Quand la liberté d’expression et la création deviennent un crime

Ils n’ont pas les mêmes langues, pas les mêmes horizons, pas les mêmes histoires. Et pourtant, le même mécanisme les broie : accuser pour faire taire, instrumentaliser la justice pour étouffer une voix, transformer l’auteur en suspect et l’œuvre en pièce à conviction.

D’Haïti aux montagnes de Kabylie, un même schéma se répète avec une troublante régularité. Des poètes, des écrivains, des journalistes, des militants culturels se retrouvent traînés devant les tribunaux non parce qu’ils ont commis un crime, mais parce qu’ils ont osé créer, témoigner, nommer. L’accusation devient l’arme. Le procès devient le message.

Le peuple kabyle le sait mieux que quiconque : chanter sa langue, revendiquer sa mémoire, publier sa pensée peut suffire à vous valoir une convocation, une mise en garde à vue, voire une condamnation. La création y est traitée comme une menace. L’identité, comme une provocation.

Ce que vivent aujourd’hui certains auteurs haïtiens n’est pas sans écho avec ce que subissent les voix kabyles depuis des décennies : le vol symbolique de l’œuvre, la tentative de disqualification de l’auteur, et derrière tout cela, une volonté sourde d’effacer ce qui dérange.

Car partout où une plume résiste, quelqu’un cherche à la briser. C’est précisément pour cela qu’elle doit continuer d’écrire.

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Ce fait, simple en apparence, constitue pourtant une preuve matérielle, publique et irréfutable de l’authenticité de mon ouvrage. La traçabilité éditoriale, l’horodatage de la publication et l’exposition internationale du livre réduisent à néant toute tentative de falsification du réel.

Depuis le 4 avril 2025, j’ai été la cible d’accusations infondées, portées non par la rigueur de l’analyse mais par la fébrilité de la diversion. Certains, incapables de contester l’œuvre sur le terrain de la pensée ou de l’écriture, ont préféré attaquer l’auteur, allant jusqu’à me prêter un narcissisme imaginaire. Ces manœuvres relevaient moins du débat littéraire que d’une entreprise de disqualification morale, visant à ternir mon image de journaliste et de poète.

Je l’affirme avec constance et responsabilité : j’ai raison.

L’individu Wilkens Scoot Fifi m’a bel et bien dérobé. Les faits existent, les traces subsistent, et la vérité, même retardée, ne s’efface jamais. Elle attend. Elle observe. Puis elle surgit.

Ce combat ne relève pas d’une querelle personnelle, mais d’une exigence éthique : celle de la reconnaissance du travail intellectuel, du respect de la création et de la dignité de l’auteur. Car lorsqu’un livre est attaqué par le mensonge, c’est toute la chaîne symbolique de la littérature qui vacille.

Or, la littérature haïtienne demeure pure.

Pure dans son souffle, pure dans sa douleur, pure dans sa capacité à survivre aux impostures, aujourd’hui comme à jamais. Elle ne se laisse ni voler son âme ni confisquer sa mémoire.

Godson MOULITE

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Amar Benhamouche
Amar Benhamouche
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