin du pétrole. Un de leurs objectifs est de parvenir à nous faire nous entretuer, entre frères, afin qu’ils restent ou viennent s’installer sur nos terres. Ces hommes vils devront reprendre leurs coutumes, monter sur leurs chameaux et dormir dans leurs tentes. Ce n’est qu’une question de temps.

Alors soyons patients, agissons avec tact et intelligence.

Une fois de plus, je fais appel à tous les Kabyles afin qu’ils retrouvent leurs esprits et ne se trompent pas d’ennemi.

Une fois débarrassé de ces barbares, nous Kabyles ferons ce que nous voudrons de notre avenir. Je m’adresse à vous en tant qu’indépendantiste libre, encarté à aucun mouvement.

Shamy Chemini Les Abranis
Artiste écrivain, indépendantiste

Le 13 05 2021

Algérie : très inquiétantes menaces sur la Kabylie

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Lyazid Chikdene
Lyazid Chikdene "Une pensée à toutes les victimes de l'expédition punitive menée par les racistes algériens en 2001 en Kabylie."

Le Ministère algérien de la défense nationale a rendu public le 25 avril 2021, un communiqué dans lequel il informe que ses services de sécurité ont permis à la fin du mois de mars dernier « le démantèlement d’une cellule criminelle composée de partisans du mouvement séparatiste “MAK”, impliqués dans la planification d’attentats et d’actes criminels ». Le communiqué ajoute que l’armée algérienne a procédé à la « saisie d’armes de guerre et d’explosifs destinés à l’exécution de plans criminels » et a dévoilé « une dangereuse conspiration ciblant le pays, fomentée par ledit mouvement » dont certains membres auraient « bénéficié d’entrainements au combat à l’étranger avec le financement et le soutien de pays étrangers ».

En guise de preuve de ses allégations, le ministère fait référence à des aveux qu’aurait fait un dénommé « H. Nouredine », présenté comme « un ex-membre du MAK ». Le lendemain, la télévision publique algérienne présente un jeune homme qui se présente comme étant Nouredine Haddar, ex-membre du MAK de 2009 à 2017 et fournisseur d’armes pour le MAK depuis l’année 2012.

Réagissant à ces graves accusations du ministère algérien de la défense, Ferhat Mehenni, le Président du Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK), a déclaré le 26 avril 2021 que « le dénommé H. Nouredine ne saurait être un militant du MAK » et qu’il s’agit d’un « grossier mensonge » du ministère algérien de la défense. Le président du MAK précise que son mouvement « est d’essence pacifique et nul ne pourrait l’en dévoyer » et « un mouvement qui s’appuie sur le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et non sur un quelconque recours à la violence ».

L’analyse des déclarations du ministère algérien de la défense nationale et de la vidéo de l’entretien de Nouredine Haddar diffusée par la télévision publique algérienne soulève plusieurs questions : L’armée algérienne prétend avoir saisi un stock d’armes de guerre et d’explosifs, mais ne montre que six fusils de type Kalashnikov, quelques chargeurs et deux armes de poing, tous visiblement neufs. Est-cela l’arsenal de guerre capable de menacer la sécurité et la stabilité de l’Algérie comme le prétend le ministère algérien de la défense ? Si le MAK est fourni en armes de guerre et en explosifs depuis 2012, comment expliquer qu’il n’ait jamais commis un seul attentat depuis neuf ans ? Pourquoi les noms des Etats étrangers ayant prétendument soutenu ce projet de « déstabilisation de l’Algérie » ne sont pas dévoilés et que des explications ne leurs sont pas demandées par le gouvernement algérien ? Autant de questions sans réponse qui sèment un sérieux doute quant à la véracité des allégations du ministère, d’autant plus que l’armée algérienne n’est pas à sa première tentative de « fabrication de faits » non avérés.

Par ailleurs, dans un Etat de droit comme prétend l’être l’Etat algérien, les auteurs présumés d’actes illégaux auraient dû être présentés devant la justice et non utilisés par les militaires pour produire un spectacle visant à manipuler l’opinion publique.

De fait et jusqu’à présent, les membres du Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK) ont toujours agi de manière pacifique, utilisant uniquement des moyens politiques et démocratiques. En revanche, ils subissent depuis des années les intimidations et les harcèlements policiers et judiciaires en permanence. Et plus les membres du MAK sont réprimés, plus l’audience de ce mouvement grandit en Kabylie et dans la diaspora.

Finalement, incapable d’affronter le MAK sur le terrain des idées, le pouvoir algérien a choisit la stratégie de la diabolisation de ce mouvement qui revendique un droit internationalement consacré.

Ces dernières semaines et avant la publication du communiqué du ministère algérien de la défense, les Algériens ont subi une vaste vague de propagande anti-MAK et anti-Kabyle, impliquant des ministres, des députés, des sénateurs, des hommes politiques, le président de l’association des Oulémas islamiques et des agents de l’Etat, qui appellent tous le gouvernement algérien à « en finir » avec le MAK et avec la Kabylie. L’un d’entre eux, Said Bensedira, a même proposé publiquement de « gazer la Kabylie » et de procéder à « une épuration ethnique » contre les Kabyles.

A ce jour, aucune poursuite n’a été engagée contre ce Monsieur qui a tenu des propos absolument inacceptables et condamnables. Au contraire, le gouvernement algérien s’apprête, grâce à son bras armé, à suivre les appels à la haine raciale et à la violence contre la Kabylie.

Les Kabyles qui ont subi un printemps noir en 2001 au cours duquel 128 personnes ont été tuées et des milliers d’autres blessées par les gendarmes algériens, ne peut admettre un nouveau printemps noir vingt ans après. Nous en appelons donc au sens des responsabilités de M. Tebboune, chef de l’Etat algérien et chef des armées, afin qu’il stoppe immédiatement tout projet d’agression qui viserait la Kabylie. Si par malheur cela se produisait, cela aurait des conséquences incalculables.

En tout état de cause et dans ce contexte inquiétant, le Congrès Mondial Amazigh (CMA), ONG de protection et de promotion des droits des Amazighs, exprime son total soutien à la direction et à tous les membres du Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie et à tous les habitants de ce territoire. Il leur recommande le calme, la plus grande vigilance et le refus de céder aux éventuelles provocations d’où qu’elles viennent.

Dans un esprit d’apaisement, le CMA appelle M. Tebboune à libérer les militants du MAK emprisonnés de manière arbitraire ainsi que tous les détenus politiques, y compris les membres du mouvement populaire « hirak » et l’invite à traiter la question kabyle par le dialogue, sur la base du droit international des peuples à disposer d’eux-mêmes.

Tout en appelant les Amazighs de tous les pays de Tamazgha et de la diaspora à se solidariser avec la Kabylie, et conformément à ses missions, le CMA alertera les instances internationales (ONU, UE, UA, TPI) sur les menaces de guerre civile proférées par l’armée algérienne à l’encontre de la Kabylie.

Paris, 15/04/2971 – 27/04/2021

Le Bureau du CMA

Petit rappel historique pour Monsieur TABOU !

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Kabylie Printemps 2021

Après la reconnaissance de l’État français de l’assassinat de Me BOUMENDJEL par son armée durant la guerre d’Algérie, le pouvoir algérien reconnaîtrait-il à son tour les crimes commis à l’encontre de nos enfants en 2001 et de tous nos héros révolutionnaires : Abane Ramdane, Krim Belkacem, Khider, Boudiaf ainsi que tous les braves combattants de l’ALN tombés sous les balles assassines de l’armée des frontières. Nous aimerions maintenant connaître la vérité sur tous ces assassinats odieux et que justice soit faite.

Il n’est un secret pour personne que l’indépendance de l’Algérie a été confisquée par l’armée des frontières, l’ancêtre du pouvoir actuel, ayant récupéré des caporaux de l’armée française pour en faire des colonels puis des généraux. Donc, il n’y a pas lieu de parler d’une Algérie libre depuis 1962. Il s’agissait certainement d’un nouvel envahisseur plus pervers et plus perfide que le premier.Aurait-elle un sens une réconciliation entre deux envahisseurs ?

Dans le génome du pouvoir actuel, on trouvera surement des gènes des trois derniers envahisseurs de l’Afrique du Nord ; les Arabes, les Turcs et les Français. Les premiers sont arrivés au 8e siècle et sont restés environ 90 ans avant qu’ils soient chassés par les Kutamas. Les Amazighs (Berbères) ne les avaient jamais appréciés, ils leur reprochaient leurs pratiques esclavagistes et racistes même s’ils ont adopté leur religion.

Les seconds, qu’on appelait à l’époque les Ottomans, sont arrivés au 16e siècle et sont restés jusqu’à l’arrivée des Français. Ils sont à l’origine de notre plus grand malheur dont nous payons les conséquences jusqu’à ce jour. En faisant appel aux services de deux renégats et corsaires, Les frères Barberousse, pour chasser les Espagnoles occupant des villes portuaires sur nos côtes, la plus grande bêtise de notre histoire, on s’est retrouvés engloutis par le parasitisme ottoman ; un empire esclavagiste, vaniteux et cupide ayant empêché nos sociétés d’accéder au progrès né en occident durant plusieurs siècles.

En outre, ils sont indirectement responsables de notre colonisation durant cent-trente années par la France. Pour caricaturer cet épisode historique, imaginez une personne habitant dans votre propriété et passant son temps à caillasser et à voler votre voisin, non seulement vous ne pourrez pas avoir des échanges et des relations constructives avec ce dernier, mais vous vous exposerez à une réaction violente de sa part.

Enfin, à cause des Turcs, aucune relève ne fut possible pour remplacer les dynasties berbères ayant régné durant plusieurs siècles en Afrique du Nord avant l’intrusion des ottomans, ce qui a généré un travestissement de la culture berbère : énormément d’Algériens, de Marocains, de Tunisiens et de Libyens ont renié leurs ancêtres en l’espace de 2 siècles. Heureusement, il y a maintenant le test ADN qui pourrait rappeler à tous ces individus leurs origines ethniques. Des études récentes ont prouvé que le génome arabe ne représente que 4% en Afrique du Nord. Toutes les populations sont bel et bien berbères.

Par ailleurs, le colonialisme français n’a fait qu’accentuer cette propension perverse à faire disparaitre l’élément Amazigh particulièrement en Algérie. Même si, contrairement au parasitisme turc, il a construit des écoles et des infrastructures modernes ayant permis à une partie de nos concitoyens de s’instruire et d’accéder au savoir universel. Ces derniers ont joué un rôle prépondérant dans les différentes luttes sociopolitiques à cette époque ayant abouti à la décolonisation.

Dans un écrit du Comte Charles de Montebello datant de 1870, on pouvait lire ces extraits : « Cette population comprend principalement deux peuples d’origines très différentes : le peuple berbère ou kabyle et le peuple arabe. Les Berbères sont beaucoup plus nombreux que les Arabes » ; et plus loin : « En un mot, tandis que le Kabyle est républicain et démocrate, l’Arabe a des institutions théocratiques et aristocratiques, et c’est le communisme avec la féodalité qui forme le fondement de son organisation.

L’élément berbère nous offre donc une base bien solide à nos tentatives de civilisations. Eh bien ! jusqu’ici, on a plutôt cherché à arabiser le Kabyle qu’à kabyliser l’Arabe ; on a visé à la création d’un vaste royaume arabe avec tous les vices inhérents à la féodalité, au communisme et au despotisme militaire établi le plus arbitrairement. »

A sa manière, l’armée des frontières est indéniablement une adepte de ce concept. Au lieu de profiter de nos lettrés, majoritairement francophones, pour construire une école post-indépendance moderne comparable à celle des pays occidentaux, où elle envoie toujours sa progéniture par ailleurs, elle a préféré faire venir des Égyptiens arabophones formés dans des mosquées en Égypte pour leur confier l’éducation de nos enfants. Le Rais Nasser en avait profité pour s’en débarrasser des enseignants affiliés à l’association de frères musulmans.

Ainsi, la junte militaire a imposé la langue du premier envahisseur comme étant la langue des autochtones et a fait de l’islam la religion de l’état. Son programme économique rappelle curieusement celui des Ottomans, elle vit principalement de la rente pétrolière ; aucune autre activité commerciale ou industrielle, en dehors des hydrocarbures, n’a pu émerger. Admiratrice de l’Empire ottoman et elle ne s’en cache pas, l’une des communes d’Alger porte le nom de Dey Hussein, celui qui s’est mis à genou devant le colonisateur français après lui avoir remis les clés de la ville d’Alger afin de sauver sa tête et ses richesses, au même moment des milliers de jeunes Kabyles ont sacrifiés leurs âmes non loin du port de Sidi-Fredj.

Les conséquences de ce système diabolique et machiavélique est d’abord le printemps berbère de 1980, quatre années après l’affaire des poseurs de bombes d’El-Moudjahid, pour rappeler à ce pouvoir les racines et les dépositaires de cette terre ; puis la décennie noire : durant laquelle nous avons payé les conséquences de l’endoctrinement et de l’abrutissement de nos enfants dans les écoles de la République, la facture macabre s’élevait à 200 000 morts. Et enfin le printemps noir, en 2001, où des gendarmes, après avoir reçu l’ordre d’en haut, tiraient avec des kalachnikovs sur nos enfants, faisant 128 morts pendant que dans les autres wilayas on applaudissait Bouteflika et on le prenait pour un sauveur après avoir gracié des sanguinaires.

La naissance du MAK et de toutes les formations politiques indépendantistes ou réclamant l’autonomie de la Kabylie est la conséquence de l’acharnement de ce système perfide et ségrégationniste ayant causé ce pourrissement de situation. Les enfants de la Kabylie ne veulent plus d’un pouvoir fantoche niant leur existence et leur tirant dessus avec des armes de guerre.

Non Monsieur TABOU, le MAK n’est certainement pas comparable au GIA, et ni l’un ni l’autre ne sont les produits du DRS. Le premier est une émanation d’une révolte provenant des entrailles du Djurdjura pour les raisons que je viens d’évoquer ci-dessus, vous avez parfaitement le droit de ne pas être d’accord avec sa politique, mais sans recourir aux mensonges et aux calomnies comme vous le faites.

