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Non à l’exploitation du gisement minier de Tala-Hemza !

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Tala Hamza

Kabylie : non à l’exploitation du gisement minier de Tala-Hemza sans le consentement préalable, libre et éclairé de la population concernée.

Communiqué du Congrès Mondial Amazigh.

En créant en juin 2020, un nouveau ministère spécialement dédié à l’exploitation minière, le gouvernement algérien a mis en avant son intention de « trouver d’autres ressources naturelles hors hydrocarbures ». De fait, les réserves pétrolières algériennes se réduisent et les cours mondiaux du pétrole sont en chute libre. Le régime algérien habitué aux fastes que lui permettait la
rente pétrolière et gazière, cherche donc de nouvelles sources de revenus. Mais plutôt que de les chercher dans la création de richesses grâce notamment à des ressources humaines bien formées, le gouvernement explore toujours le champ des ressources naturelles facilement et immédiatement exploitables, souvent avec le concours de firmes étrangères.

Le plan stratégique dévoilé par ce nouveau ministère comprend « la relance de la prospection et le développement des mines existantes et récemment explorées ». Ainsi, au lieu d’explorer des alternatives aux énergies fossiles polluantes et qui impactent négativement le dérèglement climatique, l’Algérie accélère la recherche et l’exploitation de nouvelles sources d’énergie fossile.

Pourtant, dans sa Constitution, l’Algérie se dit « préoccupée par la dégradation de l’environnement et les conséquences négatives du changement climatique et soucieuse de garantir la protection du milieu naturel » et en conséquence, favorable au « développement durable ». Au plan international, l’Algérie a ratifié en 2016 l’Accord de Paris sur le climat qui prévoit notamment : « la protection de la santé des personnes, la préservation, la protection et l’amélioration de la qualité de l’environnement, l’utilisation prudente et rationnelle des ressources naturelles, la promotion, de mesures destinées à faire face aux problèmes régionaux et planétaires de l’environnement, et en particulier la lutte contre le changement climatique ». Mais dans la pratique, l’Algérie ignore tout de ses engagements nationaux et internationaux.

Comme l’indique clairement le ministère des mines, l’Algérie se relance intensivement dans les industries extractives. Parmi les nouveaux sites dont l’exploitation est programmée pour le premier trimestre 2021, figure un gisement de zinc et de plomb situé sur le territoire de la Commune de « Tala Hemza », dans la Wilaya (province) de Vgayet en Kabylie. Ce gisement est présenté
comme un des plus grands au monde. Afin d’assurer son exploitation, le gouvernement a déjà créé un joint-venture avec une firme australienne, dénommé « Western Mediterranean Zinc », et a lancé avec l’université de Vgayet et des partenaires privés, un plan de formation pour le personnel technique de la future mine de Tala-Hemza.

L’Algérie poursuit la spoliation des autochtones Amazighs en appliquant la législation coloniale française

Tant de précipitation interroge et inquiète la population, qui n’est ni informée, ni consultée. Et comme à son habitude, le gouvernement algérien tente d’imposer le fait accompli et se donne une pseudo-légalité en se référant à sa loi minière n° 14-05 du 24/02/2014 dont l’article 2 indique:

« Sont propriété publique, bien de la collectivité nationale, les substances minérales ou fossiles découvertes ou non découvertes, situées dans l’espace terrestre national du sol et du sous-sol ou dans les espaces maritimes relevant de la souveraineté de l’Etat algérien ou du droit algérien ». Or il est important de noter que la source de cette loi est le droit français qui servait à exproprier les autochtones de leurs terres et ressources naturelles durant la période de la colonisation française.

Autrement dit, l’Algérie poursuit la spoliation des autochtones Amazighs en appliquant la législation coloniale française.

En revanche, le droit international est totalement ignoré, certainement parce qu’il est en faveur des propriétaires autochtones, notamment les articles 1 et 2 du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels et les articles 19, 26, 29 et 32 de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.

Ces articles indiquent notamment que « les peuples autochtones ont le droit aux terres, territoires et ressources qu’ils possèdent et occupent traditionnellement », qu’ils « ont le droit de posséder, d’utiliser, de mettre en valeur et de contrôler les terres, territoires et ressources qu’ils possèdent parce qu’ils leur appartiennent ou qu’ils les occupent ou les utilisent traditionnellement ».

Ces articles précisent également que les peuples et communautés autochtones ont « le droit d’assurer librement leur développement économique, social et culturel » et dans ce but, ils « disposent librement de leurs richesses et de leurs
ressources naturelles » et « en aucun cas, un peuple ne pourra être privé de ses propres moyens de subsistance ». Enfin, le droit international énonce l’obligation pour les Etats et les entreprises d’obtenir des peuples et communautés autochtones concernés, « leur consentement, donné librement et en connaissance de cause, avant l’approbation de tout projet ayant des incidences sur
leurs terres ou territoires, notamment en ce qui concerne la mise en valeur, l’utilisation ou l’exploitation des ressources minérales, hydriques ou autres ».

En conséquence, en voulant s’approprier indûment les terres et territoires de la communauté kabyle concernée, en ne prenant aucune initiative en vue d’informer de manière complète et transparente et de consulter de bonne foi, en vue d’obtenir le consentement éventuel de cette communauté, le gouvernement algérien agit en dehors de la légalité internationale.

Conformément à sa mission, le Congrès Mondial Amazigh (CMA) actionnera tous les moyens légitimes au niveau local et international, afin que le droit international s’impose dans l’intérêt de la communauté kabyle concernée. Le CMA qui travaille sur les questions des terres, territoires et ressources naturelles des Amazighs depuis plus de vingt ans, se tient aux côtés de la communauté kabyle de Tala-Hemza et de la région, et lui recommande :

  • de désigner librement ses représentants pour assurer le suivi de ce projet,
  • de décider que seuls les représentants dûment désignés par la communauté pourront être en
    contact avec les autres parties intéressées (le gouvernement, les entreprises…),
  • de réclamer une étude de faisabilité et d’impact de ce projet, avec ses volets technique, financier,
    économique, social, et environnemental,
  • cette étude devra être effectuée par un organisme qualifié et indépendant, autrement dit
    international,
  • informer régulièrement les populations locales en langue amazighe-kabyle.

Paris, 21/01/2971 – 02/02/2021
Le Bureau du CMA.

Rapport Stora : le rôle des Amazighs largement minimisé

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Elysée

Le Congrès Mondial Amazigh adresse une lettre au Président de la République française Emmanuel Macron en date du 22 janvier pour dénoncer le manque de neutralité et le minimalisme de Benjamin Stora sur la question des Amazighs. Missionné par l’Etat, l’historien présente un rapport qui minimalise et occulte la moitié des citoyens citoyens français et immigrés d’origine nord-africaine en France. Une série de mesures sont proposées pour que les Amazighs de France soient mieux valorisés et davantage écoutés jusqu’aux sommets de l’Etat.


A votre demande, l’historien Benjamin Stora, vient de vous remettre un rapport sur « les questions mémorielles portant sur la colonisation et la guerre d’Algérie ». Dans votre lettre de mission vous écriviez en juillet 2020: « Je souhaite m’inscrire dans une volonté nouvelle de réconciliation des peuples français et algérien ».

Après lecture du rapport de M. Stora et en tant qu’organisation de protection et de promotion des droits des Amazighs (Berbères), nous souhaitons attirer votre attention sur un certain nombre de points qui nous paraissent essentiels.

Tout d’abord il nous parait très important de rappeler que les Franco-Amazighs (ou Franco-Berbères) représentent environ la moitié des citoyens français et immigrés d’origine nord-africaine en France. Cette communauté présente en France depuis près d’un siècle, reste attachée à sa culture d’origine tout en étant complètement en phase avec les valeurs républicaines, dont la laïcité.

Notre première remarque porte sur l’objectif de la « réconciliation » entre les peuples français et algérien, suite à la colonisation et à la guerre d’Algérie. Nous affirmons que s’il y a désaccord ou conflit, ils ont lieu entre les Etats et non entre les peuples et cela n’est aucunement dû à la période coloniale ou à la guerre.

Ce passé a certes connu des traumatismes, mais pour les générations post-1962, il fait partie de l’histoire et n’est pas ou n’est plus traumatisant. L’Allemagne et la France ont connu probablement pire, mais aujourd’hui ce sont deux amies inséparables, alors pourquoi pas l’Algérie ? D’ailleurs en Algérie, il n’y a pas de haine anti-Français. Aucun Français en visite en Algérie n’a témoigné d’un acte raciste ou vexatoire dans ce pays.

Même les chefs d’Etat français qui se rendent en Algérie, sont fortement applaudis par la population, beaucoup plus applaudis que les chefs d’Etat algériens qui sont pourtant chez eux. De plus, les gouvernements algériens sans exception, ont toujours instrumentalisé la guerre d’indépendance de l’Algérie et la colonisation pour essayer de cacher leur gouvernance autoritaire et corrompue et leur absence de projet. Et par conséquent, pour les Algériens, le vrai problème, c’est le gouvernement de leur pays.

En revanche, ce que les Algériens et particulièrement les Amazighs souhaiteraient, c’est que la France n’apporte plus son soutien inconditionnel au régime militaire anti-démocratique algérien qui opprime les Amazighs, qui viole gravement les droits de l’homme et les libertés fondamentales ; qu’elle soutienne les porteurs d’un projet de développement progressiste et laïque, qu’elle ne ferme pas ses frontières de façon aussi hermétique et que chez elle, elle ne soit pas aussi laxiste et généreuse envers les islamistes.

De même en France, bien qu’instrumentalisé par les islamistes, ce n’est pas le passé colonial de la France qui pose problème aux jeunes générations issues de l’immigration nord-africaine. Le flou identitaire, la relégation sociale, le racisme sont notamment de vrais motifs de mécontentement.

Pour preuve, les discours et les actes symboliques de « repentance » consentis ces dernières années par la France à l’égard de l’Algérie, ont eu lieu dans l’indifférence la plus totale.

Ensuite, il nous parait essentiel de porter à votre connaissance que l’image d’une Algérie unique et uniforme, avec un seul peuple « arabe et musulman » ne correspond en rien à la réalité, ni celle d’hier, ni celle d’aujourd’hui, ni celle de demain. Les Amazighs d’Algérie, dont les Kabyles, les Chawis, les At-Mzab… ne sont pas des Arabes, ni tous des musulmans. Ils constituent le peuple (ou les peuples) autochtone de ce pays qui se distingue par son histoire, ses croyances, sa culture et sa langue propres et qui a toujours joué un rôle décisif notamment dans les moments clés de l’histoire.

A force de luttes, les Amazighs ont obtenu la reconnaissance de la co-officialité de leur langue à côté de la langue arabe en Algérie et au Maroc et d’autres reconnaissances de leur identité sont à venir. Il est donc temps que la France cesse de traiter les pays d’Afrique du nord comme des pays « arabes ».

A cet égard, le rapport de Benjamin Stora minimise largement le rôle des Amazighs (des Kabyles et des Chawis en particulier) dans l’histoire récente de l’Algérie (par exemple dans la création du mouvement national et dans la guerre pour l’indépendance) et cela est regrettable. En réalité, l’Aurès (pays des Chawis dans l’est de l’Algérie) et la Kabylie ont été les fers de lance de la résistance à la colonisation française et à toutes les colonisations et en conséquence, ce sont leurs peuples qui ont enduré les plus grandes
souffrances.

Enfin, en lien avec les recommandations contenues dans le rapport de Benjamin Stora, voici nos positions et nos propositions :

  • Nous soutenons l’idée d’un « Traité de réconciliation et d’amitié avec l’Algérie à l’occasion du soixantième anniversaire de l’indépendance de l’Algérie en 2022 », mais à condition que les Amazighs de France et d’Algérie soient partie prenante de la rédaction de ce Traité.
  • Nous souhaitons équilibrer la recommandation de « la construction d’une stèle, à Amboise, montrant le portrait de l’Emir Abdelkader, au moment du 60e anniversaire de l’indépendance de l’Algérie en 2022 » par la construction d’une stèle dédiée à Fadma N Sumer, première femme cheffe de guerre kabyle, contre l’armée française ou de Slimane Azem, immigré kabyle, grand poète mort et enterré en France, arbitrairement banni de son pays par le gouvernement algérien.
  • Nous soutenons « la création d’un fonds permettant la traduction du français vers l’arabe, et de l’arabe vers le français, d’œuvres littéraires, et à caractère historique », à condition qu’il en soit de même pour la langue amazighe, c’est-à-dire des traductions du français vers tamazight et de tamazight vers le français.
  • Nous demandons également au gouvernement français à ce que les enseignements de la langue amazighe et de l’histoire de l’Algérie et de l’Afrique du nord dans les écoles françaises soient mis en œuvre en respectant la rigueur scientifique, sans aucune interférence idéologique ou diplomatique.
  • L’enseignement de l’histoire devra nécessairement évoquer le peuple autochtone Amazigh nord-africain, depuis la plus haute antiquité à nos jours, en passant par les rois numides qui ont résisté à l’empire Romain, Saint-Augustin icône du catholicisme, la reine Dihya (Kahena) qui a combattu les invasions arabes… jusqu’à Zinedine Zidane.

C’est cette histoire-là qui aidera les jeunes issus de l’immigration nord-africaine à retrouver les « repères identitaires » qui leur font défaut et à combattre l’idéologie islamiste.

Enfin, dans la mesure où vous avez reçu à plusieurs reprises les représentants du culte musulman en France, nous vous demandons Monsieur le Président, de bien vouloir recevoir une délégation de représentants de la communauté amazighe de France.

Cette rencontre nous parait hautement nécessaire, car elle nous permettra de vous apporter un autre éclairage fort utile afin de mieux appréhender la réalité complexe notamment sur les sujets abordés dans cette lettre.

Le rapatriement de Jugurtha avant la chute de Rome

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Jugurtha
Jugurtha

Bienvenue Cicnaq

Avant toute chose, mes remerciements à toutes les personnes qui ont fait le nécessaire afin de rétablir notre histoire en érigeant la stèle de Cicnaq à Tizi Ouzou.

Je m’adresse aussi à tous ceux qui ont la possibilité de faire rapatrier les restes des ossements de Jugurtha, petit-fils de Massinissa, qui se trouvent à Rome en Italie comme tous nos illustres ancêtres que les différents envahisseurs ont voulu faire disparaître.

Les arabo-islamistes ont fait encore plus fort dans le mensonge et la falsification que tous les autres occupants. Leur stupidité n’a eu aucune limite…

Ils ont voulu faire croire qu’avant l’invasion de l’islam à coups de sabres, l’Afrique du Nord était déserte. Et voilà que Cicnaq vient les ridiculiser !

Je reste rêveur. Comment se fait-il que le grand criminel, voleur, en Algérie et bien qu’il soit nain, ne soit pas encore jugé ? Bouteflika ainsi que son frère et leurs complices doivent débarrasser l’Afrique du Nord de leurs souillures. Il faut aussi détruire la stèle du traître, l’émir Abdelkader.

Pour information, son arrière-petit-fils, Medhi Abdel Kader, dit le Kid, né à Beyrouth en 1924, a quitté la Syrie en 1944 et s’est engagé dans la Légion étrangère avant d’intégrer l’Ecole militaire de Saint-Cyr. Il fut ensuite cascadeur, guide, restaurateur, avant de s’installer dans les Alpes au village de Saint Julien en Beauchêne. A quatre-vingt-sept ans, il n’avait jamais mis les pieds en Algérie ni revendiqué ses racines, restant fidèle à la traîtrise familiale de son ancêtre.

Lorsque les irresponsables algériens parlent de leur nationalisme, c’est comique.

