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On cherche la baballe aux Champs-Élysées : Honte à vous !

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Supporters algériens Champs-Élysées 12 décembre 2021

Des centaines d’innocents sont actuellement détenus dans les geôles du régime algérien : des personnes en situation de handicap, des ouvriers, des intellectuels, des pères de familles vivant dans des situations précaires, de jeunes étudiants et étudiantes, des artistes, des hommes politiques, etc. On leur reproche leur désir de mettre en place un système démocratique, vivre dans une société où le citoyen serait libre et respecté.

Des milliers d’autres sont morts dans les hôpitaux par manque d’oxygène, sans oublier ceux qui ont été brûlés vifs dans leurs maisons au mois d’août dernier et la longue liste macabre des Harraga rêvant de trouver un refuge sur les terres françaises et européennes. Par principe, les sportifs algériens devraient boycotter tous les événements sportifs nationaux et internationaux par solidarité avec leurs concitoyens victimes de ce système morbide comme l’ont fait leurs honorables prédécesseurs durant la révolution algérienne.

Hélas ! Ce n’est pas le cas. À cause de ces sportifs vaniteux noyés dans une crise identitaire profonde, le pouvoir algérien a trouvé un moyen de dresser les foules et les transformer en canins à qui l’on jette un ballon. Beaucoup d’Algériens vivant en France ont été abasourdis par ce misérable spectacle des Champs-Élysées où l’on voit des bipèdes sans cervelle arborant le drapeau algérien et dont le comportement leur donne envie de vomir.

Depuis vingt ans, l’Algérie se vide de sa population. Tous ces gens venus en France l’ont fait pour trouver une vie meilleure et fuir une dictature. Comment pourraient-ils être si fiers d’un drapeau représentant une nation leur ayant fait vivre les pires cauchemars ; une nation ayant renié ses racines et son histoire ; une nation criminelle qui dévore ses propres enfants. N’est-ce pas un paradoxe, une insulte à toutes ces victimes de ce régime et une honte dont on s’en souviendra pendant très longtemps ?

A. AMAGHNAS

Le 12/12/2021

La Kabylie mérite un sursaut mondial !

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Tilelli

Faisons libérer les détenus d’opinion de Kabylie.
Débarrassons-nous de la mainmise de l’État algérien.

La Kabylie paie cher son engagement pour les libertés de manière générale, et pour sa volonté de souveraineté en particulier. Les répressions qu’elle subit sont répétitives et ce depuis 1962. Chaque génération a consenti son lot de sacrifices pour sa résistance pacifique et déterminée. Le Printemps berbère d’Avril 1980 et le Printemps noir de 2001-2002 en sont, à ce titre, des exemples éloquents. Aux agressions systémiques qu’elle subit, la Kabylie n’a pas versé dans la violence dans laquelle le régime algérien aimerait l’entrainer.

Aujourd’hui, la Kabylie est camisolée. La quasi-totalité des militants en vue croupissent dans les geôles du régime
algérien
. Toutes ces arrestations arbitraires, mais ciblées, sont effectuées de manière préventive car le pouvoir a peur d’être submergé par la rue.

Nos camarades et amis détenus sont scandaleusement accusés de « terrorisme » et « d’atteinte à l’unité nationale ».
Pour le régime algérien, ces chefs d’inculpation sont passibles de la peine capitale. Ils doivent être libérés et cela relève de notre responsabilité à toutes et à tous.

Doit-on accepter de mauvaise grâce de disparaître en tant que pensée, culture, langue, identité, bref en tant que pays kabyle ? Doit-on accepter cette humiliation que nous fait subir la voyoucratie algérienne ?

Reprenant un vieux slogan catalan républicain, à Tamazgha nous disons « No pasarán !». Mais suffit-il de dire cela ou encore dénoncer l’arbitraire et l’injustice que fait régner une oligarchie mafieuse au service de l’idéologie arabo-islamique ?

En cette conjoncture inquiétante, le silence assourdissant d’une partie des élites kabyles doit nous interpeller. Les partis politiques et organisations de la société civile, la presse écrite, les personnalités artistiques, les intellectuels, les comités de villages… se terrent. Et la diaspora a été, jusque-là, incapable d’agir de manière efficace à même de porter la voix des détenus et mobiliser l’opinion internationale pour susciter la solidarité tant nécessaire pour la Kabylie.

Maintenir une telle posture ouvrira davantage la voie aux tyrans qui n’épargneront personne et qui trouveront l’occasion d’accélérer leur projet de destruction de la Kabylie. La Kabylie mérite un élan de solidarité et ce sursaut citoyen salvateur !

Face à une telle situation inédite et qui menace la Kabylie dans son existence-même, peut-on rester indifférents et être spectateurs de notre propre éradication ? Peut-on se passer d’une mobilisation à même d’organiser la résistance et la lutte afin de mettre fin à cette agression sans fin que mène l’État algérien contre la Kabylie ?

N’est-il pas temps de s’affranchir de ceux-là, parmi nous, qui collaborent avec la voyoucratie algérienne ; ceux-là qui sont “le bâton” des forces de répression en Kabylie ? Le Village kabyle ne doit-il pas reprendre son rôle dont les forces coloniales l’ont dépourvu ? Et la diaspora, notamment en France, n’est pas en reste : elle doit assumer ses responsabilités et prendre sa part dans cette incontournable lutte qui doit être menée pour redonner à la Kabylie sa dignité. Une initiative qui doit s’appuyer sur une large concertation pour aboutir à la mise en place d’actions collectives est nécessaire et indispensable.

Tamazgha,
Paris, le 12 décembre 2021.

Motion de soutien de l’APMM à Kamira Nait Sid

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Jean Lassalle

Les membres de l’Association des Populations des Montagnes du Monde (APMM) ont appris avec stupeur et consternation l’arrestation et la détention provisoire en Algérie, depuis le 24 août 2021, de Kamira Nait Sid, vice-présidente de l’APMM Afrique du nord et co-présidente du Congrès Mondial Amazigh (CMA).

Elle est poursuivie sur la base de lois anti-terroristes et passible d’une peine de détention allant de 10 ans de prison à la perpétuité.

Kamira Nait Sid est connue et reconnue comme une personne engagée depuis de longues années dans le domaine de la protection et de la promotion des droits des Amazighs et des populations de montagne. Elle a notamment été boursière des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones en 2015 et a participé à de nombreuses conférences et rencontres internationales.

En conséquence, nous, membres de l’APMM internationale réunis du 23 au 27 novembre 2021 à Chambéry (France), en marge de l’évènement « les montagnes se rencontrent en 2021 » organisé par l’association Montanea,

  • Considérons que l’accusation de terrorisme à l’encontre de Kamira Nait Sid est totalement farfelue et qu’elle ne repose sur aucun élément factuel crédible,
  • Considérons en conséquence que Kamira Nait Sid est en situation de détention arbitraire, en violation des normes internationales en la matière,
  • Dénonçons fermement l’incarcération injustifiée de Kamira Nait Sid,
  • Déclarons notre soutien total et indéfectible à Kamira Nait Sid,
  • Demandons la libération immédiate et sans conditions de Kamira Nait Sid,
  • Demandons à toutes les organisations membres de l’APMM internationale, de manifester, selon leurs propres modalités, leur soutien à Kamira Nait Sid,
  • Recommandons au président de l’APMM d’adresser des courriers aux présidents algérien et français, ainsi qu’aux Nations Unies, afin de leur demander d’agir chacun en ce qui le concerne, en faveur de la libération immédiate de Kamira Nait Sid.

Chambéry, 27/11/2021
P/l’assemblée internationale de l’APMM
Jean Lassalle, Président de l’APMM et Député français.

Association des Populations des Montagnes du Monde

50, Boulevard Malesherbes

75008 Paris France

Sagesse et respect

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Shamy Chemini

Membre fondateur du groupe Les Abranis, doyen de la chanson moderne, je demande fraternellement à tous les chanteurs kabyles, de se montrer respectueux les uns envers les autres.

Les Kabyles sont réputés dans le monde entier pour leurs éducation, courage, intelligence et surtout pour l’estime qu’ils ont d’autrui. Je ne prends parti pour aucun artiste, ni personnalité intervenant sur Internet, mais je vous conjure de cesser de vous insulter. Nous avons trop d’ennemis pour passer notre temps à nous déchirer, poussés par ceux qui veulent nous faire disparaître. A écouter les paroles de vos chansons, vous êtes des êtres extraordinaires et en toute logique vos actes devraient refléter vos paroles.

Les Kabyles peuvent s’enorgueillir d’être courtois, gentils, généreux, mais hélas depuis l’arabisation et les réseaux sociaux, certains d’entre eux sont devenus grossiers, jaloux voire fainéants. Notre intérêt est pourtant de nous entraider, nous accepter ou alors de nous taire afin de ne rien formuler de désagréable vis à vie des nôtres. Nous devons être compréhensifs si quelqu’un parmi nous s’égare et vivre ensemble en harmonie. Surtout qu’à regarder de près, il n’y a rien de grave ni d’irréparable entre Kabyles.

Ceux qui dépassent les limites sont soit chanteurs, soit politiques. Chacun croit et veut avoir raison alors qu’en Tamazight nous nous affirmons des hommes libres ; par conséquent nous devons tolérer la liberté de chacun.

Être Kabyle, ce n’est pas seulement parler une langue, c’est essentiellement une façon d’être, un comportement noble non exempt de sagesse envers les autres. Pour le reste, chacun est libre de faire ce que bon lui semble sans porter préjudice à ses semblables. Ce n’est pas en s’insultant que l’on emprunte le chemin du savoir et que l’on s’élève vers la dignité.

A l’époque de ma génération – j’ai soixante-dix-huit ans – nous étions cités en exemple dans le bon sens du terme. Pour chacun de nous, le respect était indispensable envers nos parents, nos aînés, nos frères, sœurs, cousins, voisins et tous les Kabyles en général. C’était notre identité.

Lorsque je suis arrivé en France en 1962 la générosité kabyle était légendaire. À votre arrivée vous étiez pris en charge, on vous cherchait du travail et même, on envoyait un mandat pour votre famille restée au village. Une fois le travail trouvé, vous remboursiez toutes les personnes ; jamais de trahison ou d’ingratitude. Lorsque l’un d’entre nous rentrait à l’hôpital pour se faire soigner, toute la journée, il recevait des visites et jamais les mains vides. Le personnel de l’hôpital était ébloui par notre solidarité. Les soignants étaient ravis de partager la nourriture abondante avec les patients !

Par ce texte, je ne cherche pas à moraliser, à donner des leçons, au contraire ; je me sens gêné de rappeler comment nous nous comportions à cette époque. Mais je ne me reconnais pas dans les comportements de certains aujourd’hui. J’ai envie de leur dire :

« Ressaisissez-vous et prenez exemple sur vos grands-parents, vos parents. Restez vous-même, en étant Kabyle comme vos ancêtres, gardez vos bonnes traditions, ne prenez pas les mauvaises des autres. » 

Je souhaite la paix à tous. 

Shamy Chemini

Co-fondateur du groupe Les Abranis, auteur compositeur, écrivain, réalisateur

Le 29 novembre 2021

Shamy

Un assourdissant silence

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Shamy Chemini NB
Photographie S.H.

Depuis que les militaires ont mis un clown mal élu à la tête de l’Etat algérien, presque tous ceux qui se prétendent intellectuels sont devenus muets, sourds et aveugles.

A voir ce président hybride, on assiste à un numéro de cirque. La posture sur une chaise, jambes écartées, de cet énergumène tendrait à prouver qu’il ne sait pas s’asseoir ! Lorsque les palabres commencent, sa gestuelle est simplement ridicule. Il baragouine sa pseudo langue arabe mâtinée d’amazigh et de français approximatif, prononçant des RRR à écorcher les oreilles. Quant au contenu des discours, il est digne d’un ignorant comme seul le FLN sait en produire.

Il parvient à affirmer un mensonge encore plus grand que lui en osant dire que George Washington a offert au traître émir Abdelkader, un pistolet. Or, le président des États Unis est décédé sept ans avant la naissance du charlatan algérien !

Ce pauvre bougre ne cesse de critiquer le pays, allant jusqu’à menacer de faire interdire la langue de l’ancien colonisateur. Je crois bien qu’il lui manque la raison.

Après son investiture, le premier geste accompli fut de faire sortir de prison son fils, trafiquant de drogue et malgré la brouille avec le Maroc, l’approvisionnement des hauts et mieux placés dans la société peut s’y faire sans difficultés.

Quelques cours de savoir vivre, de maintien, lui sont donc indispensables, car téter depuis son plus jeune âge les mamelles de cette bande de criminels du FLN est une très mauvaise école pour apprendre les bonnes manières.

Le racisme anti-kabyle de ces malfaiteurs a été déclaré ouvertement et il est nécessaire de rappeler à ces analphabètes trilingues qu’ils vivent sur une terre kabyle, par conséquent la terre des Imazighenes. Ignorance des racines, de l’Histoire, de la culture !

Esclaves défendant des janissaires, ils ignorent d’où ils viennent. Tout comme feu l’ancien président, né dans un hammam où le passage est tel que l’on ne connaît pas son géniteur.

Ils sont des voleurs qui crient : « au vol » …

Traiter les Kabyles de terroristes, c’est quand même un comble de la part d’intrus vivant sur leurs terres et qui n’en ont pas. Le plus grand empire de tous les temps, l’Empire romain, aujourd’hui disparu, est lui aussi passé sur cette terre du nord de l’Afrique.

Ceux qui se disent arabes, sans aucune preuve, devront bientôt s’attendre à retourner dans leur pays où la femme n’a pas le droit de montrer son visage. Ils font partie d’une civilisation d’aveugles.

Quant aux protagonistes, quelle absence !

Karim Tabbou depuis sa sortie de prison est devenu aphone.

Bouchichi marche uniquement en Kabylie de crainte de se faire lyncher à Alger. Il ne sort plus de chez lui, hiberne comme un ours et dévore tout ce qu’il a volé à ses clients.

Jil Jillali, le coupeur de cheveu en quatre, ne montre plus sa tête à la TNA.

Et tous les autres… ? Ceux qui se prétendent intellectuels ? Ils sont absents au bataillon, restent indifférents devant les milliers de jeunes qui périssent en mer Méditerranée. Les prisons sont pleines de Kabyles du MAK ou non et personne n’ose dénoncer cette injustice flagrante.

Pourtant, messieurs les arabophones, nous vous avons vu marcher durant presque deux ans, mais dès que vous avez vu la première matraque, vous vous êtes volatilisés.

Bande de falsificateurs d’Histoire… Les marches ont commencé le 16 février à Kerratta et aussitôt vous avez changé la date pour la remplacer par le 22 février à Alger.

Bande de menteurs. Puisqu’il en est ainsi, qu’attendez-vous pour occuper à nouveau la rue ?

Évidemment, les Kabyles ne sont pas présents pour vous donner un peu de courage.

Cette contribution, je la dédie aux prisonniers du MAK ainsi qu’à leurs compagnons qui croupissent injustement en prison. Les militants libres font leur possible afin de les arracher aux griffes des bourreaux. Je souhaite courage aux militants qui font tout pour les faire libérer.

Shamy Chemini

Artiste, écrivain et réalisateur 15 novembre 2021

Comment se constituent les nations ?

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Gwenn Ha Du

Les origines de la France et de la Bretagne : des contes pour enfants attardés. Bretagne vieille nation, France, nation tardive, qui n’existe en tant que telle qu’à partir du 13ème siècle.