Le second est une mutation de la mouvance intégriste élevée dans nos écoles et entretenue par le système afin de servir d’antidote à la naissance de la démocratie en Algérie. Après avoir subi cette mutation, elle est devenue un monstre incontrôlable. Le GIA a égorgé des femmes, des enfants, des quartiers et des villages entiers sans distinction d’âge ou de sexe. Leurs actions macabres ont été dictées par leur conception de l’islam qui n’est pas celle de Said DJABELKHIR qui vient d’écoper de 3 ans de prison, et curieusement on ne vous entend pas sur ce sujet.

En voulant faire porter le chapeau au DRS, vous blanchissez les islamistes et minimisez leur responsabilité durant la décennie noire. N’êtes-vous pas en train de préparer le terrain à votre ami ZITOT que le pouvoir nous présentera un jour comme étant le sauveur de l’Algérie ? Vous a-t-il promis le poste de Khalife de Kabylie ? Croyez-vous que la Kabylie vous soutienne dans vos péripéties ?

Vos réflexions sont une insulte aux dignes fils de la Kabylie. Notre Tamurt a été une confédération durant plus de 2 000 ans où chaque village était une République autonome gérant seul ses affaires courantes. Un Kabyle tient énormément à sa liberté, le jacobinisme et le féodalisme l’étouffent. Il ne pourrait soutenir une personne s’exprimant peu dans sa langue maternelle, taqvaylit, préférant celle du bourreau, et refusant de porter l’emblème de Tamazgha quand ses frères croupissent dans les prisons pour le port de celui-ci : Anda taǧiḍ annifik ayatarras !

Au regard de votre parcours et de tout ce dont on vous accuse, entre autres l’affaire de feu Kamel Eddine Fekhar, il est parfaitement légitime de nous poser des questions sur votre véritable nature ainsi que de vos intentions : seriez-vous un héros préfabriqué dans les laboratoires des services secrets algériens pour en faire un futur KDS sophistiqué de dernière génération ? Ou bien seriez-vous le cheval de Troie de l’arabo-islamisme envoyé en Kabylie ? Dans les deux cas, vous êtes passé dans le camp de nos ennemis. « Mar-atanger tnaqwlaţ adaǧ agursal ».

Mourad AMAGHNAS

Le 24 avril 2021

A chaque Printemps Kabyle refleurit l’indépendance de la Kabylie

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Marche 20 avril 2021 Montréal
Photographie Tassadit Ould Hamouda

Le premier Printemps Kabyle remonte aux années 1851 avec la résistance de Lalla Fatma N’soumer. L’insurrection éclatera de nouveau le 16 mars 1871, sous le nom d’Unfaq urrumi, lorsque les Kabyles durent affronter des milliers de soldats français et l’envoi d’un Maréchal pour décimer et rayer de la carte la Kabylie. Depuis la perte de sa souveraineté, la Kabylie était vouée à disparaître, se désagréger sous la chape de l’arabisation.

Avec l’indépendance de l’Algérie, pays inventé par la France et cédé à l’impérialisme arabe, les Amazighs en particuliers les Kabyles principaux artisans de la décolonisation continuèrent la lutte pour ne pas perdre trace d’eux-même, préserver la langue et l’identité kabyle relégués plus bas que terre.

Le 20 avril 1980, il y a de cela 41 ans, l’interdiction par les autorités algériennes d’une conférence de Mouloud Mammeri sur la Poésie Kabyle Ancienne à l’université de Tizi-Ouzou, provoqua la manifestation d’étudiants en Kabylie et à Alger. Il s’en suivi de violentes répressions, l’emprisonnement de 24 acteurs du mouvement identitaire et culturel amazigh.

21 années plus tard en avril 2001, toute la Kabylie devait faire face à une nouvelle manipulation de la dictature arabo-islamiste algérienne, cette fois dans véritable bain de sang jusqu’en 2003.

La gendarmerie algérienne mit volontairement le feu aux poudres, dans une Kabylie déjà profondément endeuillée par l’assassinat du poète et chanteur Matoub Lounès. La Kabylie, qui s’apprêtait à célébrer le 21e anniversaire du “Printemps berbère” d’avril 1980 se souleva après une nouvelle provocation de la police algérienne.

Du Printemps Berbère au Printemps Kabyle

L’élément déclencheur du Printemps Noir en 2001, fut l’assassinat d’un jeune lycéen de 18 ans, Massinissa Guermah, le 18 avril 2001, par une rafale de kalachnikov dans la gendarmerie de Ath-Douala. Trois jours plus tard, le 21 avril 2001 la gendarmerie d’Amizour interpellait 3 élèves alors qu’ils étaient en route pour le stade municipal en compagnie de leur professeur de sport et de leurs camarades de classe. Des escarmouches furent observées sans aucune gravité. Le soir du 22 avril le Ministre de l’Intérieur algérien s’exprima sur la mort de Massinissa Guermah et déclara que ce dernier était « un délinquant de 26 ans ». À la suite de cette déclaration, la presse publia le bulletin de naissance de la victime, prouvant qu’il s’agissait en réalité d’un lycéen de 18 ans.

Le 23 avril, des milliers de citoyens affluèrent vers Amizour, puis c’est toute la Kabylie qui s’embrasait. Le bilan de la révolte kabyle est de 126 morts, majoritairement des jeunes et plus de 5 000 blessés. Un jeune kabyle Kamel Irchene, tué par balle par les gendarmes lors de la répression des manifestations du second « printemps kabyle », à 2001 à Azazga écrit de son sang sur un mur le mot “Liberté”.

20 ans plus tard, la jeunesse kabyle toujours prête au sacrifice

Pour ces commémorations, le Mouvement de l’Autodétermination de la Kabylie, se félicite de «l’éclatant succès des actions actions commémoratives des printemps kabyles (1871, 20 avril 1980 et Printemps noir 2001-2003) qui sont à inscrire sur de lumineuses pages d’histoire de la Kabylie». La portée des idées indépendantistes est devenue majoritaires en Kabylie, un constat politique conforté par cette enquête sur le statut de la Kabylie.

Dans un contexte peu propice aux rassemblements, les nombreuses marches et meeting ont mobilisé les Kabyles partout dans le monde, à Montréal, Washington près du Capitole le 17 avril, Marseille et Paris Place de la République ce 18 avril.

Le 20 avril, le double Printemps Kabyle, est une blessure qui pourra jamais guérir. Il marque une rupture historique qui ne peut que conduire à plus ou moins long terme à l’Indépendance de la Kabylie.

Stéphane ARRAMI, Fondateur de Kabyle.com

Liste des 24 détenus du Printemps Amazigh de 1980 :

  1. Abboute Arezki
  2. Aggoune Ahmed
  3. Aït Larbi Arezki
  4. Aït Ouakli Rachid
  5. Aziz Tari
  6. Bacha Mustapha
  7. Babouche Nacer
  8. Belghezli Achour
  9. Brahimi Ali
  10. Berdous Maâmar
  11. Bouchenna Djamel
  12. Boukrif Salah
  13. Hallet Rachid
  14. Idriss Lamari Gérard
  15. Mehenni Ferhat
  16. Mokrane Chemim
  17. Mouloud Lounaouci
  18. Naït Abdellah Mohand
  19. Khellil Saïd
  20. Ourabah Ali Chikh
  21. Rachedi M’hamed
  22. Saadi Mouloud
  23. Stiet Mohand
  24. Zenati Djamel