Depuis 1962, ils n’ont fait que piller le pays et tenter d’effacer l’histoire du nord de l’Afrique, tout en accusant les Kabyles de tous les maux ! Les traîtres au pouvoir sont capables des crimes les plus inavouables.

Quant aux algérianistes, il va falloir qu’un jour ils se prononcent sur leurs origines. Ou ils sont Amazighs et doivent prendre la nationalité ou dans le cas contraire, il faut leur délivrer une carte de séjour s’ils restent vivre en Afrique du Nord. Lorsqu’ils vivent dans des pays étrangers, ils prennent la nationalité si le pays la leur délivre.

Nous ne pouvons avoir confiance en ceux qui nous colonisent. Il est temps que nous, Amazighs, cessions notre naïveté, construisions solidement nos identités avec notre histoire et nos racines. Pour se faire, il faut passer par la création d’états-nations et réaliser les Etats-Unis Amazighs. Il est indispensable de préserver la richesse, la diversité de notre culture
linguistique entre autres.

Shamy Chemini
Co-fondateur du groupe Les Abranis
Auteur, compositeur, écrivain, réalisateur
14 janvier 2021

Jugurtha Kabyle.com
Jugurtha, petit-fils de Massinissa

La statue de Cacnaq à Tizi-Ouzou

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Cacnaq 1er Tizi-Ouzou

Une statue du pharaon amazigh Chachnaq (Cacnaq) sera érigée au centre-ville de Tizi-Ouzou en Kabylie à l’occasion du nouvel an amazigh 2971 ce mardi à proximité du musée de la ville. Elle a été sculptée par l’artiste-plasticien kabyle Hamid Ferdi à Larbaa Nath Irathen.

La représentation du roi amazigh a été élaborée après un fastidieux travail de recherche dans les différents musées en Egypte et en France par le Dr Hareche, qui a établit le portrait de Chachnaq et photographié des objets qui lui ont appartenu.

Professeur en histoire de l’Antiquité, spécialisé dans l’histoire de la Numidie, il est également l’auteur de plusieurs ouvrages et publications, dont La guerre de Yugurten, Le règne de Massinissa avant la mort de Juba 1er, Takfarinas, L’origine des berbères, Numidia, etc.

Chacnaq 1er (Sheshonq) , pharaon d’Egypte serait le Sesaq ou Shishak (שִׁישַׁק) de la Bible hébraïque, fondateur de la 22ème dynastie, 950 ans avant Jésus-Christ. D’abord prince d’Héracléopolis issu de riches familles Libyennes fortunées du Delta, fils de Nimlot grand chef Meshwesh, il fonde après sa victoire sur Ramses 2 la 22ème dynastie de pharaons. Il aurait d’après les textes bibliques envahit le royaume de Juda et assiégé Jérusalem avant de réunifier l’Egypte.

Les anciens Egyptiens ont commencé à utiliser le calendrier agraire amazigh depuis 2971 ans.

Voeux de Shamy Chemini

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Shamy Chemini à Honfleur
Shamy Chemini à Honfleur - Photographie Samir Hamma

Mes vœux 2021

L’année 2021 est arrivée.

A cette occasion, je souhaite la peste, le choléra et même la rage à tous les irresponsables qui ont pris en otage l’Algérie depuis 1962 à nos jours.

Ben Bella, première dictature d’un âne bâté ; Boumediene, la seconde d’un criminel notoire, jusqu’à celle du nain qui pillait le pays et a fait tuer en 2001, cent vingt-huit jeunes Kabyles pour se faire plaisir.

A présent, c’est une famille de trafiquants de drogue à la tête de l’Algérie et mon plus ardent espoir est la disparition de ces assassins et des généraux qui les protègent.

Ces irresponsables encouragent la construction de mosquées qui arabisent et abrutissent le peuple, mais continuent d’envoyer leurs enfants étudier en Occident et eux de se faire soigner en Europe.

Bonne et heureuse année à tous les militants indépendantistes, emprisonnés injustement.

Je leur souhaite la liberté retrouvée.

Je présente aussi mes vœux les plus chaleureux aux citoyens du monde. Que 2021 leur apporte paix, santé, prospérité, harmonie et la disparition de leurs dictateurs.

Vive la Kabylie indépendante et qu’importe ce qu’en penseront ceux qui contestent ce magnifique objectif. Je ne tiens pas compte de ceux qui ne veulent pas la liberté des autres peuples.

Shamy Chemini

Artiste, écrivain, co-fondateur du groupe Les Abranis

1 janvier 2021

Depuis le 19ème siècle, le Kabyle entre l’exil, la mort ou la révolte

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Arezki Ulvachir Abdoun

Je me permets d’écrire cette ébauche pour considération à un pan d’histoire immuable. 
C’est en 1895, à la fin du 19ème siècle que la Kabylie a connu un banditisme issu de la politique coloniale répressive et spoliatrice, laissant «Arabes» et Kabyles sujets et tributaires de la France. Il était conféré aux Juifs Algériens par la grande naturalisation collective un statut de dupe au service du colon.

On a beaucoup parlé de l’influence du parti anti-juif dans l’Algérie coloniale, ainsi que le maintien de plus en plus évident et affirmé politique de l’élément israélite sur le commerce, la finance, les biens immobiliers. 

Je tiens à signaler aux guérisseurs de bonne volonté, trois principaux chancres phagédéniques algériens, nettement bien tranchés sur les questions les plus sensibles de l’époque, ou le nuage de fumée des opinions politiques portées par l’antisémite Édouard Adolphe Drumont, député d’Alger de 1898 à 1902, directeur fondateur du journal anti-juif, La libre parole et autour de la France juive

En 1871, Isaac Adolphe Cremieux (1790-1880), l’ancien membre du gouvernement de la défense nationale française se faisait élire député d’Alger. Ses décrets hissèrent les Juifs d’Algérie et leur accordèrent le droit de vote. Pendant ce temps, les Amazighs étaient condamnés à croupir au plus bas de l’échelle sociale pour y subir ensuite les rigueurs humiliantes du régime civil.

27 ans plus tard (1898-1902) se déclenchèrent des émeutes anti-juives d’Alger. C’est un fait patent que la dépossession des autochtones de leurs biens ont eu lieu le plus souvent au moyen du prêt usuraire hypothécaire, du faux en écriture et de la corruption judiciaire et administrative, arts dans lesquels beaucoup de coloniaux républicains Français étaient passés maîtres en faisant porter le chapeau aux Juifs…

Tandis que le banditisme en Kabylie se présente comme un tableau global, où l’auteur s’en prend à l’état de corruption et à la main mise orchestrée de l’élément juif sur les rouages de l’économie et à la pratique abusivement humaine de l’usure et de déliquescence de l’administration coloniale française en Algérie au lendemain de l’insurrection de 1871… laissant Arabes et Kabyles sujets et tributaires de la France. 

De quel côté sont donc les civilisés, où sont les sauvages ?!

Sachant que ce banditisme est une conséquence de la «réorganisation» politique, administrative et économique qui a détruit la société kabyle… 

Ce pays a été bouleversé de part et d’autre.

Les dits civilisés : le chef de bureau Arabe a pris les femmes, l’Administrateur civil s’est emparé des terres, les biens matériels, or, bijoux et troupeaux ont été transférés aux Juifs sacrés citoyens français… 

On a seulement laissé le choix au Kabyle entre l’exil, la mort ou la révolte.

C’est à l’égard des autochtones, que ceux d’entre ces derniers que les brimades et exactions de l’administration coloniale poussent à se révolter et à se faire hors-la-loi. 

Des figures emblématiques émergèrent dans ce contexte, les frères Abdoun Ahmed-Saïd et Mohand Oulhadj, familles très  respectées d’Ath Djennad. 

Cela surtout pour défier l’autorité coloniale, sans oublier l’illustre Arezki El Bachir d’Ath Ghobri qui se révolte contre la politique coloniale spoliatrice; car c’est ainsi que s’est créer une fusion stratégique et circonstancielle “de courte durée” entre Arezki El Bachir Bachène et les frères Abdoun Ahmed-Saïd ; rebelles Kabyles qui s’est contractée entre ces justiciers en 1893; qui s’attaquèrent aux représentants de l’administration coloniale au 19ème siècle. 

Sachant que le bandit d’honneur est un rebelle, un insurgé réfutant l’ordre colonial. A trois reprises, l’administration coloniale française, cherche à mettre un terme à l’activité de cette bande. 

Au printemps 1891, une première opération à eu lieu en mobilisant des soldats algérien d’un corps d’infanterie coloniale en 1830. Puis une seconde est lancée à la fin de l’année 1892, mais ni l’une ni l’autre ne parviennent à arrêter le moindre rebelle. 

C’est ainsi, qu’en 1893, que le gouverneur général d’Alger décide d’envoyer une expédition militaire de plus grande envergure de près de 400 hommes contre Arezki-El Bachir.

Après deux mois de campagne, avec d’énormes ressources et renforts, Arezki-El Bachir, affamé et fatigué est capturé par les administrateurs coloniaux. 
Suite à cela, plusieurs personnes seront condamnés, certains auront commutation de leur peine en celle de travaux forcés à perpétuité et envoyés au bagne de Nouvelle Calédonie. 

L’autorité coloniale souhaitait faire un exemple sanglant  après avoir craint d’être remis en cause, exécuta et guillotina  le 14 Mai 1895 à Azzaga, Arezki-El-Bachir et Abdoun-Ahmed-Saïd sur la place publique en invitant uniquement un public très nombreux d’Européens venus d’Alger et d’ailleurs pour assister à la mise à mort. Cette exécution à même fait l’objet d’une carte postale. C’est une fin brusque et tragique qui sonna le glas de ces héros justiciers.  

Je laisse aux lecteurs, le soin de conclure et je les prie de dire, après avoir scruté leur conscience, si les vrais coupables sont bien ceux que les gens de justice condamnent et que leurs bourreaux attendent !

Vive la Kabylie universelle et immortelle. 

DIRI Rachid

Quand le gouvernement algérien porte le bonnet d’âne

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Djerad Tebboune

Quand le gouvernement algérien porte le bonnet d’âne

En tentant de supprimer les opinions contraires aux leurs, les politiques algériens donnent une audience internationale aux médias qu’ils censurent.

Au moins une dizaine de sites d’information ont été censurés par les autorités algériennes en 2020. Le message est plus que clair : elles veulent bâillonner les médias en ligne. Après avoir coupé l’envoi d’annonces publicitaires aux médias récalcitrant, le gouvernement a commencé à emprisonner des journalistes comme Khaled Drareni.

Ce correspondant de TV5 Monde qui est aussi représentant de Reporters sans frontières (RSF) et directeur du site d’information Casbah Tribune, a été condamné à trois ans de prison et à une amende de 50 000 dinars algériens en août 2020 pour avoir fait son travail de journaliste et filmé des policiers en train de s’en prendre à des manifestants à Alger.

Quel est le résultat de cet effort contre la liberté de presse?

Le Parlement européen adoptait le 26 novembre une résolution par 669 voix contre trois sur la détérioration de la situation des droits de l’homme en Algérie. Le journaliste Khaled Drareni y était mentionné. Le document faisait aussi mention d’une résolution faite le 28 novembre 2019 sur la situation des libertés en Algérie et d’une précédente adoptée le 30 avril 2015 sur l’incarcération de militants des droits de l’homme et des travailleurs qui y avait eu lieu. Le Parlement européen en profitait pour remettre sous le nez des dirigeants algériens les quatre communications qu’ils leur avaient adressées entre le 30 mars et le 16 septembre 2020 dans le cadre des procédures spéciales du Conseil des droits de l’homme des Nations unies sur les arrestations violentes et arbitraires, les procès inéquitables et les représailles à l’encontre de défenseurs des droits de l’homme et de militants pacifiques. Le Parlement européen condamne la censure algérienne et demande de plus que l’armée se soumette à un régime civil. Belle réussite des censeurs!

Les autorités algériennes, qui viennent de se faire taper sur les doigts par les Européens, ont-elles au moins réussi à museler les journalistes censurés? Leur censure a plutôt fait que de nombreux médias de par le monde s’intéressent maintenant à cette situation. Tous les psychologues, ou parents vous diront que la meilleure manière de faire lire un texte est de l’interdire!

Une bonne partie des habitants de la planète savent maintenant que le blocage en Algérie par le gouvernement algérien en début décembre de Casbah Tribune après celui de plusieurs autres est une atteinte directe à la liberté d’expression. Ils sont maintenant mieux informés sur ce qui se passe en Algérie que les Algériens! Le gouvernement algérien confirme du même coup l’affaiblissement de ses valeurs démocratique et son utilisation de méthodes autoritaires pour faire valoir son point de vue sur celui des journalistes censurés. L’Algérie est donc maintenant à la 146e place sur 180 au classement mondial 2020 de la liberté de la presse établi par RSF.

Face à toutes ces réactions et à l’intérêt mondial croissant, le premier ministre Abdelaziz Djerad, au lieu de s’amender, a décidé d’enfoncer un peu plus le clou. Il a signé un décret exécutif fixant les modalités d’exercice de l’activité de la presse électronique. Le texte paru le 9 décembre dans le journal officiel est jugé liberticide par les médias visés. Ils le voient comme une tentative d’asphyxier la presse en ligne en lui imposant un cadre juridique strict.

Mais pourquoi les dirigeants algériens s’enfoncent-ils dans le côté sombre de la force? Les médias ne sont pas des boites de relations publiques pour les gouvernements. Les journalistes ont l’obligation de donner une information équilibrée dans laquelle ils présentent toutes les facettes d’une situation. Si ces dirigeants algériens sont certains qu’ils ont raisons, il devrait plutôt rendre leurs arguments publics et démontrer en quoi les propos sont biaisés dans les journaux censurés.

Le dévouement des journalistes algériens qui sont stigmatisés par leur gouvernement pour vouloir informer leurs concitoyens de manière impartiale est impressionnant. Ils peuvent être assurés qu’ils ont maintenant, plus que jamais, l’attention du monde entier qui se demande ce qui peut bien se passer avec les autorités algériennes qui s’enlisent dans l’autoritarisme.

Michel Gourd

La langue kabyle enseignée en Chine

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Bellal Theleli

Nul n’est n’est prophète en son pays. En Chine, Bellal Theleli, enseignante chercheuse en Lettres et langue amazighes, est sollicitée par l’université de Hebei pour donner des cours à distance de tamazight à des étudiants chinois.

« Une annonce a été publiée sur un réseau social par les responsables de l’université d’Hubei pour recruter un enseignant de tamazight mais aucun candidat ne s’est manifesté. J’ai alors postulé et immédiatement on m’a donné le poste » a déclaré l’enseignante, constatée par nos soins. Le système éducatif chinois est particulier. Il est ouvert à l’enseignement de toute les langues.

« L’idée d’enseigner tamazight dans cette université émane de certaines résidentes kabyles en Chine qui ont proposé d’ajouter la langue amazighe au paenl de langues enseignées ” a expliqué notre interlocutrice.

Il convient de mentionner que cette initiative ne se déroule pas sans difficultés.
« C’était dur au début pour des causes de communication. Mais avec le temps je m’y suis adaptée » se félicite Bellal Teleli.

Alors que des voix en Algérie s’élèvent contre la généralisation de la langue amazighe, une université chinoise l’enseigne s’engage à l’enseigner. Il faut rappeler que la langue amazighe, en particulier le kabyle, connaît ces dernières années un essor considérable et une production prolifique qui présagent un avenir prometteur pour cette langue, longtemps figée dans l’oralité et en proie aux tergiversations officielles.

Amar BENHAMOUCHE

Egypte – Une mannequin et un photographe arrêtés pour tenue indécente

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Salma Al Chimi

Rien ne va bien en Afrique du Nord. L’obscurantisme islamiste nourrit les esprits et refuse tout se qui est innovateur ou tout ce qui renvoie à l’Histoire lointaine de ces peuples de la rive sud de la Méditerranée.