La France n’est pas née du fond des âges – comme le croyait le général de Gaule -;  ses origines sont infiniment plus modestes et plus tardives.

Contrairement à ce que les Français ont voulu faire accroire, depuis qu’ils se sont emparés de tous les pouvoirs en Bretagne (dans les faits, depuis la mort d’Anne de Bretagne, en 1514), surtout depuis qu’ils ont accaparé, pour eux seuls, la prérogative de faire les carrières, de peser sur les consciences, d’enseigner leur vérité, sans contradiction possible – c’est à dire depuis la révolution des doigts de l’homme -, d’interdire leurs langues et leurs cultures, de détruire leurs institutions ancestrales, la Bretagne n’a jamais été subordonnée au royaume de France ; elle n’a jamais été un «fief» de la France, concédé par le roi de France aux Bretons. Pas plus que les Écossais, les Irlandais, les Gallois, les Catalans, les Tibétains, les Kabyles, les Ouïghours, les Sahraouis, et bien d’autres peuples, n’ont dû ni leur territoire, ni leur langue, ni leur existence nationale aux Anglais, aux Chinois, aux Marocains.

Les Bretons n’ont dû leur existence nationale qu’à eux mêmes, en aucun cas à leurs ennemis français. Ces contes pour enfants attardés, qui ont valeur de loi universelle lorsqu’il s’agit d’asservir les nations les plus faibles, sont inventés par les agresseurs, qui, ayant envahi par la force des territoires qui ne leur appartiennent pas, deviennent ensuite des «occupants», et le restent, lorsqu’ils n’ont pas réussi à éliminer physiquement les populations qui, elles, peuplent d’une manière légitime leur pays.

La Bretagne s’est constituée – comme les autres nations -, par ses vertus propres, par ses chefs (les «Ducs »), par son peuple, par les populations qui se sont agglutinées à elle au cours des siècles, par les combats incessants que les Bretons ont dû mener tout au long des siècles pour conserver leur territoire et leur identité, contre les Anglais, contre les Français surtout.

Le peuple breton est identifié en tant que tel, dès l’antiquité, par Jules César et d’autres auteurs. Fractionnée, envahie, elle a subi les mêmes malheurs que le peuples voisins. A partir du 13ème siècle – comme les autres grandes principautés Européennes, ni plus, ni moins – la Bretagne s’est « centralisée » politiquement peu à peu, c’est à dire a constitué un véritable État autour du chef suprême, le «DUX», et de son gouvernement.

Le vol d’un territoire par le pays le plus fort aux dépens du plus faible n’est rien d’autre qu’un vol. Les complices de ce vol, fussent-ils appointés par de grasses prébendes, ne sont jamais que ce qu’ils sont : méprisés et méprisables. Et un vol de cette nature ne crée qu’un seul effet juridique : être expulsé, et très sévèrement puni.


Écrit en 2014 par Louis Mélennec.

Loucif Hamani : une légende de la boxe kabyle s’éteint

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Loucif Hamani
Loucif Hamani

Loucif HAMANI, le célèbre et mythique boxeur kabyle s’est éteint mardi 9 Novembre 2021, à l’âge de 71 ans de la maladie de Parkinson à l’Hôpital de Vitry-sur-Seine en France.

Né à Aït- Yahia au Sud-Est de Tizi-Ouzou en Kabylie, le 15 Mai 1950 dans le village d’Igouffaf, le jeune Loucif a immigré tôt en France avec sa famille qui a suivi son Père, ouvrier dans une usine.

C’est en région parisienne qu’il alors a commencé à pratiquer la boxe. Il découvrit ce noble art à Choisy-le-Roi, dans le Val-de-Marne. «J’avais à peine huit ans quand j’avais commencé à fréquenter les salles de boxe de Choisy-le-Roi». Après avoir obtenu une prime de scolarité, il débuta rapidement sa carrière de boxeur.

Dès ses débuts, il s’est avéré très redoutable sur le ring et commença à enregistrer des succès.

lounes hamani Kabyle.com
Matoub Lounès, Lounès Hamani, Idir

En 1976, à 26 ans, il fut consacré Champion d’Afrique des Poids Super Walters ABU contre l’Ivoirien Sea Robinson et réussit à conserver son titre l’année suivante face à Simon Bereck Rifoey.

Il bat aux points à Paris Émile Griffith puis devient Champion d’Afrique des Super Walters ABU aux dépens de Sea Robinson, titre qu’il conserve contre Simon Bereck Rifoey le 20 Octobre 1977.

Considéré comme l’un des plus grands boxeurs de l’histoire du pays, et ayant donné ses lettres de noblesse à labox kabyle à la fin des années 1970. Loucif HAMANI à décroché le titre de champion d’Afrique des Poids Super-Professionnels Welters ABU en 1976 et 1977.

Trois années plus tard, sa carrière est également marquée par son combat contre l’Américain Marvin Hagler le 16 février 1980; dont il perd son combat pour le Titre de Champion du Monde en perdant par un KO au second round. 

Cependant; élément très important à prendre en considération, ce match a été disputé dans des conditions très défavorables pour Loucif HAMANI. Des changements d’arbitres et le lieu de la rencontre annoncé à la dernière minute et à chaque fois renouvelé ont brouillé cette finale.

Et important, à retenir, qu’en plus fut déclaré officiellement qu’à propos de ce combat, Loucif HAMANI avait reçu de graves menaces.

Les changements opérés ont pu véritablement le déstabiliser et le démoraliser, car à cette époque, on ne voulais pas qu’un « Algérien » … à fortiori un Kabyle gagne ce titre.


C’est en 1985 que Loucif HAMANI mit fin à sa carrière professionnelle après 27 combats dont 24 gagnés et 3 perdus et un riche palmarès : par 7 fois Champion d’Algérie, Champion «Maghrébin», Médaille d’Or aux Jeux Africains et aux Jeux Méditerranéens et deux fois Champions d’Afrique. Il continua à représenter l’Algérie et sa Kabylie natale en tant que diplomate à Paris, Tunis et N’Djamena, entre autres… C’est en 2005, qu’il reçoit le Gant d’or d’Afrique « pour l’ensemble de sa carrière ».

Ente autre, un Jubilé et un gala de boxe en hommage et soutien à  lui ont été organisé à la salle omnisports de la ville de Tizi Ouzou pour ses 69 ans.

Le Maire de Vitry-sur-seine, Pierre BELL-LLOCH où vivait de longue date Loucif HAMANI lui à rendu un vibrant hommage. 

Repose en Paix Loucif tu restera à jamais gravé dans nos coeurs et dans l’Histoire.


SGUNFU DI LEHNA.

Rachid DIRI

L’origine amazighe des prénoms Lilla, Selyan, Selyouna

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Ces prénoms sont tous d’origine berbère. Ils sont redevables de la racine “LL” qui signifie “eau”. Commençons par le prénom féminin Lilla, qui est en usage chez les Touareg. On le retrouve également dans les régions du Nord, mais c’est un . . .

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L’Algérie vit hors sol !

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Shamy Chemini
Shamy Chemini

De pères en fils, une bande de criminels a confisqué le pouvoir en Algérie depuis 1962.

Ces assassins qui squattent le pouvoir n’ont réussi qu’une seule chose : faire détester le pays à ses habitants, sans oublier le pillage des richesses, détournées pour être placées dans les banques européennes. Inutile aussi l’arabisation pour les enfants du peuple, pendant que les leurs étudient dans les grandes universités occidentales.

Le ridicule ne tuant pas, hélas, lorsqu’ils sont malades, ces voyous sans états d’âme se rendent dans les hôpitaux français, y compris leurs bouffons de présidents. Depuis plusieurs années, ces soi-disant dirigeants ont laissé une facture impayée de plusieurs milliards de dollars à la Sécurité Sociale française.

Mon propos concerne tous les criminels des années 88-90 à 2003 et 2001 qui restent impunis. Ceux qui ont commis ces crimes, jouissent aujourd’hui de leur liberté et sont récompensés par l’Etat qui leur attribue commerces, logements et sommes d’argent. Ils
restent intouchables.

Évidemment, ces meurtriers sont des terroristes qui ont pris le maquis en assassinant des centaines de milliers d’Algériens et le comble est qu’ils sont considérés après leurs crimes comme des notables. Les dirigeants de cette « nouvelle » Algérie désignent des innocents comme terroristes et tout Algérien ne pensant pas comme eux est jeté en prison ou considéré comme terroriste. C’est l’hôpital qui se moque de la charité.

Les hommes du pouvoir, aujourd’hui, ont désigné officiellement la Kabylie comme l’ennemi
numéro un. Le racisme anti-kabyle est devenu constitutionnel.

Ces va-nu-pieds ne se rendent même pas compte qu’au 21 e siècle, le monde entier est connecté à travers Internet et autres supports et qu’il voit les centaines de barques de harragas fuyant les criminels d’Alger pour se rendre en Europe.

Les malfaisants tenant le pays d’une main de fer refusent de reprendre leurs propres citoyens lorsque ceux-ci sont refoulés par les pays qui ne souhaitent pas recevoir les sans- papiers algériens. Ils considèrent le pays comme leur propriété privée. Sans scrupules, un jour ou l’autre, ils devront rendre des comptes à propos de leurs rapines, crimes, corruptions devant les tribunaux.

Si nous, la diaspora, étions des terroristes, nous pourrions très bien prendre en otage leurs enfants qui étudient où vivent en Europe et les tuer sachant où ils habitent. Seulement voilà, nous ne sommes pas des criminels à leur image. Leurs progénitures, leurs proches et eux présents en Europe, ne risquent absolument rien de notre part, car les criminels ce sont eux.
Ils veulent faire croire aux Occidentaux qu’ils sont démocrates ; si c’était le cas le peuple algérien ne fuirait pas.

Chose bizarre : ils se disent Arabes et l’on se demande pourquoi ils ne vont pas se faire soigner dans les pays arabes, pourquoi ces peuples se rendent toujours en Occident pour vivre, chercher du travail ?

En conclusion, ils sont tellement ignorants qu’ils n’évoquent même pas la colonisation des Ottomans, aujourd’hui appelés Turcs durant quatre siècles. Je pense leur en demander un peu trop, car aucun d’eux ne peut prétendre connaître ses racines, sa culture voire même ses parents. Ils sont un ramassis d’énergumènes complètement déracinés, ce qui explique leur comportement sans foi, ni loi.

Shamy Chemini Artiste, écrivain et réalisateur

Le 8 novembre 2021

La Kabylie est une nation authentique

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Louis Mélennec

LES DROITS DE L’HOMME BAFOUES PAR …. LE PAYS DES DROITS DE L’HOMME, qui prétend les avoir inventés.

Le droit d’avoir une Nation est un droit sacré pour tout être humain : c’est un droit de l’Homme.

Le nationalisme français de 1789 : une imposture accouchée par la violence. Le nationalisme breton, catalan, kabyle : une aspiration légitime à vivre ensemble, née de l’Histoire des peuples identifiées depuis plus de mille ans.

On prête à Charles de Gaulle d’avoir écrit la sottise qui suit : « le patriotisme c’est aimer son pays, le nationalisme c’est détester celui des autres ». 

Cela se peut-il ? Pourquoi pas. Il en a écrit bien d’autres. Par exemple : « La France vient du fond des âges » (!). Ses connaissances sur l’origine de la France étaient quasi nulles. Mieux, celle-ci lui est aussi prêtée : « La France est la France; elle a un passé; elle a un présent; elle a un avenir » (!). Génial, lumineux : ne dirait-t-on pas du Bossuet à la petite semaine, ou un jour de pluie ?

Nous avons souvent parlé du problème des Nations, et de ce que jadis on appelait  » sentiment national « , aujourd’hui qualifié de SENTIMENT D’APPARTENANCE – en raison de la pollution des termes  » nation  » et  » nationalisme « , par des insuffisants intellectuels,  ignorants de l’histoire du monde, mais intoxiqués par les faux aphorismes de la doxa française,  à quoi se résume  leur savoir. Ceux là n’ont vu dans les nationalismes que le côté agressif, monstrueux, destructeur de certains d’entre-eux (l’Allemagne nazie, le Japon de l’entre deux guerres, la Russie soviétique, la Chine totalitaire actuelle, la Corée du Nord ….), alors qu’il existe, bien plus souvent, des nationalismes pacifiques, qui se bornent à se réclamer de ces droits humains fondamentaux, consacrés par le droit international : l’appartenance à son peuple, l’amour légitime de son pays, le droit de parler sa langue et de pratiquer sa culture, de se gouverner, de transmettre ses valeurs….. Toutes choses aujourd’hui reconnues et proclamées par les Chartes des Droits Fondamentaux, y compris par les constitutions des pays les plus violents contre leurs propres citoyens, qui ne peuvent mettre obstacle à leur introduction dans leurs propres textes, même s’ils les violent allègrement tous les jours.

Ces principes fondamentaux du vivre ensemble sont encore, pour les nations « hexagonales »  soumises et acculturées par les « révolutionnaires »  de 1789, ignorés et bafoués par le pays qui se targue – horresco referens  – d’avoir inventé les droits de l’homme, là où les droits humains sont une lente conquête de l’humanité, dont les débuts sont identifiées deux mille ans avant notre ère. Le ministre de la justice de France, M. Dupont-Moretti, vient d’ avouer devant les écrans de télévision, qu’en matière des droits de l’homme, la France est le pays le plus condamné par les instances internationale, avec la Turquie; ce qui n’est pas brillant, et  qu’elle « n’est plus le pays des droits de l’homme »(ce sont ses propres termes, sic). A quoi je lui ai répondu, par les mêmes voies, péremptoirement, que la France n’a jamais été le pays des droits de l’homme, et que, bien loin d’y apporter la moindre contribution, elle n’a fait que copier l’oeuvre des pays nombreux qui l’ont précédés – l’Angleterre, la Hollande, la Bretagne, les Etats-Unis, bien d’autres -,   mais qui viole allègrement toutes les Libertés publiques, quotidiennement, dont l’une des principales : le droit de s’exprimer librement.

Avec d’autres auteurs j’ai démontré que, de ce point de vue, le nationalisme français, non pas celui des rois, mais celui des régimes construits au cours des décennies qui ont suivi la Grande, l’Universelle, la Magnifique  » révolution  » de 1789 – que l’on appelle en Bretagne la shoah bretonne -, rasant, abrasant, détruisant tout – les langues, les cultures, les histoires locales, dont plusieurs authentiques histoires nationales, celle de la Bretagne en particulier -, a été l’une des plus bêtes et des plus cruelles du monde civilisé ….. (Le Livre bleu de la Bretagne est téléchargeable gratuitement par Google, diffusé aujourd’hui dans plus de 100 pays dans le Monde, recommandé par trente sites internet en France et à l’étranger, sauf par les merdias du pays des droits de l’homme).

Les Catalans, les Bretons, les Kabyles, les Ecossais, sont des Nations authentiques. Les Français aussi; mais la nation France n’occupe que le centre de l’hexagone; les nations périphériques – la Bretagne, le Pays basque, Nice, la Savoie, l’Alsace sont aussi des nations authentiques; plusieurs d’entre elles sont plus anciennes que la nation française, qui n’existe pas avant le 12ème siècle, là où nous, Bretons, revendiquons, en qualité de peuple, une existence bi-millénaire.