Liste des Martyrs du Printemps Kabyle de 2001 – Tafsut Taberkant

  1. Adara Fouad, 28 ans, demeurant à Sidi Aïch, tué d’une balle dans la tête par un policier en civil, alors qu’il était attablé dans un café le 26 juin 2001
  2. Afâa Naïm, 19 ans, à Bouzguène abatu de deux balles dans le dos tiré par un gendarme.
  3. Aghadir Ahcène, 20 ans, originaire de Tizi Bouchène, tué le 27 avril 2001 à Azazga.
  4. Agri Ali, 31 ans, marié et père de 3 enfants, tué par balles le vendredi 25 mai 2001 par les brigades anti-émeutes, près de la daïra de Tazmalt (Bgayet).
  5. Ahmane Mourad, 33 ans, tué le 28 avril 2001 d’une balle dans la tête à Tizi Rached par un gendarme dénommé Nabil.
  6. Aït Adda née Aït Ouslimane Nadia, 30 ans, enseignante à Sidi Ali Ouyahia (Aïn El Hammam), tuée le 28 avril 2001 par des gendarmes à Aïn El Hammam alors qu’elle était au domicile d’une amie, situé au 5e étage d’un immeuble. Un jeune citoyen qui participait à son évacuation sera tué par les gendarmes (Naït Amara Omar).
  7. Akkouche Abderrahmane, 19 ans, demeurant à Tadmaït (Tizi-Ouzou), tué par balles le lundi 28 mai 2001 par des gendarmes.
  8. Akrame Slimane, 30 ans.
  9. Alkama Djamel, 19 ans, tué le 28 avril 2001 à Larbaâ Nath Irathen
  10. Alouane Hocine, 22 ans, tué le 28 avril 2001 à Mekla.
  11. Amghar Tahar, 29 ans, tué le 27 avril 2001 à Fréha.
    12.Amghar Azzedine, 25 ans, assassiné à Larbâa Nath Irathen.
  12. Amir Aïssa, 21 ans, écrasé par un camion lors des manifestations à El Asnam (Tubiret) le 28 avril 2001.
  13. Arab Noureddine (ou Nacereddine), 25 ans, tué le 26 avril 2001 à El Kseur.
  14. Arham Saïd, assassiné à Boudjima
  15. Arezoug Slimane, 28 ans, demeurant à Akbou, tué par balles le lundi 18 juin à hauteur de l’hôtel Le Palace.
  16. Aribi Abdelkader, 84 ans, demeurant à la cité Rabia de Bgayet, mort dans la nuit du 25 mai 2001 à son domicile, suite à une asphyxie par gaz lacrymogènes.
  17. Aribi Yamina, 71 ans, épouse d’Aribi Abdelkader, demeurant à la cité Rabia de Bgayet, morte dans la nuit du 25 mai 2001 à son domicile, suite à une asphyxie par gaz lacrymogènes.
  18. Arkam Salem, 17 ans, lycéen, originaire du village Issaradjène, tué par des gendarmes à Boudjima le samedi 28 avril 2001.
  19. Ayad Ramdane, grièvement blessé par une grenade lacrymogène le 18 juin 2001 à Aïn Legradj (Béni-Ouartilane – Sétif), succombe à ses blessures le 22 juin à l’hôpital de Sétif.
  20. Azouani Saïd, 24 ans, originaire du village d’Aït Azouane, tué le 28 avril 2001 à Bouzeguène.
  21. Bayou Idir, 19 ans, lycéen de terminale, demeurant à Tadmaït (Tizi-Ouzou), grièvement blessé par balles à la tête le 28 mai 2001, succombe à ses blessures le 9 juin à l’hôpital de Tizi-Ouzou, après 12 jours de coma.
  22. Becha Massinissa, 25 ans, originaire de Aït Douala (Tizi-Ouzou), Grièvement blessé par arme blanche par des inconnus lors de la marche du 14 juin 2001 à Alger. A succombé à ses blessures le 15 juin.
  23. Belaïd Ouramdane, 15 ans, tué à Addekar (Bgayet).
  24. Belhouane Azzeddine, 25 ans, tué par une balle explosive reçue en plein visage le 26 avril 2001 à Larbaâ Nath Irathen.
  25. Belkacemi Djamel, 31 ans, tué le 28 avril 2001 à Larbaâ Nath Irathen
  26. Belkalem Mouloud, 31 ans, tué le 28 avril 2001 à Larbaâ Nath Irathen.
  27. Bellahcene Rachid, 14 assasiné par les gendarmes, à Seddouk
  28. Benaïssa Hamza, 18 ans, tué par balles au niveau du thorax le mercredi 23 mai 2001 à Feraoun (Bgayet).
  29. Benhamidi El Hadj, 31 ans, tué par balles le samedi 26 mai 2001 à Chorfa (Tubiret).
  30. Benhmada El Nadi à Chorfa.
  31. Benabderhmane Menad à Tadmaït.
  32. Bettar Yassine , 19ans, originaire de Tiliouacadi, tuée de plusieurs balles en caoutchouc le 23 mars 2002, lors d’émeutes à Chemini.
  33. Bouarab Samir, tué le 26 avril 2001 aux Ouadhias.
  34. Bouchelaghem Hakim ds la wilaya de Tubiret.
  35. Boughrara Arezki, 28 ans, tué d’une balle dans le thorax le lundi 28 mai 2001 à Draâ Ben Khedda (Tizi-Ouzou).
  36. Bouguerra Rachid, 25 ans, originaire de Maâtkas, bénévole au Croissant Rouge Algérien, blessé par balle le 27 avril 2001 par des policiers de la BMPJ à Boghni, selon le témoignage de son frère, a succombé à ses blessures par balles à l’hôpital de Tizi-Ouzou.
  37. Bourmouaa Zahir, 21 ans, originaire du village de Tiouririne, assassiné le mercredi 9 octobre 2002 (atteint par balles réelles) à Toudja par des gendarmes lors des émeutes anti-communales.
  38. Chaïbet Hocine, 16 ans, tué le 26 avril 2001 à Aït Yahia Moussa (Draa El Mizan) par un milicien de la garde communale. Selon le témoignage de sa famille,le père de la victime avait été également tué par le même milicien en 1996.
  39. Chekal Rachid, 24 ans, originaire de Tigrine (Bgayet), tué par balles lors des affrontements du lundi 18 juin 2001, près de l’hôpital d’Akbou.
  40. Cherat Ali, dit Noureddine, 36 ans, originaire de Aït Yenni et demeurant à Aïn Benian (Alger), disparu lors de la marche du 14 juin 2001 à Alger, découvert mort à la morgue de l’hôpital de Aïn Naâdja d’Alger.
  41. Chilla Farid, 28 ans, tué le 26 avril 2001 à Ouzellaguen.
  42. Chilla Nacer, 16 ans, tué le 26 avril à Ouzellaguen (W. Bgayet)
  43. Daïd Mebarek, 42 ans, tué à Irdjen.
  44. Didouche Ferhat, 14 ans, demeurant à Draa El Mizan tué par balles par des gendarmes le jeudi 21 juin suite aux émeutes provoquées dans la ville.
  45. Djebbar Mourad, tué le 27 avril 2001 à Azazga.
  46. Feddi Belaïd, 25 ans, tué aux Ouadhias le 27 avril 2001.
  47. Guendoud Amar 23 ans, tué le 27 avril 2001 à Maâtkas.
  48. Guermah Massinissa, 19 ans, lycéen à Aït Douala, grièvement blessé à la brigade de gendarmerie du village le 18 avril 2001. Succombe à ses blessures le 20 avril 2001 à 8h28 à l’hôpital Mustapha d’Alger.
  49. Haddad Nacer, 26 ans, tué le 26 avril 2001 à Ouzellaguen (Bgayet)
  50. Hamache Arezki, 32 ans, tué le 26 avril 2001 à 15h 30 par des gendarmes à Larbaâ Nath Irathen.
  51. Hameg Nacer, demeurant à Draâ Ben Khedda (Tizi-Ouzou), mort par asphyxie suite aux jets de grenades lacrymogènes le lundi 28 mai 2001.
  52. Hamened Youcef, 18 ans, lycéen en classe de terminale, originaire de Timizart, tué le samedi 28 avril 2001 à Mekla par des gendarmes.
  53. Hamidachi Mohamed, grièvement blessé par balles à la tête le lundi 28 mai 2001 à Tadmaït, succombe à ses blessures.
  54. Hamouda Mohamed, 26 ans, tué par balles le 29 mai 2001 à Tadmaït.
  55. Hamoudi Yahia, 60 ans, tué d’une rafale de Kalashnikov à Aït Mohli (Sétif).
  56. Hanniche Hamid, 19 ans, lycéen originaire de Frikat, près de Draâ El Mizan (Tizi-Ouzou), grièvement blessé d’une balle dans la tête par un militaire, en faction devant l’Amirauté d’Alger, à la fin de la manifestation pacifique du 31 mai 2001, (alors que la victime se trouvait dans un camion s’apprêtant à rejoindre son village) succombe à sa blessure le 5 mai à l’hôpital Mustapha.
  57. Harem Slimane, 34 ans, originaire du village d’Aït Mesbah, milicien de la garde communale de Béni Douala (Tizi-Ouzou) grièvement blessé lors de l’assaut donné par les manifestants au siège de la garde communale le 24 mai 2001, succombe à ses blessures le 6 juin 2001.
  58. Harfi Mokrane, 25 ans, originaire du village Takhourt Neldjir, tué par des gendarmes à Boudjima le samedi 28 avril 2001.
  59. Haya Noureddine, 27 ans, demeurant à Helouane, près d’Ighzer Amokrane (Bgayet), grièvement blessé par balles le 19 juin, succombe à ses blessures de 20 juin à l’hôpital d’Akbou.
  60. Heddad Hamza, tué le 27 avril 2001 aux Ouadhias.
  61. Hettak Youcef, 22 ans, originaire de Bouzeguène, tué lors de la marche du 14 juin 2001 à Alger.
  62. Irchane Kamel, 27 ans, originaire d’Aït Aïssa, Yakourène tué le 27 avril à Azazga par balles au niveau du thorax par des gendarmes postés sur des terrasses, alors qu’il portait secours à un blessé.
  63. Kennache Aziz, 27 ans, tué le 28 avril 2001 à Larbaâ Nath Irathen.
  64. Khennache Idir, 22 ans.
  65. Khelfouni Kamal, 28 ans, demeurant à Draa El Mizan, tué par balles par des gendarmes le jeudi 21 juin.
  66. Khorsi Hamza, tué aux Ouadhias le 27 avril 2001.
  67. Laadlani Saïd, 50 ans, agent du PMU, mort le 22 mai 2001 à Maâtkas (Tizi-Ouzou), suite à une asphyxie par gaz lacrymogènes.
  68. Lamini Samir, 19 ans, meurt écrasé par un camion de la gendarmerie le 19 juin 2001 à Larbaâ Nath Irathen (Tizi-Ouzou) lors des affrontements qui ont eu lieu dans la ville.
  69. Madjane Mehdi, 35 ans, originaire de Béni Djelil, tué le 28 avril 2001 à Seddouk.
  70. Makhmoukh Kamel, 18 ans, tué le mercredi 25 avril 2001 à 13h30 à Ighzer Amokrane par des gendarmes.
  71. Malek Tahar, 23 ans, tué le 27 avril 2001 à Azazga.
  72. Malki Kamel, 27 ans, originaire de Timézouine Chorfa, tué le 27 avril à Azazga.
  73. Medjane Farid, 11 ans, tué le 26 avril 2001 à Seddouk.
  74. Melbouci Lounis, arrivé de France ,assassiné 3 jours plus tard par des gendarmes à Larbâa Nath Irathen.
  75. Menad Benabderrahmane, 32 ans, marié et père d’un enfant, grièvement blessé d’une balle dans la tête le vendredi 25 mai 2001 à Tazmalt (Bejaïa), succombera à ses blessures le dimanche 27 mai à l’hôpital d’Akbou.
  76. Merzouki Arezki, 75 ans, père de 4 enfants, demeurant à Tala N’Chebiha, près d’Iflissen (Tizi-Ouzou), grièvement blessé lors de la marche du 14 juin à Alger, succombe à ses blessures le 25 juin à l’hôpital de Tizi-Ouzou.
  77. Mesbah Abdelkrim, 20 ans, originaire de Guendouz, près d’Ighil Ali, tué par balles le lundi 18 juin près de l’hôpital d’Akbou par le policier Ali Belhbib, selon le témoignage de ses amis.
  78. Messalti Hafid, 13 ans, tué par balles par un gendarme devant la porte du domicile familial à Takrietz (Bgayet) le vendredi 25 mai 2001.
  79. Meziani M’Henna, 19 ans, originaire d’Iloula, tué le 24 mai 2001 à Bouzguène
  80. Mihad Mustapha, 27 ans, Azazga-Centre tué le 27 avril à Azazga.
  81. Mimoun Mourad, 15 ans, originaire de Boukhlifa, tué le jeudi 26 avril 2001à Tichy.
  82. Mokdaden Djamal, 16 ans, tué le 25 avril 2001 à Seddouk.
  83. Mokhtari Amar, tué le 27 avril aux Ouadhias.
  84. Mokrab Oulbane, dit Azzeddine, 25 ans, tué le 28 avril 2001 à Larbaâ Nath Irathen par des gendarmes.
  85. Moutir Sofiane, 20 ans, tué le 27 avril 2001 à Azazga, par les gendarmes d’une balle en plein visage.
  86. Naâmane Toufik, 25 ans, originaire d’Aït Toudert (Tizi-Ouzou), mortellement blessé par un véhicule banalisé au Hamiz, le jour de la marche du 14 juin à Alger.
  87. Nafaâ Slimane, 23 ans, originaire du village Ikoussa, est tué par balles (thorax) par des gendarmes le 24 mai 2001 à Bouzeguène (Tizi-Ouzou).
  88. Naït Alamara Hocine, 19 ans, touché par une balle lors d’affrontements entre manifestants et gendarmes au lieu-dit Tachekirt à 10m de la brigade de gendarmerie jeudi 28 mars 2002.
  89. Naït Amara Omar, 29 ans, tué par balles par des gendarmes le 28 avril 2001 à Aïn El Hammam, alors qu’il participait à l’évacuation de Mme Aït Aba Nadia, mortellement blessée.
  90. Nedjma Fadhila, 26 ans, journaliste au quotidien Echourouk, écrasée par un bus, lors de l’incendie du dépôt de la RSTA de la rue Hassiba Benbouali (Alger) par des émeutiers le 14 juin 2001. Elle succombera à ses blessures à l’hôpital Mustapha.
  91. Nekali Abderrahmane, 27 ans, demeurant à Akbou, tué par balles le lundi 18 juin à hauteur de l’hôtel Le Palace.
  92. Ouahab Rachid 17 ans, lycéen, tué le 27 avril à Maâtkas par des gendarmes d’une balle dans la tête.
  93. Ouahad Mehfoud, assassiné à Tighilt.
  94. Ouramlane Belaïd, 15 ans, assassiné à Adekar.
  95. Raab Slimane, 23 ans, originaire de Bouzeguène, grièvement blessé au cou par des tirs de gendarmes le 28 avril 2001, décédé le 14 mai à l’hôpital de Tizi-Ouzou suite à ses blessures.
  96. Rahim Karim, 20 ans, employé à l’hôtel Thiniri de Boghni, poignardé par un manifestant le 28 avril 2001 lors du saccage de l’établissement.
  97. Rihane Mohamed, 18ans, originaire de Timizart, décédé des suites d’un lychage par les gendarmes de Fréha le mercredi 27 mars 2002.
  98. Saddek Brahim, 38 ans, tué le 26 avril à Ouzellaguen par des gendarmes.
  99. Sadet Youcef, tué à Azazga le 27 avril 2001 par des gendarmes.
  100. Saïdani Djamel, 39 ans, originaire de Bgayet, grièvement blessé lors de la marche du 14 juin à Alger, succombe à ses blessures le 18 juin.
  101. Saïdi Akli, 35 ans, originaire d’Aokas, routier de profession, tué d’une balle dans la tête à Ouzellaguen le 25 avril 2001.
  102. Sebaï Yahia, 19 ans, tué le 26 avril 2001 à El Kseur.
  103. Sebbasse Lahcène, 15 ans, assassiné par un C.N.S à Tizi N’braham lors des émeutes anti-législatives le 30 mai 2002.
  104. Seddi Lamara, 25 ans, tué le 27 avril 2001 aux Ouadhias.
  105. Sennour Boudjemaâ, 14 ans, collégien. Originaire d’Aït Abdelkrim (Ouadhias), tué le 27 avril 2001 aux Ouadhias.
  106. Serraye Hafnaoui, 30 ans, demeurant à Bejaïa, circulant en moto avec son compagnon, fut violemment percuté par une voiture banalisée de la police lors de la reprise des manifestations, le vendredi 15 juin 2001. Ses amis accusent le policier surnommé Ali Bab El Oued d’être l’auteur de ce meurtre.
  107. Sidhoum Karim, 17 ans, originaire de Chellata, grièvement blessé par balles le 18 juin 2001 à Akbou, succombe à ses blessures à l’hôpital de Sétif.
  108. Slimani Nafaâ, 23 ans, originaire du village Ikoussa, est tué par balles au thorax par des gendarmes le 23 mai 2001 à Bouzeguène (Tizi-Ouzou).
  109. Tounsi Djamel, 25 ans, assassiné coups de baïllonettes par 6 gendarmes le 1er avril 2002 à 15h30 à Tigzirt
  110. Yagouni Noureddine, 34 ans, père de 2 enfants, tué le 28 avril 2001 de plusieurs balles par des gendarmes à Chemini, près de Sidi Aïch (Bgayet).
  111. Yahia Chérif Karim, 31 ans, tué par balles le jeudi 26 avril 2001 à El Kseur (Bgayet).
  112. Yahiaoui Habib, 34 ans, demeurant à Dahra (Chlef), tué le samedi 28 juillet 2001 par balles par le maire du village, suite à un mouvement pacifique de protestation devant le siège de la mairie.
  113. Yakoub Lyès, 13 ans, demeurant à Guenzet (Sétif), grièvement blessé par balles lors des émeutes du mercredi 20 juin 2001, succombe à ses blessures le même jour lors de son transfert à l’hôpital de Bordj Bou Arréridj.
  114. Yahia Chérif Karim, 31 ans, tué le jeudi 26 avril 2001 à El Kseur (Bejaïa).
  115. Yousfi Azzedine, 36 ans, tué par une bombe lacrymogène tiré à bout portant par un gendarme le jeudi 28 mars 2002 à Tassaft (Tizi-Ouzou)
  116. Zekkar Fatiha, épouse Remadni mère de famille, demeurant à Khenchela, tuée d’une balle dans le thorax le 11 juin 2001, alors qu’elle se trouvait sur son balcon, observant les manifestations.
  117. Zerrouk Adel, 25 ans, journaliste au quotidien El Bilad, meurt écrasé par un bus, lors de l’incendie du dépôt de la RSTA de la rue Hassiba Benbouali (Alger) lors de la marche du 14 juin 2001.

L’islamogauchisme n’est plus un mirage en France

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Meme Islamogauchisme

Le président turc a transformé un haut lieu de la chrétienté orthodoxe, la basilique Sainte-Sophie, en mosquée pendant que ses compatriotes ayant refusé de signer le pacte républicain sont sur le point de finir la construction de la plus grande mosquée d’Europe, en France. Imaginons la grimace et la réaction du provocateur T. Erdogan, si on lui annonce que la mosquée Al-Aqsa est transformée en synagogue !

Qui aurait imaginé l’autorisation d’un tel projet en France après tant de victimes innocentes fraichement assassinées par la horde intégriste. Pourquoi ce manque de respect et tant de lâcheté ? L’islamogauchisme nous rappelle la collaboration d’une partie de la gauche française avec les nazies de 1930 à 1945. L’histoire serait-elle en train de se répéter devant nos yeux ? De Karl Marx à Hassan El Banna, d’un penseur et philosophe à un charlatan, la chute est vertigineuse.

Des élus de gauche, parfois de droite, ont vendu leur âme pour récolter quelques misérables voix. D’autres se croient protecteurs des minorités, en considérant les islamistes comme étant des victimes d’une stigmatisation ou d’une forme d’homophobie les empêchant d’exprimer leur différence dans une société pourtant cosmopolite. Ceux qui pensent ainsi savent-ils pourquoi, il y a une trentaine d’années, les démocrates algériens appelaient les islamistes « les néonazies » ? Ayant vécu cette période noire en Algérie, en tant que jeune militant démocrate, je peux en témoigner :

« Il y a 33 ans, en octobre 1988, 20 ans avant les printemps dits « arabes », éclata une révolte populaire ayant embrasé tout le territoire algérien. À l’issue de celle-ci, nous eûmes droit au multipartisme après 26 années de parti unique. Une presse libre vit le jour, et l’espoir de construire un état démocratique tourné vers la modernité fut né. Mais, c’était sans compter sur un pouvoir perfide mis en place depuis 1962 capable de s’allier avec le diable pour préserver son hégémonie et ses privilèges. 