Le photographe Houssam Mohamed et le mannequin Salma Al-Chimi ont été arrêtés par les autorités égyptiennes, après une séance de photographies avec des tenues pharaoniques courtes, devant des pyramides égyptiennes à quelques kilomètres au sud du Caire.  Cette tenue pharaonique est  jugée  indécente , irrespectueuse et comme un outrage envers la civilisation pharaonique. Ils ont été arrêtés, le lundi passé,  avant d’être relâchés quelques heures plus tard.

Partagées sur son compte Instagram, les photos de la jeune mannequin ont beaucoup circulé sur la toile , créant une grande polémique en Egypte voire au delà.  
L’affaire a fait réagir jusqu’au dans les hautes instances de l’état égyptien, à travers le secrétaire du Conseil des antiquités, Mostefa Waziri, qui a demandé à ce que l’affaire soit portée devant la Justice

L’Égypte se trouve aujourd’hui prise en otage d’une idéologie obscurantiste et rétrograde qui n’honore pas son passé de berceau de la civilisation.

Amar Benhamouche

La langue kabyle à l’honneur dans une anthologie en Scandinavie

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Kamal Ahmane & Noufel Bouzeboudja

La crise sanitaire a obligé les organisateurs de certains festivals à annuler ou reporter leur édition. D’autres, par contre, se sont employés à les maintenir et ce via Internet à travers Zoom. C’est le cas du Festival Nordique de traduction littéraire Ratatosk qui a pu se tenir en ligne et ce suite à l’annulation de son édition présentielle qui aurait dû se tenir le mois de juin 2020 dans la ville d’Aarhus au Danemark.

Lors de cette édition les auteurs kabyles Noufel Bouzeboudja et Kamal Ahmane (en traducteur) ont été conviés aux côtés de plusieurs autres auteurs et traducteurs internationaux.

L’effort consenti vient tout juste d’être couronné par la publication d’une belle anthologie de 173 pages regroupant des textes et des poèmes écrits dans les langues maternelles respectives des auteurs participants.

Une traduction vers une langue scandinave – soit vers le danois, le suédois ou le norvégien – accompagne chaque contribution. Ce sont donc des plumes de l’exil qui constituent le fil conducteur de ce projet chapeauté par PEN Danemark et financé par le Fond Culturel Nordique.

Le choix du Danois : Pour Noufel, il était évident que son texte « Anta Tilelli? » – écrit en kabyle – soit traduit vers le danois. Pour rappel, le Danemark lui avait déjà accordé un séjour de trois années dans le cadre d’une résidence d’auteur parrainée par l’organisation ICORN.

Le texte de Noufel qui parle de « liberté et des libertés » a été traduit par Kamal Ahmane – auteur lui aussi et enseignant qui vit au Danemark depuis 2003. « Le texte de Noufel m’a offert une belle plongée littéraire au cœur d’un univers que je connais très bien et dans lequel je m´étais aussi imprégné. C’était là l´avantage de bien travailler ma traduction », souligne Kamal. Et d’ajouter : « J’ai eu entre mes mains un beau texte, profond et avec des tournures difficiles. Je devais donc refléter tout ça pour le reproduire, reproduire l’esprit et l’enthousiasme qu’il véhicule auprès des lecteurs danois. Ce n’était pas facile mais on a bien bossé Noufel et moi.»

La littérature kabyle mérite d’être plus visible: Ce qui a beaucoup marqué Noufel pendant son séjour au Danemark était la foisonnante productivité littéraire en langues scandinaves. « Dans un pays comme l’Islande à pas plus de 370 000 habitants, on trouve une excellente dynamique de la création, diffusion et publicité des œuvres littéraires », nous raconte-t-il. « Des centaines de livres sont édités annuellement dans ce petit pays scandinave. Ne parlons pas du Danemark et de la Norvège!»

Ajoutons à cela, la mise en place de divers prix littéraires qui récompensent chaque année des livres, sans parler des bourses de projets d’écriture qui sont octroyées aux auteurs. Il y a aussi des fonds qui financent des manifestations littéraires, telles que des lectures, des ateliers d’écriture,etc. dans des écoles, lycées et universités.

« Je pense que le paysage littéraire kabyle regorge lui aussi d’auteurs de talent, surtout ces dernières années. La création existe, mais elle est heurtée à plusieurs obstacles dont les problèmes d’édition, le manque d’une volonté politique et d’un budget en faveur de la promotion de notre culture en général et de notre littérature en particulier. Mais a-t-on un état pour ce faire? Non. Que des initiatives d’éditeurs engagés qui, souvent, n’ont pas de moyens. Les auteurs sont désemparés et n’ont ni aide, ni encouragements, que l’amour de l’écriture. L’amour ne fait pas manger les artistes! Nos auteurs méritent beaucoup plus de visibilité et surtout d’encouragements à travers des comités de lecture, des clubs de lecture, des clubs de critique littéraire, des journaux spécialisés dans la littérature.» Sur les avions de Norwegian Airlines, ajoute Noufel, « vous ne trouvez pas des publicités pour de la cola ou pour des sandwichs, vous trouvez des portraits de philosophes, d’écrivains, de peintres, de poètes scandinaves, tous ceux dédient à la quête transcendantale vers l’idéal humain!» souligne Noufel qui, à travers son texte « Anta Tilelli? » publié dans cette anthologie, nous donne un avant-goût de son prochain roman.

Kamal Ahmane

Kamal Ahmane et Noufel Bouzebdouja
Kamal AHMANE et Noufel BOUZEBOUDJA

Bgayet – Un Militant écologiste risque la prison

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Karim Khima

L’infatigable militant écologiste Karim Khima va comparaître,  ce dimanche 06 décembre 2020, devant le tribunal de Béjaïa (Bgayet).  Karim Khira a été poursuivi en justice , suite à une plainte déposée par un promoteur immobilier.
En mois de mai 2020,  Karim Khima était à la tête d’un collectif des habitants de Bgayet (Bejaïa) qui se sont opposés au projet des 36 logements prévu sur une bande boisée et sur des vestiges historiques de la ville des Hammadites.

D’après nos informations le procureur a requis six (06) mois d’emprisonnement et une amende de 1000000 DA exigée par l’avocat du promoteur immobilier.

La nouvelle Algérie chantée par le régime de Abdelmadjid Tebboune est , en réalité , celle qui piétine le peuple,  exploite les travailleurs,  refuse la diversité et la différence,  insciendie les forêts et tue la vie.

Les militants et militantes de toutes les causes justes devraient se mobiliser pour stopper cette injustice et protéger nos militant-e-s et notre environnement. Tous et toutes ensemble avec l’invincible militant Karim Khima! Sauvons l’écosystème , pas le système !

Amar BENHAMOUCHE.

La mafia du foncier à Bgayet

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Mafia du foncier

Le Parc National de Gouraya est menacé par la mafia du foncier – Le parc national de Gouraya à Bgayet est un paradis sur terre avec tout ce qu’il abrite de faune et de flore. Le parc est aujourd’hui menacé par la mafia du foncier.

Cette dernière participe à la déforestation du parc, squatte des terrains boisés en vue de construire des biens immobiliers. Le monde associatif et la population locale tirent la sonnette d’alarme en alertant les autorités locales pour intervenir et mettre fin à ce drame écologique.

À plusieurs reprises, le monde associatif et la population de Bgayet ont fait preuve de prise de conscience écologique en bloquant des projets portant atteinte au patrimoine matériel et immatériel de la région.

La lutte écologique est aussi une lutte de classes entre ceux qui détiennent les moyens de production et ceux qui n’ont rien , entre ceux qui conjugue la vie avec l’avoir et ceux qui la conjugue avec l’être. Protégeons la nature ! Protégeons l’écosystème , pas le système !

Amar BENHAMOUCHE

Toute la Kabylie est baptisée Matoub

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Stade Lounès Matoub

Les islamistes et le régime algérien profitent de la mort de l’ancien président de la Jeunesse Sportive de Kabylie, Mohand Chérif Hanachi, décédé ce 13 novembre 2020, pour débaptiser le nouveau stade de la JSK qui devrait porter le nom de Matoub Lounès.

Lounes ! Tu nous regardes, ce soir, avec consternation et tristesse. Tu regardes ces milliers de couillons Kabyles tombés dans un piège tendu par des fripons serviteurs du régime militaro-bourgeois algérien qui tentent inlassablement de débaptiser le nouveau stade de Tizi-Ouzou.

Après un combat de longue haleine, toute la Kabylie s’est mise d’accord pour que le nouveau stade porte ton nom. Ton nom est intrinsèquement lié à ce club et son combat qui dépasse son nombre de titres ou sa dimension sportive. La symbolique que porte ton nom est aussi liée à la lutte, à la farouche résistance de cette région réfractaire contre un régime totalitaire.

Pour certains vassaux, la liberté est un bridon ou un mirage. Humainement, je présente toutes mes condoléances à la famille du défunt Mohand Cherif Hanachi à qui je reconnais sa contribution au triomphe du club.

Mais ça ne m’empêche pas de lui reprocher la décadence du club, le plus malheureux étant sa connivence avec ceux qui ont assassiné 128 jeunes, durant le Printemps noir de Kabylie.

Matoub, tu es notre père et frère ! Toute la Kabylie est , aujourd’hui, baptisée Matoub Lounes.

Amar BENHAMOUCHE

Idir, le ménestrel éternel

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Idir portrait

Je tiens à rendre un ardent et vibrant hommage à la figure de proue et emblématique de la chanson berbère qu’était Idir. L’Hamid Cheriet, né le 25 octobre 1949 à Aït L’Hacène, Ath-Yenni près de Tizi-ouzou (Kabylie) nous a quitté cette année 2020, le samedi 2 mai à Paris dans un contexte sanitaire et communautaire inqualifiable. 

Idir qui vivait loin de son pays kabyle a trouvé la voie de la chanson, nourri par les traditions et les mystères de la culture amazighe. C’est dans les années 70, alors qu’il étudiait en géologie et se destinait à une carrière dans l’industrie pétrolière algérienne qu’il est amené a changer de trajectoire et décide de s’investir dans la chanson.

Au printemps 1973, cheveux bouclés qui tombent sur les épaules et lunettes carrées, le jeune chanteur en herbe, «débarque» lors d’une émission de radio dit «Alger» en remplacement de la Diva Nouara qui était alors malade. 
C’est lors de cette émission de radio, portant un jean pattes d’éléphant et un burnous, qu’Idir se lance accompagné de sa guitare. 

Il chante pour la première fois sur les ondes une chanson intitulée «A vava inouva» (mon petit papa à moi) inspirée par le conte le Chêne de l’Ogre de Taos Amerouche, écrite par Ben Mohammed, qui devient un tube monumental. Cette chanson en duo accompagnée de plusieurs voix féminines va le propulser. Elle est considérée comme le plus grand tube venu directement d’Afrique du Nord.

Pour la toute première fois une musique en langue kabyle devient un tube planétaire. Elle sera traduite en quinze langues et diffusée dans 77 pays. L’arabisation forcée de Boumédiène et de ses successeurs en prend un sacré coup.

Idir deviendra bientôt l’une des grandes figures de l’identité amazighe, largement diffusé par les médias nationaux sans aucune entrave jusqu’à la chanson Muqlegh (J’ai observé).

Cette chanson a valu à Idir d’être totalement censuré. Il y évoque alors le nom du roi amazigh, l’aguellid Jurgurtha banni de l’histoire officielle.

Muqleγ tamurt Umaziγ

Yugurten walaγ uḍmik

J’ai observé le pays d’Amazigh

J’y ai vu ton visage

Contraint à l’exil en France, sa popularité ne cesse de croître pour autant. Il est déjà devenu un artiste planétaire, constamment en tournée à travers le monde, défenseur de l’identité culturelle amazighe au travers de ses prises de parole, de ses concerts. C’est ce qui compte pour nous, car il représente pour toujours l’affirmation, l’affermissement et l’étendard de l’identité amazighe, le retour à des sources, à des racines ancrées très profondément dans l’histoire de Tamazgha. 

C’est celui qui dans la chanson kabyle, a su mêler une musique folk moderne à des mélopées authentiquement kabyles, numides, parvenues depuis le tréfonds des âges. Idir ne brassait pas seulement les genres musicaux, il créait aussi des passerelles entre cultures, générations et identités… 

Il était devenu aussi un point de rencontre entre générations entre le Nord de l’Afrique et tout le pourtour méditerranéen, un vrai humaniste.

Sa production discographique bien que modeste a néanmoins beaucoup contribué au renouvellement de la chanson amazighe. Les Kabyles n’ont eu de pareille audience internationale. Il demeure avec Matoub Lounès le chanteur kabyle le plus connu du monde. Il s’est battu avec ferveur pour l’identité amazighe, valeur portée au devant par sa génération, comme Charles Aznavour pour l’Arménie. Ce sont des larmes intarissables qui émaneront de nous à chaque fois que nous évoquerons son nom.

Rachid DIRI

Pour le droit des Kabyles à prendre leur destin en main

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Drapeau Kabylie

Le Congrès Mondial Amazigh vient de rendre public un communiqué de presse ce 12 novembre 2020 au travers duquel il appelle tous les acteurs de société civile à se réunir pour «bâtir durablement un avenir conforme aux aspirations profondes du peuple kabyle».

Pour la deuxième fois en moins d’une année, les Kabyles ont refusé à la quasi-unanimité, de participer à un vote organisé par le gouvernement algérien. La première fois, ce fut lors de «l’élection présidentielle» algérienne le 12 décembre 2019 et la seconde fois, c’était le 1er novembre dernier pour le référendum concernant la révision de la Constitution. A chaque fois, le taux de participation en territoire kabyle était quasiment nul.

Ce rejet des scrutins algériens par les Kabyles est une forme de désobéissance civile massive qui marque la volonté de rupture totale des Kabyles avec le système algérien fondé sur l’idéologie arabonationaliste et islamiste, la marginalisation de l’amazighité, le racisme anti-amazigh, la corruption, les injustices et la répression.

Au moment où le régime algérien promet une «nouvelle Algérie», dans la pratique, il menace les défenseurs des droits des Amazighs, il marginalise Tamazight sous le prétexte des restrictions imposées par le covid-19, il met en prison tous ceux et celles qui expriment une opinion discordante, il destitue des élus locaux notamment en Kabylie lorsqu’ils refusent de se soumettre à sa feuille de route, etc.

Faisant le constat de l’incompatibilité entre les projets de société algérien et kabyle, le Congrès Mondial Amazigh (CMA) avait adressé au mois de mai dernier, une lettre au chef de l’Etat algérien, M. Tebboune, pour l’inviter à ouvrir un «dialogue serein et sincère» avec les représentants de la Kabylie, mais sans réponse de sa part à ce jour.

Aujourd’hui, après ce deuxième zéro vote historique en Kabylie, il n’est ni logique, ni raisonnable d’attendre des solutions d’un gouvernement considéré comme illégitime et que le peuple rejette. En conséquence et plus que jamais, il appartient aux Kabyles et à eux seuls, de réfléchir et de se concerter dans le but de concevoir des réponses constructives capables de faire face au défi de la survie du peuple kabyle et de son identité socioculturelle.

Aussi et malgré le contexte actuel très difficile, lié d’une part à la pandémie du coronavirus et d’autre part au climat de terreur que cherche à instaurer les autorités algériennes, le CMA appelle tout ce que la Kabylie compte d’acteurs de la société civile, à se réunir d’une manière ou d’une autre, dans le respect des normes sanitaires, pour débattre et élaborer les modalités institutionnelles et pratiques pour bâtir durablement un avenir conforme aux aspirations profondes du peuple kabyle.