M. Mélenchon, après de longues réflexions,  vient d’annoncer au monde sa récente découverte : cet universaliste, ce « penseur socialiste » comme il aime à se définir lui-même, vient de reconnaître publiquement, lui qui a qualifié  le breton de pseudo- langue et de patois, que les écoles Diwan sont des sectes,  a découvert que notre idiome national est antique, et qu’il existe au moins mille ans avant la langue française. Mieux ! Le multi-culturalisme est la nouvelle religion à laquelle il vient de se convertir !  (Je l’ai un peu aidé dans sa rééducation, vus ses antécédents !). Avant peu, il va faire sien ce constat célèbre « Les Bretons sont les Juifs de la France ».

Louis Mélennec

La nouvelle Algérie ou la résurrection du parasitisme ottoman

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Corsaires algériens
Stefano Bianchetti/Corbis

La nouvelle Algérie est une nation contraignant ses citoyens à se réfugier dans le silence et la servitude volontaire. Les récalcitrants ont le choix entre la prison, la maladie, l’incinération ou la noyade. 

La justice inique est devenue un moyen de répression au service d’une oligarchie, telle une matraque entre les mains d’un pseudo-agent de l’ordre public pervers et sans scrupule. On arrête d’honnêtes citoyens dont la majorité vivait dans la misère sur les terres d’un pays riche, leur tort : avoir dénoncé l’injustice, le mensonge, le pillage organisé au sein des hautes sphères de l’état durant des décennies et réclamer une indépendance confisquée depuis 1962. Quand je vois tous ces juges dans leurs robes rouges autour du Président mal élu à la télévision de l’état, je ne peux pas m’empêcher de songer à la chanson de Brassens, « Gare aux gorilles », et d’espérer qu’un jour cette fiction se réalise en Algérie.

En 2021, les Algériens meurent asphyxiés, car il n’y a pas d’oxygène dans les hôpitaux. Un cancéreux n’a aucune chance de survivre, à moins qu’il ait des moyens de s’acheter des médicaments onéreux même pour la diaspora, une boite d’IMATIB (un mois de traitement) coûte environ 750 € en France. Des citoyens ont été brûlés vifs dans leurs maisons quand d’autres ont été engloutis par une mer agitée en tentant de rejoindre la terre de ceux que l’école algérienne nous présentait souvent comme étant des kouffars et des colonisateurs. En paraphrasant La Boétie, je dirais qu’actuellement en Algérie, tous les gens d’honneur trouvent la vie déplaisante et la fuite est salutaire quitte à prendre le risque d’y laisser sa peau.

Dans ce contexte, croyez-vous qu’un citoyen algérien confronté à toutes ces misères se préoccupe de la réconciliation avec la France coloniale, lui qui est prêt à risquer sa vie pour atteindre ses terres. Certes, il y a un avant et un après 17 octobre 1961 ; mais, il y a également : un avant et un après 1962 concernant le massacre des anciens combattants du FLN historique et des militants du FFS par l’armée des frontières ; un avant et un après 1976 concernant les poseurs de bombe ayant voulu dénoncer le pouvoir tyrannique de Boumédienne interdisant le droit de cité de la culture berbère ; un avant et un après le printemps berbère du 20 avril 1980 ; un avant et un après 5 octobre 1988 ; un avant et un après décembre 1991 : un avant et un après le printemps noir de Kabylie de 2001 ; un avant et un après février 2019 ; un avant et après la crise sanitaire de 2020 ; un avant et un après les incendies d’août 2021 en Kabylie…..

Derrière chacune de ces dates se cache un drame avec son lot de victimes innocentes n’ayant jamais eu le droit à une enquête judiciaire ou bien un travail de mémoire qui permettrait à leurs familles respectives d’en faire le deuil. À la fin des années soixante, on racontait à travers un chant populaire, loin des médias officiels bridés par la censure : « Après l’indépendance, on a énuméré toutes les injustices qu’on a subies sous le joug du colonialisme français, mais, si celui-ci revenait un jour, on lui raconterait autant (concernant cette fois-ci les terribles épreuves endurées sous le néocolonialisme mis en place par l’armée des frontières)».

Un néo-colonisateur ne pourrait demander des comptes à un ancien colonisateur, nous sommes face à une absurdité. Je trouve également triste et paradoxal que des soi-disant intellectuels viennent à la rescousse d’un pouvoir perfide et machiavélique lorsque le président français a provoqué celui-ci et a annoncé que l’état algérien n’existait pas avant 1830. C’est le cas de Abdelkrim Badjadja, entre autres, historien et ancien DG des Archives nationales algériennes, qui, dans une interview et sur sa page Facebook, s’adressait à Emmanuel Macron pour lui rappeler que l’Algérie existait depuis 2 400 ans, de Massinissa à nos jours, et réclame à la France de restituer le trésor volé lors du débarquement français de 1830 qu’il estimait à 675 milliards d’euros après avoir fait une abstraction totale des occupations ottomane et arabe des terres de Tamazgha.

En faisant une petite recherche sur Wikipédia, je découvre que ce Monsieur avait occupé le poste de Directeur des archives départementales de Constantine de 1974 à 1992. Autrement dit, il était un haut fonctionnaire depuis l’époque de Boumédienne. À cette époque, la constitution du pays disait que l’Algérie est une nation arabe et musulmane, la culture berbère était bannie et n’avait pas droit de cité, pire encore, en réponse à toutes les voix qui s’élevaient pour dénoncer ce déni d’histoire et cet apartheid, leurs auteurs se retrouvaient dans les geôles du dictateur où ils subissaient les pires sévices. C’était à cette période précise, cher Monsieur, qu’il fallait rappeler à ce tyran que l’Algérie existait depuis Massinissa au lieu de se comporter comme une carpe. Votre comportement d’alors serait-il dicté par la carotte ou bien par le bâton ?

Aussi, vous réclamez à la France la restitution du trésor volé dans les caisses de la régence d’Alger comme si ces richesses étaient destinées à la population. Supposant que ce trésor existait, il proviendrait certainement de la piraterie, autrement dit du banditisme pratiqué en mer consistant à dépouiller des bateaux occidentaux et prendre des otages dans le but d’obtenir des rançons. Les Ottomans imposaient également des amendes et des perquisitions diverses en Algérie. Un système de perception des impôts est mis en place pour entretenir le Dey et sa suite, l’état-major, les janissaires ainsi que les fonctionnaires, sans oublier qu’une autre partie des revenus en question était envoyée à Istamboul, la fameuse Porte.

« Les revenus les plus importants de la Régence d’Alger provenaient des impôts fonciers, des droits de douane, du butin des corsaires, des paiements versés par certains états pour garantir la protection de leurs bateaux des corsaires algériens » (Miriam Hoexter : Taxation des corporations professionnelles d’Alger à l’époque turque ). Les céréales qu’ils avaient vendues à la France ont été produites par des tribus asservies à cette tâche sur des terres confisquées aux autochtones pour devenir les terres du Beylik. En dehors de piller les richesses du pays plongé dans la misère, les Turcs n’ont réalisé aucune infrastructure qui profiterait à la population. En 3 siècles, ils n’ont construit ni hôpital, ni bibliothèque, ni école et ni réseau routier, ce qu’il nous reste de leur passage ce sont les ruines de leurs somptueuses villas et des forts abritant leurs janissaires.

En faisant appel aux services de deux corsaires turcs, les frères Barberousse, pour libérer les ports occupés par les Espagnols, on avait introduit deux loups dans la bergerie. Ces deux truands ont fini par imposer leur diktat et devenir les maîtres du pays, c’était le début du parasitisme ottoman. Après avoir suscité de l’enthousiasme, la population a vite déchanté, ce qui a provoqué plusieurs soulèvements et réactions de celle-ci dont on ne nous a jamais parlé à l’école Algérienne post-indépendance. Les plus importants étaient ceux des Kabyles de 1520 et 1768. Au premier soulèvement, ils ont réussi à chasser les Turcs d’Alger et occuper cette ville durant 7 ans, de 1520 à 1527.

Finalement, la confiscation de l’indépendance de l’Algérie par l’armée des frontières, les méthodes de celle-ci et sa conduite tyrannique n’est-ce pas une résurrection du parasitisme ottoman ? À méditer !

M. AMAGHNAS   

Le 1er novembre 2021

Mokrane Maameri, l’art d’inspiration kabyle pour écrire un sonnet

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Mokrane Mammeri

Seul et loin de tout que soit en voyage ou en confinement. Un sage poète au regard perdu dans l’horizon se souvient de tout. La guerre civile des années 90, l’éloignement des siens et le déguerpissement de ses amis. Avec « L’Écume des affects et autres sonnets de résilience », le poète et écrivain Mokrane Maameri signe un superbe recueil de poésie en Sonnet, qui avec d’autres œuvres de la rentrée littéraire, réaffirme la puissance des mots pour désigner les malheurs et les bonheurs aussi.

ecume affects Kabyle.com
L’Écume des affects et autres sonnets de résilience,
de Mokrane Maameri,
Belelan, 100 p.

Sur les sentiers cabossés qui sent les odeurs des feuilles mortes d’automnes se formaient ça et là en marécages et où s’entassaient en l’état d’abandon des matériaux afférant aux travaux de construction et d’agricultures. Il y a pêle-mêle, des pelles, des fossiles, des brouettes, et autres outils mais aussi des silhouettes d’hommes, de femmes et des enfants qui jouaient au jeu du cache-cache et du vieux du village emmitouflé dans son burnous blanc au bout de ses forces pose, tête sur le bout de sa canne rangé par la honte que le poète Mokrane Maameri contemplait depuis son exil.

Dans son nouveau recueil, somptueux texte en sonnet intitulé « L’écume des affects et autres sonnets de résilience », Mokrane Maameri s’approprie toutes ces choses en les prenant pour sienne, comme sa vie. Universitaire et spécialiste de la littérature, auteur de recueil de poésie, de recueil de nouvelles et d’un roman, Mokrane Maameri se retrouve en exil après avoir fuit la barbarie islamiste qui sévissaient en Algérie. Jour après jour, entre un pays qui l’accueil et lui offre l’hospitalité et protection, en l’occurrence la France et l’autre qui se cherche perpétuellement et qu’il voit s’éloigner peu à peu, l’Algérie dont il lui reste que des images vivante et sans ride pour leurs faire coller des mots pour ne pas sombrer. Il pense libre, il parle seul à point qu’il se fait passer pour un fou.

Depuis sa lisière où il habite dans la région parisienne, il contemple à perte de vue l’immensité des rues, des scènes, des ponts ou encore lors de ses voyages traversant l’Europe et loin de ses amis, familles, il laisse les souvenirs remonter à la surface. Mokrane Maameri attrape les mots à la plume, en capture les monstres nocturnes et les espérances défigurés.

« Comme je venais d’un autre horizon âpre, dur et rêche

Là où je ne vois que les écumes et débris jetés par le fleuve

J’habite ce temps pour lui servir de témoin à toute mèche

Tout en confectionnant le fil pour faire parler tant d’épreuves ». 1er quatrain, P 52

Toute la poétique de Mokrane Maameri est de mener cette immersion sans hâte. Il vole, se pose et prend son temps, question de peser ses mots. A l’accélération des souvenirs, à la précision des images, il oppose le patient monologue off d’un être dont la seule imagination parvient à le consoler, au milieu d’une minorité puissante au pouvoir, un boomerang pour la vie loin des préoccupations du peuple en souffrance. Le courage de Mokrane Maameri est celui de la dignité quotidienne, qui consiste à dire haut ce que tout le monde pense tout bas, et d’abord pousser les futures générations à se prendre en charge et assumer leurs responsabilités pour ne pas être victime des systèmes.

« J’ai pris courage d’ouvrir la gueule des sans-dents ;

Libre à vous d’apprécier ou pas, ô maitres faiseurs des libertés

Un mot même rattraper dans son envole me parait un don

Me suffit pour rythmer la rime de la vie et de la pensée hébétés » 1er quatrain P. 72

Mais le rêve n’est pas la réalité, voilà maintenant un moment qu’il réfléchit, emporté par les pensées que lui seul pourrait interpréter ses vues. Si bien la résistance de Mokrane Maameri exige aussi de faire revenir le temps passé. Ses amours, son adolescence, sa maman, sa maison adossée à la colline de la Kabylie. A la manière de l’écrivain de la même région que lui, en l’occurrence Mouloud Feraoun (1913-1962), ou son proche et lointain de sa famille Mouloud Mammeri (1917-1989) Mokrane Maameri fait de la poésie un art de remémoration humanitaire, du ressassement libérateur et surtout d’inspiration Kabyle.

« Un jour prés du cœur, prés de la cour et prés de vous

Amis, ennuis et emmerdes

Dites aux êtres doués de sens et aux choses inertes

Que le salut même de loin serait un jour du rendez-vous » 1er quatrain, P 89

La langue aurait ce pouvoir-là : rappeler les morts, disperser les meurtriers. A peine ouvert le livre de Mokrane Maameri, le quatrième de cet auteur prolifique, on est emporté par l’éclat d’une écriture et par la solidité d’une conviction : le mal est puissant, mais l’exhiber en détail, l’oblige à être ce qu’il est, c’est déjà lui résister. Centré sur la vulnérabilité d’un homme, ce texte n’en impose donc pas moins une double démonstration de force.

D’abord, à l’heure où certains voudraient qu’il faille être un universaliste pour écrire la littérature, il réaffirme la liberté d’une littérature populaire qui autorise les jeunes de divers horizons à se mettre à écrire dans leur langue. Ensuite, en s’emparant du sonnet, qui apparait un genre plus rigoureux et précis, de tous les autres genres comme la poésie libre, Mokrane Maameri prouve que la poésie, loin d’évacuer l’actualité dans les nuées, en éclair le réel mieux qu’aucune autre forme. Peut-être parce que le tragique se révèle d’autant mieux qu’il est déplacé par les mythes, transfigurés par les images, peut être, aussi, parce qu’au cœur de ces vers on ressent une poésie élégiaque

Notre monde féroce tolère-t-il encore l’étreinte amoureuse, même rêvée ? Telle est la question posée par ce magnifique Sonnet, qui fait de Mokrane Maameri un poète de notre condition humaine.

Pour peu soit-il

Bien que demeurant une île arrosé de sang et de la sueur

Nos yeux doux de rêveur aspergés du parfum de l’exile

Et nous faisons comme si le passé ne nous appartient plus, ô ma douleur ! «  2eme quatrain, P.84

Résumé

Écrire c’est prendre le monde à témoin, c’est également faire vivre sa langue en invitant l’histoire, les joies, les douleurs. Écrire c’est laisser faire la plume comme un poisson dans l’eau, elle ride les mers et les océans : la faire plonger dans le ressac de souvenirs et d’avenirs, elle inscrit fugacement des traces du passé, du présent et du futur. Écrire c’est avoir le souci d’autrui et de soi, se libérer des préjugés, ne point faire œuvre de la malhonnêteté intellectuelle. Écrire c’est dénoncer les drames et les injustices. Ce qui importe, c’est d’avoir la force de l’empathie et le souci de l’éthique.

L’écume des affects et autres sonnets de résilience, c’est l’accumulation de toutes ces choses écrites sous forme de sonnets, genre popularisé au XIVe Siècle par le poète italien Pétrarque pour qui tout doit être strictement codifié, mêlant à la fois la métaphysique et le sensuel, afin de donner une vision poétique du monde. Au fait cela revient à dire : Ne voir que ce qu’on peut sentir, ne sentir que ce que le cœur voit. Si tout n’est pas devant nous, nous pouvons au moins sentir comment nagent les poissons.

Kabylie en danger : tous solidaires !