Malgré une loi interdisant la création de partis politiques fondés sur une base exclusivement confessionnelle, curieusement on toléra le FIS (Front Islamique du Salut). Un parti islamiste utilisant les mosquées pour organiser ses réunions publiques et diffuser sa doctrine mortifère afin de recruter un maximum de citoyens crédules et sensibles aux discours religieux.

À l’exception de la Kabylie, dans toutes les autres régions d’Algérie, le FIS arriva en tête des élections municipales. Chaque Maire islamiste reçut l’ordre de mettre un écriteau en langue arabe à l’entrée de sa mairie indiquant : « Commune islamique ». Dans ces communes, des femmes ne portant pas le voile furent agressées ou aspergées d’acide. L’œuvre des premières milices à l’état embryonnaire constituées d’anciens délinquants enrôlés dans le parti ainsi que des revenants d’Afghanistan.

Dans les villes conquises par les barbus, les débits de boisson furent fermés. La consommation d’alcool fut interdite sans avoir recours à aucune législation. Le vin n’est toléré qu’au paradis. Pas de musique, pas de danse, pas de théâtre, pas de débats littéraires, pas de soirées, pas d’amour, pas de rêves, pas de vie tout court. Les femmes devinrent des ombres et les hommes des zombis ne pensant qu’à la mort où ils rejoindraient un paradis décrit comme un mégabordel et une immense taverne.

À l’approche des élections législatives et dans la perspective d’une victoire certaine, le numéro deux du FIS osa déclarer en public : « La démocratie est Koffr (impie) ». Tous les islamistes étaient dans une euphorie indescriptible, enfin un état islamique qui balayerait le pouvoir en place et tous ceux qui véhiculaient des idées ne se trouvant pas dans le coran, c’est-à-dire les démocrates, comme l’avaient fait les nazies en arrivant au pouvoir. On était sur le point de basculer d’une dictature militaire à une théocratie, après le choléra on aurait eu droit à la peste.

Lorsque les militaires arrêtèrent le processus électoral à la veille du deuxième tour, les islamistes déclenchèrent une guerre civile. Au début, ils s’attaquaient à tous les représentants de l’ordre ; ensuite aux journalistes et les militants démocrates, puis les artistes et tous les intellectuels populaires ; avant de s’entretuer, après s’être divisés en factions, et commettaient des massacres les plus abjects en égorgeant des femmes, des enfants et des vieillards. »

En France, les islamistes, passés maîtres dans l’art de la dissimulation, investissent le domaine associatif, ce qui leur donne l’apparence de bienfaiteurs, pour que les familles en difficultés sociales leur confient leurs enfants afin d’en faire des illuminés qui viendront plus tard grossir leur rang. Ils utilisent également le milieu universitaire et carcéral pour recruter, au sein du premier, ceux qui vont embellir leur vitrine et dans le second les futurs combattants d’Allah prêts à se faire exploser. Pourtant, ils croient à un Dieu puissant et menaçant, mais, bizarrement, il aurait besoin des services d’un délinquant pour faire régner sa justice sur terre et rappeler certaines âmes égarées à ses côtés.

Ils construisent des mosquées sur les terres chrétiennes alors que dans leurs pays d’origine, on interdisait la construction d’églises et on mettait en prison ou on exécutait par pondaison les nouveaux convertis en leur reprochant l’apostasie. Comme ils ne sont pas majoritaires en France, telle une République qui s’effrite, ils ont opté pour sa fragmentation. Ils n’ont pas encore de villes islamiques, mais ils commencent à en arracher des bouts, des rues et des quartiers en les halalisant, dans l’attente d’aller plus loin. Leur but est d’aboutir à une « Fitna » : une confrontation entre communautés religieuses.

Un fondamentaliste musulman est un véritable néonazi. Il est convaincu de détenir la vérité absolue, pour lui le coran est la parole de Dieu qu’il faudra appliquer à la lettre. Dans celui-ci, on raconte que les autres religions monothéistes ont été falsifiées. Sa mission est de rétablir la vérité sur terre en déclarant la guerre aux hérétiques et à toutes les croyances, en dehors de la sienne, dans le but de les exterminer avant l’arrivée proche de la fin du monde.

Un intégriste et un musulman modéré sont généralement des vases communicants, ce qui rend cette problématique encore plus complexe et exige une vigilance extrême. Le terroriste ayant fait plus de 80 victimes à Nice en 2016 était un musulman non pratiquant, un bisexuel et un consommateur d’alcool fraichement converti à l’islam radical.

En 2015, dans une barque transportant des migrants, au large des côtes d’Italie, des musulmans ont jeté à la mer des Africains de confession chrétienne, sachant qu’ils se dirigeaient vers les terres chrétiennes pour trouver refuge en laissant derrière eux leurs pays dits musulmans utilisant souvent la religion pour asseoir leur dictature et maintenir leur peuple dans la servitude.

Pourquoi les chrétiens d’Europe n’exigent-ils pas la réciprocité concernant la construction des lieux de culte ? Une mosquée construite à la Courneuve, à titre d’exemple, parrainera l’édification d’une église dans une ville algérienne ou marocaine. C’est une manière de venir en aide à leurs coreligionnaires subissant véritablement la ségrégation et l’injustice dans ces pays. En outre, cela servira pour calmer l’ardeur de tous ces bigots sur leurs propres terres.

Camus disait : « Mal nommer les choses c’est ajouter au malheur du monde ». Actuellement, nous sommes en train de vivre une confrontation civilisationnelle. L’islamisme est une idéologie fasciste, l’Histoire en est témoin. Moi aussi, en tant qu’indigène d’Afrique du Nord, j’ai envie de slamer pour dire qu’au nom d’un certain islam, on a envahi, massacré ou réduit en esclavage des populations entières. On a exterminé des croyances et des cultures ancestrales, de véritables génocides ont été commis. DAEICH est un copier-coller de ces pratiques inhumaines au 21e siècle.

Que reste-t-il aujourd’hui des grandes civilisations méditerranéennes, telles que les Berbères, auxquels j’appartiens, et la civilisation égyptienne ? Pourquoi, vous, les Occidentaux, n’avez rien fait pour nous venir en aide ? Alors que nous partagions les mêmes idéaux, nous voudrions bien une société laïque où toutes les libertés sont garanties. Nos civilisations ne mériteraient-elles pas autant de considération que celle que vous portiez à la Grèce antique ?

Vous êtes devenus des complices du malheur que nous subissons en vous alliant, pour des intérêts matériels, avec nos nouveaux envahisseurs voulant nous exterminer sur cette terre en nous imposant une identité et un mode de vie qui ne sont certainement pas les nôtres. « Il ne faut jamais faire d’un méchant son ami ; il faut le fuir constamment, comme un port dangereux », disait Théognis de Mégare. Ces mêmes envahisseurs, vous reprochant paradoxalement votre passé de colonisateurs, sont en train de phagocyter les fondations de votre cité.

Ces homophobes se plaignant d’islamophobie n’ont aucune place dans une République. Ceux qui sont complaisants avec ces énergumènes développent une attitude suicidaire. Leur grand frère Erdogan résumait bien leur stratégie : « La démocratie, c’est comme un tramway, une fois arrivé au terminus, on en descend ». La démocratie est perçue par les salafistes et les frères musulmans comme un moyen leur permettant de mettre en place une tyrannie théocratique. Il est du devoir de tout démocrate, digne de ce nom, de les combattre afin de préserver les principes républicains et barrer la route à ces obscurantistes d’un autre âge.

Mourad AMAGHNAS

Le 41ème Printemps Amazigh dans un contexte contraignant

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Photographie Yacine Aqvayli

Cette année encore, les Amazighs célèbreront Tafsut Imazighen, le printemps Amazigh dans un contexte contraignant, marqué par la pandémie du coronavirus, largement exploité par les gouvernements comme prétexte pour réprimer les libertés fondamentales, notamment la liberté de réunion, d’opinion, de manifestation et d’expression.

En ce jour de commémoration de la résistance des Amazighs à toutes les formes de racisme et d’oppression, le Congrès Mondial Amazigh (CMA) salue et rend hommage à tous les Amazighs, de Siwa aux Canaries, connus ou anonymes, qui ont œuvré d’une manière spectaculaire ou discrète, individuelle ou collective, à faire vivre l’amazighité sous toutes ses formes et à défendre et promouvoir ses droits.

Aujourd’hui notre pensée va naturellement à toutes les victimes de la tyrannie et parmi elles, ceux qui sont derrière les hautes murailles des prisons, Kabyles et At-Mzab en Algérie et Rifains au Maroc, arbitrairement arrêtés et injustement condamnés et emprisonnés. Nous appelons de notre voix la plus forte et la plus ferme, les autorités algériennes et marocaines à les libérer sans délai. Nous exprimons aussi notre compassion et notre solidarité avec nos frères et sœurs Kel-Tamasheq (Touaregs) de la région de l’Azawagh au Niger qui subissent des attaques criminelles permanentes de la part de groupes armés affiliés à Daesh. Les armées gouvernementales et étrangères présentes dans cette région ont encore une fois démontré leur incapacité à protéger les populations. Nous sommes persuadés que la sécurité dans ce territoire ne peut être garantie sans la participation effective des communautés autochtones.

Dans un monde fondé sur les intérêts et non sur les valeurs humaines, les Amazighs doivent se mobiliser et unir leurs volontés et leurs énergies pour faire front ensemble. Leur survie collective ne repose que sur eux-mêmes et sur leur détermination à vivre dans la liberté et la dignité.

Nous appelons les forces vives amazighes à se recentrer sur l’essentiel, la protection de l’amazighité dans les pays de Tamazgha car elle est dangereusement menacée. La langue, la culture, les traditions, les terres, les territoires et les ressources naturelles des Amazighs, sont chaque jour un peu plus arrachés par la force aux autochtones Amazighs. Ces politiques de prédation et d’éradication de l’amazighité doivent être combattues par tous les moyens légitimes, c’est une nécessité vitale.

Le Congrès Mondial Amazigh continuera d’agir dans le sens de la protection et du renforcement des droits et des capacités des forces vives amazighes afin de restaurer la souveraineté des Amazighs sur tout ce qui les concerne.

Dans ce sens, le CMA appelle les institutions et organisations amazighes à déclarer le 20 avril, « journée internationale de la résistance et de la liberté des Amazighs ».

Par leurs luttes et leurs sacrifices, nos ainés ont tracé le chemin pour la justice, la dignité et la liberté, construisons l’avenir en restant sur le même chemin.

Paris, 7/04/2971 – 19/04/2021

Le Bureau du CMA

Le Printemps Berbère ne commença pas le 20 avril

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Printemps Kabyle 1980

Corrigeons l’Histoire, le 20 avril 1980 n’appartient pas à la famille Saïdi!

Le 20 avril 1980 de Tizi Ouzou est une œuvre collective, elle est exclusivement le produit des luttes estudiantines précédentes ; des comités de cités universitaires autonomes , gérés par des étudiant-e-s conscient-e-s des enjeux politiques de leur époque.

Le printemps berbère de 1980 ne commença pas le 20 avril. Bien avant cette date, précisément le 10 mars 1980, un collectif estudiantin naquit pour animer la vie estudiantine et organiser un cycle de conférences dont celle de Mouloud Mammeri sur 《les poèmes kabyles anciens 》 fût la première conférence programmée.

Le jour du 10 mars, la conférence fût interdite par les autorités locales de Tizi Ouzou. La police algérienne interpella Mouloud Mammeri et Salem Chaker, elle les mit en garde à vue au commissariat de Tizi Ouzou, avant de les libérer, le soir, à 16:30. Le soir même du 10 mars 1980, ils rencontrèrent Hmed Taleb, Idris Gérard Lammari et Aziz Tari , membres organisateurs de la conférence et représentants des étudiants .

Ils leur demandèrent de garder le calme et de rester sages. Conscient des riques qui pourraient encourir les organisateurs Dda Lmouloud leur avait demandé des excuses 《dans le témoignage que Aziz Tari m’a rapporté》 . Le soir du 10 mars 1980, une réunion secrète avait été organisée par Idris Gérard Lammari, Hmed Taleb et Tazi Tari dans une chambre universitaire. La réunion avait pour but d’organiser une riposte au régime dictatorial. Chacun des présents avait sa proposition entre : rassemblement, manifestation, etc. Et les trois avaient opté pour la décision d’Aziz Tari ; celle d’une manifestation.

À l’heure du repas du soir au niveau de tous les réfectoires des cités universitaires de l’université de Tizi Ouzou, tous les étudiants et toutes les étudiantes étaient informés par la tenue d’une assemblée générale, le lendemain 11 mars 1980 à 09 H 00, au niveau du campus universitaire de Tizi Ouzou. Le 11 mars 1980 à 09H00, tous les étudiants et toutes les étudiantes étaient présent-e-s au rassemblement qui n’avait duré que quelques minutes avant que le chemin des manifestations en Algérie soit frayé. D’autres secteurs, par la suite, avaient rejoint l’université et le mouvement avait pris de l’ampleur.

Le printemps berbère 1980 avait semé la graine de l’espoir dans une Algérie profondément violentée par un régime militaro-bourgeois.

Le printemps berbère de 1980 avait pour principales revendications : la reconnaissance des deux langues nationales , le berbère et le derdja et le vrai socialisme. Ces revendications avaient été concrétisées dans une charte 《 la charte de Yakouren 》 lors d’une rencontre organisée par les étudiant-e-s et l’université de Tizi Ouzou en août 1980 à Yakouren.

Amar Benhamouche

Amussu / Hirak : Quel enjeu pour la Kabylie ?

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Hirak

Quel danger à l’horizon ?

Depuis la pseudo-indépendance de l’Algérie en 1962, c’est la première fois qu’un soulèvement citoyen a réussi à impacter toutes les régions du pays. Avant, la protestation se cantonnait principalement dans la région kabyle. Le Kabyle a été pendant longtemps le mouton noir de la nation. Il est représenté par le système comme étant le perturbateur, le « Mouchaouch », l’ennemi de la sacrée unité nationale.

Ce n’est pas par hasard qu’on s’est attaqué au drapeau Amazigh dès le début de ce mouvement. La haine du kabyle était fédératrice depuis longtemps, l’opération « zéro Kabyle » en est une preuve irréfutable. Les manœuvres machiavéliques ont permis à ce pouvoir perfide de se maintenir au pouvoir de 1962 à aujourd’hui.