Le CMA est naturellement disposé à apporter sa contribution au programme et à l’organisation logistique de cette initiative.

Il est utile de rappeler que cette démarche est pleinement conforme au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes tel que mentionné notamment dans le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones et la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples.

Il nous parait également très important de réaffirmer que le droit des Kabyles de prendre leur destin collectif en main ne s’inscrit aucunement dans un esprit d’hostilité à l’égard de l’Algérie. Au contraire, il vise ultimement à instaurer la paix et l’amitié entre les peuples et à restaurer leur prospérité dans cette région.

Paris, 1/11/2970 – 12/11/2020
Le Bureau du CMA

Bgayet : les habitants d’Iheddahen contre la construction d’une mosquée

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Photographie Sabi Tou

La Kabylie continue de résister admirablement à l’hydre islamiste. Cette fois, c’est à Bgayet, capitale des Hamadites, bastion du rayonnement scientifique et culturel, que l’islamisme a été mis en échec dans l’un de ses projets d’expansion en Kabylie.

Les habitants d’Iheddaden Oufella, à Bgayet, ont donné un coup de frein au projet sordide d’islamisation de la Kabylie en s’opposant au squat d’un terrain par des islamistes.
Plusieurs dizaines d’habitants de ce quartier populeux de Bgayet ont exprimé leur rejet de projet islamiste qui risque, selon eux, de drainer des barbus des autres wilayas.
En effet, la population d’Iheddaden Oufella s’est dressée comme un seul homme contre le projet de construction d’une mosquée et d’une école coranique sur un terrain destiné à accueillir d’autres infrastructures d’intérêt public tels qu’une salle omnisports, une antenne postale etc.

Soucieux de l’avenir de leurs enfants, en proie aux fléaux en tous genres, les habitants d’Iheddaden viennent de prouver que la résistance au danger  islamiste est possible, tout en battant en brèche l’argument cher aux barbus que toute attaque contre leur entreprise funeste est une attaque contre la religion.

La menace intégriste est une réalité concrète.  L’islamisme est l’allié objectif du régime militaro-bourgeois. L’islamisme c’est l’ennemi de la culture, du progrès,  de la femme émancipée, du travailleur, du syndicaliste , et l’ennemie même de l’écosystème.
La longue marche pour l’affranchissement du joug islamiste et de toute tutelle se fait à travers la mobilisation populaire et l’autogestion: que se  soit dans les villages , que se soit dans les quartiers , que se soit dans les usines , que se soit dans universités, etc. Aucune parcelle ne pourra être céder à l’islamisme. Jugulons l’évolution  de cette maladie incurable ! Seule notre prise de conscience peut être un remède contre le virus de l’islamisme.

Amar BENHAMOUCHE

La Kabylie est proche de son indépendance !

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Le vote en Kabylie

C’est pour la première fois dans toute l’histoire de l’Algérie et même dans l’histoire de l’Afrique du Nord, que la seule région où toute la population comme un seul homme a refusé le vote de la nouvelle constitution. La population kabyle, avec sagesse et courage, a mis le régime dictateur et raciste au pied du mur!

La nouvelle génération, ne cherche pas de nouvelles lois, elle cherche et désire profondément se prendre en charge elle-même. Elle en a marre de se pouvoir avec son lot de mensonges sur mensonges et sans parler de sa politique désastreuse depuis plus d’un demi-siècle. Les jeunes ont perdu l’espoir en l’Algérie, d’ailleurs, ils préfèrent mourir en traversant la mer Méditerranée que de rester en Algérie, le pays qui n’a aucune perspective.

Avec cette démonstration exemplaire, et au niveau de toute la Kabylie, le régime algérien n’a aucun pouvoir. La situation est au rendez-vous pour toutes les forces politiques kabyles de se rassembler et de décider une bonne fois pour toutes, afin de développer la Kabylie sur tous les plans et redonner espoir à la nouvelle génération.

Mokrane NEDDAF

Décès de Nna Aldjia, la mère de Lounès Matoub

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Nna Aldjia

La mère de Lounès Matoub, que tout le monde appelle affectueusement Nna Aldjia, vient de nous quitter à l’âge de 89 ans.
Le Congrès Mondial Amazigh salue la mémoire de Nna Aldjia et exprime ses condoléances les plus sincères à sa famille, à toutes celles et ceux qui l’ont aimée et à tous les Hommes Libres.

Nna Aldjia partageait avec son fils l’amour de Tamazight et l’esprit libre et révolutionnaire. Comme lui, elle était rebelle, elle aimait sa Kabylie et n’admettait pas les injustices. Elle était très proche de son fils qu’elle encourageait en assistant à ses concerts. Aux côtés de Lounès, elle est souvent montée sur scène pour émouvoir le public avec un acewwiq, cette poésie populaire chantée à capella dans la plus pure tradition kabyle.

Après l’assassinat de Lounès Matoub, elle n’a jamais cessé de réclamer la vérité sur les circonstances exactes de la mort de son fils, en vain. Les autorités algériennes n’ont jamais accepté qu’une enquête indépendante puisse être menée pour établir les faits.

Finalement, Nna Aldjia est morte sans savoir qui a tué son fils ce 25 juin 1998 à Tala-Bunan, sur la route qui mène à Tawrirt Mussa, le village de la famille Matoub, en Kabylie.

A ce jour on ne sait qui, des islamistes ou les services algériens, a tué le chanteur et défenseur de la langue et de la culture amazighes.

De manière tout à fait naturelle, Nna Aldjia incarnait la personnalité et les convictions profondes de son fils. C’est pourquoi les millions d’admirateurs du chanteur manifestaient autant d’attachement et de respect à la mère de Lounès Matoub.


Sgunfu deg talwit a nna aljia
Sgunfu deg talwit a Nna Aldjia.
Repose en paix Nna Aldjia.
Paris, 26/10/2970 – 7/11/2020

Les coprésidents du Congrès Mondial Amazigh
Kamira Nait Sid – Khalid Zerrari

9 plaintes contre une enseignante qui a enlevé le voile islamique

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Sonia enseignante

Kabylie – Bgayet – La montée inquiétante de l’islamisme en Algérie est effrayante et ne tolère personne dans une société qui refuse toute différence. L’idéologie des “égorgeurs” constitue le substrat d’une société entièrement sous la domination de l’ordre moral et religieux. L’aliénation religieuse a créé, chez une grande partie de la population algérienne, une répugnance à tout ce qui est progressiste et subversif quant à l’ordre moral établi.

Neufs plaintes ont été déposée contre l’enseignante et militante féministe Sonia Mahoui pour le simple motif qu’elle a ôté son voile islamique et sa venue au centre d’examens de la commune de Sidi Aïch, département de Bgayet, avec une tenue jugée indécente. 

En effet , tout remonte au mois de septembre 2020 lorsque Sonia est partie passer son baccalauréat pour pouvoir accéder une deuxième fois aux études supérieurs, sachant qu’en Algérie et au bout de trois ans le premier BAC obtenu ne pourra pas donner accessibilité aux études supérieures.

Le jour de son examen, Sonia s’est présentée avec une robe et une casquette au centre d’examen, ce qui n’a pas plu à la responsable de ce centre d’examen. La responsable s’est mise à vociférer menaçant Sonia Sonia de l’exclure du centre d’examen. Quelques temps après, trois autres enseignantes l’ont rejointe et se sont mises, elles aussi, à s’acharner sur Sonia. D’après Sonia , sa venue au centre d’examens dans cette tenue, pourtant de tout ce qu’il y a de plus normal, a suscité un mécontentement chez cette responsable et ses enseignantes.

Un mois après, Sonia se trouve avec 09 plaintes sur le dos et une pression énorme émanant de son environnement social. Sonia n’a voulu céder, elle s’est présenté au commissariat de Sidi Aich pour déposer une plainte contre une personne venue les premiers jours de la reprise de l’année scolaire au primaire où il travaille pour lui reprocher devant son directeur son comportement et sa tenue jugée indécente. En arrivant au commissariat, l’inspecteur de police du commissariat de Sidi Aich n’a accepté la plainte car d’autres plaintes, neuf plaintes en tout, étaient déposées contre l’enseignante et la candidate au baccalauréat Sonia Mahoui.

Le malheur dans tout ça est que notre société est de plus en plus intégriste et despotique. La coupable est disculpé et applaudi et l’innocent est culpabilisé et désapprouvé.

Enseignante de langue française, Sonia s’est mise à travailler avec dévouement. Elle a consacré son temps pour enseigner cette belle langue de Molière et transmettre ce qu’elle cette langue comme héritage des lumières.

Sonia a mis son génie au service de l’enseignement dans un secteur d’éducation nationale souffrant dont l’enseignant est marginalisé.

Sonia est aussi cette militante comme beaucoup d’autres femmes militantes de sa génération qui ont revigoré l’âme de ces femmes montagnardes, prisonnières des us d’une Kabylie moralisante. Aujourd’hui, des milliers de Sonia doivent envahir les rues pour scander les plus beaux des mots: liberté, égalité, révolution, etc.

Tous et toutes pour mettre un rempart à l’islamisme ! Tous et toutes des Sonia! Vivement la révolution !

Amar BENHAMOUCHE

Tebboune le nuisible a déclaré la guerre à la Kabylie

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La Kabylie exige le divorce

Tebboune et son ministre des Sports, confortés par le système colonialiste algérien, commencent à implanter des populations venues des pays du Golfe en Afrique du Nord et en particulier en Algérie.

Un sbire colonial algérien déclare que “celui qui n’est pas satisfait peut quitter le pays.”

Ce dégénéré qui ne connaît ni son origine ni son histoire est un résidu laissé par les esclaves ottomans, génocidaires du peuple arménien.

Oui, fils d’esclaves ottomans, non seulement nous les Kabyles ne sommes pas contents, mais bientôt nous ferons le nécessaire pour vous renvoyer sur le Bosphore, pays de dictateurs sanguinaires.

L’Algérie, avant l’arrivée de vos maîtres, s’appelait Tamazgha. El Djeziria signifie îles et l’Algérie est une création française.
A présent les dés sont jetés. Vous venez de nous déclarer la guerre en brûlant nos terres de vos hélicoptères, en emprisonnant nos enfants innocents.

Le mortifère Tebboune et ses mustangs prendront le chemin du retour vers votre contrée criminelle, cette fois par avion et non à dos de chameaux.

L’ère du pétrole est terminée et afin de survivre, les populations du Golfe utilisent toutes les ruses imaginables afin de s’implanter dans tous les pays de Tamazgha et bien sûr chez nous en Kabylie.

Afin d’informer tous les Tebboune : de l’empire romain à ce jour, aucun colonisateur ne s’est imposé définitivement sur les terres de Jugurtha.

Vous pratiquez le double langage sans culture ni racines. Préparez vos valises, quittez le nord de l’Afrique ou bien pour avoir une autre chance, prenez la carte de séjour kabyle payante à l’année.

L’ère coloniale aussi est terminée.

Engagez-vous dans d’autres combats si cela vous tente, mais songez à vos déroutes et “humiliations” militaires en 1967, 1973…

A présent certains pays du Golfe commencent à reconnaître Israël un par un, malgré les vôtres.

Tebboune et d’autres ont déclaré la guerre à la Kabylie ce qui creusera leurs tombes.

Ils partiront bientôt chercher d’autres cartes de séjour pour aller ailleurs après avoir pillé et ruiné Tamazgha.

Le monde entier sait que le 12 décembre, la Kabylie n’a pas voté pour vous et que vous n’êtes pas notre président.

Le premier novembre aucun Kabyle ne votera pour votre torchon de constitution comme toutes celles auxquelles vous avez participées depuis 1962.

Votre Algérie nouvelle est celle des criminels, d’une famille compromise dans la drogue, dont le but est de mettre en prison la jeunesse kabyle.

Nous vous sommons de libérer nos enfants dans les plus brefs délais.

Shamy Chemini
Artiste, écrivain

L’Islamiste, cet Amish qui a subi une mutation mortifère

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Prédicateurs salafistes en Kabylie

Les Amish sont issus de l’anabaptisme. Un schisme chrétien prônant le baptême des croyants conformément aux paroles de Jésus : « Allez par tout le monde, et prêcher l’évangile à toute créature. Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; mais celui qui ne croira point sera condamné ». Se considérant descendre directement de l’Église primitive, les anabaptistes ne reconnaissent pas l’Église catholique et les autres courants religieux chrétiens ; ils refusent la soumission de la religion au prince, ne s’engagent pas dans l’armée et prônent la non-violence.

Issus de cette lignée, les Amish avaient fait l’objet de rejet et de persécutions. Ce qui les poussa à traverser l’océan atlantique, pour s’installer sur les terres d’Amérique où ils constituèrent des communautés religieuses vivant en autarcie à la marge de la société.

Un Amish passe son temps à lire et à appliquer les enseignements du Nouveau Testament. Il est convaincu qu’il est sur le chemin menant vers Dieu. Les hommes doivent laisser pousser leur barbe dès le mariage. Les femmes ne peuvent pas s’habiller comme les hommes et couvrent leur tête conformément à l’exhortation de l’apôtre Paul. Le style vestimentaire des femmes est comparable à celui du 17émé siècle.

L’Amish est un marginal rejetant le système de protection sociale. Il veut subvenir seul à ses besoins et s’interdit d’avoir recours aux innovations techniques. Au 21e siècle, il s’éclaire toujours à la bougie et a recours aux animaux pour labourer ses champs ou pour se déplacer. Il préfère envoyer ses enfants à l’école gérée par sa communauté où l’on apprend l’Anglais, mais également l’Allemand qui est sa langue maternelle.

Étant un travailleur acharné, la vie quotidienne d’un Amish exige d’importants efforts physiques. Il vit grâce à ses produits artisanaux et agricoles. Son activité physique serait dix fois plus importante que celle d’un adulte moyen en Amérique du Nord. Ainsi, il est moins victime d’obésité que la majorité d’Américains. En ce qui concerne les soins, il privilégie les médecines traditionnelles, mais, si nécessaire, il fait appel à la médecine moderne.

Tout comme l’Amish, l’islamiste est une personne dogmatique. Son style vestimentaire est particulier et n’a pas changé depuis le 7e siècle. Il appartient à un schisme de l’islam très actif surtout depuis le siècle dernier. Ses principaux maîtres penseurs sont : Ben Hanbal (9e siècle), Ben Taymiyya (13e siècle), Ben Abdelwahhab (17e siècle), Hassan El-Banna (20e siècle) et le dernier Sayyid Qutb exécuté en 1966 sous le régime du président égyptien Nasser.

Il fait une interprétation littérale du coran et veut appliquer à la lettre les dits de son prophète (les hadiths). Ce dernier prédisait que sa communauté (les musulmans) se diviserait en 73 groupes, tous iraient en enfer sauf un seul qui serait sauvé, autrement dit, selon Muhammad, 98,63 % des musulmans finiraient en enfer tout comme le reste de l’humanité n’ayant pas été convertie à l’islam. « À en croire les religions, Dieu est né rôtisseur » dixit Victor Hugo. L’intégriste musulman ferait partie bien sûr des 1,37 % des croyants qu’Allah accueillerait dans son vaste paradis.

L’islamiste est convaincu détenir la vérité absolue et les textes coraniques sont bel et bien les paroles du tout puissant. Il est l’unique religieux au monde se trouvant sur le véritable chemin menant vers Dieu. Ce Dieu auquel il est soumis en lui adressant cinq prières par jour, les genoux ainsi que le front à terre. Il récite son nom toutes les minutes afin d’implorer son pardon et ne pas subir sa colère et le feu de la géhenne ; même si, paradoxalement, cette divinité si puissante et menaçante a besoin de lui pour faire régner sa loi sur terre.