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Grande marche kabyle

Le Collectif des Associations Kabyles de France appelle à une grande marche le dimanche 10 octobre à Paris, du Champ de Mars à l’Assemblée Nationale.

Ces derniers mois, la Kabylie a vécu la période la plus meurtrière et la plus destructrice de son histoire. La Kabylie est en deuil. Le désastre est humain. écologique. économique, psychologique et social. Cette tragédie est le résultat d’une politique discriminatoire, raciste. haineuse et agressive envers les Kabyles et la Kabylie.

En pleine crise sanitaire, après avoir empêché les comités de villages de Kabylie de mettre en place des mesures d’auto-confinement, l’État algérien a bloqué des dizaines de concentrateurs d’oxygène envoyés par la diaspora kabyle.

Suite aux feux criminels allumés simultanément dans des zones densément habitées de la Kabylie, le gouvernement algérien qui ne dispose pas de Canadairs, refuse l’aide internationale. Le bilan est lourd des centaines de morts et de brûlés, des maisons, des villages, des exploitations agricoles, des animaux, des ruches d’abeilles et des dizaines de milliers d’hectares de forêts, d’arbres fruitiers et de récoltes sont partis en fumée. Les sinistrés qui ont tout perdu, sont pris en charge uniquement par la solidarité citoyenne car encore une fois, le gouvernement algérien est absent. En revanche, il brille dans l’art de la manipulation dans l’affaire du crime orchestré dans un village kabyle.

Alors que la Kabylie n’a pas fini de pleurer ses pertes, elle subit un réel acharnement de la part du pouvoir algérien: arrestations arbitraires de militants politiques, de journalistes, d’écrivains, d’acteurs associatifs, provocations et intimidations avec des perquisitions de domiciles, arrachage des emblèmes amazighs et kabyles sur la voie publique ou encore exclusion de la langue amazighe de l’emploi du temps officiel d’élèves.

Connue pour être un bastion de la résistance et le fer de lance de la démocratie en Afrique du Nord, la Kabylie porte toutes les valeurs universelles. Pour prospérer, le gouvernement algérien veut asservir les Kabyles et les réduire au silence. Si nous n’agissons pas, l’histoire se répètera et les drames se reproduiront sans cesse.

Nous, Collectif des Associations Kabyles de France exigeons:

  • Une enquête internationale pour connaître les auteurs des incendies criminels. Nous voulons savoir qui a brûlé la Kabylie?
  • L’indemnisation très rapide de toutes les familles sinistrées à la hauteur des pertes et préjudices subis,
  • Que les instances internationales contraignent l’Algérie à respecter les Droits de l’Homme, qu’elle libère immédiatement tous les détenus politiques et d’opinion, qu’elle arrête de criminaliser les citoyens kabyles et qu’elle cesse son mépris pour la Kabylie en respectant ses spécificités identitaires, sociales et culturelles.
  • Que la diaspora kabyle et les collectivités étrangères puissent participer librement et sans entraves au progrès de la Kabylie dans tous les domaines, humanitaire, écologique, éducatif, social, économique.

La communauté franco-kabyle participe à la richesse culturelle de la France, son économie et à sa vie citoyenne et démocratique.

La France ne peut pas être complice du régime algérien qui bafoue les droits humains les plus fondamentaux, en toute impunité.

Ensemble, réaffirmons haut et fort notre attachement à la Kabylie, à son identité, à sa culture et à ses valeurs ancestrales.

Collectif des Associations Kabyles de France

Sur un mur en Catalogne c'est valable pour la Kabylie
« Sur un mur en Catalogne c’est valable pour la Kabylie » – Photographie Madjid Boumekla

Tilyuna Su publie « Timegraḍ yessawalen »

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Tilyuna Su


Une naissance, un passage sur terre, et une trace… Tilyuna Su vient de publier chez Tira éditions un roman remarquable portant le titre « Timegraḍ yessawalen », qu’on peut traduire littéralement par « Les résonances sanguinaires ».

L’œuvre est considérable tant par la singularité et la perspicacité de ses réflexions, par son actualité contemporaine et par la variété des thèmes évoqués. Souad Chibout, de son vrai nom, ne pouvait être différente de celle répondant au lyrisme de sa plume guidant son objectif dans la matrice des horizons convoités, sa conscience aux côtés de ses confidences, et sa plume, le reflet intègre et évocateur peignant son verbe.

Exigeante avec toujours cette empreinte féminine dans chacun de ses mots, Tilyuna Su est née avec une plume à la main, et une langue maternelle comme lumière lui frayant les voies portant haut et fort la voix et les couleurs de sa Kabylie. De belles mélodies, des chansons à textes et des romans… Et on parle d’une entité irréductible et d’une âme indéfectible.

Honneur à ces montagnes kabyles qui l’ont vue naître et grandir dans la sainteté de leur grâce et vertu !

Souad Chibout Tilyuna Su Kabyle.com

Si le paradoxe humain est une anthologie de textes, et si patauger dans les méandres des abysses de ses consciences en cherchant à contempler ses profondeurs sans jamais retrouver le goût de remonter à la surface, et si de telles incartades ne sont en somme
qu’une crise de la sensibilité provoquée en soi… De ce qui taraude à ce qui rend la joie, des attentes espérées à leurs concrétisations passées au crible à travers le tamis de la bureaucratie administrative et des politiques pervers aux univers dépourvus d’avers et de revers, de la bonne parole mesurée des sages de la tribu, du « Moi » qui croise parfois la fatalité en pointant du doigt le thème répressif atteint d’une névrose inconsciemment transmissible, de la peur obsessionnelle de l’autre quand le lien avec la raison se brise face à celui de la folie, de la question des mésententes et du pardon, de l’amour et de la
rédemption quand elles sont portées tel un étendard… Tout cela ouvre des réflexions sur la subtilité de la vie, sur ses perpétuelles contradictions et sur la mort qui récompense par la perte et la mélancolie. Son récit est dense, il vacille entre l’obscur et le lumineux, entre l’abstrait et le concret, entre celui qui se cherche et s’inquiète, entre celui qui ignore pourquoi il vit, et sur celui qui vit sans s’interroger sur les limites et les frontières invisibles franchies.

Mohand-Lyazid Chibout (Iris)

Tilyuna Su Chibout Souad Kabyle.com

Kamira Nait Sid en garde à vue

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Kamira Nait Sid

La Présidente du Congrès Mondial Amazigh qui était portée disparue en Kabylie depuis le 24 août est actuellement en garde à vue à Alger, en attendant sa présentation devant le parquet d’après des « des sources proches du tribunal Sidi M’hammed ». Pour le moment, ni la police, ni le procureur de la République n’ont communiqué officiellement sur cette affaire.

Kamira Nait Sid aurait été arrêtée « car présumée d’être en lien avec le MAK ». L’alerte a été donnée par son frère « Nous n’avons plus de nouvelles d’elle. Nous nous sommes rendus au domicile où elle réside habituellement à Mirabeau, on a fait intervenir les pompiers et la police pour casser la porte et elle n’y était pas».

Elle se faisait discrète ses derniers temps en raison de ses activités militantes, du regain d’arrestations et détentions arbitraires.

Lettre du Congrès Mondial Amazigh aux autorités algériennes du 28 août

M. le Ministre algérien de la justice
8, Place Bir-Hakim, El-Biar, Alger, Algérie
M. Le Président de la Cour Suprême
Mmes, Mrs les présidents des Cours d’appel
Mmes, Mrs les présidents des Tribunaux

M. Le Ministre,
Mmes, Mrs les présidents des Cours et des Tribunaux
Comme vous le savez sans aucun doute, Kamira Nait Sid, coprésidente du Congrès Mondial Amazigh (CMA), qui habite à Tizi-Wezzu en Kabylie, ne donne plus signe de vie depuis le 24 août 2021.
Notre inquiétude est à son comble car cela fait quatre jours que nous sommes sans nouvelles d’elle. Des informations non vérifiées publiées sur Internet laissent entendre qu’elle aurait été enlevée de son domicile de Draa-Ben-Khedda, près de Tizi-Wezzu, par la police algérienne. Mais aucune information officielle, ni des instances judiciaires, ni policières n’a confirmé ni démenti cette information.
M. Le Ministre de la justice, Mmes, Mrs les hauts responsables des institutions judiciaires en Algérie, laissez-vous ces rumeurs sans réponse ? Nous exigeons de savoir qui a enlevé Kamira Nait Sid et où se trouve t-elle en ce moment ? Vous avez le devoir de communiquer pour répondre à ces questions. Cela est de votre responsabilité et le cas échéant vous aurez à en répondre devant les juridictions internationales.

Par ailleurs, dans le cas où il s’avère qu’elle a été enlevée par les services de la police algérienne, il est de votre devoir également de nous fournir des explications sur l’usage du procédé illégal de l’enlèvement d’une citoyenne et présidente d’une ONG et le non respect de la loi (code pénal) qui prévoit que sa famille aurait dû être informée dès le moment de son arrestation et que Mme Nait Sid aurait dû recevoir la visite de son avocat durant les premières 48 heures de sa détention.

Dans le cas où la police algérienne ne serait pas l’auteure du rapt et du kidnapping de Kamira Nait Sid, vous devez aussi rendre compte des moyens de recherche que vous avez mis en œuvre pour la retrouver et la protéger.

Le Congrès Mondial Amazigh, ONG de protection et de promotion des droits des Amazighs, agira sans relâche au niveau international pour zéro impunité en Algérie.

Paris, 16/08/2971 – 28/08/2021
Belkacem Lounes
Secrétaire général du CMA
Membre du Mécanisme d’Experts de l’ONU sur les droits des peuples autochtones (2018-2021) Membre expert et Coordinateur du Groupe de Travail sur les droits des peuples autochtones de la Commission Africaine des droits de l’homme et des peuples de l’Union Africaine (2016-2021).

Lettre du Congrès Mondial Amazigh aux autorités algériennes du 26 août

Aux plus hautes autorités civiles et militaires algériennes

Comme vous le savez certainement, Kamira Nait Sid, coprésidente du Congrès Mondial Amazigh (CMA), qui habite à Tizi-Wezzu en Kabylie, ne donne plus signe de vie depuis le 24 août 2021.

Cette disparition soudaine et inexpliquée, nous inquiète beaucoup, d’autant plus qu’elle survient deux jours après que M. Hassan Kacimi, haut fonctionnaire au ministère algérien de l’intérieur eut déclaré le 22 août 2021 à 8h15 sur les ondes de la radio publique algérienne, que « le Congrès Mondial Amazigh est passé sous la coupe du Mossad, des services secrets marocains et de certains pays étrangers ». Il a ajouté que « le Congrès Mondial Amazigh a un plan d’action subversif déployé dans tout le Maghreb ».

Ces propos aussi mensongers qu’irresponsables, font partie de la campagne de dénigrement et de haine menée depuis plusieurs années contre les Amazighs en général et contre les Kabyles en particulier.

Lorsque l’on sait que vous considérez le Maroc et Israel comme les plus grands ennemis de l’Algérie, il en découle que toute personne ou organisation qui aurait un lien réel ou imaginaire avec ces deux Etats est considérée comme un ennemi de l’Algérie.

Pour le CMA, vos services propagent la fausse information de ses liens supposés avec les Etats ennemis, ce qui a pour effet de diaboliser notre organisation, d’exciter la haine des Algériens envers les Amazighs et les Kabyles particulièrement et pour finir cela justifie la répression brutale et aveugle. C’est une tactique machiavélique mais qui ne dupe plus personne.

Pour l’heure, le Congrès Mondial Amazigh n’accuse personne mais nous vous demandons instamment de déclarer publiquement si ce sont vos services qui ont enlevé et qui détiennent Kamira Nait Sid ou pas. Si cela n’est pas le cas, quels moyens l’Etat met-il en œuvre pour la retrouver le plus vite possible ? Quoi qu’il arrive, votre responsabilité individuelle est engagée.

Parallèlement, nous vous demandons avec insistance d’accepter la mise sur pied d’une commission d’enquête indépendante, donc internationale, afin de faire toute la lumière sur la campagne de racisme et d’intolérance anti-Amazighs et anti-Kabyles ainsi que sur toutes les allégations fallacieuses propagées par les services gouvernementaux algériens dans le seul but de justifier la répression contre les Kabyles et de nuire à la Kabylie.

Le CMA exprime son total soutien à la famille Nait Sid et réaffirme que plus que jamais il agira sans relâche au niveau international pour zéro impunité en Algérie.

Paris, 14/08/2971 – 26/08/2021
Le Bureau du CMA

Algérie : Haine, violence et mensonges

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Olivier incendies Kabylie

En 1949, on traitait de berbéristes et de séparatistes ceux qui avaient soulevé au sein du PPA (Parti du Peuple Algérien) la question de la définition de l’identité algérienne. À cette époque-là, la population algérienne était constituée de Berbères (Kabyles, Chouias, Mozabites, Touaregs, etc), de Français, d’Arabes et de Juifs. La direction du parti, à sa tête Messali Hadj, définissait l’Algérie comme étant un pays arabe et musulman et faisait abstraction de tout le reste.

Finalement, il s’agissait d’une crise issue du manque flagrant de la pratique démocratique au sein de ce parti indépendantiste. Au lieu d’opter pour le dialogue et le débat afin de trouver une solution au conflit, on recourait à la violence, aux menaces et à la désinformation. On avait chargé 14 personnes de préparer un guet-apens contre Bennaï Ouali à la Place du Square d’Alger. « Le jour J, ces hommes se sont jetés sur Ouali Bennaï qui venait de quitter le café du Square. Il réussit grâce à son imposante corpulence à repousser ses agresseurs qui l’ont blessé au visage. Il se retourne vers ceux qui n’ont pas pris la fuite pour leur dire qu’il leur pardonnait leur méfait et qu’il n’en voulait qu’à ceux qui les ont chargés de l’agresser »*.

Ali Ferhat de Larbâa Nat Iraten, traité de berbériste au même titre que Bennaï, a fait l’objet d’une tentative d’assassinat le mercredi 17 août 1949, jour de marché hebdomadaire à Fort National. Il a reçu une balle en pleine poitrine et a été laissé pour mort avant d’être évacué vers l’hôpital de Tizi-Ouzou où on lui a promulgué des soins lui ayant permis d’avoir la vie sauve.*

Quelques années plus tard, le FLN n’a pas fait mieux, il a continué à cultiver la violence de la même manière que son ancêtre le PPA. Bennaï Ouali et Amar Ould Hamouda ont été exécutés sans jugement et sans véritable raison en pleine révolution. Ceux qui avaient donné l’ordre de les exécuter ont été assassinés à leur tour quelques années plus tard. Des centaines d’autres innocents, voire des milliers, ont été tués avant, durant et après la révolution algérienne.

Pendant plusieurs années, nous, la génération post-indépendance, ne connaissons pas ce côté sombre de notre histoire, car celle-ci a été réécrite et falsifiée. On nous enseignait à l’école que Ben Badis aurait combattu la colonisation en faisant usage de son stylo ; au début, comme nous étions imprégnés par la vision officielle expliquant que la décolonisation serait le fruit des armes de nos vaillants combattants, nous avons compris qu’il éborgnait les soldats français avec son stylo.

On nous racontait à l’école que l’Émir Abdelkader, sans nous expliquer comment il avait pu obtenir ce titre d’Émir, serait le premier à avoir combattu la France colonisatrice et il était le père fondateur de la nation algérienne. On nous disait également qu’en Algérie il n’y avait qu’un seul peuple et une seule religion : un peuple arabo-musulman, tout le reste n’était que mirage.