Ce mouvement citoyen est porteur d’espoir pour s’en débarrasser définitivement du dictateur en question ; mais, en même temps, certains s’en méfient et tirent la sonnette d’alarme pour prévenir les autres du danger islamiste. En effet, il y a de quoi s’interroger sur les véritables visées d’une partie des figures de ce mouvement dont le discours est ambigu dès qu’on aborde le sujet concernant l’intégrisme et ses conséquences sur la démocratie dans le pays.

Par ailleurs, depuis plusieurs mois, on a développé un discours teinté de déni dans lequel on osait présenter l’islamiste sanguinaire de la décennie noire comme étant une victime et non pas l’un des belligérants d’une sale guerre ; cela constitue une véritable insulte à toutes ces personnes honorables lâchement assassinées durant cette période. Ce sont les sympathisants de cette mouvance (l’ex-FIS et ses dérivés) qui agressent les manifestants arborant des pancartes dans lesquelles ils exigent la double rupture : ni état militaire ni état islamiste. 

En tant que Kabyle, je trouve révoltant et ingrat que des Algériens portent le drapeau palestinien au lieu de soulever l’emblème Amazigh en signe de solidarité avec tous ces Kabyles emprisonnés par un pouvoir qui est la source de leur malheur. Comble de l’ironie, un Palestinien a été arrêté pour port du drapeau Amazigh. Celui-ci, dans sa situation d’apatride, se sent plus proche de notre cause que nos autres concitoyens.

Je trouve également triste que des antennes de cette mouvance existent maintenant en Kabylie, même s’ils sont encore une minorité. Ils développent un discours populiste, fuyant la question des libertés, entre autres, la liberté de conscience et religieuse.

Le mot qui revient souvent dans leur bouche est : « le peuple est souverain, c’est lui qui décide ». Autrement dit, pour un Kabyle, c’est signer son arrêt de mort en justifiant la tyrannie populaire : si l’existence de notre culture passait par les urnes, étant minoritaires, nous serions condamnés à disparaître. Aussi, ne serait-il pas absurde de décider avec l’aval des autres, si on doit écrire notre langue en caractères arabes ou latins, et j’en passe. La démocratie, ce n’est pas une dictature entre les mains d’une majorité, mais c’est plutôt un système garantissant la protection de toutes les libertés, dont celles des minorités.

Actuellement, La Kabylie est dans une situation cornélienne. Devrait-elle combattre un système, qu’on nommera « le Militaire », ayant violé sa culture et sa spécificité après plus de 2 000 ans d’histoire, aux côtés d’une mouvance portant les germes de l’islamisme, qu’on appellera « le Néo-nazi », en se disant que l’ennemi de mon ennemi est mon ami de circonstance. La guerre est une ruse n’est-ce pas ? 

Ou bien, dénoncer ce dernier (le Néo-nazi), sachant qu’en le faisant, on porte un soutien vital au premier qui, avec son école et ses institutions, finira par réduire nos enfants en illuminés à la solde de la nébuleuse intégriste. Par conséquent, dans ce deuxième cas de figure, le « Néo-nazi » parviendra tôt ou tard par reprendre le dessus, lynchera « le Militaire » sur la place publique, comme on l’avait fait avec Kadhafi, en lui enfonçant une baïonnette dans le c.., et en ce qui nous concerne, notre culture ne serait qu’une vague réminiscence.

Le Militaire algérien n’est pas Atatürk. Il tue les islamistes dans les maquis, mais il les régénère au sein de l’école de la République. Il est en quelque sorte un spoliateur suicidaire en entretenant une hydre qui finira par le dévorer.

De toute évidence, l’enjeu des événements actuels en Algérie est énorme pour la Kabylie. L’issue de ces derniers pourrait être son émancipation et sa libération de l’emprise arabo-islamiste ou, au contraire, il en résulterait sa disparition en travestissant sa culture et tout ce qui la caractérise.

Le danger est de plus en plus visible et envahissant, on n’aurait jamais imaginé durant les années 80 et jusqu’à la fin des années 90 de croiser des barbus dans nos villages et des filles ayant substitué un vulgaire drap venu du Moyen-Orient à leur belle robe kabyle. Dans quelques années, un fossé béant se creusera entre les kabyles vivant à l’étranger et les Kabyles restés au pays exposés aux radiations de l’arabo-islamisme.

Avec ce système et ses manigances, ajoutant à cela le contexte géopolitique actuel, nous avons peu de chances, pour ne pas dire aucune, d’obtenir une suite favorable à nos revendications. Il serait même illusoire de rêver d’une autonomie, d’une indépendance ou bien de l’instauration d’un système fédéral tenant compte des spécificités de chaque région en Algérie tant que ce pays est gouverné par une junte militaire.

Cependant, il me semble qu’une brèche est ouverte depuis l’élection présidentielle. Il serait peut-être judicieux de l’utiliser à bon escient. La Kabylie n’a pas élu de Président, Tebboune ne la représente pas. Et, dans quelques mois, après l’organisation des prochaines élections, notre région n’aura bientôt aucun représentant au sein de toutes les instances de ce pouvoir, et, de fait, elle se détache de l’État algérien actuel. D’où la nécessité à ce que la Kabylie s’organise pour désigner ses propres représentants et empêcher ainsi le pouvoir de l’effectuer à sa place.

Comme en 1962, La Kabylie vit actuellement un moment fatidique de son histoire. Ses enfants seraient-ils à la hauteur du défi qui les attend pour en faire de ces événements une échappatoire leur permettant de retrouver enfin le chemin de la liberté. En tout cas, Il est nécessaire et vital à ce qu’ils se réconcilient et s’unissent, qu’on soit du MAK, du RCD, du FFS, du RPK, de l’URK, sans étiquette, etc. C’est avec le dialogue et la dialectique qu’on arrivera à avancer. Le temps presse et la procrastination est notre pire ennemi.

Quelques siècles en arrière, il y avait 2 royaumes puissants représentant la Kabylie : le royaume de Koukou et celui des Aït-Abbas. S’ils avaient réussi à s’entendre, nous n’aurions pas à subir le parasitisme ottoman et le colonialisme français, la source de notre tragédie actuelle. Nous aurions connu certainement une autre histoire meilleure qui en ferait de notre « Tamurt », un pays prospère, développé et tourné vers la modernité.

La division est notre talon d’Achille. Ferhat Mhenni, Saïd Saâdi, Djamel Zenati, Bouaziz Ait-Chebbib, Hamou Boumedine, Mohcine Belabbas, les responsables politiques du FFS et du RCD, toutes les associations et les activistes en Kabylie ; parviendrez-vous un jour à vous réunir autour d’une même table et conjurer ce mauvais sort ? « Anda-ken zadenn aṛṛiyes izṛigh alvavuṛ yeɣṛaq»  dixit Lounès Matoub.

M. AMAGHNAS

Message ouvert à Ahmed Assid

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Belkacem Lounès

Le défenseur des Droits Amazighs Belkacem Lounès réagit après le dernier passage d’Ahmed Assid sur une télévision émirati Sky News. Qui n’en perdrait pas la raison ? Habillé en nationaliste marocain, l’écrivain a montré un tout autre visage et tenu des propos à l’opposé des valeurs qu’il portait jusqu’ici, dans une soumission totale et fidèle à l’arabisme. Son discours scélérat en décalage avec ce qu’il incarnait jusqu’ici ont semé le doute et la consternation dans le monde Amazigh, au point qu’il lui est demandé de faire des excuses publiques. Comment cet intellectuel a pu en arriver là ?


Cher Ahmed,

J’ai appris par le site « amazighworld.org »** que tu as été invité il y a quelques jours par la chaine de télévision arabe « Sky News Arabia », et que la présentatrice de l’émission t’a posé la question suivante : « Que pensez-vous de la tendance séparatiste de certains Amazighs dans les pays du Maghreb arabe ? »
Dans ta réponse, tu n’as pas réagi au fait qu’elle qualifie Tamazgha (ou nord de l’Afrique) de « Maghreb » et en plus « arabe » !? Toi qui m’avais donné jusque-là l’impression d’être intransigeant sur la rigueur scientifique et historique, tu as gardé le silence face à cette dame qui a prononcé devant toi l’inacceptable ! ? Tu as laissé cette femme panarabiste falsifier l’histoire et la géographie et effacer l’amazighité dans les pays de Tamazgha sans dire un mot ?

Je ne comprends pas que tu ais laissé passer cela sans remettre les choses à leur place, c’est-à-dire de préciser pourquoi l’appellation « Maghreb » pour désigner Tamazgha n’est pas approprié et d’ajouter naturellement que nos pays ne sont pas des pays arabes mais amazighs et ce, depuis la nuit des temps. Ton silence complice vaut acceptation de ta soumission au
discours négateur de l’amazighité, ce qui est nouveau je crois et très grave et bien sûr inadmissible de ta part !

Ensuite tu réponds à la question sur le « séparatisme » en disant : « Bien sûr, je suis toujours contre le séparatisme, et quand certains activistes politisés de la région de Kabylie, en Algérie, parlent de séparation, je n’en suis pas content et ce discours ne me plait pas du tout, et je le considère comme un revers au discours démocratique amazigh. Le discours amazigh devrait
être nationaliste, universel et humaniste. Son objectif devrait être l’instauration de la démocratie dans tous les pays du Maghreb ! ». Ainsi, cher Ahmed, tu enfonces le clou arabe dans ton pied !

D’abord tu te permets de porter un jugement sur la Kabylie et les Kabyles alors que tu les connais très peu et ensuite n’étant pas directement concerné puisque tu n’es pas Kabyle, tu n’as aucune légitimité à te prononcer sur ce sujet. Car si tu connaissais la Kabylie, tu saurais que ce territoire et son peuple ont toujours vécu « indépendants », comptant d’abord sur eux- mêmes et qu’ils n’ont jamais accepté la colonisation par qui que ce soit.

Par ailleurs, si quelque part dans Tamazgha il y des Amazighs qui ne veulent plus être colonisés ni par les Arabes ni
par personne d’autre, pourquoi cela te dérangerait-il ? Ceux qui, de l’Azawad à la Kabylie veulent vivre libres, eux ne t’empêchent pas de rester colonisé si cela te comble. Et ces Amazighs qui veulent se décoloniser, ils le font conformément au droit international qui reconnait à tous les peuples du monde, le droit de disposer d’eux-mêmes, autrement dit le droit à l’autodétermination. Je me permets de t’apprendre aussi que dans les faits, « tamurt n iqvayliyen » (le pays kabyle) a toujours été « séparé » de « l’Algérie arabe » par son histoire, par sa langue, par sa culture, par son mode de vie et par son projet de société laïque, démocratique et ouvert sur le monde. Et le régime arabo-islamique algérien a toujours puni la Kabylie et les Kabyles pour leur attachement à leur singularité.

C’est surtout de cette féroce répression anti-kabyle que tu aurais dû parler, comme tu aurais dû saluer le combat inlassable
des Kabyles pour l’amazighité, pour les libertés, pour les droits humains et pour l’état de droit.
Et toi, Ahmed Assid, qu’on présente comme un « intellectuel et militant amazigh », tu te ranges du côté de l’oppresseur, du plus fort, du côté de l’arbitraire, contre la victime ! Pour plaire à qui ? à ta « séïda » du jour ? ou à d’autres « séïds » cachés ?

Si je réagis à tes propos, ce n’est pas parce que je serais membre du MAK (mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie), ou indépendantiste mais c’est parce que tes propos sont injustes, contraires au débat démocratique et négateurs du droit, en somme je réagis en tant que défenseur des droits et des libertés. Et à ce titre, je défends le droit des Kabyles et de tous les Amazighs d’exprimer librement leurs idées, de défendre leur projet politique ou autre, à la seule condition que cela soit conforme au droit international. Et c’est le cas pour les Kabyles.

Concernant « la démocratie, l’universalisme, l’humanisme et le nationalisme », tu devrais tenter de les apprendre à tes « frères » arabes comme tu essayes de les éduquer à la laicité. Mais en dix ans d’efforts tu n’as pas réussi à faire avancer d’un millimètre la laicité chez eux car ils n’en veulent pas, tu les offenses même avec cette idée, un peu comme si tu essayais de leur vendre
du cochon.

Quant aux Amazighs, leur longue histoire, de ses premiers balbutiements jusqu’à nos jours, est riche en témoignages de leur attachement viscéral aux valeurs humaines. C’est à un poète Amazigh de l’époque romaine, Terence-Afer, que l’on doit cette belle expression : « je suis homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger ». Et chez les Amazighs, il n’y a ni prison, ni peine de mort. Y a-t-il plus humain, plus civilisé que cela ? Et aujourd’hui, les Amazighs sont toujours aux avant postes pour défendre et promouvoir les principes de la justice, les droits et les libertés, à commencer par ceux des femmes, contre les obscurantistes
islamistes et les régimes araboislamiques anti-démocratiques.

Et pour ce qui est du « nationalisme », tu sembles le limiter aux frontières des Etats récemment fabriqués par la
France, quand d’autres comme moi, le voient et le vivent à l’échelle de Tamazgha.

Te voilà donc, cher Ahmed habillé en nationaliste marocain, prêt à défendre des frontières coloniales qui séparent les Amazighs les uns des autres, contre leur volonté. En tant qu’observateur de la société, tu devrais savoir que les Amazighs sont de vrais patriotes amoureux de leurs pays, parce qu’ils sont les autochtones, parce que c’est leur terre, léguée par leurs ancêtres. Pendant
que les Amazighs combattaient contre l’occupant français, les « arabes marocains » négociaient la protection de la France. Tu le sais ça, Ahmed ! C’est écrit dans les livres d’histoire.