Contrairement à l’Amish, l’islamiste n’est aucunement un bisounours. Il s’agit d’une personne sectaire, brutale et sanguine. Il n’est pas capable de vivre en autarcie et on ne lui connaît pas une activité artisanale ou économique le caractérisant. Comme il n’est pas très actif, le fondamentaliste musulman ne pratiquant pas une activité sportive souffre souvent d’obésité et mène une vie plutôt parasitaire. Il ne s’interdit pas les aides sociales comme le faisait l’Amish.

Par ailleurs, si on lui donne le choix d’aller vivre en Arabie-Saoudite, un pays musulman où se trouvent le plus haut lieu saint de sa religion et la sépulture de son prophète, ou bien s’exiler en France, un pays de tradition judéo-chrétienne ; il choisira certainement la France ; car il sait que dans ce pays, il y a une protection sociale permettant au citoyen de vivre dignement et les libertés individuelles sont garanties par l’état.

Mais, comme il est démuni de tout esprit cartésien, il ne fera pas d’efforts pour s’adapter aux usages et traditions du pays qui vient de l’accueillir. Au contraire, une fois installé, après une courte période de dissimulation « Taqqia », il affichera son prosélytisme et combattra les lois de la République et les principes des droits de l’Homme. Non seulement, son épouse et ses filles resteront des femmes soumises, mais, il cherchera également à voiler toutes les femmes et les filles de son voisinage.

À l’école, il exigera à ce qu’on sert à ses enfants des repas hallal. À l’hôpital, il refusera à ce que sa femme soit auscultée par un gynécologue si celui-ci est un homme, sachant qu’il interdisait généralement à ses filles d’aller loin dans les études, car leur rôle principal est d’entretenir le foyer de leurs futurs maris. Un islamiste prône la discrimination et la ségrégation sociale.

L’islamiste passe une bonne partie de son temps dans la mosquée. Quand cela est possible, il refuse de travailler les vendredis pour aller écouter l’imam salafiste vociférant sa haine contre les juifs et les chrétiens qu’il traite de kouffars « impies ». Ce dernier vit généralement grâce aux aides sociales de la République sur laquelle il crachait. L’intégriste musulman cultive le paradoxe et l’ingratitude.

En conclusion, on peut dire que l’Islamiste est un Amish à qui on a greffé des gènes du fascisme et d’une certaine forme d’un nihilisme destructeur, faisant de lui un être abominable et dangereux pour l’humanité. Il utilise les lois de la République pour la détruire et semer le chaos (Al Fitna).

N’oublions pas que l’idéologie islamiste a causé l’un des grands génocides culturels de l’histoire. À cause de celle-ci, de grandes civilisations ont été anéanties. Des populations entières ont été poussées à renier leurs cultures et leurs origines après avoir subi un endoctrinement religieux. C’est le cas de la grande civilisation égyptienne et la civilisation berbère.

C’est également cette idéologie qui empêche la naissance de la démocratie dans les pays où la majorité de la population est musulmane. Par ailleurs, l’épicentre de la tragédie islamiste se trouve bien dans ces pays où le nombre de victimes humaines causées par cette barbarie se compte par centaines de milliers.

L’Islamiste utilise la notion de l’islamophobie comme un filet de camouflage lui permettant de fuir les débats et éviter le rétablissement des vérités concernant ses croyances mortifères. Pourtant l’islam est critiquable comme toute autre religion et le droit au blasphème fait partie de la liberté d’expression protégée par les lois de la République.

J’invite le lecteur à lire l’œuvre de Hela OUARDI, « Les derniers jours de Muhammad », éditée par Albin Michel. Il s’agit d’une reconstitution chronologique de la vie du prophète musulman. En lisant celle-ci, on comprendra mieux la pensée des musulmans d’aujourd’hui ainsi que ses nuances et pourquoi parle-t-on d’islamistes et de musulmans modérés.

L’extrémisme et la modération en Islam sont les deux faces d’une même pièce. En fait Muhammad, de son vrai nom Abûl Qacim, est décrit tantôt comme un homme de paix, pieux, austère et un grand bienfaiteur ; tantôt un prophète guerrier, cruel, misogyne et menant une politique belliciste.

Abûl Qacim vivait de razzias (Al Ghazawat). Un jour, après l’une d’elles, il demande à son cousin Zubayr de torturer à mort le juif Kinâna Ibn Al-Rabî pour qu’il divulgue l’endroit où il a caché le trésor des Banû Nadhir. Un autre jour, il envoie Khalid Ibn Al-Walid pour enlever un richissime seigneur arabe chrétien, Ukaydir Ibn Abdel Al-Malik Al-Kindi. Pour avoir la vie sauve, il paie un tribut colossal, la djizya. Ukaydir ne s’est jamais converti à l’islam ; comment pourrait-il croire en la religion de brigands qui l’enlèvent devant chez lui, la nuit, tuent son frère et lui font payer une rançon ? (*)

« Le combat vous est prescrit », « Ô Prophète incite les croyants à combattre ! », dit Allah dans le coran. Pour motiver ses troupes à combattre les Byzantins, Muhammad fait miroiter à ses soldats un butin alléchant : « Attaquez Tabûk et vous aurez en butin des femmes blondes, les femmes des Rûm. ». Il préconise également dans l’un de ses hadiths que l’on assassine celui qui cherche à diviser la communauté quel que soit le rang de cet homme, et sa propre famille en fera les frais de cette consigne peu de temps après sa mort. (*)

L’Islamiste use de l’anachronisme et c’est cette religion guerrière et belliciste qu’il veut perpétuer au 21e siècle. Cependant, il ignore que son prophète ainsi que sa famille ont été les premières malheureuses victimes de cette conception de la religion musulmane. Quelques mois avant sa mort, Muhammad, affaibli agonisant dans son lit, se sentait isolé et séquestré, ses compagnons ne respectaient ni ses ordres ni ses volontés allant jusqu’à l’empêcher de rédiger son testament. Après sa mort, une partie de sa famille la plus proche fut odieusement massacrée.

Mourad AMAGHNAS

(*) « Les derniers jours de Muhammad » HELA OUARDI Ed. Albin Michel

Le CMA condamne avec force l’abominable crime

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Samuel Paty

Attentat islamiste de Conflans-Sainte-Honorine (France)

Le Congrès Mondial Amazigh (CMA) a mis du temps à réagir à l’ignoble assassinat de l’enseignant à Conflans-Sainte-Honorine, le 16 octobre 2020, tellement les mots semblent dérisoires face à l’abomination du crime.

Le CMA rend naturellement hommage à Samuel Paty, victime de la barbarie islamiste et exprime ses sincères condoléances à sa famille.

A chaque nouvel attentat commis par les islamistes on croit que l’on a atteint le bout de l’horreur et surtout on essaye de se donner du courage en se disant que c’est certainement le dernier car cette fois-ci, la France va réagir à la hauteur de la menace pour protéger définitivement les citoyens des violences islamistes.

C’est ce que nous nous étions dits notamment après les attentats de ces dernières années, mais mille fois hélas, les islamistes continuent de frapper et de semer la terreur dans le pays. Ce qui est pour nous inconcevable et qui pose la question de savoir si la France a pris la réelle mesure du danger islamiste et si elle est capable d’y faire face de manière efficace.

Autrement dit, la France va-t-elle enfin prendre les mesures appropriées pour mettre l’islamisme hors d’état de nuire ? Et lorsque nous disons la France, cela ne se limite évidemment pas au gouvernement mais devrait concerner toute la société française.

Malheureusement, cela fait déjà longtemps que la France donne des signes peu rassurants notamment sur le niveau de conscience du danger islamiste et sur l’existence d’une réelle et forte volonté de se mettre en « état de guerre » contre cette idéologie mortifère et ses partisans.

A titre anecdotique, le lendemain de la décapitation de l’enseignant de Conflans-Sainte-Honorine, dans le journal matinal de France Inter, la radio publique, après avoir annoncé l’horrible assassinat de Samuel Paty, le journaliste enchaine sur un ton enjoué, sur « le verre de la dernière soirée avant le couvre feu anti-covid à Paris » et ensuite sur le fait que Toulon n’ait pas gagné le coupe d’Europe de rugby. C’était véritablement indécent de passer ainsi sans aucune émotion, d’un fait qui a choqué tout le pays et qui menace les valeurs humaines universelles, aux « actualités » banales, réduisant ainsi, de manière certainement non intentionnelle, un crime particulièrement barbare, à un « fait divers ».

Cette forme de banalisation de la violence est d’une certaine manière, abominable elle aussi et n’aide pas à cette prise de conscience collective dont la France a tant besoin. Il y a quelques semaines, sur la même radio et dans la même tranche horaire du matin, un journaliste présente avec enthousiasme et admiration une femme d’origine somalienne qui arbitre des matchs de football en Angleterre avec le voile islamique. Ce journaliste croit ainsi défendre la liberté des femmes là où en réalité il assure la promotion de l’islamisme car le voile islamique correspond à l’idéologie islamiste.

Chacun devrait également se souvenir de ces discours prononcés au plus haut sommet de l’Etat français sur l’instituteur qui « ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur”, « les accommodements raisonnables » et sur la « laïcité ouverte », qui sont de notre point de vue autant d’attaques inadmissibles contre la loi de 1905 sur la laïcité, qui signifie, faut-il le rappeler, liberté. Et on ne peut pas citer les innombrables cas d’atteintes à laïcité et de comportements pro-islamiques d’élus nationaux et locaux, de syndicalistes et de la bienpensance en général. Ils l’ont fait par souci électoraliste, à cause de la culpabilité liée au passé colonial de la France, à cause d’un certain paternalisme et d’autres motifs plus ou moins avouables. Cela a largement contribué à gonfler les voiles de l’islam en France.

Résultat, le voile islamique qui n’existait pas en France il y a trente ans est devenu la norme aujourd’hui chez les « femmes musulmanes » et le nombre de mosquées a explosé et il ne cesse d’augmenter.

La France a cru pouvoir structurer pour mieux contrôler l’islam en France et même créer un « islam de France ». Mais ce faisant, elle n’a fait que donner plus de légitimité, d’espaces de liberté et de ressources à des structures qui ont appliqué non pas ce que leur demandait la République, mais naturellement ce que préconise le Coran : répandre l’islam partout et tout le temps.

La France a également « importé » pendant des décennies des Imams pour prendre en charge l’« éducation religieuse » sans aucun contrôle, d’une catégorie de ses citoyens. Cela s’est fait également au sein même de l’Education Nationale à travers les
« enseignements des langues et cultures d’origine – ELCO » assurés par des enseignants recrutés et rémunérés par des Etats étrangers. Le changement de ces ELCO en EILE (enseignements internationaux de langues étrangères) n’apporte rien de bien nouveau dans la mesure où les enseignants des EILE sont recrutés et payés par des Etats étrangers dans le cadre d’accords bilatéraux.

On se demande au nom de quoi une partie du programme éducatif de nos enfants ne serait pas assuré par l’Education Nationale mais réalisé en « sous-traitance » par des Etats étrangers ?

De plus, pour les enfants de parents ou de grands parents d’origine nord-africaine, il est prévu un enseignement de langue arabe exclusivement, comme si ces enfants étaient uniquement d’origine arabe.

La réalité que ne peut pas méconnaitre le gouvernement français est que la population d’origine nord-africaine en France est composée au moins pour moitié, de personnes d’origine amazighe (Berbère) et que la langue amazighe a le statut de langue officielle en Algérie et au Maroc, deux principaux pays d’Afrique du nord.

Dans ces conditions, au nom de quoi la France accepteraitelle d’enseigner uniquement la langue arabe ?

Les Franco-Amazighs (ou Franco-Berbères) avaient il y a plus de vingt ans réclamé de mettre fin aux ELCO et d’intégrer les enseignements des langues et des cultures de France dans les programmes officiels de l’Education Nationale mais en vain. Cela aurait pu permettre par exemple, d’apprendre aux élèves qu’un des plus éminents pères de l’Eglise catholique, Saint-Augustin, est un nord-africain et plus précisément un Amazigh, ce qui serait une manière de montrer que le nord de l’Afrique et ses habitants n’ont pas toujours été musulmans et mettre ainsi un terme au mensonge historique selon lequel l’Afrique du nord serait
« arabe » et une « terre d’islam » et que ses habitants n’ont connu que cette religion.

Apprendre la diversité des peuples, des cultures et des croyances, cela ne peut que contribuer à ouvrir l’esprit des élèves et à les
convaincre d’accepter et de respecter cette diversité et même de la promouvoir, pour un meilleur vivre ensemble.

En référence au dernier discours du Président de la République prononcé le deux octobre dernier sur le thème du « séparatisme islamique », nous partageons plusieurs points évoqués par le chef de l’Etat mais il nous parait important d’attirer l’attention de tous sur le fait que les islamistes ne sont pas des « séparatistes » car l’islam prescrit l’expansion sans limite de cette religion par tous les moyens.

Les islamistes ne veulent donc pas se séparer des non-musulmans et créer une frontière à l’intérieur de laquelle ils pourraient vivre en paix, mais leur objectif c’est au contraire d’étendre tous les jours un peu plus les frontières de leur religion jusqu’à faire de la terre entière, une « terre d’islam » et un islam à la façon salafiste, c’est-à-dire rétrograde.

Par conséquent, il nous semble que le combat contre l’islamisme en tant qu’idéologie sectaire et malfaisante, doit être menée à l’échelle internationale, en alliant les Etats qui ont opté pour les valeurs universelles, les droits humains et les libertés fondamentales. Parallèlement, il nous parait tout aussi important d’être sans concession avec les Etats qui sont islamistes et/ou qui soutiennent d’une façon ou d’une autre l’islamisme.

Par ailleurs, nous aurions beaucoup préféré que l’effort financier conséquent prévu pour « former les Imams » et pour « mieux comprendre l’islam », soit surtout et d’abord dirigé vers les structures, dont les associations, qui agissent au quotidien pour protéger et promouvoir la laïcité et la diversité culturelle car ce sont elles qui sont menacées aujourd’hui par le dogme religieux islamique.

La culture devra occuper une place centrale dans la lutte contre l’islamisme.

Nous pensons également que dans le contexte actuel, les musulmans ne peuvent se contenter de condamnations verbales des violences islamistes, ils doivent faire preuve de discrétion et donner des preuves factuelles de leur rejet de l’extrémisme et de leur respect des valeurs de la République.

De plus, comme citoyens de ce pays, ils doivent prendre part sans équivoque à la guerre contre cette idéologie diabolique et ses adeptes.

Le Congrès Mondial Amazigh dénonce la campagne actuelle de haine insensée lancée contre la France dans certains pays et tient à réaffirmer son attachement ferme et indéfectible à la liberté d’expression et à la laïcité.

Paris, le 25 octobre 2020
Le Bureau du CMA.

Décès de Ahmed Adghirni, Tamazight perd un de ses plus vaillants défenseurs

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Ahmed Adghirni


Ahmed Adghirni vient de nous quitter définitivement ce 19 octobre 2020 (7 tuber 2970) à l’âge de 73 ans. Le bureau et le Conseil Fédéral du Congrès Mondial Amazigh (CMA) présentent leurs plus sincères condoléances à sa famille proche et à la grande famille
amazighe du Maroc et de toute Tamazgha.

Le Congrès Mondial Amazigh est d’autant plus touché par la disparition de Ahmed Adghirni que celui-ci a été un de ses fondateurs et un de ses plus dynamiques promoteurs. Chacun se souvient que c’est Ahmed Adghirni qui a rédigé les premiers statuts du CMA qu’il a présenté au pré-congrès de St-Rome-de-Dolan en 1995.