Nos professeurs de l’éducation religieuse ne cessaient de nous rabâcher la haine des Israélites et des autres religions. Pour eux les juifs serait un peuple maudit ayant occupé illégitimement la Palestine, une terre musulmane et sacrée, tout musulman digne de ce nom devrait les combattre.

En grandissant et grâce à la lecture, nous sommes parvenus à détricoter ces tissus de mensonges. Ben Badis n’a jamais pris part à la révolution algérienne, d’ailleurs, il est décédé bien avant son déclenchement. De son vivant, il a toujours œuvré pour une Algérie française, à aucun moment, il n’a fait allusion dans ses écrits à combattre militairement la colonisation.

En ce qui concerne Abdelkader, l’Émir de Mascara, on ne nous a jamais raconté toutes les péripéties après sa reddition, celui qui était devenu ensuite l’ami de la France. Il avait droit à une pension au même titre qu’un général ayant servi toute sa vie dans l’armée française. Ce qui explique les raisons pour lesquelles, il avait condamné le soulèvement de 1871 en Kabylie tout en apportant son soutien indéfectible à la France. Son histoire est comparable à celle du Général Pétain, héros durant la Première Guerre mondiale, mais traître après le déclenchement de la deuxième.

Pour ce qui est des Israélites, l’histoire nous enseigne que les juifs d’Algérie vivaient en Afrique du Nord depuis l’époque de Nabuchodonosor, 10 siècles avant l’arrivée des Arabes. Ce sont des citoyens algériens au même titre que les autres. À l’époque du prophète musulman, non seulement ils étaient présents en masse en Palestine, mais aussi à Médine et dans d’autres régions de la péninsule arabique actuelle. À l’école, on nous parlait de Sidna Daoud et Sidna Souleyman tout en omettant de préciser qu’il s’agissait des rois juifs David et Salomon. Pourquoi devrions-nous vénérer ces rois et haïr leurs sujets ?

72 ans plus tard, au même endroit où Ali Ferhat a été transpercé par une balle, Djamel Bensmaïl, un artiste et un humaniste, a été sauvagement assassiné et la majorité des analystes pointent du doigt les autorités comme étant les seules responsables de ce crime abject. Ses assassins criaient « Allahou Akbar », un cri qu’on n’entend jamais en Kabylie lors des manifestations, ce qui nous permet de dévisager l’identité de ses auteurs.  On peut conclure que dans ce pays les choses n’ont pas évolué d’un iota, la culture de la violence n’a fait que prospérer.

Par ce crime, on a créé une diversion permettant de dissimuler les conséquences d’un incendie ravageur ayant causé environ 190 morts, parmi eux des bébés et des femmes enceintes. À cela, il faudra ajouter un désastre écologique ayant entrainé la destruction d’une partie considérable de la faune et de la flore en Kabylie, sans oublier les milliers de victimes de la catastrophe sanitaire qui est toujours en cours et dont on ne parle presque plus. Qui sont les responsables de cette hécatombe ? Pas d’accusés ? Pas de pardon ? Pas d’enquête ?

Ce pouvoir, tirant à hue et à dia, brille par sa monstruosité, son incompétence et son irresponsabilité. Sa place est dans le box des accusés d’un tribunal. La haine, la violence et les mensonges ne font pas nation. Ils ne sont qu’une nébuleuse dont il faudra s’extirper pour ne pas finir dans le chaos.

Mourad At Yidir

Universitaire  

*Ali Guenoun : « La question kabyle dans le nationalisme Algérien 1949 – 1962 » Editions Le Croquant.

Algérie : Halte à la haine anti-Kabyles et anti-Amazighs

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Drapeau Amazigh brûlé à Annaba

Après le classement arbitraire du Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie (MAK) comme « organisation terroriste » par les autorités algériennes au mois de mai dernier, les discours de haine contre les membres de ce mouvement et souvent contre tous les Kabyles, se sont multipliés en toute impunité.

Les menaces directes et explicites prononcées le 12 août dernier à la télévision algérienne par M. Tebboune, le chef de l’Etat algérien, contre les membres du MAK et contre tous ceux qui ne partagent pas les positions gouvernementales, ont attisé le racisme anti-kabyle qui prend de plus en plus la forme d’actes de violence contre les Kabyles en particulier et
contre les Amazighs en général.

Aujourd’hui même, cela a pris la forme d’une scène de liesse populaire qui s’est déroulée devant les caméras à Annaba (est de l’Algérie) au cours de laquelle le drapeau amazigh a été brûlé et des appels à l’extermination des Kabyles ont été lancés.

Alors que les feux qui ont ravagé la Kabylie ne sont pas encore éteints, alors que la Kabylie porte le deuil de ses enfants morts, certains brûlés vifs, alors que des centaines de familles ont tout perdu, c’est l’emblème amazigh qui est brûlé, demain quoi ? qui ?

Le Congrès Mondial Amazigh (CMA) dénonce avec force cet acte raciste qui offense tous les Amazighs.

Le CMA déclare que cet acte ignoble est le résultat des discours anti-Kabyles et anti-Amazighs tenus par les plus hautes autorités de l’Etat.

Les dirigeants algériens seront les seuls responsables des conséquences de cette escalade de la haine et de la violence anti-Kabyles et anti-Amazighs.

Le CMA demande instamment à M. Tebboune de se reprendre et de prendre la parole de toute urgence pour appeler les Algériens au calme et pour donner des instructions claires aux forces de l’ordre afin que des mesures fermes soient prises pour mettre un terme à cette campagne d’intolérance et de violence contre les Kabyles et les Amazighs en général.

Pour le CMA, rien ne peut justifier le recours au racisme et à la violence et ceux-ci ne peuvent être la solution à aucun problème. Quel que soit le différend à résoudre, seul le dialogue sincère dans un esprit responsable et constructif, sur la base du droit
international, peut permettre de trouver une issue favorable et profitable à toutes les parties prenantes.

Communiqué du Congrès Mondial Amazigh

Paris, 7/08/2971 – 19/08/2021
Le Bureau du CMA

Une image écœurante !

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Shamy Chemini NB
Photographie S.H.

Sachez monsieur Tebboune que je vis en Algérie.

À présent, vous vous montrez menaçant alors que vous n’êtes même pas capable de sortir dans la rue sans une armada armée jusqu’aux dents pour vous protéger. Vous vous prétendez courageux, mais je vous défie de vous affronter à mains nues, au stade du 5 juillet. Les spectateurs verront ce que vous avez dans les tripes.

Le premier geste que vous avez acté, après que l’armée vous ait mis à la tête de l’Etat comme une godiche, c’est de libérer de prison votre droguée de progéniture.

Que je sache, vous étiez Premier ministre du précédent président. Qu’attendez-vous pour le juger, car comme chacun le sait, durant ses vingt années de présidence, il a ruiné le pays avec votre complicité puisque vous étiez à son service ?

Le jour de l’Aid, vous avez libéré les prisonniers délinquants et en contrepartie vous les avez équipés pour brûler la Kabylie… Vous avez bloqué à la douane le matériel que la diaspora a envoyé pour la Kabylie. Les Algérianistes sont restés indifférents. Pour vous, ce sont les Kabyles émigrés qui doivent équiper les hôpitaux du pays ! Pendant ce temps, vous vous
acharnez à construire des mosquées.

Lorsque vous étiez malade, vous vous êtes précipité vous faire soigner en Allemagne. Quel effort de réflexion d’avoir choisi de ne pas venir en France ! Sachez pourtant que les Germaniques sont eux aussi des couffarts comme vous aimez les nommer.

Méfiez-vous, vous avez toujours une sale mine et la prochaine fois que vous irez vous faire soigner en Europe, vous risquez de faire un aller simple. La diaspora, que vous avez menacée, va bien s’occuper de vous, n’en doutez pas !

La voiture qui vous transporte est très certainement fabriquée à la Mosquée d’Hussein dey !

L’Algérie, le plus grand pays d’Afrique, ne possède même pas un seul canadair. L’argent du pétrole sert évidemment à acheter bien d’autres choses, comme la cocaïne par exemple.

Le pays est devenu la risée de la planète.

Rappelons-le inlassablement, l’Afrique du Nord, est la terre de Tamazgha et la Kabylie, un jour ou l’autre, sera indépendante. Il va falloir préparer vos bagages afin de retourner téter vos chamelles dans les pays du Golfe, pays de vos origines arabo-turques où vous étiez esclave.

Depuis 1962, vous ne pouvez citer aucune réalisation, économique, industrielle, culturelle ou d’équipements qui font la modernité d’un pays.

Un dernier conseil, si par malheur vous attaquez le Maroc, votre armée sera brûlée vive puisque vous n’avez pas un seul canadair ! J’imagine dans quel état se trouve votre armée.
Vos hôpitaux comme vos casernes sont insalubres comme tout le reste dans le pays.

Vous n’avez ni racines ni fierté et tout le reste est à votre image : écœurante !

Shamy Chemini
Artiste, écrivain et réalisateur
15 août 2021

Propositions pour remettre la Kabylie sur pied

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Génocide écologique Kabylie

Une fois ces incendies maîtrisés, nous devons songer comment venir en aide aux familles qui ont perdu les leurs, aux familles qui ont eu leurs maisons brûlées, celles qui ont perdu leur cheptel bétail poulailler, ruches… et aussi à ceux qui ont vu leurs matériels calcinés. Profitons de cet élan de solidarité, avant que nous retombions comme de coutume dans la facilité. Pourquoi je dis cela?

Tout simplement depuis la nuit des temps, nous autres Kabyles nous nous retrouvions uniquement dans les moments difficiles. En période de tranquillité, c’est du chacun pour soi. Mais, dès que nous nous sentons menacés c’est la mobilisation générale. À tel point qu’on se dit : « Waqila d daεwesu i nebbwi! »

Ihi, notre mal est localisé, identifié et nous sommes capable de le guérir et nous l’avons prouvé, n’attendons pas: guérissons notre « Daεwesu! » Cela peut être un départ pour une organisation nouvelle pour notre Kabylie.

Pour cela:

1– Les villages et villes concernés par cette calamité, doivent créer un collectif qui sera chargé de répertorier toutes les victimes en perte humaines et brûlés, demeures brûlées, cheptel-bétail- poulailler, ruches, matériels détruits…

2–Chaque village doit crée un collectif de solidarité pour recueillir les dons, puis rassembler le tout au niveau de chaque Ɛarc.

3–Nos villes doivent procéder de la même manière aux niveaux des quartiers, puis jumeler l’ensemble a hauteur de la ville.

4–Créer un collectif qui doit représenter les quatre coins de la Kabylie, pour une distribution équitable de l’ensemble des dons.

Maintenant pour ce qui est du reboisement de nos forêts, voilà ce que je propose:

1–Nos forêts selon mes connaissances, sont connues pour être habitées par des arbres, tels que: Le chêne liège, le chêne zène, ticekrin, tisellnin, tizumbiyin… C’est juste une idée, c’est à nos forestiers ingénieurs, paysans et connaisseurs en la matière de réfléchir et de déterminer les besoins et les arbres qu’il faut pour chaque région.

2–Les arbres fruitiers par lesquels nous sommes connus, sont: L’olivier, le figuier, akarmus. Mais d’autres régions ont aussi leurs spécificités, tels que: Le cerisier, le pommier, le néflier, le grenadier… C’est aussi à nos agronomes, fellaḥs et connaisseurs en la matière de réfléchir et de déterminer les besoins et les arbres qu’il faut pour chaque région. Pour réaliser tout cela, mes chers concitoyens nous devons tous mettre la main à la poche. Les villageois doivent cotiser et faire cotiser leurs concitoyens qui résidents en dehors de leurs villages: Diaspora dans le territoire nationale, Diaspora en Europe et en Amérique du nord… comme ils ont l’habitude de faire pour réaliser des projets d’intérêt commun au village. Généralement les villages ont la liste de leurs concitoyens qui résident en dehors du village. Faire cotiser la diaspora de cette façon, c’est anticiper sur ceux qui seront tenter de voir encore « la main de l’étranger ». Nos investisseurs, nos commerçants… en territoire national ou en étranger, il est de leur devoir de contribuer chacun en fonction de son capital. Monsieur Hamitouche de Soummam, nous a donné l’exemple dans la lutte contre le COVID. Pour la plantation des arbres, je voudrais faire une proposition: C’est de planter à tout va, sans limite « Mebla tilas ». Une fois fini, chacun rentrera en possession de tous les arbres contenus dans la limite de son champs. Pour les moyens humains, nous devons mobiliser toutes nos universités, nos centres de formations, nos lycées… Les étudiants des années 70 doivent se souvenir du volontariat national. Dans nos villages c’est le retour à notre ancestrale Tacemmlit.

Pour ma part, je suis prêt et disposé à participer et collaborer dans ce travail, que je sais colossal.

Ahmed AIT BACHIR

La Kabylie doit s’appuyer sur ses propres institutions pour faire face aux défis

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Kabylie incendies 2021


Depuis toujours, les colonisateurs de l’Afrique du nord, anciens et nouveaux, ont tenté de détruire les structures politiques et sociales amazighes et de leur substituer l’organisation administrative du colonisateur afin de contrôler les Amazighs et de les maintenir dans une situation de dépendance.

En conséquence, aujourd’hui les Amazighs sont désorientés, désorganisés et très vulnérables notamment lorsque surviennent les catastrophes comme celle de la pandémie du covid-19 ou les incendies gigantesques qui ravagent actuellement la Kabylie.

Pendant que les populations kabyles sont noyées dans le chagrin, le désarroi et la détresse, l’anarchie s’installe. N’importe qui, y compris des personnes étrangères à la Kabylie, peut créer de manière informelle une pseudo-structure de solidarité et récolter des dons, ou entrer dans les champs et dans les villages kabyles comme on entre dans un souk, parfois par bus entiers pour
contempler la Kabylie calcinée. Un nouveau genre de tourisme, le « tourisme macabre », est-il entrain d’être inventé en Kabylie ?

Cela est d’autant plus inacceptable que d’après nos constats, les personnes étrangères ne prennent aucune précaution sanitaire, ce qui est susceptible de faire redémarrer une nouvelle vague de covid-19 alors que celle en cours n’a pas fini de faire des victimes.

Pour mettre un terme aux périls qui la guettent, la Kabylie doit absolument raviver et remettre en place ses structures propres, celles qui lui ont toujours permis de faire preuve de résistance et de résiliance. Dans l’immédiat, le CMA propose aux Kabyles de mettre en place :

  • un comité citoyen d’action et de vigilance au niveau de chaque village pour la lutte et la prévention des incendies, un comité d’organisation de la solidarité au niveau de chaque village. Il sera chargé de la réception, du contrôle et de la redistribution des dons. Les dons en provenance de l’extérieur de la Kabylie feront l’objet d’un contrôle renforcé afin d’éviter la propagation du coronavirus,
  • un comité de sécurité au niveau de chaque village pour contrôler l’accès aux villages et aux Communes. Tout étranger dont la présence n’est pas nécessaire sera interdit d’entrer dans les villages et les Communes,
  • des coordinations territoriales de concertation et d’action communautaires. Ces coordinations territoriales seront les seules interlocutrices des entités extérieures, qu’elles soient étatiques ou non étatiques.