Sans que personne ne t’ait posé la question, tu t’es étalé et tu t’es couché devant ton interlocutrice ravie de t’entendre lorsque tu affirmes ce gros mensonge : « Pour les Amazighs, l’arabe est aussi leur langue depuis des siècles, ils la respectent et la considèrent comme égale à leur propre langue ». Comment as-tu fait cher Ahmed, pour savoir que « pour les Amazighs, l’arabe est aussi leur langue » ? Sur quelle étude, sur quel sondage t’es tu basé pour dire que les Amazighs considèrent la langue arabe comme la leur et « égale » à leur propre langue ?
Comment pourrais-je respecter, aimer la langue arabe ou n’importe quelle autre langue étrangère quand on me l’impose par tous les moyens au détriment de ma langue maternelle ?
C’est comme si on cherchait à faire disparaitre ma mère pour la remplacer par une autre femme ! Comment veux-tu que j’aime cette femme à la place de ma mère que l’on essaye de tuer ? C’est une violence inouie ! La vérité que tu connais mais que tu feins d’ignorer cher Ahmed, c’est que les Amazighs ont une langue qui est propre à eux, issue de leur propre génie et ils ont appris d’autres langues étrangères dont l’arabe, le français, l’espagnol, etc.

Encore une fois, tu es libre cher Ahmed, d’aimer la langue arabe, même au point de la préférer à ta langue maternelle, tu peux même déclarer que tu es un « arabe », cela est ton droit le plus absolu, mais vouloir étendre tes choix personnels à tous les Amazighs, c’est une tentative de manipulation grossière, insensée et inacceptable ! Et n’essaye pas de retourner l’argument
contre les Amazighs qui utilisent le français, l’anglais ou l’espagnol, car ce sont ces langues qui nous ont aidés à découvrir les vérités cachées et l’expérience prouve que généralement, les Amazighs qui utilisent l’arabe deviennent arabisés alors que les Amazighs qui utilisent le français, l’anglais ou l’espagnol ne deviennent pas des Français, ou des Anglais ou des
Espagnols.

Pour l’anecdote, quand j’étais collégien en Kabylie, lorsque l’enseignant syrien nous parlait de nos origines de « Sham » dans les cours d’histoire, sous la table je lisais un livre d’histoire écrit en français qui me parlait des « Berbères ». Ainsi, l’enseignant arabe dans sa langue essayait de manipuler mon cerveau et de brouiller la mémoire de mon peuple, tandis que le livre en français éclairait mon passé et m’a aidé à poursuivre mon chemin en tant que moi-même, Kabyle et Amazigh. Tu vois là tout un monde de différence ! Et tant que la langue arabe sera utilisée comme un instrument pour me dominer, je la refuserai comme je refuse
toute forme de domination.

Avec tes connaissances et ton leadership, je m’attendais à ce que tu sois cet éclaireur authentique dont les générations d’Amazighs en quête de savoir ont besoin, mais malheureusement, toi et les autres « imeghrabiyen », démo-crottes, pardon « démocrates »
capitulards, vous prêtez main forte aux ennemis de Tamazight.

En tant qu’Amazighs ou seulement partisans de la démocratie et des droits humains, vous devriez plutôt dénoncer l’état de marginalisation et d’oppression dans lequel se trouvent Tamazight et son peuple, dénoncer l’exclusion de Tamazight et son remplacement forcé par l’arabe au moyen de la religion islamique, de l’école, de la télévision, des journaux, etc. Vous devriez dénoncer le racisme du gouvernement marocain qui a adopté une nouvelle carte d’identité qui exclut Tamazight au mépris de la Constitution et de la loi, dénoncer l’infâme décision du ministre Amzazi qui a refusé de donner le nom de « Tawgrat », la poétesse et héroine amazighe de l’Atlas au nouveau Lycée de Tighessaline, vous devriez appeler à la libération des détenus politiques Rifains, etc.

La liste des méfaits du Makhzen contre tout ce qui est amazigh est malheureusement longue.
Tu es obligé de reconnaitre, cher Ahmed, que cette fois-ci tu as été mauvais, très mauvais, tu n’as jamais été aussi mauvais, un cauchemar pour les Amazighs ! Mais un moment de bonheur pour les islamo-panarabistes et pour la présentatrice de « Sky News Arabia » qui souriait tout le temps et qui t’a d’ailleurs félicité, jugeant que tes propos étaient « une analyse très progressiste ». A ta place je me méfierais des flatteries des ennemis de l’amazighité.

Depuis que j’ai découvert sur Amazighworld.org cet extrait de la chaine « Sky News Arabia », je suis retourné plusieurs fois sur ce site en espérant trouver une mention que c’est un canular.

Mais hélàs non, apparemment c’est un fait bien réel. Et au final, je suis profondément déçu par le fait que certaines personnalités amazighes respectées comme toi Ahmed, aient fini par succomber aux sirènes panarabistes et makhzeniennes. Par la carotte ou le bâton, les ennemis de l’amazighité ont transformé « Assid », la lumière en Tamazight du Moyen-Atlas, en « Aasid », la bouillie arabe !

Je n’aime pas donner des conseils mais ton dérapage sur « Sky News Arabia » mérite cher Ahmed, que tu présentes tes excuses au(x) peuple(s) amazighs. On tournerait alors vite cette triste page.

Je cherchais à terminer ce texte par un mot optimiste et je viens de le recevoir par un ami qui dit : « si l’arabe est la langue du paradis (d’après les musulmans), Tamazight est la langue de ma mère, et le paradis se trouve sous les pieds de ma mère ». Un bel hommage à Tamazight langue, femme, terre…


NB : Il y a 3 jours j’ai demandé à la direction de « Sky News Arabia » un temps d’antenne pour exprimer un autre point de vue par rapport à celui de Ahmed Assid. J’attends toujours sa réponse.
30/03/2021

Belkacem Lounes
Kabyle, Amazigh,
Professeur d’Economie, défenseur des droits des Amazighs

Ahmed Assid est présenté par Wikipédia comme un « intellectuel berbère du Souss, né à Taroudant, écrivain et militant politique marocain amazigh ». Il s’est surtout fait connaitre par ses critiques de l’islam.
https://amazighworld.org/news/index_show.php?id=642844

Israël, l’ennemi des Algériens, leur livre gratuitement un cargo de vaccins !

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Shamy Chemini
Shamy Chemini Photographie Samir Hamma

Dernière minute

Hier, l’Etat hébreu, tant haï des Algériens, a envoyé par l’intermédiaire du Brésil, un avion-cargo de vaccins à l’Algérie. Et ceci gratuitement…

A force de vivre sous la colonisation arabo-islamiste, les Kabyles sont devenus leurs propres ennemis. Chaque fois qu’une militante ou un militant indépendantiste s’exprime, cela devient un drame. Les Kabyles ont oublié qu’ils sont des hommes libres, que chacun peut s’exprimer à son aise, mais hélas nous vivons un syndrome de Stockholm. Nous reproduisons inconsciemment ce que nous font subir nos bourreaux colonialistes islamo-arabes.

Je pense que le monde entier sait que le nord de l’Afrique est et restera amazigh et que les Kabyles qui refusent l’indépendance de la Kabylie ne sont rien de moins que des traîtres collaborateurs. Les Kabyles, comme certains chefs de partis politiques, sont tellement imprégnés de l’idéologie du colonisateur, qu’ils en sont arrivés à douter de ce qu’ils sont.

Ces KDS se disant docteurs, ayant obtenu leurs diplômes par la grâce de Larbi Berkhir, lui ont livré pieds et poings liés leurs frères kabyles.

D’autres ont juré adorer la Kabylie, mais ont fini par embrasser Sellal, demandé pardon au fauteuil de l’ex-président et choisi de se faire enterrer dans leurs pays d’accueil. Mensonges !

Arrêtons, il y aurait trop de choses à dire.

Cette génération de traîtres des années 80 – sauf un certain nombre qui ne mérite pas ce qualificatif – a fait perdre leurs repères aux générations futures.

Si aujourd’hui nous parlons encore un peu kabyle, c’est grâce aux femmes et aux chanteurs et même si certains ont fait quelques erreurs, ils sont pardonnables, car leurs actions ont été plus positives que négatives. Ces artistes ont privé leurs enfants du confort afin de pouvoir produire leurs chansons avec leurs propres deniers.

Majoritairement, ils sont détestés par le pouvoir et certains sont décédés sans jamais être passés à la télévision de leur propre pays, réservée aux artistes du Moyen-Orient au détriment de la chanson kabyle.

Depuis toujours, pour une grande partie de ceux qui se disent Arabes, le rêve est de faire disparaître la Kabylie et ses habitants. Ce docteur sans diplôme, qui se dit génial, est soit un ignorant soit un traître. Il n’en demeure pas moins qu’à l’image de son aîné, il fait du tourisme politique à Marseille. A sa place, je me pendrais au bout d’une corde en place publique !

En 1990, avec l’arrivée du terrorisme et de ses complices, ces ennemis ont créé les patriotes, non pour protéger la Kabylie, mais pour la désarmer afin qu’elle ne puisse se défendre contre le danger et aujourd’hui, nous sommes en plein péril.

Des Kabyles qui se pensent malins nous parlent de gaz et de pétrole ; soyons sérieux :

1) La Kabylie n’en a jamais bénéficié

2) Ceux qui ont exploité cette manne pétrolière et gazière ont amené l’Algérie au fond du gouffre. De plus, l’avenir appartient aux énergies renouvelables et l’énergie fossile sera en fin d’utilisation d’ici quelques années, remplacée et inutile. Évidemment, aucune substitution n’a été préparée par le pouvoir en place.

Pour rappel : depuis 1967, l’Algérie pour survivre, a recours à 90% de son importation alimentaire et ne parlons pas du reste !

3) Avant l’événement des énergies fossiles, la Kabylie a toujours vécu de la force de ses bras et de son intelligence. Aujourd’hui, beaucoup de grands savants répartis à travers le monde, dont la France, en sont issus.

4) Tous les pays musulmans réunis possèdent la moitié de la richesse mondiale et ne fabriquent pas une trottinette.

5) Récemment, la majorité des pays soi-disant arabes, sont devenus par la force des choses, des amis d’Israël. L’histoire retiendra qu’en 1967 et 1973, 200 millions d’Arabes se sont fait écraser par 5 millions d’Israéliens. Lorsqu’un Kabyle se rend en Israël, tous les Algériens crient au scandale, y compris les KDS. Si l’Algérie attaquait ce pays, elle serait balayée en 24h.

Les Israéliens ont produit un vaccin contre la Covid 19, vacciné toute leur population et hier ont offert à l’Algérie une cargaison de vaccins.

L’ogre président algérien va en Allemagne se faire soigner en disant que lui n’ira pas en France et que c’est la nouvelle république ! Cet abruti, pur produit du FLN, nous prend pour des imbéciles.

6) Lorsque la Kabylie sera indépendante, celui ou celle qui prendra la nationalité kabyle sera chez lui. Les autres seront des étrangers devant posséder une carte de séjour renouvelable tous les ans et payante. Pour les Kabyles vivant à l’étranger, y compris l’Algérie, rien de changé. Rien de bien difficile à comprendre ; cette pratique est en cours dans le monde entier.

La fourberie des pasodobles arabes a assez duré, ils prennent bien d’autres nationalités mondiales pourquoi pas la nationalité kabyle ?

Et c’est bien le dernier de leur souci de savoir comment nous allons vivre ! Alors, nous indépendantistes, nous leur disons que cela suffit, qu’il est temps qu’ils quittent nos terres ancestrales et notre identité. Ce que nous voulons vivre ne regarde que nous.

Un pouvoir assassin de ses propres enfants ne se soucie pas de ce qu’ils vivent puisqu’il les tue. L’indépendance nous permettra de récupérer nos terres, d’organiser le vote démocratique kabyle et non arabe puisque c’est la religion qui règle les problèmes. Lorsqu’ils n’y arrivent pas avec leur religion, ils cherchent la solution chez les Occidentaux pour se nourrir ou se faire soigner. Notre indépendance ne sera plus leur problème, mais le nôtre.

Comme disait un proverbe : charbonnier est maître chez soi.

Aujourd’hui, si nous ne sommes pas assez unis, il faut bien comprendre que c’est en partie la responsabilité du colonisateur qui a fait et fait tout pour nous dresser les uns contre les autres.

De plus, la Kabylie a toujours eu une sensibilité plurielle.

Âgé de soixante-seize ans, je ne pense pas que l’on fasse d’omelette sans casser d’œufs. Contre la France, nous avons pris les armes pour libérer le pays, alors ce ne sont pas des va-nu pieds ignorants qui devraient nous faire peur ! Le lièvre n’impressionne pas le lion.

Les générations futures prendront les décisions. Je ne serai plus là, pas plus qu’au paradis des musulmans, car comme au père Noël, on ne peut guère y croire, passé l’âge de raison.

Pour ceux qui pensent avoir des solutions pour l’indépendance, c’est le moment de partager leurs idées sans attaquer personne sauf les KDS.

Je n’ai jamais caché mes idées et j’ai produit pour la culture kabyle, plus que la moitié de ceux qui passent leur temps à critiquer. Ce que j’avance est vérifiable. Ceux qui ne me connaissent pas peuvent chercher sur Internet, ils comprendront mieux ma position.

Shamy Chemini

Co-fondateur des Abranis, auteur-compositeur, écrivain,

réalisateur, créateur de quatre radios libres (années 80)

16 mars 2021

La police algérienne enlève leurs robes aux femmes Kabyles…

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Rob kabyle


Le pouvoir et la police algérienne ont dépassé les limites du ridicule.
A défaut de se battre contre les terroristes, au cours d’une manifestation le 22 février à Alger, ils ont enlevé leurs robes aux femmes kabyles.
Certes, le monde entier sait que les Arabes enferment, voilent et battent leurs femmes ; une façon de prouver leur amour !

Je m’adresse à tous les Kabyles au service de ce pouvoir :
Demain, ce sera votre mère, votre femme ou votre sœur qui sera violée sur la place publique.
Aux Kabyles de service, je souhaite la rage et une mort sordide.

Policiers, vous avez montré votre vrai visage, hideux et mortifère. Le monde regarde de quoi vous êtes capables. A défaut de vous battre à armes égales contre vos semblables, vous avez osé humilier nos femmes par racisme, haine, jalousie. Sachez que si elles avaient été armées, elles vous auraient exterminés.

Vous vous dites Arabes, vous n’avez ni dignité ni honneur.
Votre fantasme est d’aller rejoindre votre paradis et vos 72 vierges… Espérez, espérez et croyez au père Noël !
Comme il n’y a ni paradis ni vierges, vous finirez en poussière mangés par les fourmis. S’il y en avait un de paradis, vos actes vous mèneraient directement en enfer.