En sa qualité de juriste, il est un des premiers à avoir compris que les Amazighs devaient accéder à une égalité totale avec les non Amazighs et pour parvenir à cet objectif, il a créé le parti démocratique Amazigh (PDAM) en 2005, aussitôt interdit par le
gouvernement marocain.

Parmi tous les militants Amazighs, il était un des rares à porter un message et des revendications clairs sur l’identité amazighe et sur la nature coloniale de la domination de la culture et de la société araboislamiques sur les Amazighs.

Da Hmed comme l’appellent affectueusement les jeunes, laissera une image d’un Amazigh sans concession, qui marquera l’histoire du mouvement amazigh notamment au Maroc. A coup sûr il inspirera les jeunes générations qui poursuivront la lutte afin que les
Amazighs recouvrent leur souveraineté sur la terre de leurs ancêtres.

Ay akal ili-ya d afessas
Ay akal ili-yas d afessas, que la terre lui soit légère.
Paris 8/10/2970 – 20/10/2020
P/le Bureau et le CF du CMA
Les coprésidents
Kamira Nait Sid – Khalid Zerrari

Ne les croyez pas

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Nabil At Si Mhend

Ils appellent toujours le peuple Kabyle à l’assimilation tantôt dans un territoire dénommé Algérie tantôt dans une idéologie arabo-musulmane. Ils prétendent défendre la Kabylie mais sans les valeurs de la Kabylie, sans l’Histoire de la Kabylie et sans l’identité de la Kabylie.

Si l’assimilation est leur but, qu’ils sachent que la Kabylie ne se diluera pas dans un ensemble arabo-islamique. Ne s’assimileront que ceux qui n’ont rien à voir avec la Kabylie, ceux qui ont, en leur for intérieur, perdu toute notion de kabylité au point d’accepter d’être autres que Kabyles et sont prêts à faire de la Kabylie ce qu’elle n’est pas.

L’Histoire de la Kabylie et les échanges dans divers domaines, tels que militaire, commercial, culturel etc. montrent bien que des interactions ont bien eu lieu avec son père environnement immédiat du bassin méditerranéen qui est la civilisation gréco-romaine.

C’est donc à cette civilisation du bassin méditerranéen auquel appartient la Kabylie que celle-ci, et par conséquent son peuple, s’identifient.

Sont, de ce fait, totalement incohérents ceux qui, obnubilés par des questions religieuses, essaient de rejeter d’un revers de main cette réalité. En effet, ceux qui éprouvent un complexe à l’égard de la chrétienté jugent tout ce qui pourrait les rapprocher ou leur être communs comme étrangers à la Kabylie, MAČČI D TAQVAYLIT disent-ils.

A contrario ils déclarent que TAJMAƐT est TAQVAYLIT car sa consonance est arabe, l’ouverture et la levée de ses séances se faisant par le salut au prophète de l’islam. Au sein de cette assemblée archaïque, la femme n’a pas de place. Les décisions sont prises, exclusivement, par la gente masculine parmi les notables qui se distinguent par leur confort matériel (gros propriétaires fonciers, commerçants), ceux qui ont capacité à s’imposer grâce à une importante progéniture mâle et les religieux du village. Fonctionnant de cette façon, ce sont la démocratie, la laïcité et l’esprit d’égalité entre les citoyens qui prennent un sérieux coup.

La réhabilitation de cette assemblée selon ce qu’elle a de plus archaïque, que ce soit en ce qui a trait à sa composition qu’au vu de ses résolutions et décisions serait une sorte de contribution à l’effondrement de la Kabylie. L’esprit tribaliste – ne nous le cachons pas – qui prévaut au sein de ce genre d’assemblée est un élément de ceux qui ont fait le plus grand tort à la Kabylie et à son peuple, attisant le plus souvent les rivalités et les haines entre ɛarcs (archs) kabyles (confédérations tribales) et parfois entre tribus d’un même ɛarc (arch), ce qui n’aura comme résultat que de nuire à la cohésion entre citoyens Kabyles et de porter atteinte à ce qui fonde cette homogénéité nationale qui caractérise le pays kabyle.

L’organisation de la cité a besoin de beaucoup de logique, et en premier lieu de constituer un ensemble qui a pour objectif essentiel la poursuite de l’intérêt général, avec des institutions qui évoluent avec leur temps dans le sens de l’épanouissement de sa population, sans être un reniement ni un renoncement de ce qui fait sa kabylité, telle la mise en place d’une assemblée moderne laïque, démocratique où tous ont, en priorité, les mêmes devoirs, puis les mêmes droits, et les sont régis par un mode national de gestion dans lequel se reconnaissent l’ensemble des Kabyles.

N’écoutez donc pas ceux qui vous appellent à adopter des pratiques et traditions arabo-islamiques, ceux qui, par le truchement d’un discours « patriote », loin cependant des aspirations de la Kabylie, s’emploient à sa déconstruction pour ne pas dire sa destruction. Notre devoir à tous face à tous ceux qui œuvrent à la disparition de la Kabylie par sa déconstruction est de nous atteler nous-mêmes à déconstruire le funeste projet de pareils déconstructeurs, et cela sans modération.

Nabil At Si Mḥend

Drapeau Kabylie

Je n’ai pas tout à fait vingt ans…

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Place de la République
Place de la République - Photographie Katia Bouaziz

Je n’ai pas tout à fait vingt ans…

Lycée, université… Mes parents sont si fiers ! 

Je n’ai pas tout à fait vingt ans… Mon père a longtemps traîné au bas de l’échelle sociale. Il est passé par tous les métiers. Il a bossé dans les champs,  les usines et chez les gens. Ses bras de prolétaire prompts à soulever des masses, s’offraient sans rechigner aux titrés, aux gradés, aux leaders et chefs d’entreprises. Il avait côtoyé des richards, des vaniteux, des prétentieux, des snobs et des faux mondains. Il a connu des cassés, des paumés, des laisser-pour-comptes et des destins infortunés qui ont raté le train de la vie.  

Je n’ai pas tout à fait vingt ans… Et mon père n’en finit pas de me raconter son histoire greffée à l’Histoire. L’histoire de notre Histoire.

J’ai grandi d’un coup. Et le jeune homme que je suis devenu est le héros qui manquait à ses anecdotes. Celui qu’il veut s’instruire pour ouvrir le champ des possibles. Pour compenser sa dépersonnalisation programmée, changer le regard porté sur sa communauté. 

Pour mon bac, ma mère est allée à la mosquée. Elle y a allumé des bougies.  “Que Dieu soit partout sur ta route, mon fils. N’oublie jamais l’important. Ton sang et tes parents. Ne les oublie jamais ! “

Mon père m’a offert un livre de Mammeri : La colline oubliée. Il s’accroche à l’idée que la réussite sociale dépend étroitement de la réussite scolaire.  Il a tout faux, mon père ! Et je ne cessais de me demander : ” Quel idéal je porte en moi de leur histoire? De cette Histoire? Quel est le pouvoir du sang?  ” 

Je déambule dans les couloirs de l’université, la tête pleine de projets. Décidé, déterminé comme jamais à aller de l’avant ! 

Mais je le dis tout de suite, ça n’a pas été très drôle. Très vite, j’ai été identifié à mon nom, mon accent, ma voix rugueuse et mon parler de montagnard Kabyle. 

L’une s’appelle Oum el khir; l’autre El houaria. L’un s’appelle Boumediène et l’autre Oussama. 

Je suis Massinissa.  

Ils écoutent Deriassa. Je vénérais Matoub. 

Les mal intentionnés me font endosser leurs ruses, leurs fourberies et leurs sournoiseries. 

— Vous êtes terribles, vous, les Kabyles. Soûlards, athées, biberonnés par la France dont vous  revendiquez la langue et la culture. 

 Je lui mets un poing au visage, pour lui éclater le nez. 

— Et maintenant, qui, de nous deux, est le vrai, l’authentique ? 

Il y a des choses à faire respecter. “Mourir que baisser la tête”, disait mon père. 

Mais ça ne peut plus durer. Je change d’université car j’ai besoin de sérénité pour travailler en paix.

Hasnaoua 1   Hasnaoua 2 

Amazigh est un mot qui fâche. Berbères, Amazighs, ça suffit comme déclaration pour qu’on se prenne une rafale dans le dos. Un procès en gros plan en invoquant l’unité nationale. A décharge diviseur, séparatiste, harki, francophile et j’en passe. 

Il est urgent de remettre en lumière nos existences volontairement étouffées. Combattre l’obligation de se plier à être autre chose que soi. A penser autrement, parler autrement, s’habiller autrement. Changer ses valeurs et ses priorités.

Nous, les vilains garnements disons NON ! 

Ne pas se laisser faire comme l’ont fait nos parents. Ne pas demander le consentement des autres   pour exister.  C’est important d’exister. Et de libérer “ces autres” de leur antipathie  quand on a été les premiers à habiter ce pays.    “Jamais, je ne me laisserais déposséder de l’héritage de mes ancêtres ! N’en déplaise à certains, l’Algérie est berbère. ” 

Le pouvoir a dit niet. 

Il veut nous descendre dans un trou, le pouvoir. On veut nous enfermer comme on ferme une chose dans une boite. 

— Disparais ! Tais-toi !  Ne parle plus, cache-toi ! 

Alors, nous avons désobéi. D’abord, pour la visibilité. Et la dignité. Ensuite pour se créer une place et  s’inventer un avenir, restituer la mémoire piégée, décomplexer la partie de l’Histoire figée.  

Si on ne fait rien, on peut tout perdre… On peut se perdre… Perdre… 

Même si la peur est entrée dans les cœurs, la rage aussi. Nous  sommes dix mille, vingt mille, trente, quarante ou cent mille, des millions à dire NON !

Et c’est le branle-bas de combat. Une énième imposition officielle, une énième arrestation, une énième bavure policière…  Il avait  raison, mon père. ” Mourir que baisser la tête.” 

Et des interpellations, des sommations, des arrestations.

Notre légitimité est en cause… On a compris qu’on pouvait crever pour nos  idées. Parce que chez nous, on ne joue pas en toute impunité avec les idées de liberté.   

Des CRS, des blindés, des tirs, des bombes lacrymogènes…

Des bâtons, des prisons… 

Du sang ! Du sang ! Et du sang ! Et des blessés ! Et des morts… Puis des morts, encore des morts ! 

Ils n’avaient pas tous vingt ans. 

“Abane, Amirouche, réveillez-vous, ils sont devenus fous.” Ils nous interdisent tout. 

C’est de nos noms, notre langue, notre mémoire, notre histoire, qu’ils veulent nous amputer.

J’ai affronté mes actes. Et mes idées.  Dans ma cellule, je m’endors comme une masse. 

Dans ma cellule, il y a  des rats partout. Sur le sol, sur la banquette.  Et même sur les murs. Les murs sont lézardés. Le carrelage est fissuré. 

Les yeux de ma mère sont secs. Reverrai-je un jour, mes parents ? Mes copains, mes amis, ma vie… Je pense à Farid qui avait reçu un projectile. On lui avait crevé un œil. Malik s’est endormi pour toujours. On l’avait transporté à l’hôpital dans une camionnette.  Avec délicatesse, on l’avait étendu sur la bâche, livide. Il s’en allé quatre jours après. Il avait 24 ans. 

J’écris ça aujourd’hui, le 30 Août, journée international du drapeau Amazigh. On m’a dit que sur la place de la République, les drapeaux amazighs se vendent comme on vend des petits pains. 

Depuis 2001, je n’ai pas vu le temps filer. Nous sommes déjà en 2020. Nos révoltes s’inscrivent dans une continuation.    

L’année 2003 a -t-elle été la pire?   

Les pas des gardiens grincent dans le couloir. Les jours  sont longs. Je me retourne sur mon matelas en éponge. 

Je pense à Lounès, le poète, le gardien de la mémoire, le faiseur d’espoir.  Il est mort assassiné ! 

Ne jamais l’oublier !

Katia BOUAZIZ

Algérie, une nation bâtie sur la haine

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Hmed Amastan
Hmed Amastan

En Algérie, dès notre tendre enfance, on nous apprend à l’école que nous avions de la chance de naître musulmans et de savoir parler en arabe, la langue du paradis. En dehors de l’islam, toutes les autres religions et croyances sont fausses et leurs adeptes périront en enfer. Pauvres chrétiens, pauvres juifs, même si on les appelle les gens du livre, leurs prophètes respectifs n’avaient pas eu droit au même service après-vente que le Nabi musulman !

On nous a appris à haïr tout, y compris nous-même puisque nous devrions rejeter notre propre culture Amazigh et la remplacer par celle de Abu-Jahl. On nous a interdit durant plusieurs années de parler notre langue, de l’étudier et de lui redonner la place qui lui revient comme langue nationale et officielle. Le jour où nous avons commencé à dénoncer leur supercherie, on nous a traités de racistes, de régionalistes, d’ennemis de la nation manipulés par la fameuse main étrangère.

Certes, les évènements de 1988 avaient suscité beaucoup d’espoirs. Nous avons eu droit à un véritable débat démocratique et une liberté d’expression éphémères, car les islamistes, jouant les trouble-fête à la rescousse de la junte militaire, transformèrent cette dynamique populaire en une révolution mort-née.

Les islamistes voulaient utiliser la démocratie comme un moyen qui leur permettrait d’accéder au pouvoir afin d’instaurer une théocratie : une nouvelle tyrannie basée sur des sourates et des Hadith. Le service « La-yadjouz » (des interdits), une fois mis en place, musellerait toute forme d’opposition comme l’avait fait le pouvoir nazi en son temps. Ajoutant à cela, leur prosélytisme, leur esprit sectaire et leur attitude patibulaire entraîneraient certainement des guerres avec les pays voisins ainsi qu’avec d’autres nations. L’Algérie aurait pu être la Syrie ou la Libye actuelle avant l’heure.

La confrontation entre le truand portant des rangers et le schizophrène habillé en kamis fit des dizaines, voire des centaines de milliers de victimes. Durant cette période macabre, des citoyens lambda ne se conformant pas aux directives des barbus, des journalistes de renom, de grands écrivains et des intellectuels furent lâchement assassinés quand d’autres prirent le chemin de l’exil.

Le militaire a fini par gagner la guerre contre l’islamiste tout en continuant à reconstituer les intégristes dans les écoles de la République transformées en zaouïas version hard. Il sait que son existence est liée à celle de l’islamiste. Aucune enquête n’a été diligentée afin de comprendre ce qui s’était passé durant la décennie noire et quels étaient les responsables de toute cette tragédie.

Vingt-ans plus tard, après un soulèvement populaire, le militaire met en avant le péril intégriste pour dissuader cette dynamique populaire ; l’islamiste se réfugie dans le déni pour porter le chapeau au premier concernant les responsables de la guerre civile des années 90, dans le but de détourner, à son tour, ce mouvement en sa faveur. Alors qu’ils devraient être traduits tous les deux devant une juridiction compétente pour répondre de leurs crimes abjects et abominables.

Mais, en vingt ans, les deux protagonistes ont réussi à diviser la population et à façonner une partie de la société à leurs images. L’endoctrinement, l’abrutissement, l’appât du gain, la vanité, la misère morale ainsi que matérielle ont impacté profondément et négativement la société algérienne. En conséquence la machine devant entraîner la société vers la démocratie et la modernité a rouillé et des grains de sable ont envahi son engrenage.

Après tant d’épreuves, une partie des nouveaux hommes politiques occupant le devant de la scène actuelle nous parlent encore de principes religieux dans une société où la morale et le civisme ont été piétinés par la culture religieuse. Le civisme et le respect, on ne les retrouve pas dans les rues d’Alger ou du Caire, mais plutôt chez les kouffars, dans les métropoles occidentales où la religion n’est pas enseignée dans les écoles. Il est urgent d’en tirer des conclusions.