La diaspora kabyle doit également se mobiliser et s’organiser durablement afin de rassembler les ressources humaines, matérielles et financières à acheminer en Kabylie pour faire face aux urgences mais aussi pour mettre en œuvre des projets d’avenir (reforestation, captage et conservation de l’eau, reconstruction des habitations, construction et équipement de structuressanitaires, etc).

La Kabylie et son peuple doivent se prendre en main et relever les défis qui s’imposent à eux. Il n’y a pas d’autre alternative et c’est une question de survie.

Paris, 1/08/2971 – 12/08/2021
Le Bureau du CMA

SOS La Kabylie est calcinée

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Yemma Gouraya 2021

Depuis le lundi 09 aout 2021, la Kabylie est en proie de violents incendies.

Plusieurs villages ont été encerclés par des flammes impressionnantes, ce qui a causé la fuite des villageois , en laissant derrière eux que des maisons brulées et des têtes de bétails calcinées.

On a signalé aussi la mort de plusieurs personnes, brulées ou asphyxiées, par ces feux sans oublier le nombre important de personnes blessées. Mais pourquoi plusieurs départs de feux au même moment ? Et pourquoi ces feux ont encerclé des villages ?

L’agonie d’un régime

Face à la chute des prix du baril de pétrole, la crise économique mondiale et la crise sanitaire du Corona Virus, l’Algérie s’est retrouvée incapable de contrôler la situation et d’offrir le minimum nécessaire à sa population livrée à elle-même. Les différentes régions d’Algérie se sont retrouvées en manque d’eau potable, de produits alimentaires de première nécessité, coupures fréquentes d’électricité, chômage endémique, cherté de la vie, etc.

Politiquement, le régime algérien s’est lancé dans une politique répressive : restriction du champ d’expression libre, arrestations arbitraires et emprisonnements des opposants politiques de différentes tendances politiques. Les passages forcés des élections organisées par le régime, depuis les élections présidentielles jusqu’aux dernières législatives en passant par le référendum sur la nouvelle constitution, ont creusé davantage le fossé entre un régime qui tient à ses anciennes pratiques et un peuple qui aspire un changement radical.

L’esprit frondeur de la Kabylie, durant le mouvement du « Hirak » et bien avant ce mouvement, a toujours fait peur au régime algérien. La Kabylie a toujours été sous le viseur du régime militaro-bourgeois algérien, dérangé par la radicalité subversive des masses en lutte.

La grande mobilisation de la Kabylie, durant cette période de crise sanitaire, a montré les limites d’un État incapable d’assurer le minimum vital à sa population.

L’entraide et la solidarité de sa population, en Kabylie ou à l’étranger, pour récolter de l’argent et acheminer, pour les centres hospitaliers, des concentrateurs d’oxygène, a dérangé un régime qui a commencé à ressentir sa fragilité face à l’autogestion des populations en Kabylie.

Le régime algérien tente inlassablement de briser toute dynamique autogérée qui pourra saper ses fondements et mettre son existence en péril. Il est dans une phase où il doit tout faire pour préserver son règne : arrestations des militants politiques, assassinats politiques, feux de forêts, etc.

Patriotes d’une patrie opprimée ! Patriotes d’une patrie martyrisée !

Mobilisons-nous en comités autonomes et autogérés contre un régime pyromane, mafieux et inhumain !

À bas le capitalisme ! à bas le régime criminel algérien !

Liberté aux détenus politiques ; Non au terrorisme environnemental ;

Pour une solidarité effective entre les populations de Kabylie et d’Algérie ;

Pour une vraie révolution en Algérie et en Kabylie.

Collectif SOS la Kabylie est calcinée 11/08/2021

Nos détenus et nos morts ont besoin de justice

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La Kabylie en otage
Photographie Tassadit Ould Hamouda

Nos détenus et nos morts de la Covid-19 ont besoin de justice et non pas du paradis.

Actuellement en Algérie, la population est prise entre deux feux : le pouvoir qui emprisonne arbitrairement et la Covid-19 qui tue. Cette dernière est devenue l’alliée tant attendue du premier. Des dizaines voire des centaines de personnes, de 25 à 95 ans, meurent chaque jour étouffées faute d’oxygène. Les responsables politiques vantant souvent sur les plateaux de télévision les performances de notre système sanitaire, ne se gênent pas, eux et leurs familles, de se rendre dans les hôpitaux européens pour recevoir des soins.

Une information circulant sur les réseaux sociaux indique que l’un des ministres du gouvernement actuel aurait envoyé des membres de sa famille en France pour être soignés après avoir contracté la Covid-19. Rappelons que le premier magistrat du pays est lui-même, toute honte bue, suivi dans un hôpital allemand tandis que ses administrés mendiaient dans les carrefours des villes pour alimenter des cagnottes afin d’envoyer un proche se soigner à l’étranger puisque nos hôpitaux ne sont que des mouroirs.

En Kabylie et un peu partout en Algérie, devant cette hécatombe, les citoyens s’organisent dans le but d’équiper les hôpitaux de générateurs d’oxygène et d’autres matériels nécessaires pour maintenir les victimes de cette pandémie en vie, en faisant appel à la générosité de chacun et aux âmes charitables. Où sont passées les richesses issues du pétrole et du gaz ? Qu’en avait-on fait ? L’état, le responsable de ce massacre, est aux abonnés absents, et lorsqu’il se manifeste, c’est souvent pour rendre la tâche difficile à tous ces bienfaiteurs.

C’est important que le monde entier sache qu’en Algérie, non seulement les autorités emprisonnent des innocents à tour de bras et assassinent d’autres à cause de leur irresponsabilité et incompétence, mais, elles veulent également mettre la main, sans scrupules, sur les dons récupérés par des particuliers pour réparer leur désastre auquel elles seront amenées à répondre tôt ou tard devant les tribunaux. C’est vraiment gravissime et scandaleux d’empêcher une personne d’envoyer de l’aide à un membre de sa famille en danger de mort, en détournant celle-ci pour servir un pouvoir clientéliste, corrompu et népotique.

Mon ami Sédik vient d’être fauché par cette saloperie de maladie. La veille de son décès, je l’ai eu au téléphone et m’a fait savoir qu’il souffrait juste d’une petite grippette et m’a promis de me rappeler dès le lendemain. Mais, finalement, c’était notre dernier échange téléphonique, il est mort asphyxié à la fleur de l’âge avec des projets plein la tête, car chez-nous, nous n’avons pas d’équipes médicales qui se chargeraient de secourir les personnes en détresse respiratoire au mois de juillet de l’an 2021.

Cette nouvelle m’a terrassé et lorsque je lis des posts sur les réseaux sociaux concernant son décès, cela ne faisait qu’accentuer mon désarroi. Toutes ces formules morbides apprises par cœur dans une école sinistrée ou auprès des médias sclérosés : Ina lilah oua ilayhi radji3un….,  Inchallah au paradis…. Des phrases qui me rendent malade et assombrissent l’avenir du pays. Vivons-nous dans une immense confrérie noyée dans le fatalisme ?

Désolé ! mais, mon ami ne désire pas rejoindre un paradis quelconque. Il voulait seulement vivre le plus longtemps possible avec sa famille et parcourir un bout de chemin avec ses trois enfants avant d’accéder au repos éternel. Cette fin brutale est un crime commis par nos autorités, il est de notre devoir de lutter jusqu’à ce que justice soit faite. C’est le meilleur hommage qu’on pourrait lui rendre.

Aujourd’hui, je pleure la disparition de mon ami, mais je pleure aussi ces médecins voilés ou s’exprimant comme des imams. Lorsqu’ils finissent leurs phrases par des « In-challah » ou par des « La haoula oua lakoua… », leurs attitudes ne me rassurent guère.

Je pleure en voyant des imams se prenant pour des savants en donnant des leçons (des Ddars) à des universitaires. Un bac plus 10 écoutant docilement un bac moins 5 lui expliquant que le virus en question serait un cavalier envoyé par Allah pour punir les kouffars.

Je pleure un pays croyant recouvrer sa liberté et son indépendance, mais se retrouve dans le giron d’une tyrannie. Il travestit sa culture et renie son histoire, transforme l’école en une arme de destruction massive entre les mains d’un frère musulman.

Je pleure un pays où l’on construit deux fois plus de mosquées que d’hôpitaux et d’écoles, car les détenteurs du pouvoir et leurs suppôts étaient persuadés de pouvoir acheter la paix de l’âme de la même manière que la paix sociale.

Je pleure un pays où l’on décrit la mort comme une seconde vie pour faire accepter au citoyen de vivre l’enfer sur terre et les conséquences d’une dictature.

Je pleure un pays où la haine et l’échec font des champions sportifs ; la reddition produit des héros révolutionnaires. L’élite et ses meilleurs enfants se retrouvent derrière les barreaux, les incultes ainsi que les escrocs deviennent des députés prenant leur auditoire pour des animaux de cirque à qui l’on jette des bonbons.

La junte militaire algérienne a eu une occasion en or pour céder d’une manière sereine le pouvoir au peuple avec toutes ses composantes et en tenant compte des aspirations de chacune de celles-ci, mais, son inconscience, son avidité et son manque de discernement l’ont propulsée vers la voie de la discorde et du grand malheur.

Je pleure la pauvreté de mon vocabulaire ne me permettant pas de mettre les mots les plus subtils sur tous ces maux qui me rongent de l’intérieur. Mais, mes larmes alimentent également une espérance, elles rejoindront certainement celles de millions de mes semblables. Elles donneront naissance au fleuve de la colère qui balayera sur son passage ce pouvoir injuste et perfide en l’envoyant au fin fond des abysses de la poubelle de l’histoire : « Akken tafƔuḍ Ɣazzifḍ ayiḍ du laqṛaṛ adyali wass ».

M. AMAGHNAS

Le 07/08/2021

La Kabylie brûle sous les flammes des criminels

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La Kabylie Brûle 2

Plus d’une quarantaine d’incendies ont débuté lundi 9 août en fin d’après-midi dans la totalité du territoire kabyle. Des villages entiers se sont retrouvés encerclés par les flammes avant d’être dévastés et l’on déplore au moins 42 morts en Kabylie, dont 17 civils.

Les villes de Larbaa NAth Irathen, Bouira, Sétif, Bgayet, Bordj Bou Arreridj, Boumerdès sont également touchées par des incendies.

Des images impressionnantes, apocalyptiques circulent actuellement sur les réseaux sociaux.

25 départs de feu ont été enregistrés simultanément dans la région de Tizi-Ouzou. Les principales communes touchées sont celles d’Aït Toudert, Akbil, Abi Youcef, Aït Yahia, Draâ El Mizan, Idjeur, Ait ouamlou (Larbaa Nath Irathen), Ifigha, Att Smadh, Taourirt, Taqrart, Tagragra, Agouni Arous, Tizi Hibel, Ath Douala, celles des Iflissen. L’hôpital de Michelet s’est retrouvé encerclé par les feux.

Les incendies ont causé la mort de deux personnes à Aït-Yenni dont une jeune fille morte asphyxiée par les flammes, une personne à Yakouren, un jeune Ghilas 27 ans mort brûlé vif à Cheurfâ Nbahloul près d’Azazga, une autre à Taourirt Mimoune.

Des milliers d’habitants ont fui les villes et villages en proie aux flammes. Plusieurs hôtels, salles des fêtes, mausolées et divers locaux sont ouverts pour accueillir les familles des victimes.

Les services de sécurité ont annoncé l’arrestation de 3 jeunes accusés d’être à l’origine des feux de forêts.

Le régime algérien ne possède toujours aucun canadair alors qu’elle est propriétaire de pas moins de 150 chasseurs bombardiers. Pourtant chaque année la Kabylie est touchée par les feux de forêts.

C’est l’une des pires catastrophes qu’est connue la Kabylie, que certains considèrent comme un «acte terroriste planifié par le pouvoir algérien».

Carte en temps réel

carte incendies Kabylie Kabyle.com
carte incendies Kabylie 1082021 17h15 Kabyle.com
sitution satellitaire 11082021 Kabyle.com

Longue veille en attendant l’éveil

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Incendies Kabylie

Aimée et souffrante Kabylie en flammes.

Le doute, cette fois-ci, étreint les esprits les plus calmes.

Entre malades du covid étouffés, solidarité externe entravée, prisonniers d’opinion muselés et incendies ravageurs synchronisés ? Tamurt vit son épreuve christique suprême.

Ses enfants éplorés, abandonnés, éparpillés, agrippés, exilés, tiraillés ou enracinés et épuisés par tant de luttes sur tous les fronts restent toujours solidaires.

Mais, avec cette incroyable plongée dans l’abîme, ils s’interrogent : Adrar n sser va-t-il encore pouvoir se relever et renaître ? ou va-t-il se briser comme en 1857 et 1871…?

Consolés par le poète Si M’Hand U M’Hand, réarmés spirituellement par Cheikh Mohand et inspirés par les idéaux de la révolution française, Imesdurar ont pu reprendre leur longue marche vers la liberté en 1926. C’est la naissance de la généreuse Etoile Nord-africaine. Mais, depuis ces temps,  combien de sacrifices, de luttes fratricides et de déchirements internes !

Terz-am snesla tezzi-d tuqni-kun chantait L. Ait Menguellat. En effet, combien de chaînes brisées ont pu se re-former pour nous ré-enchainer !

Maintenant, commence notre longue nuit du doute mais aussi de prières pour tous ceux et celles qui mènent une lutte héroïque pour sauver les vies, l’espoir,  les liens et les biens.

Courage mes amis de tout horizon de pensée, toute condition et toute origine.

Assouplissons nos positions politiques, apaisons nos passions idéologiques et privilégions en ces moments cruciaux l’urgence de  l’auto-organisation, la co-responsabilité, la concertation, l’entraide, la sobriété et l’auto-suffisance.

Ce que les grecs anciens ont appelé l’hubris est à l’origine de nos malheurs actuels à savoir le primat du militaire sur le politique. Mais cette lutte entre la force dominante  et le dialogue se passe aussi à l’intérieur de chacun d’entre nous.

La braise ardente de la Conscience veille sous la cendre.

Toute ma compassion aux familles endeuillées.

Il est 5 h du matin. Mes prières ont pris leur envol, mes bougies ont toutes fondues. Je vais aller me reposer.

Paix à toutes les âmes.

Hamid Salmi

Une colonisation à visage découvert !

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Shamy Chemini NB
Photographie S.H.

Enfin, la colonisation des faux Arabes s’exerce à visage découvert. Le plan Zéro Kabylie est mis en route sans complexe ni retenue par monsieur Tebboune, l’hybride au visage de monstre, sans foi ni loi, choisi par l’Armée à la tête de l’Etat pour la seule qualité de ne pas avoir de racines, de culture, encore moins de dignité et d’honneur.

Lorsqu’il s’exprime, ce trafiquant de drogue dégage haine et mépris pour tous ceux qui ne partagent pas son opinion arabo-islamiste. Il correspond bien à un proverbe arabe qui dit « la main que vous ne pouvez pas mordre, embrassez-la. »

Les insultes sont inutiles monsieur Tebboune ; le nord de l’Afrique est Amazigh et le demeurera. Le plus grand empire de l’Histoire, l’empire romain, n’a pas réussi à exterminer les Amazighs, alors ce ne sont pas de minables buveurs de lait de chamelle qui vont y parvenir.

Votre vanité est sans limites.

Déjà, au décès de celui que vous appelez le prophète Mohamed, vous avez mis trois jours avant de l’enterrer. Seule l’odeur de décomposition vous y a forcé. Pendant ce temps, vous vous êtes entretués, les Korrichi, pour vous emparer du pouvoir, après avoir chassé et combattu votre cousin Mohamed qui voulait vous empêcher d’idolâtrer les pierres.