Aujourd’hui en Algérie, la justice est rendue selon la catégorie sociale, la sensibilité politique.
Encore que, comme chacun sait, la vraie justice n’existe pas comme dans tous les pays arabes ou islamiques. Les plus réprimés sont les indépendantistes qui n’ont droit ni à un avocat ni à aucune liberté quelconque. Nous vivons dans un monde à l’envers.

Les Imazighenes, sur le sol de leurs ancêtres depuis toujours, sont opprimés, emprisonnés, torturés par les barbares venus du Moyen-Orient.

Que cette bande de sauvages, sache qu’elle payera très cher, un jour ou l’autre, ses actes abjects. La roue tourne ; Rome, le plus puissant empire de l’Histoire s’est fracassé contre les Amazighs.

Le pouvoir algérien et ses esclaves vont devoir, d’ici peu, trouver un endroit où se réfugier, car en Afrique du Nord, ils ne sont pas chez eux et ils le savent.

Nous, les indépendantistes kabyles, ne les laisserons jamais fouler le sol de notre patrie dès l’instant où elle sera indépendante. Qu’ils se préparent à manger des rats, car l’ère du pétrole est finie. Ils regretteront ce qu’ils ont fait de 1962 à nos jours. Qu’ils sachent une fois pour toute qu’en Tamazgha, ils ne sont pas chez eux.

Je tiens à manifester ma solidarité à tous les prisonniers et en particulier aux indépendantistes emprisonnés injustement.

Je m’adresse au trafiquant de drogue à la tête de l’Etat qui revient d’Allemagne pour raisons médicales :
Dans vos déclarations à la télévision algérienne, vous dites souvent le Hirak (Béni). Au même moment votre police s’attaque aux femmes kabyles.
Si vous l’ignorez, internet existe ; de notoriété publique, vous êtes un criminel trafiquant.
Lorsqu’apparaît à la télévision votre hideux visage, la nausée s’installe.
Je ne suis pas voyant, mais la fin est proche.

Durant votre existence, votre présence au pouvoir, vous et vos complices n’avez pas été capables de construire ne serait-ce qu’un hôpital digne de ce nom. Si vous aviez de l’honneur, vous ne montreriez pas votre visage.

Hélas, aujourd’hui l’Algérie collectionne des présidents qui roulent sur des fauteuils pendant que d’autres nations explorent la planète Mars.

Une fois encore, je manifeste mon soutien indéfectible aux militants indépendantistes Kabyles du monde entier.

Vive la Kabylie indépendante

Shamy Chemini
Artiste, écrivain, réalisateur et conteur

Mouloud Mammeri ou l’ancêtre sanctifié

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Mouloud Mammeri

Il y a 32 ans, disparaissait Mouloud Mammeri, figure emblématique de la pensée algérienne contemporaine. “La mort absurde” de cet éminent savant n’a jamais été élucidée. Les versions officielles contradictoires ne pouvaient convaincre personne et, la nature despotique du régime algérien aidant, le doute persiste encore et toujours sur les causes de son accident routier. Chacun sait que le FLN est resté ingrat vis-à-vis de celui dont les textes ont porté haut la voix des combattants. Chacun sait aussi que ce régime machiavélique est capable de tout. C’est un “pouvoir assassin” comme le scandent les Kabyles depuis avril 2001 et comme le déclament tous les Algériens depuis février 2019, reprenant en chœur, la célèbre chanson d’Oulahlou.

Cette tragédie avait eu lieu dans la nuit du 25 au 26 février 1989 près de Aïn-Defla à 200 kms à l’ouest d’Alger. Mouloud Mammeri revenait du Maroc où il avait l’habitude de faire des conférences sur le monde amazigh. En tant que romancier, anthropologue et linguiste, il était sollicité de partout pour aider le public à lever le voile sur la langue et la culture amazighes mises sous une camisole de force. D’abord une camisole de l’ordre colonial puis celle de l’ordre arabocentrique postindépendance. Il était le seul, à l’époque, à pouvoir nous exposer toute l’épaisseur du sens que contenaient les isefra (poèmes), les contes, les récits, les proverbes et autres énigmes qui peuplaient nos imaginaires. Il les collectait avec amour et les semait sereinement, patiemment mais sûrement dans nos têtes convoitées par nos faussaires.

Le drame qui avait frappé notre poète savant s’était produit deux semaines environ après la fondation du RCD (Rassemblement pour la Culture et la Démocratie) créé dans le cadre de l’ouverture de la scène politique algérienne. Un message adressé par lui avait été lu à la tribune des assises de ce parti. L’enthousiasme généralisé qui accompagnait les annonces d’un avènement politique pluraliste s’était brutalement transformé en deuil et en peur des lendemains. Un coup de massue avait subitement percuté la tête de toutes celles et de ceux qui avaient conscience du poids moral et intellectuel de cet écrivain hors normes.

Un chercheur qui, sa vie durant, avait mis au jour le lignage poétique amazigh depuis l’Atlas, le Gourara jusqu’aux sommets du Djurdjura. En les exaltant, il nous fait aimer les vertus du langage et de ses combinaisons précieuses tissées par les créateurs des trois derniers siècles. En mars 1980, il allait à l’université de Tizi Ouzou qui ne portait pas encore son nom pour y exposer, au public estudiantin, le fruit de son travail, le trésor ancestral collecté : « les poèmes kabyles anciens ». Il voulait transmettre les instruments qui permettraient d’en parler scientifiquement, sérieusement. Il voulait nous faire sentir que la signification poétique est un acte de recouvrement de la souveraineté d’un peuple. Il voulait nous montrer, avec la discrétion qui le caractérisait, qu’un beau poème d’où surgissent des variations d’images, des résonances émotionnelles, des enchevêtrements d’idées, peut s’avérer une arme de défense bien plus efficace que n’importe quel attirail idéologique. L’un est une armature de l’intérieur, l’autre un outillage de façade. Le premier une puissance en extension, le second une chimère en compression. Mouloud Mammeri avait été stoppé dans son élan. Sa conférence avait été entravée, la suite, toute volcanique, tout le monde la connait désormais : « le printemps amazigh d’avril 80 avec tous ses bourgeons ».

Mouloud Mammeri, appelé affectueusement dda Lmulud par toutes les générations qui l’ont accompagné ou suivi, nous a offert les clés d’une culture, d’une poésie, d’un patrimoine historique et linguistique que, sans lui, nous aurions perdu à jamais. Il nous a fait sentir et toucher du doigt le monde littéraire de nos ancêtres, leur cosmogonie. Il nous a appris à interroger les textes des pères de nos pères qu’il avait réunis en une somme inégalée de chefs-d’œuvre anciens et contemporains. Il les avait accompagnés d’une série d’éclaircissements éclatant de justesse et de vérité. Une vérité ensevelie par les dominants d’hier et d’aujourd’hui, ceux-là même qui nous disaient que nos ancêtres étaient Gaulois et ceux qui ont pris la relève pour nous rabâcher qu’ils sont Arabes. J’ai eu la chance de connaître dda Lmulud, d’avoir contribué très modestement, un temps, à son travail. À ses côtés, naissaient dans ma tête et dans mes entrailles des univers bouillonnants, multiples, étonnants et qui s’emboîtaient avec congruence au capital culturel appris de ma mère. En moi, une architecture intérieure reprenait forme, un espace de sensibilité gagnait en expansion, des médiations se renouaient pour marier mythes, Histoire et réalités présentes. Un dégagement des structures rigides ancrées par l’école coloniale et postcoloniale s’opérait comme s’étiolent les brumes pour laisser place au dévoilement croissant des sens et du sens.

Formé à la science économique marquée par l’école marxiste et le rationalisme cartésien, je prenais conscience, en découvrant l’univers mammérien, que s’inoculait progressivement en moi une cohabitation concrète de réalités que je croyais incompatibles. Un paysage psychique fait de mélanges, de juxtapositions, de zones d’ombres, d’éclaircies, d’interrogations, s’organisait en mon for intérieur. Je sentais mon esprit se métamorphoser et, à grand coefficient d’accélération, j’accumulais des armes qui m’ont permis d’affirmer de façon détendue ce que je suis : un amazigh.

Merci dda Lmulud, nous sommes nombreux, très nombreux, à tenir de toi la source de nos révélations, à avoir appris de toi comment replacer les pièces du puzzle ancestrale qui nous habite pour mieux l’innover, pour mieux le préserver.

Hacène Hirèche

Non à l’exploitation du gisement minier de Tala-Hemza !

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Tala Hamza

Kabylie : non à l’exploitation du gisement minier de Tala-Hemza sans le consentement préalable, libre et éclairé de la population concernée.

Communiqué du Congrès Mondial Amazigh.

En créant en juin 2020, un nouveau ministère spécialement dédié à l’exploitation minière, le gouvernement algérien a mis en avant son intention de « trouver d’autres ressources naturelles hors hydrocarbures ». De fait, les réserves pétrolières algériennes se réduisent et les cours mondiaux du pétrole sont en chute libre. Le régime algérien habitué aux fastes que lui permettait la
rente pétrolière et gazière, cherche donc de nouvelles sources de revenus. Mais plutôt que de les chercher dans la création de richesses grâce notamment à des ressources humaines bien formées, le gouvernement explore toujours le champ des ressources naturelles facilement et immédiatement exploitables, souvent avec le concours de firmes étrangères.

Le plan stratégique dévoilé par ce nouveau ministère comprend « la relance de la prospection et le développement des mines existantes et récemment explorées ». Ainsi, au lieu d’explorer des alternatives aux énergies fossiles polluantes et qui impactent négativement le dérèglement climatique, l’Algérie accélère la recherche et l’exploitation de nouvelles sources d’énergie fossile.

Pourtant, dans sa Constitution, l’Algérie se dit « préoccupée par la dégradation de l’environnement et les conséquences négatives du changement climatique et soucieuse de garantir la protection du milieu naturel » et en conséquence, favorable au « développement durable ». Au plan international, l’Algérie a ratifié en 2016 l’Accord de Paris sur le climat qui prévoit notamment : « la protection de la santé des personnes, la préservation, la protection et l’amélioration de la qualité de l’environnement, l’utilisation prudente et rationnelle des ressources naturelles, la promotion, de mesures destinées à faire face aux problèmes régionaux et planétaires de l’environnement, et en particulier la lutte contre le changement climatique ». Mais dans la pratique, l’Algérie ignore tout de ses engagements nationaux et internationaux.

Comme l’indique clairement le ministère des mines, l’Algérie se relance intensivement dans les industries extractives. Parmi les nouveaux sites dont l’exploitation est programmée pour le premier trimestre 2021, figure un gisement de zinc et de plomb situé sur le territoire de la Commune de « Tala Hemza », dans la Wilaya (province) de Vgayet en Kabylie. Ce gisement est présenté
comme un des plus grands au monde. Afin d’assurer son exploitation, le gouvernement a déjà créé un joint-venture avec une firme australienne, dénommé « Western Mediterranean Zinc », et a lancé avec l’université de Vgayet et des partenaires privés, un plan de formation pour le personnel technique de la future mine de Tala-Hemza.

L’Algérie poursuit la spoliation des autochtones Amazighs en appliquant la législation coloniale française

Tant de précipitation interroge et inquiète la population, qui n’est ni informée, ni consultée. Et comme à son habitude, le gouvernement algérien tente d’imposer le fait accompli et se donne une pseudo-légalité en se référant à sa loi minière n° 14-05 du 24/02/2014 dont l’article 2 indique:

« Sont propriété publique, bien de la collectivité nationale, les substances minérales ou fossiles découvertes ou non découvertes, situées dans l’espace terrestre national du sol et du sous-sol ou dans les espaces maritimes relevant de la souveraineté de l’Etat algérien ou du droit algérien ». Or il est important de noter que la source de cette loi est le droit français qui servait à exproprier les autochtones de leurs terres et ressources naturelles durant la période de la colonisation française.

Autrement dit, l’Algérie poursuit la spoliation des autochtones Amazighs en appliquant la législation coloniale française.

En revanche, le droit international est totalement ignoré, certainement parce qu’il est en faveur des propriétaires autochtones, notamment les articles 1 et 2 du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels et les articles 19, 26, 29 et 32 de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.

Ces articles indiquent notamment que « les peuples autochtones ont le droit aux terres, territoires et ressources qu’ils possèdent et occupent traditionnellement », qu’ils « ont le droit de posséder, d’utiliser, de mettre en valeur et de contrôler les terres, territoires et ressources qu’ils possèdent parce qu’ils leur appartiennent ou qu’ils les occupent ou les utilisent traditionnellement ».

Ces articles précisent également que les peuples et communautés autochtones ont « le droit d’assurer librement leur développement économique, social et culturel » et dans ce but, ils « disposent librement de leurs richesses et de leurs
ressources naturelles » et « en aucun cas, un peuple ne pourra être privé de ses propres moyens de subsistance ». Enfin, le droit international énonce l’obligation pour les Etats et les entreprises d’obtenir des peuples et communautés autochtones concernés, « leur consentement, donné librement et en connaissance de cause, avant l’approbation de tout projet ayant des incidences sur
leurs terres ou territoires, notamment en ce qui concerne la mise en valeur, l’utilisation ou l’exploitation des ressources minérales, hydriques ou autres ».

En conséquence, en voulant s’approprier indûment les terres et territoires de la communauté kabyle concernée, en ne prenant aucune initiative en vue d’informer de manière complète et transparente et de consulter de bonne foi, en vue d’obtenir le consentement éventuel de cette communauté, le gouvernement algérien agit en dehors de la légalité internationale.

Conformément à sa mission, le Congrès Mondial Amazigh (CMA) actionnera tous les moyens légitimes au niveau local et international, afin que le droit international s’impose dans l’intérêt de la communauté kabyle concernée. Le CMA qui travaille sur les questions des terres, territoires et ressources naturelles des Amazighs depuis plus de vingt ans, se tient aux côtés de la communauté kabyle de Tala-Hemza et de la région, et lui recommande :

  • de désigner librement ses représentants pour assurer le suivi de ce projet,
  • de décider que seuls les représentants dûment désignés par la communauté pourront être en
    contact avec les autres parties intéressées (le gouvernement, les entreprises…),
  • de réclamer une étude de faisabilité et d’impact de ce projet, avec ses volets technique, financier,
    économique, social, et environnemental,
  • cette étude devra être effectuée par un organisme qualifié et indépendant, autrement dit
    international,
  • informer régulièrement les populations locales en langue amazighe-kabyle.