Même en Kabylie, on remarque la naissance de nouveaux leaders politiques développant des discours ambigus s’éloignant dangereusement des principes de leurs prédécesseurs. Sont-ils le fruit de l’école fondamentale ? Est-ce normal qu’un activiste politique kabyle fasse ses discours en langue arabe et en Kabylie et évite de porter l’emblème Amazigh ? Sachant que l’arabe représente le bourreau de la langue kabyle depuis la pseudo-indépendance de l’Algérie. Un homme politique kabyle éclairé et responsable est censé respecter le principe de la réciprocité : Il ne s’exprimera en arabe que le jour où ses semblables arabophones s’exprimeront en kabyle.

On doit combattre énergiquement ces énergumènes tels que celui qui a agressé Saadi à Marseille ou bien celui qui a voulu ces jours-ci s’en prendre physiquement à notre grand militant de la cause berbère, Ferhat Mhenni. Ces incultes sont des produits de la secte arabo-islamiste fabriqués et entretenus par le pouvoir maffieux en place. Sous l’emprise de cette secte, ils ont renié leur identité en la substituant par celle d’un envahisseur sanguinaire ayant massacré et réduit en esclavage une partie de leurs ancêtres. Il est temps de parler de l’envahissement de l’Afrique du Nord par les armées arabes au même titre que les Turcs et les Français. Le colonialisme est un crime contre l’humanité, n’est-ce pas ?

Ces bipèdes haineux préfèrent l’emblème palestinien à l’emblème berbère, pérorant à tout bout de champ vouloir libérer la Palestine alors qu’eux même sont des serfs au sein d’un système perfide. Connaissent-ils l’histoire de la Palestine ? Savent-ils qu’une partie des terres de Médine où leur prophète repose actuellement appartenait aux juifs ? Sont-ils au courant que Sidna-Daoud (David), Sidna-Souleyman (Salomon) sont de rois juifs ainsi que tous les prophètes jusqu’au Christ ? Diraient-ils que Dieu leur a envoyé de sales prophètes hormis Mohammed ? Ces gens marchent sur la tête et vivent dans l’absurdité extrême.

Ce ne sont pas les Kabyles qui sont responsables de la déroute des armées des pays dits arabes devant un petit pays qu’est Israël. En tant que kabyle, je ne me sens aucunement concerné par ce conflit de la même manière qu’un Saoudien ne se sentirait pas concerné par un conflit entre un Chaoui et un Targui. On nous parle de terre sainte, personnellement, je n’en vois qu’une terre de malheurs au regard de tous les massacres ayant été perpétrés sur celle-ci à travers l’histoire. Dans ma culture, on ne fait pas usage d’armes sur une terre sainte et on ne tue pas.

Au lieu de s’attaquer à Ferhat, que ces illuminés aillent combattre en Palestine. Ils auront en face d’eux l’armée la plus redoutable au monde qui n’en fera d’eux qu’une bouchée. Mais, au fond, ils n’ont pas le courage de le faire, ce ne sont que des lâches, des minables, des incapables, préférant déverser leur haine débordante sur de braves gens pacifistes qui leur avaient montré pourtant la voie à suivre pour se libérer de la servitude et de la folie où on les a noyés.

M. AMAGHNAS

Photographie : Hmed Amastan

Un ouvrage qui nous révèle le début de l’islamisme !

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Mourad Hammami

   

Mourad Hammami, journaliste écrivain et réalisateur vient de publier son premier livre chez les Éditions du Net à Paris. L’ouvrage est divisé en quatre parties et s’intitule: « L’islam politique et le terrorisme à l’assaut de la France et de l’Occident ». Nous avons pris contact avec l’auteur pour connaître un peu plus de cette œuvre qui vient de voir le jour. Et il a accepté de répondre à nos questions.

Pour commencer, pouvez-vous nous dire qu’est ce qui vous  a motivé à écrire ce livre ?

Ce livre, je ne l’ai pas écrit par plaisir, mais par devoir. Écrire un tel livre est un risque et une aventure en même temps. Ma conscience m’interpellait sans cesse. Le pire est qu’en tant qu’observateur, j’ai vu le phénomène s’accentuer et le monde laisse faire, se montre passif et complaisant avec cette idéologie qui se compte parmi les plus destructrices au monde, née dans la même période que le nazisme et le fascisme et avait même scellée des alliances avec Adolphe Hitler.

Au départ, c’est-à-dire à partir de 2012, j’ai pris l’initiative d’écrire un petit livre relatif au terrorisme en Algérie, le titre projeté est « Algérie, 20 ans de terrorisme ». Mon village et ma région, qui est Tigzirt, ont été vivement secoués par le terrorisme à partir de 1993. J’ai eu à le vivre de près tout comme la plupart de mes semblables.

Je me suis dit que c’est une page d’histoire douloureuse, qui ne devrait pas avoir lieu et qui mérite d’être racontée. À travers ma région, le livre allait parler globalement de ce phénomène de violence au nom de la région ayant secoué brutalement l’Algérie et ayant fait de ce grand pays un laboratoire sinistre et un précédent en vue de dominer tous les pays de la région, puis du monde.

Lorsque je suis arrivé en France, à partir de 2014 et que j’ai décidé de m’installer, j’ai eu à vivre presque la même intensité de peur et de terrorisme que celle vécue en Algérie. À partir de là, on se pose d’autres questions en plus de celles déjà qui me tourmentaient.

En plus du Paris et de toute la France où les citoyens ont eu à vivre ces moments de peurs et de terreur, en tant que journaliste, je me suis retrouvé quelques jours après les attentats contre Charlie Hebdo hébergé à la Maison des journalistes de Paris. Dans la salle des conférences de ce lieu, il y a une fresque géante accrochée au mur réalisée quelque temps avant par plusieurs des journalistes de Charlie Hebdo assassinés froidement par les frères Kouachi.

Pire encore, ce lieu hautement symbolique est devenu une cible privilégiée d’attentats terroristes. Nous avons eu à vivre pendant une longue période sous le poids de menaces directes et effectives. Cette atmosphère de peur et d’odeur de la mort qui rôdait autour de nous s’est beaucoup plus accentuée car il y avait parmi nous des journalistes syriens et irakiens recherchés par les terroristes, car certains d’entre eux ont réussi à filmer en cachette l’ambiance sinistre à Raqa, capitale de l’Etat islamique, connu sous l’acronyme arabe de Daech. C’étaient les premières images des villes sous contrôle de Daech que le monde a eu à découvrir.

Dans ce climat de peur et de menaces intenses, ainsi que le climat de terreur semé par Daech en France, en occident et un peu partout dans le monde, j’ai trouvé que mon livre sur le terrorisme en Algérie est dépassé. J’ai également compris que ce phénomène ne concerne pas uniquement les pays musulmans, mais vise le monde entier. C’est à partir de là que j’ai décidé de ne pas m’axer sur le terrorisme, mais sur cette force invisible et non identifiée qui produit ce terrorisme. Au fil de mes recherches, le terrorisme m’apparaît de plus en plus comme étant une simple partie apparente d’un iceberg géant et tentaculaire. Il est une organisation secrète, puissante fondée par Hassan Al Banna et six de ses acolytes en 1926 dans la ville d’Ismaïlia en Egypte. Dans notre temps, on voit l’islamisme de nouvelles générations à l’exemple de Tarik ou Hani Ramadan. Or, ces deux frères islamistes ne sont autres que les petits-fils de Hassan Al Banna. Dans toutes, me recherche j’ai eu à découvrir un seul coupable, un seul acteur sinistre et invisible qui s’appelle l’organisation des Frères musulmans.

Le titre du livre est assez pertinent et il résume les actes du terrorisme ?

Je pense que le livre vaut la peine d’être lu. Il ne porte pas sur la chronologie ou la genèse du terrorisme, mais sur les machines qui produisent ce même terrorisme. Ceux qui le fabriquent et le propagent ne sont pas en tenue de terroriste, mais des cols blancs bien au chaud eux et leurs progénitures. Ceux qui sont en bas de l’échelle sont dans le compartiment opérationnel. Le plus souvent des victimes manipulées, endoctrinés, trompés et utiliser comme de la chair à canon, des machines à tuer sans qu’ils ne se rendent compte des tenants et des aboutissant de cette spirale de violence au nom de l’islam.

Après Hassan Al Banna, il y a eu l’arrivée d’un homme qui draine derrière lui l’odeur du soufre. Il s’appelle Essayed Qotb. C’était lui qui a légalisé le recours à la lutte armée contre les non-musulmans partout dans le monde et même contre les musulmans jugés non conforme à leur ordre.

Le livre survole certes des actes terroristes, notamment en France, en Algérie, en Europe, en Afghanistan aux États-Unis, mais tout cela juste pour faire expliquer comment on est-on arrivé là, c’est-à-dire le cheminement sinistre qui a donné naissance à cette violence sans limite au nom de Dieu et de l’islam et au détriment du croyant sincère.

Si vous trouvez que le titre est pertinent, je pense que le contenu est également riche en informations et tout est raconté d’une façon simple et pédagogique dans un long plongeant de l’histoire de plus de 230 ans.

La méthode est simple, je pars sur un fait d’actualité pour vous inviter à l’histoire et vous expliquer le pourquoi et le comment des choses.

Je pense que même un jeune de vingt ans qui aura à lire ce livre comprendra largement ce phénomène complexe et omniprésent qui ne laisse personne indifférent.

Également, je tiens à signaler que le titre est un peu trompeur. Le livre est axé sur la France et l’occident, mais également une importante partie est consacrée aux pays de l’Afrique du Nord. Dans ces territoires, j’ai pris le cas de l’Algérie, mon pays qui a été durement touché par l’islamisme, puis par le terrorisme. Plus de cent pages ont été consacré à l’Algérie. Dans le fonds de tout cela, j’ai tenté d’expliquer aux Français ou à l’occident en général qu’ils sont contaminés par ce phénomène, tout comme nous étions nous aussi contaminés quelques années avant par cette maladie politique lancée depuis l’Egypte et dont son objectif est de dominer le monde.

Pourquoi dites-vous que l’Occident doit écouter l’Afrique du Nord ?

Oui en effet comme cité tout ce qui touche l’Occident avait déjà touché les pays de l’Afrique du Nord, particulièrement l’Algérie. Les puissances occidentales sont dans cette stratégie absurde qui consiste à faire croire que leur bougie brillera lorsque toutes les autres bougies soient éteintes.

Ils laissent faire ce qui se passe comme massacre politique, idéologique et identitaire de ces pauvres pays de l’Afrique du Nord et peut être même, ils encouragent ce chaos, croyant que tant que ces pays qui n’ont d’existence que le nom soit maintenu dans la régression, leurs intérêts se fructifieront.

Dans ma lecture, j’ai tenté d’expliquer que les pays de l’Afrique du Nord qui constituent l’une des portes principale d’accès vers l’occident doivent être aidés à se délivrer de ce marasme et cette prise d’otage double formée par les régimes militaires en place et la nébuleuse islamistes à laquelle ces régimes ont confié la sous-traitance du peuple pour mieux l’endormir, le déboussoler, l’esseuler. Si ces pays se délivrent, c’est toute la zone de la méditerranée qui deviendra rayonnante et prospère. Dans le cas contraire, tout ce qui touche ces pays se répercutera directement sur l’Occident et ce même Occident finira par être envahi, miné et gangrené par cette malédiction politique, sociale et idéologique.

Vous avez parlé de la crise berbériste de la fin des années 40. Est ce que vous voulez dire que la religion est essentielle à la construction nationale ?

Je dirais le contraire, dans les temps modernes, la religion ne construit ni un Etat, ni un peuple. Le temps des religions comme mode de gouvernance est révolu. Ce qui restait de ces mythes ont était balayés par la révolution française de 1789 et la révolution industrielle de 1850. Il est difficile de juger le pouvoir imposé dans différents territoires au nom de la religion dans les siècles passés, car c’était un peu relatif au degré de l’évolution de l’être humain. Mais rien n’empêche de constater que les pouvoirs politiques étaient tyranniques, brutaux, obscurantistes ayant causé beaucoup de dégâts contre les peuples.

Mais parler de nos jours de la religion comme étant une valeur politique, relève à la fois de la naïveté, de la manipulation, du populisme et du grand mensonge.

Il est stupide de voir dans des constitutions des régimes autoritaires attribuer une religion à un Etat. C’est une aberration. Un Etat doit être neutre, il sera tel un mirador dans lequel tout citoyen pourra s’identifier et se repérer.

Ce qui doit unir les peuples, ce n’est pas la religion, mais l’Etat de droit garantissant liberté et justice. La religion doit être définie et classée dans le cadre des libertés individuelles. Que celui qui est passionné sans limite par la religion, applique ou se créer un Etat islamique pour sa propre personne et en toute liberté. Au-delà ce n’est plus son territoire, ce n’est plus son droit. Toute tentative de faire de la religion une affaire collective relève de la mauvaise foi. Dans ce cas celui qui se prétend croyant est à vrai dire un militant au service de courants politico-religieux et non une personne pieuse dans le chemin de Dieu. Mélanger la politique avec la religion, c’est comme le trafic de médicaments de contrefaçon. Non pas uniquement, il ne va pas vous soigner de vos maux, mais il créera en vous d’autres maux, d’autres maladies irréversibles et destructives pour vous, votre entourage, votre peuple et votre patrie.

En un mot, la clef pour se délivrer de ce marasme endémique est d’éloigner la religion de la politique, pour mieux la valoriser et mieux la préserver. Sans cela aucun développement n’est possible, même si le pétrole tombera tel que la pluie sur ces pays qui se réclament musulmans et attribuent à leur régime, à leur Etat une religion alors qu’il est une personne morale et un cadre d’exercice de pouvoir.

En ce qui concerne la crise de 1949 en Algérie, cela fait partie de la genèse de l’évolution de l’islamisme en Algérie depuis l’été 1903 jusqu’aux élections présidentielles stupides du 12 décembre 2019.

Comme annoncé, il y a plus de 100 pages qui sont consacré à ce pays dans lesquels j’ai tenté d’expliquer comment on est arrivé là. Les lecteurs découvriront que l’islam politique en Algérie est une imposture, une création, un envahissement depuis l’Égypte sous la complicité du régime en place. Ils découvriront que l’islamisme est un corps étranger à l’Algérie et qui n’avait aucune trace d’existence presque avant la fatidique année 1976.

A votre avis, tous ces conflits ont donné naissance à la guerre civile en 1990 en Algérie ?

Oui, la guerre civile en Algérie est une consécration sinistre du satanisme politique en Algérie. On a joué avec le feu, on a invité l’Algérie à danser avec le diable. La seule chose que craigne ce régime est les forces progressistes. Donc pour tenter de les vaincre et les stigmatiser, il a semé l’islamisme en Algérie. Ainsi au début, ce régime avait un mur de protection qui est le conditionnement de la société par la répression à travers les services secrets et l’Etat policier, puis maintenant, il a rajouté un autre mur celui d’endormir le peuple par le fanatisme. Ce pauvre peuple se trouve ainsi à deux étages sous-sol. Il lui apprend même à craindre la liberté, et diaboliser toute idée de s’émanciper et prendre son destin en main. Dans la religion de l’islam, comme dans toutes les autres il y a suffisamment d’arguments et de pratiques pour légaliser l’autoritarisme, le paternalisme et la répression de toute idée contraire à l’ordre imposé.