Vous vous dites Arabes, peuples de pillards, auteurs de razzias, vols, crimes, fils d’une civilisation où la femme est enfermée et voilée !

N’oubliez pas que vous êtes aussi trafiquants d’esclaves africains que vous avez vendus aux Portugais à Zanzibar pour les déporter en Amérique et sur d’autres continents. Vous êtes aussi les précurseurs des harems et de l’interdiction du chien dans vos domiciles…

À ce jour, vous n’avez pas encore réussi à tuer le diable lors de votre pèlerinage à la Mecque en lançant des pierres. Vous ne pouvez imaginer le spectacle hideux, ridicule, que vous offrez au monde entier, mais ce dernier ne vous tue pas. Vous êtes vraiment à l’image des Béni Hellal, vos ancêtres barbares.

Ces tribus sauvages, venues d’Égypte, ont tué et brûlé tout ce qui se trouvait sur leurs passages, mais comme vous n’avez ni mémoire ni culture, vous êtes en ce moment en visite chez ces gens qui, il n’y avait pas si longtemps, au cours d’un match de football, ont violé des filles algériennes dans leurs commissariats. Les remerciez-vous de leur sauvagerie ?

Sans dignité ni fierté, reniant l’Histoire, vous ne pouvez ignorer que vous êtes la descendance des esclaves ottomans, abandonnés dans ce pays au cours de leur colonisation.

En ce qui me concerne, j’ai été torturé en 1958 par l’Armée française durant la guerre d’Algérie. Probablement est-ce à ce moment-là que vous avez commencé à aller à l’école du colon français ? Depuis, vous n’avez pas quitté la secte du FLN qui a détruit le pays.

Parfois, l’on peut se demander quelle langue vous parlez ; aucune correctement, pur produit FLN analphabète trilingue !

Puisque nous évoquons la culture, je vous défie d’entamer un débat intellectuel avec monsieur Ferhat Mehenni que vous osez traiter de terroriste ! Vous ne tiendrez pas quelques minutes avant qu’il ne vous ridiculise. Vous avez plus de soixante-dix ans et je ne vous ai jamais entendu dire un seul mot en kabyle, bien que vous soyez né et ayez vécu en Tamazgha.

Pour votre information l’arabe que vous baragouinez est du kabyle arabisé.

Exemples : kabacha, chakora, berra. Je vous laisse le soin de traduire.

Les terroristes, ce sont vous et vos semblables !

Shamy Chemini

Artiste, auteur-compositeur, écrivain, réalisateur

6 août 2021

L’Algérie détourne les aides de la diaspora kabyle

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Solidarité Kabylie Covid

Le honteux communiqué de l’ambassade d’Algérie en france est un coup d’arrêt à la mobilisation citoyenne kabyle qui lutte contre l’épidémie du Covid-19 en Kabylie.

Incapable d’élaborer une quelconque stratégie sanitaire afin de faire face à une pandémie qui est en train de faire des ravages au nord du pays, le régime algérien, par la voix de son Ambassadeur en France, tente de manière indigne et scandaleuse de briser les efforts et le dévouement de milliers de Kabyles établis en France pour aider les leurs dans un contexte sanitaire désespérant.

En effet, en dissidence totale avec un régime impitoyable qui ne les représente pas, les Kabyles de la diaspora se sont très vite mobilisés en organisant des collectes d’argent et en tentant d’envoyer du matériel médical (générateurs, concentrateurs et extracteurs d’oxygène notamment) afin de pallier autant que possible à la faillite de l’État et son système de santé entièrement à l’abandon depuis des lustres.

Les hôpitaux sont ainsi devenus des mouroirs dénués de tout moyen et incapables de faire face aux malades de la covid-19 dont beaucoup ne prennent même pas la peine d’aller à l’hôpital, tant ils savent n’avoir aucune chance d’y trouver des places ou des soins appropriés.

Face à cette rapide mobilisation des villages et villes de Kabylie ayant actionné un réflexe naturel ancré dans la culture kabyle de solidarité et d’entraide, le régime algérien tente d’en bloquer l’élan.

Un communiqué surréaliste publié par l’ambassade d’Algérie en France obligerait les généreux donateurs kabyles qui se sont auto-organisés loin de tout parasitage des autorités officielles algériennes à ne rien envoyer qui ne soit sous l’égide de celles-ci …

Après avoir bloqué du matériel médical envoyé par diverses associations et personnes via les ports et aéroports algériens et après avoir tenté de ponctionner la moitié des dons de matériels qui y sont parvenus, Les autorités algériennes, complètement effacées depuis des mois, veulent maintenant monopoliser la distribution des dons kabyles en les répartissant sur « tout le territoire algérien ».

En d’autres termes, si les citoyens d’un villages kabyle, établis en France, collectent de l’argent ou envoient du matériel médical pour sauver leurs familles d’une mort certaine, les autorités algériennes en disposeront à leur guise et l’envoyer là où elles le veulent, loin de leur destination kabyle.

C’est là une volonté manifeste de livrer la Kabylie à la mort.

Une attitude criminelle de plus qui renforce la conviction du peuple kabyle a exercer son droit à l’autodétermination. Nous dénonçons énergiquement ces pratiques complètement indignes et inacceptables, et encourageons nos frères et sœurs kabyles à continuer de s’organiser partout où ils sont pour se prendre en charge.

La pandémie du coronavirus n’est pas terminée et d’autres vagues vont probablement arriver dans les mois à venir. Les moyens de prévention les plus efficaces sont la distanciation sociale et les gestes barrière.

Quant au débat sur le vaccin, il n’y a, de toutes façons, pas suffisamment de doses pour espérer une solution de ce côté là, (moins de 2% de vaccinés à ce jour). La mobilisation doit continuer sur tous les plans, comme nous l’avons appris de nos parents et eux de leurs parents, loin des circuits douteux et des manigances du régime algérien.

Chacune et chacun doit se sentir concerné dans les circonstances douloureuses que nous vivons afin de nous en sortir tous ensemble tout en veillant à ne pas être les dindons de cette farce algérienne.

L’Anavad et le MAK appellent l’OMS, l’UE et l’UA à intervenir pour que les autorités coloniales algériennes cessent de.bloquer les efforts citoyens des Kabyles pour lutter contre la covid 19.

Assagi d nekk, azekka d kecc ! Akka i tt-id ggan imezwura nnegh Que ceux qui ont perdu un être cher dans cette terrible pandémie reçoivent nos condoléances les plus sincères et celles et ceux qui se mobilisent contre cette maladie reçoivent les félicitations du Gouvernement provisoire kabyle en exil.

Vive la Kabylie libre, indépendante et prospère.

Aksel Améziane

Porte-parole de la présidence de l’AnavadLe 06-08-2021

communique ambassade algerie Kabyle.com

Non à l’instrumentalisation de la liberté des détenus politiques Kabyles

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Liberer détenus politiques Kabylie

Sans aucun respect pour les droits humains, sans jamais essayer de comprendre et de répondre de bonne foi aux revendications légitimes des Amazighs d’Algérie et des Kabyles en particulier, usant de toutes les formes de discrimination et de violences, le régime militaire à façade civile algérien et son appareil répressif, ont jeté en prison, torturé et poussé à la clandestinité ou à l’exil, des centaines de personnes ces dernières années.

Parmi elles, cinq responsables de mouvements politiques et de la société civile kabyles, Ait-Chebib Bouaziz, Amar-Khodja Bélaid, Azem Hocine, Becha Boussad et Boumedine Hamou, ont été arrêtés à la fin du mois de juin dernier et incarcérés à la prison de Tizi-Wezzu en Kabylie, au motif notamment d’«atteinte à l’unité nationale».

De fait,en Algérie, tout individu qui exprime une position politique différente de celle du gouvernement ou qui ne s’identifie pas comme «arabe et musulman» peut être accusé de porter atteinte à l’unité nationale. Autrement dit, tous les Amazighs de ce pays sont susceptibles d’être poursuivis en justice. Le Congrès Mondial Amazigh (CMA) dénonce vigoureusement cette absurdité qui va à l’encontre des principes démocratiques et des instruments internationaux des droits humains ratifiés par l’Algérie.

D’après l’avocat des cinq détenus, ils auraient rendu publique le 24 juillet dernier, une déclaration dans laquelle ils dénoncent leur « détention arbitraire qui viole les principes fondamentaux du droit ».

Convaincus que leur détention est abusive, le CMA mais aussi d’autres organisations politiques et de la société civile ainsi que des milliers de citoyens en Kabylie et à l’étranger, leur ont à maintes reprises exprimé leur solidarité et leur soutien. En relation avec les propos favorables au droit à l’autodétermination de la Kabylie tenus récemment par l’ambassadeur du Maroc à l’ONU, les cinq personnes détenues à la prison de Tizi-Wezzu auraient exprimé dans cette même déclaration leur condamnation des « déclarations d’officiels marocains qui tentent d’instrumentaliser la Kabylie, son histoire, ses luttes, ses militants et ses détenus dans des rééquilibrages géopolitiques qui ne les concernent pas ».

Compte tenu des circonstances actuelles marquées notamment par l’intensification de la répression à l’encontre de toute personne contestataire de la dictature militaire algérienne, le Congrès Mondial Amazigh, déclare :

  • Aucune crédibilité ne peut être accordée à cette « déclaration » dont nous n’avons aucune certitude qu’elle provienne effectivement des cinq personnes citées. De plus, comme ces personnes sont privées de liberté, qu’elles vivent dans un cadre carcéral et sous l’effet de diverses
    pressions, menaces et intimidations, comment pourraient-elles s’exprimer librement ? En conséquence, le CMA considère cette « déclaration » comme nulle et non avenue et exige une nouvelle fois la libération immédiate et inconditionnelle de ces cinq détenus ainsi que tous les
    autres détenus politiques et d’opinion
    .
  • Cette « déclaration » semble téléguidée par le pouvoir algérien affolé par le moindre soutien extérieur au droit à l’autodétermination de la Kabylie, pourtant légal et légitime au regard du droit international. Ce pouvoir a même essayé de manipuler la Kabylie entière en prévoyant d’y organiser le 23 juillet dernier, de grandes manifestations anti-marocaines en même temps que les manifestations populaires habituelles du vendredi, contre les violations des droits de l’homme et contre le déni de démocratie et pour l’état de droit. Au vu de la situation sanitaire alarmante due à la recrudescence de la pandémie du covid-19, le bon sens kabyle a finalement évité le pire puisque
    les manifestations prévues ont été annulées.
  • Quels que soient les déboires diplomatiques du régime militaire algérien et ses luttes internes pour le partage du pouvoir et des revenus tirés de l’exploitation des ressources naturelles du pays, les Amazighs opprimés depuis « l’indépendance » de ce pays en 1962, ne peuvent plus jamais servir de bouée de sauvetage pour ce régime. En refusant de prendre part de manière unanime aux scrutins algériens depuis deux ans, la Kabylie a clairement exprimé son refus de cautionner ce régime illégitime, oppresseur et anti-démocratique. La Kabylie, territoire et peuple singuliers, aspire seulement à vivre dans la paix et le respect de son identité et de ses droits individuels et collectifs.
  • En aucun cas la Kabylie ne saurait être concernée par les querelles permanentes du régime militaire algérien avec les pays voisins et il est illusoire d’essayer de l’impliquer dans les aventures belliqueuses des généraux algériens. Le CMA appelle instamment le gouvernement algérien à faire la paix et à parler de coopération avec ses voisins, en commençant par rouvrir la frontière terrestre avec le Maroc, fermée depuis 27 ans !
  • Dans le même sens, celui de l’amitié entre les peuples, le CMA invite vivement une nouvelle fois le gouvernement algérien à ouvrir un dialogue sincère et constructif avec les représentants légitimes de la Kabylie, désignés démocratiquement par les Kabyles eux-mêmes, sur la base du droit international, y compris le droit à l’autodétermination.
  • Le CMA rappelle opportunément que la récente session du Mécanisme d’experts de l’ONU sur les droits des peuples autochtones (12-16 juillet 2021) était consacrée justement au thème du droit à l’autodétermination. A l’issue de ses travaux, le Mécanisme d’experts a notamment réaffirmé qu’en tant que « peuples égaux à tous les autres peuples, les peuples autochtones doivent jouir de tous
    les droits humains individuels et collectifs, y compris le droit à l’autodétermination
    » et que « le droit à l’autodétermination est un droit crucial parce qu’il conditionne la jouissance de tous les autres droits ». Autrement dit, « sans le droit à l’autodétermination, les autres droits consignés dans les principaux instruments internationaux des droits de l’homme et des peuples ne peuvent être pleinement réalisés ».
  • En conséquence, l’Algérie qui a ratifié ces instruments juridiques internationaux, a pour obligation de les appliquer sans tarder au lieu de les occulter et de criminaliser leurs défenseurs et leurs promoteurs.
  • Par ailleurs, au moment où la Kabylie vit une crise sanitaire sans précédent due à la propagation du nouveau variant du coronavirus, le CMA dénonce le fait que le gouvernement algérien abandonne la Kabylie et ses malades, où les hôpitaux et les centres de santé sont débordés et manquent de tout, y compris de l’oxygène. Le CMA recommande aux Kabyles et à tous les Amazighs d’activer leurs pratiques autochtones en matière d’entraide, d’auto-gouvernance locale mais aussi de médecine traditionnelle.
  • Le CMA met en garde le gouvernement algérien contre non seulement les conséquences de ses dérives autoritaires mais aussi pour sa non assistance aux personnes en danger de mort du covid-19.
  • Les juridictions internationales pertinentes ne manqueront pas d’être saisies.

Malgré ses immenses et diverses richesses, l’Algérie continue de se classer parmi les derniers pays au monde en matière de conditions de vie. Avec le même type de gouvernance fondé sur la force militaire illégitime, brutale et corrompue, l’Algérie n’est pas prête de se hisser un jour au niveau des standards mondiaux en matière de progrès humain. Dans ces conditions, le droit des Amazighs d’exercer le pouvoir de décider sur toutes les questions qui les concernent et de prendre leur destin en main, est la voie qui leur garantirait leur survie.

Paris, 16/07/2971 – 28/07/2021
Le Bureau du CMA

L’urgence en Kabylie : vacciner contre la rage…salafiste !

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Rage salafiste Kabylie

Le titre n’est pas une fantaisie sortie tout droit d’une cervelle en mal de provocation, mais il fait référence à un acte gravissime qui s’est déroulé, il y a à peine 48h, dans un village de Kabylie, là-haut perché sur les collines de Larbaâ Nath Irathen. Ces collines que l’on croyait pourtant indemnes des forcenés salafistes, par la bonne grâce d’une sagesse cumulée par des millénaires de traditions orales.