Paris, 21/01/2971 – 02/02/2021
Le Bureau du CMA.

Rapport Stora : le rôle des Amazighs largement minimisé

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Elysée

Le Congrès Mondial Amazigh adresse une lettre au Président de la République française Emmanuel Macron en date du 22 janvier pour dénoncer le manque de neutralité et le minimalisme de Benjamin Stora sur la question des Amazighs. Missionné par l’Etat, l’historien présente un rapport qui minimalise et occulte la moitié des citoyens citoyens français et immigrés d’origine nord-africaine en France. Une série de mesures sont proposées pour que les Amazighs de France soient mieux valorisés et davantage écoutés jusqu’aux sommets de l’Etat.


A votre demande, l’historien Benjamin Stora, vient de vous remettre un rapport sur « les questions mémorielles portant sur la colonisation et la guerre d’Algérie ». Dans votre lettre de mission vous écriviez en juillet 2020: « Je souhaite m’inscrire dans une volonté nouvelle de réconciliation des peuples français et algérien ».

Après lecture du rapport de M. Stora et en tant qu’organisation de protection et de promotion des droits des Amazighs (Berbères), nous souhaitons attirer votre attention sur un certain nombre de points qui nous paraissent essentiels.

Tout d’abord il nous parait très important de rappeler que les Franco-Amazighs (ou Franco-Berbères) représentent environ la moitié des citoyens français et immigrés d’origine nord-africaine en France. Cette communauté présente en France depuis près d’un siècle, reste attachée à sa culture d’origine tout en étant complètement en phase avec les valeurs républicaines, dont la laïcité.

Notre première remarque porte sur l’objectif de la « réconciliation » entre les peuples français et algérien, suite à la colonisation et à la guerre d’Algérie. Nous affirmons que s’il y a désaccord ou conflit, ils ont lieu entre les Etats et non entre les peuples et cela n’est aucunement dû à la période coloniale ou à la guerre.

Ce passé a certes connu des traumatismes, mais pour les générations post-1962, il fait partie de l’histoire et n’est pas ou n’est plus traumatisant. L’Allemagne et la France ont connu probablement pire, mais aujourd’hui ce sont deux amies inséparables, alors pourquoi pas l’Algérie ? D’ailleurs en Algérie, il n’y a pas de haine anti-Français. Aucun Français en visite en Algérie n’a témoigné d’un acte raciste ou vexatoire dans ce pays.

Même les chefs d’Etat français qui se rendent en Algérie, sont fortement applaudis par la population, beaucoup plus applaudis que les chefs d’Etat algériens qui sont pourtant chez eux. De plus, les gouvernements algériens sans exception, ont toujours instrumentalisé la guerre d’indépendance de l’Algérie et la colonisation pour essayer de cacher leur gouvernance autoritaire et corrompue et leur absence de projet. Et par conséquent, pour les Algériens, le vrai problème, c’est le gouvernement de leur pays.

En revanche, ce que les Algériens et particulièrement les Amazighs souhaiteraient, c’est que la France n’apporte plus son soutien inconditionnel au régime militaire anti-démocratique algérien qui opprime les Amazighs, qui viole gravement les droits de l’homme et les libertés fondamentales ; qu’elle soutienne les porteurs d’un projet de développement progressiste et laïque, qu’elle ne ferme pas ses frontières de façon aussi hermétique et que chez elle, elle ne soit pas aussi laxiste et généreuse envers les islamistes.

De même en France, bien qu’instrumentalisé par les islamistes, ce n’est pas le passé colonial de la France qui pose problème aux jeunes générations issues de l’immigration nord-africaine. Le flou identitaire, la relégation sociale, le racisme sont notamment de vrais motifs de mécontentement.

Pour preuve, les discours et les actes symboliques de « repentance » consentis ces dernières années par la France à l’égard de l’Algérie, ont eu lieu dans l’indifférence la plus totale.

Ensuite, il nous parait essentiel de porter à votre connaissance que l’image d’une Algérie unique et uniforme, avec un seul peuple « arabe et musulman » ne correspond en rien à la réalité, ni celle d’hier, ni celle d’aujourd’hui, ni celle de demain. Les Amazighs d’Algérie, dont les Kabyles, les Chawis, les At-Mzab… ne sont pas des Arabes, ni tous des musulmans. Ils constituent le peuple (ou les peuples) autochtone de ce pays qui se distingue par son histoire, ses croyances, sa culture et sa langue propres et qui a toujours joué un rôle décisif notamment dans les moments clés de l’histoire.

A force de luttes, les Amazighs ont obtenu la reconnaissance de la co-officialité de leur langue à côté de la langue arabe en Algérie et au Maroc et d’autres reconnaissances de leur identité sont à venir. Il est donc temps que la France cesse de traiter les pays d’Afrique du nord comme des pays « arabes ».

A cet égard, le rapport de Benjamin Stora minimise largement le rôle des Amazighs (des Kabyles et des Chawis en particulier) dans l’histoire récente de l’Algérie (par exemple dans la création du mouvement national et dans la guerre pour l’indépendance) et cela est regrettable. En réalité, l’Aurès (pays des Chawis dans l’est de l’Algérie) et la Kabylie ont été les fers de lance de la résistance à la colonisation française et à toutes les colonisations et en conséquence, ce sont leurs peuples qui ont enduré les plus grandes
souffrances.

Enfin, en lien avec les recommandations contenues dans le rapport de Benjamin Stora, voici nos positions et nos propositions :

  • Nous soutenons l’idée d’un « Traité de réconciliation et d’amitié avec l’Algérie à l’occasion du soixantième anniversaire de l’indépendance de l’Algérie en 2022 », mais à condition que les Amazighs de France et d’Algérie soient partie prenante de la rédaction de ce Traité.
  • Nous souhaitons équilibrer la recommandation de « la construction d’une stèle, à Amboise, montrant le portrait de l’Emir Abdelkader, au moment du 60e anniversaire de l’indépendance de l’Algérie en 2022 » par la construction d’une stèle dédiée à Fadma N Sumer, première femme cheffe de guerre kabyle, contre l’armée française ou de Slimane Azem, immigré kabyle, grand poète mort et enterré en France, arbitrairement banni de son pays par le gouvernement algérien.
  • Nous soutenons « la création d’un fonds permettant la traduction du français vers l’arabe, et de l’arabe vers le français, d’œuvres littéraires, et à caractère historique », à condition qu’il en soit de même pour la langue amazighe, c’est-à-dire des traductions du français vers tamazight et de tamazight vers le français.
  • Nous demandons également au gouvernement français à ce que les enseignements de la langue amazighe et de l’histoire de l’Algérie et de l’Afrique du nord dans les écoles françaises soient mis en œuvre en respectant la rigueur scientifique, sans aucune interférence idéologique ou diplomatique.
  • L’enseignement de l’histoire devra nécessairement évoquer le peuple autochtone Amazigh nord-africain, depuis la plus haute antiquité à nos jours, en passant par les rois numides qui ont résisté à l’empire Romain, Saint-Augustin icône du catholicisme, la reine Dihya (Kahena) qui a combattu les invasions arabes… jusqu’à Zinedine Zidane.

C’est cette histoire-là qui aidera les jeunes issus de l’immigration nord-africaine à retrouver les « repères identitaires » qui leur font défaut et à combattre l’idéologie islamiste.

Enfin, dans la mesure où vous avez reçu à plusieurs reprises les représentants du culte musulman en France, nous vous demandons Monsieur le Président, de bien vouloir recevoir une délégation de représentants de la communauté amazighe de France.

Cette rencontre nous parait hautement nécessaire, car elle nous permettra de vous apporter un autre éclairage fort utile afin de mieux appréhender la réalité complexe notamment sur les sujets abordés dans cette lettre.

Le rapatriement de Jugurtha avant la chute de Rome

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Jugurtha
Jugurtha

Bienvenue Cicnaq

Avant toute chose, mes remerciements à toutes les personnes qui ont fait le nécessaire afin de rétablir notre histoire en érigeant la stèle de Cicnaq à Tizi Ouzou.

Je m’adresse aussi à tous ceux qui ont la possibilité de faire rapatrier les restes des ossements de Jugurtha, petit-fils de Massinissa, qui se trouvent à Rome en Italie comme tous nos illustres ancêtres que les différents envahisseurs ont voulu faire disparaître.

Les arabo-islamistes ont fait encore plus fort dans le mensonge et la falsification que tous les autres occupants. Leur stupidité n’a eu aucune limite…

Ils ont voulu faire croire qu’avant l’invasion de l’islam à coups de sabres, l’Afrique du Nord était déserte. Et voilà que Cicnaq vient les ridiculiser !

Je reste rêveur. Comment se fait-il que le grand criminel, voleur, en Algérie et bien qu’il soit nain, ne soit pas encore jugé ? Bouteflika ainsi que son frère et leurs complices doivent débarrasser l’Afrique du Nord de leurs souillures. Il faut aussi détruire la stèle du traître, l’émir Abdelkader.

Pour information, son arrière-petit-fils, Medhi Abdel Kader, dit le Kid, né à Beyrouth en 1924, a quitté la Syrie en 1944 et s’est engagé dans la Légion étrangère avant d’intégrer l’Ecole militaire de Saint-Cyr. Il fut ensuite cascadeur, guide, restaurateur, avant de s’installer dans les Alpes au village de Saint Julien en Beauchêne. A quatre-vingt-sept ans, il n’avait jamais mis les pieds en Algérie ni revendiqué ses racines, restant fidèle à la traîtrise familiale de son ancêtre.

Lorsque les irresponsables algériens parlent de leur nationalisme, c’est comique.

Depuis 1962, ils n’ont fait que piller le pays et tenter d’effacer l’histoire du nord de l’Afrique, tout en accusant les Kabyles de tous les maux ! Les traîtres au pouvoir sont capables des crimes les plus inavouables.

Quant aux algérianistes, il va falloir qu’un jour ils se prononcent sur leurs origines. Ou ils sont Amazighs et doivent prendre la nationalité ou dans le cas contraire, il faut leur délivrer une carte de séjour s’ils restent vivre en Afrique du Nord. Lorsqu’ils vivent dans des pays étrangers, ils prennent la nationalité si le pays la leur délivre.

Nous ne pouvons avoir confiance en ceux qui nous colonisent. Il est temps que nous, Amazighs, cessions notre naïveté, construisions solidement nos identités avec notre histoire et nos racines. Pour se faire, il faut passer par la création d’états-nations et réaliser les Etats-Unis Amazighs. Il est indispensable de préserver la richesse, la diversité de notre culture
linguistique entre autres.

Shamy Chemini
Co-fondateur du groupe Les Abranis
Auteur, compositeur, écrivain, réalisateur
14 janvier 2021

Jugurtha Kabyle.com
Jugurtha, petit-fils de Massinissa

La statue de Cacnaq à Tizi-Ouzou

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Cacnaq 1er Tizi-Ouzou

Une statue du pharaon amazigh Chachnaq (Cacnaq) sera érigée au centre-ville de Tizi-Ouzou en Kabylie à l’occasion du nouvel an amazigh 2971 ce mardi à proximité du musée de la ville. Elle a été sculptée par l’artiste-plasticien kabyle Hamid Ferdi à Larbaa Nath Irathen.

La représentation du roi amazigh a été élaborée après un fastidieux travail de recherche dans les différents musées en Egypte et en France par le Dr Hareche, qui a établit le portrait de Chachnaq et photographié des objets qui lui ont appartenu.

Professeur en histoire de l’Antiquité, spécialisé dans l’histoire de la Numidie, il est également l’auteur de plusieurs ouvrages et publications, dont La guerre de Yugurten, Le règne de Massinissa avant la mort de Juba 1er, Takfarinas, L’origine des berbères, Numidia, etc.

Chacnaq 1er (Sheshonq) , pharaon d’Egypte serait le Sesaq ou Shishak (שִׁישַׁק) de la Bible hébraïque, fondateur de la 22ème dynastie, 950 ans avant Jésus-Christ. D’abord prince d’Héracléopolis issu de riches familles Libyennes fortunées du Delta, fils de Nimlot grand chef Meshwesh, il fonde après sa victoire sur Ramses 2 la 22ème dynastie de pharaons. Il aurait d’après les textes bibliques envahit le royaume de Juda et assiégé Jérusalem avant de réunifier l’Egypte.

Les anciens Egyptiens ont commencé à utiliser le calendrier agraire amazigh depuis 2971 ans.

Voeux de Shamy Chemini

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Shamy Chemini à Honfleur
Shamy Chemini à Honfleur - Photographie Samir Hamma

Mes vœux 2021

L’année 2021 est arrivée.

A cette occasion, je souhaite la peste, le choléra et même la rage à tous les irresponsables qui ont pris en otage l’Algérie depuis 1962 à nos jours.

Ben Bella, première dictature d’un âne bâté ; Boumediene, la seconde d’un criminel notoire, jusqu’à celle du nain qui pillait le pays et a fait tuer en 2001, cent vingt-huit jeunes Kabyles pour se faire plaisir.

A présent, c’est une famille de trafiquants de drogue à la tête de l’Algérie et mon plus ardent espoir est la disparition de ces assassins et des généraux qui les protègent.

Ces irresponsables encouragent la construction de mosquées qui arabisent et abrutissent le peuple, mais continuent d’envoyer leurs enfants étudier en Occident et eux de se faire soigner en Europe.

Bonne et heureuse année à tous les militants indépendantistes, emprisonnés injustement.

Je leur souhaite la liberté retrouvée.

Je présente aussi mes vœux les plus chaleureux aux citoyens du monde. Que 2021 leur apporte paix, santé, prospérité, harmonie et la disparition de leurs dictateurs.

Vive la Kabylie indépendante et qu’importe ce qu’en penseront ceux qui contestent ce magnifique objectif. Je ne tiens pas compte de ceux qui ne veulent pas la liberté des autres peuples.

Shamy Chemini

Artiste, écrivain, co-fondateur du groupe Les Abranis

1 janvier 2021

Météo Kabylie

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