Ce système a fait de l’Algérie une prison à ciel ouvert où tout est joué à l’avance. Une vingtaine d’années à peine après avoir importé l’islamisme, il a fait de lui la première force politique de l’opposition. Donc toute alternative débouchera sur un Etat islamique. Il sait que dans ce cas, les forces progressistes ne vont pas se laisser faire, car accepter l’islamisme, c’est accepter de mourir. Et puis cet islamisme ne lutte pas pour le changement du pays, se débarrasser de ce système, mais luttent avec acharnement pour se substituer à ce régime et mettre en place leur propre régime qui est encore plus dramatique que celui des militaires. Dans tout ce jeu malsain, le régime sait qu’il est gagnant sur toute la ligne. Toute tentative d’aller vers la démocratisation effective du pays conduira à un retour triste vers la case de départ et le pouvoir retombera entre les mains de ce même régime et sa fausse légitimité se renforcera. C’était ainsi que l’Algérie a vécu un tel scénario après l’ouverture démocratique suite aux événements d’octobre 1988, puis l’Egypte a eu à le vivre après le renversement du régime de Hosni Moubarek et enfin l’Algérie risque de vivre le même scénario dans le soulèvement populaire actuel où je crois que les islamistes sont en embuscade et en position de force pour récupérer cette dynamique populaire née du soulèvement de février 2019.

D’après vous comment faut-il faire pour arrêter cette montée de l’islamisme en Algérie ou ailleurs et avec quels moyens ?

L’islamisme utilise principalement deux armes : la peur et l’ignorance. Pour approcher un individu ou une société en vue de la faire tomber dans ses filets, ils utilisent la peur. C’est comme un serpent qui hypnotise sa proie avant de l’attaquer. Au nom d’une religion, ils ne parlent pas de Dieu, mais ils terrorisent au nom de Dieu. De ce fait, la personne qui rentre dans leur rang ne devient pas croyante, mais militante, bien chargé par la haine, l’hypocrisie, le politique. La foi n’est qu’une façade pour tromper et élargir les rangs de cette base politique.

Puis l’ignorance, il profite au maximum et abuse de la société, car rares sont ceux qui savent qui sont en réalité. Le simple citoyen est victime du système autoritaire en place. Ils se présentent à lui comme étant des sauveurs. Ils lui font croire qu’ils sont là pour son bien, ils sont les représentants de Dieu sur terre et leur mission est de le délivrer des mains des tyrans et lui garantir l’accès au Paradis. Donc les premières choses à éliminer sont ces deux armes qui sont entre leurs mains, à savoir la peur et l’ignorance qu’ils utilisent.

Il faut faire un travail massif, chacun selon ses compétences et ses capacités en vue de les démasquer, casser leur mythe, faire convaincre le citoyen qu’ils sont des faux croyants, des imposteurs au nom de la religion et de l’islam. Ne pas se laisser aspirer par leurs harcèlements qui promettent enfer à toute personne qui n’adhère pas à leur dynamique sinistre ou tenter de les critiquer ou remettre en cause leur légitimité divine.

Puis faire un travail de sensibilisation et convaincre ces pauvres peuples que leur salut sera dans un Etat de Droit, moderne, ouvert à toutes et à tous et que la religion appartient à Dieu sans intermédiaire et que celle-ci peut s’exercer largement dans le cadre des libertés individuelles.

Tout cela est possible de nos jours grâce aux nouvelles technologies d’information et de communications, qui cassent radicalement le monopole des moyens de communication ou de censures classiques.

Ce sont des forces obscurantistes qui vivent dans les ténèbres, on va les vaincre par les lumières de nos vérités, par leur mise à nu au grand jour…

Peut-être d’autres projets d’écriture en cours ?

Oui j’ai au moins deux autres livres qui sont presque au stade final. Il devrait voir le jour il y a longtemps, mais le livre que je viens d’éditer m’avait pris beaucoup de temps. Mais aussi, je travaille en parallèle sur deux autres livres dans le même thème qui est l’islam politique et les régimes autoritaires avec lesquels ils cultivent une certaine complicité.

Un mot pour conclure ?
Je vous remercie de m’avoir offert cet espace d’expression libre. Je tiens à dire que les scènes montrant l’islamisme en Algérie ont eu lieu en Kabylie. La Kabylie reste une citadelle mondiale de lutte contre cette idéologie destructive. Un kabyle est mieux placé pour l’expliquer et révéler les labyrinthes de ce mouvement qui est l’islam politique. Une autre fois ce livre, je ne l’ai pas écrit par plaisir, mais par sens du devoir. Il n’est pas possible de fermer les yeux face à ce phénomène qui veut nous enterrer vivants. Je recommande vivement ce livre non pas pour des considérations commerciale, mais pour découvrir, être averti. Ce livre cerne presque ce phénomène depuis la révolution française de 1789, en passant par la chute de l’empire Ottoman, la création de la nation arabe par les britanniques et les français, par la naissance de l’organisation des Frères musulmans en 1928 et jusqu’à présent où ce courant islamo-politique est présent partout et préoccupe le monde par ses intentions de faire soumettre toute la planète à son ordre !

Entretien réalisé par Mokrane NEDDAF

Interview – Auguste NGOMO : « Massinissa m’a fait découvrir une toute autre partie de l’Afrique »

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Auguste Ngomo

Monsieur Auguste NGOMO, merci infiniment  de nous avoir accordé cette interview ! Pour commencer cette interview, une petite présentation pour nos chers lecteurs.

Auguste NGOMO : C’est un plaisir pour moi d’avoir cette interview dans votre journal “Kabyle.com” et donc d’avoir cette première opportunité de parler de ce roman historique. Je m’appelle Auguste Ngomo et j’aime à dire que je suis un Africain né au Gabon en 1970. J’ai fait toutes mes études au Gabon et j’ai finalisé mon cursus scolaire par l’obtention de diplômes supérieurs en gestion et management en France (Angers et Nantes). Je travaille actuellement pour le continent africain dans une organisation panafricaine.

Je suis passionné par deux choses : le passé et le futur. Cela peut paraître étrange d’aimer à la fois ce que l’on sait déjà ou que l’on croit savoir et aussi ce que l’on ne sait pas encore. Mais un vieil adage africaine dit « Qui ne sais pas d’où il vient, ne sais pas où il va ». D’une autre manière on peut dire que celui qui ne connait pas son passé, ne pourra jamais accomplir son futur car il sera toujours balloté par les croyances et les histoires des autres. Soyons plus spécifiques, je suis passionné par l’histoire méconnue de l’Afrique, surtout celle d’avant l’esclavage et la colonisation et par son futur. Pour assurer aux africains un futur plus digne et plus intéressant, je me suis dit qu’en lui restituant des parties de son passé véritable et glorieux je lui injecterais plus de fierté, de courage, de détermination et d’estime de soi. Nous devons écrire nous-mêmes notre passé, nous devons pour toujours le graver dans le marbre pour nous et les prochaines générations. Et en le faisant nous ne serons plus à la merci de certains conteurs de fausses histoires. Mais pour restituer notre histoire aux africains et au monde il faut quand même la rendre agréable à lire, j’ai choisi le roman historique comme genre littéraire car il permet aussi à l’imagination de s’exprimer.  

Vous venez de publier un roman historique “Massinissa, la légende “. Comment est-elle venue cette idée ?

Rappelez-vous, ma modeste ambition est, à travers des romans historiques, de restituer aux africains l’histoire de l’Afrique de manière intéressante, percutante et agréable à lire. Pour atteindre ces objectifs il me fallait donc des personnages réels, denses, complexes et intéressants. Des personnages qui nous donne envie de nous surpasser car ils ont des valeurs morales et spirituelles qui nous donnent envie de nous identifier à eux et donc à devenir nous-mêmes aussi des africains de légende. Il me fallait donc des personnages qui avaient vécu a l’époque pré-esclavage et précolonial, des personnages pas trop connu des africains, ce qui permettrait aux africains qui liraient ce roman d’enrichir leurs connaissances historiques et culturelles. Quand vous parlez de cette époque ancienne, deux grandes périodes viennent en tête : l’Égypte ancienne et l’époque romaine.

Je me suis progressivement intéressé aux guerres puniques entre l’empire carthaginois et l’empire romains. Sachant que l’empire Phenicien de Carthage se trouvait en Afrique je me suis demandé quel rôle avait pu jouer les africains dans ce combat titanesque dont l’issue finale, la défaite de Carthage, changea l’histoire de cette partie du monde ?

Et dans mes recherches un personnage unique, puissant, légendaire, incroyable émergea des cendres du passé, un homme venant de l’incroyable peuple des Amazigh se révéla à moi : Massinissa. Plus je lisais sur lui, plus je croyais le connaître et plus il devenait impossible de ne pas écrire sur lui. Écrire sur le légendaire Massinissa me semblait tout naturel. «Massinissa, la Légende» est mon premier roman historique. Cet homme unique, mort il y a plus de 2100 ans m’a fait découvrir toute une autre partie de l’Afrique, une culture, de la musique et un peuple formidable les Amazighs, celui de Massinissa, Jugurtha, Dihia. Comment un peuple peut-il produire autant de personnages uniques, légendaires et de belles histoires à raconter?

Avez-vous déjà eu l’opportunité de participer dans des salons de livres ou d’animer des conférences pour faire connaître votre roman et en parler ?

Mon livre a été publié le 1er septembre 2019 en France par les Editions Baudelaire, que je souhaite remercier ici pour leur confiance. En Septembre, nous étions déjà à la fin de l’année 2019 et après, le monde a basculé dans l’étrange année 2020 ou presque rien n’a été possible. Donc pour répondre à votre question, je dirais non je n’ai pas eu l’opportunité de participer à des salons de livres ou d’animer des conférences sur ce livre. L’avantage des romans historiques est qu’ils ne vieillissent jamais, ils sont toujours d’actualité, j’espère donc en faire en 2021 et après.

Pensez-vous que le moment est venu pour que les africains s’approprient leur propre Histoire et passent de l’orale à l’écrit ?

Oui absolument. Nous devons le faire courageusement, sans gêne et sans honte. Et si le faire par l’approche purement historique nécessite des règles strictes et une méthodologie académique incontestable, nous pouvons utiliser la voie plus libre et plus créatrice de la littérature. Trop longtemps nous avons été incapables de le faire ou nous avions eu peur de contredire les autres.

Nous avons alors laissé à d’autres le soin d’écrire notre histoire à leur convenance et parfois aussi à avilir la mémoire de nos héros et donc de nous avilir. Nous avons laisse salir la mémoire de nos ancêtres.

Pour certains la culture et l’histoire sont malheureusement devenus des outils de domination civilisationnelle, ce qu’ils n’auraient jamais dû devenir. Comme vous le savez, beaucoup de nos écrits ont été détruits par le temps et par les œuvres des hommes mais grâce à notre résilience culturelle, beaucoup a aussi été conservé à travers notre culture orale. Il est grand temps que nous nous réapproprions notre histoire et que nous la transmettions de manière agréable à nos enfants, aux générations futures et même au monde. Mais cette fois par écrits.

Avez-vous d’autres projets d’écriture ?

Oui beaucoup. J’écris en parallèle plusieurs romans historiques et une fiction africaine. Mes fils m’ont conseillé, après mes recherches historiques, d’écrire uniquement sous inspiration. Hors le propre de l’inspiration est qu’elle va et vient, indépendamment de notre volonté. Donc quand mon inspiration est bloquée sur un livre, elle s’ouvre sur un autre.

Je saute alors d’un livre à l’autre et bien sûr ça prend plus de temps d’écriture mais à l’arrivée écrire devient agréable pour moi car je voyage beaucoup dans le passé, le futur et dans de nombreuses cultures africaines.

En ce moment j’écris sur deux personnages historiques : Piankhy, le pharaon noir, fondateur de la 25e dynastie égyptienne ; Le Mansa Abu Bark II, empereur du Mali qui abdiqua en faveur du célèbre Kankan Mussa pour en 1312 traverser l’Atlantique et découvrir avant Christophe Colomb les Amériques. Et pour la fiction je regarde l’Afrique en 2150 après une tentative de recolonisation. Comme vous le voyez des projets d’écritures existent et le plaisir aussi.

Un dernier mot pour conclure ….

Gestionnaire de formation j’ai longtemps cru que le développement économique et financier était primordial pour l’avenir des hommes et des nations, mais avec l’âge et l’expérience j’ai compris qu’en fait c’est la culture qui est fondamentale. La culture vous définit en tant qu’être vivant. Les humains vivent toujours dans une culture, dans une histoire.

Si vous ne vivez pas votre culture alors vous vivez dans celle des autres et en conséquent vous aurez toujours du mal à vous définir car vous vous définissez par rapport aux autres. Comment un être qui ne sait pas qui il est, ce qu’il veut fondamentale peut penser sereinement à un modèle de développement économique et civilisationnel ? C’est impossible et vos modèles seront toujours celui de l’autre et vous attendrez toujours ses propres progrès pour l’imiter. Qui sommes-nous ? Que voulons-nous ? Où voulons nous aller ? Notre histoire, enfouie dans de tonnes de gravats, nous donne les clés de notre futur. A nous ne nous retrousser les manches et à nous reconstruire pour un meilleur futur.

Interview réalisée par Amar BENHAMOUCHE

auguste ngomo massinissa Kabyle.com
Massinissa – La Légende, Editions Baudelaire

Des membres du CMA arrêtés en Kabylie !

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Kamira Nait Sid

Communiqué du CMA – Urgent !

Kamira Nait Sid, co-présidente du Congrès Mondial Amazigh (CMA) et Yuva Meridja, membre du Conseil Fédéral du CMA, ainsi que le Président du café littéraire de la ville de Tichy et un membre du café littéraire de la ville de Aokas (région de Vgayet en Kabylie), ont été arrêtés par la police algérienne aujourd’hui 17 septembre 2020 vers 16h30 à la bibliothèque municipale de Tichy. A l’heure actuelle, ils sont dirigés vers un commissariat de la région.

Les quatre personnes étaient réunies pour préparer « Tasdawit n Unevdu 2970 », l’Université d’été du CMA 2020, avec la participation par visio-conférence, de conférenciers notamment de l’ONU, du pays Basque, de Catalogne et du Maroc. Cet évènement devait se dérouler à la bibliothèque municipale de Tichy prêtée gracieusement par la Mairie de cette ville.

Paris, 5/09/2970 – 17/09/2020

Le Bureau du CMA.

Toute la Kabylie est visée

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Ferhat Mehenni

L’agression du Président de l’Anavad, Ferhat Mehenni devrait tous nous faire réagir ! Violemment pris à parti par un jeune Algérien arabophone dans le 20e arrondissement de Paris, ce mardi 8 septembre après-midi, le leader indépendantiste kabyle a rassuré sur son état de santé après l’altercation. Une enquête est ouverte pour identifier l’agresseur pro-palestinien qui lui a proféré des menaces de mort en criant « vive la Palestine ! » et « On va lui faire la peau !». L’artiste écrivain Shamy Chemini a tenu à lui apporter tout son soutien par ce communiqué :

À travers la lâche agression dont a été victime Ferhat Mehenni, c’est toute la Kabylie qui est visée.

Les naïfs, pensant vivre paisiblement avec les Algérianistes, se trompent lourdement. J’apporte mon soutien à Mas Ferhat Mehenni, car il est avéré que je suis indépendantiste plus que jamais et le demeurerait de manière irréversible.

Nous devons lui manifester notre solidarité, être à ses côtés, afin de défendre notre honneur et arracher un jour cette indépendance d’une manière ou d’une autre.

Bon rétablissement, cher ami Ferhat ; la Kabylie est avec toi.

À titre personnel : bon courage et amitiés.  

Shamy Chemini Artiste, écrivain 12 septembre 2020

Un rassemblement populaire organisé par «SOS tamurt n Yeqvayliyen» se tiendra ce dimanche 13 septembre à 14h à place Stalingrad de Paris en soutien à Ferhat Mehenni. Un autre rassemblement est prévu à Montréal.

agression ferhat mehenni Kabyle.com