Dans la soirée du jeudi 1er juillet, un citoyen a été mordu aux biceps par un forcené salafiste ! Voici les faits, tels que rapportés par la personne agressée : tout commence par une Tajmaat convoquée par le comité de village, comme il est de coutume pour régler des problèmes collectifs. Pour éviter que les choses ne soient débattues en profondeur, le muezzin veut mettre un terme aux débats, sous prétexte qu’il ne fallait pas rater l’appel à la prière, chose à laquelle je me suis opposé ! Il n’en a pas fallu plus pour exciter notre muezzin et m’agresser à mon retour de la ville, en soirée ! Pour des raisons liées à nos us et coutumes, l’agressé n’a pas voulu déposer plainte, préférant se conformer à la formule « yelha smah » (le pardon est bon !) débité par les proches du muézin ! En tant qu’universaliste convaincu, comme personne sur la planète Terre (si j’avais une baguette magique j’effacerais toutes les frontières réelles ou fictives dressées entre les hommes par des hommes et leurs dieux) ; je n’aurais jamais cru pouvoir écrire cela un jour, mais il est temps de se mettre à l’évidence que seule une autonomie régionale peut encore sauver ce qui peut l’être, si ce n’est déjà trop tard, de cette nébuleuse arriérée qui croit détenir la vérité. D’ailleurs, ont-ils jamais lu le coran, ces mutants d’un autre temps ? Et on se permet de mettre en prison ceux qui prônent l’autonomie de la Kabylie ! ? À y bien réfléchir, le pays ne peut être sauvé si on ne sauve pas d’abord la Kabylie ! La laïcité ne peut s’installer que si elle s’installe d’abord en Kabylie ! Le pays ne peut se reformer si on ne réforme pas d’abord la Kabylie ! Le pays ne retrouvera ses racines que si on irrigue celles de la Kabylie ! Le pays ne se réconciliera avec lui-même que si réconciliation il y a avec la Kabylie ! On pourrait s’adonner à une série quasi-infinie d’énoncés de même acabit. En un mot, l’avenir de l’Algérie ne sera assuré qu’une fois celui de la Kabylie arraché !

Qui oserait encore croire que le pouvoir n’est pas gangrené par la rage qui a contaminé le pays, et dont on refuse obstinément de soigner les maladies ? Le vaccin contre la rage existe depuis Pasteur (encore un qui n’a pas lu le coran pour s’en remettre à l’intervention divine au lieu de bosser et chercher des remèdes pour sauver des vies humaines), il suffit d’importer autant de doses que le nombre de salafistes déclarés ! Ils ne se contentent plus d’agresser verbalement n’importe quel quidam qui ne leur renvoie pas leur propre image, ou qui se refuse à écouter leurs sornettes présentées sous formes de leçons de morale, ils se mettent à mordre maintenant ! Et nous qui croyions que seules les bêtes sauvages usaient de leurs crocs ! Preuve que la génétique du monde vivant ne trompe pas. Quelle est vraiment la différence entre un animal des bois et un salafiste aux abois, sinon une mâchoire aux canines plus ou moins acérées ? Qui a dit que la Kabylie était indemne de cette nébuleuse de tous les dangers ?

Mais au fait, sont-ils aussi nombreux qu’on veut nous le faire croire ces petits sauvageons ? Un petit chiffre qui démontre que c’est une minorité infime, mais une frange agissante et déterminée à formater notre jeunesse selon des codes venus d’Arabie ! Une Arabie qui avance, contrairement à une Algérie que l’on fait reculer de force, par la grâce d’une incurie manifeste au sommet ! (*).

Le chiffre en question : dans notre village de 2000 habitants, le nombre de salafistes connus se compte sur les doigts d’une seule main. Par excès, supposons qu’avec ceux qui agissent dans l’ombre, ce nombre soit de 10 ! cela fait 0.002% de la population ! Une fraction infime de hors-la loi qui fait de sa loi, la loi ! !

K.M.

(*)https://www.lematindalgerie.com/quand-larabie-saoudite-baisse-les-nuisances-sonores-des-mosquees

Non à la criminalisation de la Kabylie !

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Marche citoyenne unitaire

Appel à une marche citoyenne unitaire : Non à la criminalisation de la Kabylie !

Marche unitaire

Depuis le déclenchement des contestations populaires en Algérie, parties pour rappel de Kherrata le 16 février 2019, la Kabylie ne cesse de subir les assauts de la junte militaire d’Alger, adossée à un racisme anti-kabyle désormais ouvertement assumé. Des dizaines de manifestants ont d’abord été emprisonnés et de lourdes peines ont été prononcées pour avoir simplement brandi le drapeau Amazigh. Le rejet massif des derniers scrutins électoraux en Algérie, avec un taux de participation de « 0,6% » en Kabylie, a décuplé la haine du pouvoir algérien qui se venge et œuvre à la criminaliser.Le racisme anti-kabyle du pouvoir algérien vient de franchir une étape porteuse de très grands dangers.

L’article 87 bis du nouveau code pénal, récemment promulgué par ordonnance, vient le confirmer. Toutes les organisations politiques kabyles sont officiellement classées comme “terroristes” par l’État algérien.

En application de cet article, des détenus politiques de diverses tendances seront présentés devant la chambre d’accusation du tribunal de Tizi-Ouzou, le 12 juillet, sous la fausse accusation d’appartenance à des organisations qualifiées de «terroristes».

Il s’agit de Hemmou Boumedine, Bouaziz Aït-Chebib, Hocine Azem, Belaïd Ammarkhodja, Boussad Becha et Elhadi Taleb. Des centaines d’autres détenus risquent de subir le même sort en Kabylie, comme cela a été déjà le cas de militants politiques à Béjaïa et à Bouira, mais aussi partout ailleurs en Algérie. De Lounès Hamzi à Nordine Ait Hamouda et encore tout récemment Fethi Ghares, la liste est très longue et ne cesse de s’allonger.

Plus de 300 prisonniers politiques et d’opinion sont déjà emprisonnés.

La Kabylie qui a toujours été à l’avant garde des luttes démocratiques, de la défense des droits humains, du combat pour la laïcité et la promotion du patrimoine universel Amazigh, interpelle l’opinion publique et tout démocrate à se solidariser avec elle. Nous citoyennes et citoyens de la diaspora, de divers horizons politiques, tenons à affirmer notre soutien et notre solidarité sans faille avec les détenus politiques gravement menacés par le scélérat article 87 bis et avec tous les détenus qui subissent de plein fouet la répression féroce du système algérien. En prévision du procès de ces détenus politiques, injustement accusés de terrorisme par un pouvoir inique qui pratique la “justice du téléphone”, et au regard des risques encourus par des militants pacifiques dont le seul tort est de défendre démocratiquement un projet politique, nous appelons à une marche citoyenne unitaire le dimanche 11 Juillet, à Paris, de Bastille à Nation, à partir de 13h, pour :

Exiger la libération immédiate et inconditionnelle des détenus politiques et d’opinion.

Exiger l’arrêt de la criminalisation de la Kabylie et l’arrêt de toutes poursuites judiciaires contre ses militants.

La Kabylie est en danger et nous n’avons pas le droit d’abandonner ceux qui défendent nos libertés.

Soyons solidaires et unis ! Marchons toutes et tous de Bastille à Nation pour dire NON à la criminalisation de la Kabylie !

Paris, le 6 juillet 2021

E-mail : [email protected]

Les premiers signataires :

Yasmina Oubouzar

Meziane Abane

Ali Aït Djoudi

Aksel Bellabbaci

Madjid Boumekla

Hamid Challal

Shamy Chemini

Ahviv Mekdam

Sadia Maddi

Nadia At Uissa

Hakim Taibi

Ilyas Lahouazi

Yidir Ounoughene

Ahmed Aït Bachir

Sab Ammarkhoudja

Lila Mansouri

Mohand Barache

Mourad Amellal

Abdenour Abdeslam

Slimane Kadi

Youva Merzouk

Boukhalfa Ben Mamar

Hacène Hireche

Belaïd Aït Meziani

Salah Abbouna

Khodir Sekkouti

Atika Sidane

Djamila Kemel

Lye Hakem

Samir Hamma

Djafar Naït Amer

Amar Zerrouk

Nacer Dahmane

Hakim Khobzaoui

Malek Benhamouche

Soraya Sough

Ryadh Hamchach

Nordine Larab

Hanafi Ferhouh

Mokrane Gacem

Ahmed Heddag

Kamal Naït Zerrad

Aziz BachaSamia

Rachid Ammour Oufkir

Ahcene Belkacemi

Lyazid Abid

Hafid Sebbane

Aẓar At Musa

Belkacem Lounes

Sabrina Abchiche

Nadia Akkar

Farid Bemokhtar

Rabah Kettouche

Ahcene Bozetine

Essaid Mougari

Lhasan Ziani

Slimane Berkane

Ramdhan At Mensour

Rafika gharbi

Hamid imensouren

Hafid yedwen

Hanane Mettouchi

Rachid Hitouche

Ourida Tabet

Soraya Saidane

Saïd Mouloud

Madjid n At Yidir

Hamid Imensoren

Sakina Slimani-Ait Ahmed

Lotfi Mekedem

Yahia sayoudi

Yacine Akvayli

Nadia Djema

Rachid Hitouche

Stéphane Arrami

Des personnalités du monde artistique soutiennent la marche et participent à cette action citoyenne :

Nadia Matoub

Atmani Zayen

Arezki Rabia

Nadia Amghar-Rabia

Appel des Femmes Kabyles -Tiɣri n Tlawin Tiqvayliyin

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Kamira Nait Sid

Face à l’ARBITRAIRE, à la RÉPRESSION et à la DICTATURE du pouvoir algérien, nous, FEMMES KABYLES, gardiennes de l’âme et de l’identité KABYLES, faisons face à ces innombrables arrestations, kidnappings, prises d’otages et emprisonnements de nos enfants, maris, pères, frères et sœurs. Et ce, sans aucun fondement juridique ni respect des droits humains les plus fondamentaux.À la suite des violations de « Laεnaya n tudrin d yexxamen, les violations de la dignité des villages, des domiciles, avec intrusions à répétition, sans aucun mandat par les forces de répression algériennes, provocant choc et émoi au sein de nos familles impuissantes !À la suite des violations de nos droits les plus élémentaires, à savoir les libertés d’expression, de réunion, et de manifestation chez nous, sur notre territoire, transformant la Kabylie en une prison.

Nous, FEMMES KABYLES, crions notre COLÈRE face à ces discriminations et face au racisme de cette RÉPUBLIQUE bananière qui appelle au meurtre à l’encontre de nos enfants, les piliers de nos familles, pour le seul fait qu’ils sont KABYLES.

Nous, FEMMES KABYLES, sommes profondément préoccupées, inquiètes, mais aussi révoltées face aux abus du pouvoir algérien qui cherche à semer le chaos et la destruction chez nous, en Kabylie Nous sommes en danger individuellement et collectivement. Plus que jamais, l’existence même de la Kabylie est menacée.

L’heure est grave, nous appelons à la mobilisation et à l’unification de TOUTES nos forces pour faire face ensemble à cette répression et afin de protéger nos vies et notre Tamurt (Pays), la Kabylie. Nous appelons les FEMMES KABYLES, les organisations de femmes et tout autre organisme œuvrant pour les droits humains, à dénoncer le comportement raciste et autoritariste du régime Algérien et à se joindre à notre action.Ainsi, en solidarité avec la KABYLIE, organisons un rassemblement au Pays, di Tmurt, ainsi qu’en diaspora, le 10 Juillet 2021 à 14h GMT, pour dire haut et fort au pouvoir algérien :

– Ne touchez pas à nos enfants, frères, sœurs, maris et pères

– Cessez vos agressions contre la Kabylie.

– Libérez immédiatement et inconditionnellement de tous les détenus d’opinion

A toutes les femmes KABYLES, nous lançons cet appel :

– Soyons très nombreuses pour stopper l’arbitraire qui s’abat sur la Kabylie et pour exiger le respect de nos droits, tous nos droits.

– Soutenons les familles des détenus, privées des leurs, incarcérés sans motif légitime

– Mobilisons-nous pour l’avenir de nos enfants, afin qu’ils puissent s’épanouir dans la paix et la dignité !

Tudert i Tmurt n leqvayelTiɣri n Tilawin Tiqvayliyin

LLAMAMIENTO DE MUJERES KABILSFrente al ARBITRARIO, la REPRESIÓN y la DICTATURA del poder argelino, las MUJERES KABILS, guardianas del alma y la identidad de la KABILIA, nos enfrentamos a estas innumerables detenciones, secuestros, toma de rehenes, encarcelamientos de nuestros hijos, maridos, padres, hermanos y a veces hermanas, sin ningún fundamento legal ni respeto a los derechos humanos más fundamentales.¡Tras las violaciones de Laεnaya N Tudrin d Yexamen, violaciones de la dignidad del pueblo (aldea), hogares, con repetidas intrusiones a domicilios sin ninguna orden por parte de las fuerzas represivas argelinas, causando conmoción, confusión en nuestras familias impotentes!Tras las violaciones de nuestros derechos más básicos: libertad de expresión, libertad de reunión, libertad de manifestación, en nuestro territorio, en nuestros pueblos, en nuestras ciudades, en nuestros barrios, convirtiendo la Kabilia en una prisión.Nosotras, LAS MUJERES KABILS, gritamos nuestro ENFADO por esta discriminación, por el racismo de esta REPÚBLICA Bananera que llama al asesinato de nuestros hijos, pilares de nuestras familias, por el solo hecho de ser KABILS.Nosotras, MUJERES KABILS, estamos profundamente preocupadas, alarmadas, pero también INDIGNADAS ante los abusos del poder argelino que busca sembrar el caos y la destrucción en nuestras tierras, en nuestro hogar.Más que nunca, estamos en peligro individual y colectivamente, la propia existencia de la Kabilia está amenazada.La hora es grave y lanzamos este llamamiento para la movilización y unificación de TODAS nuestras fuerzas para enfrentar juntas y juntos esta represión y proteger nuestras vidas y nuestro Tamurt (País), la Kabilia. Hacemos un llamamiento a todas las MUJERES KABILS, organizaciones de mujeres y/o cualquiera otra organización de derechos humanos para que denuncien el comportamiento racista y autoritario del régimen argelino y que se sumen a nuestra acción.Por lo tanto, en solidaridad con la KABILIA, organicemos una manifestación en Kabilia y en toda la diáspora, el 10 de Junio del 2021 a las 2 julio. GMT, para decir alto y claro al poder argelino:

– NO TOQUES a nuestros hijos, hermanas, hermanos, maridos y padres – Detén tus ataques contra la Kabilia. – EXIGIMOS la liberación inmediata e incondicional de todas y todos los presos políticos. – Seamos muy numerosas y numerosos para detener la arbitrariedad que está cayendo sobre la Kabilia y exigir el respeto de nuestros derechos, TODOS nuestros derechos. – Apoyar a las familias de los detenidos, privadas de los suyos y encarcelados sin ningún motivo legítimo – Por el futuro de nuestros hijos, para que florezcan en paz y dignidad.

Collectif de Femmes du Printemps noir de Kabylie kamira Nait Sid association de femmes de Kabylie Taous Meziane areski citoyenne kabyle Sonia Nait Yahia union des femmes kabyles Farida Sam association de femmes de KabylieKatia Alik activiste kabyleNadia Djema AZA rougeMassilia Mouhous association de femmes de Kabylie Nora Amara association. AFK 13Samia kachir association AFKC ChampignyNadia atu3issa militante kabyle Hadjira oubachir artiste kabyle Nadia Hamoutene collectif de femmes de Kabylie Tenna Ait Ali artiste kabyle Cylia lateb activisteKahina Houamdi militante Kabyle Yamina Amzal union des femmes kabyles Soraya Sough militante des droits humains Les 1ere signataires de la déclaration Myriam Graba – Union des Femmes Kabyles Taous lise Rahmoune militante kabyle Malika Mehenni militante kabyle Djamila Alkama – Union des Femmes Kabyles Nadia Tiouidiouine – Union des Femmes Kabyles Nadia Mellas – Union des Femmes Kabyles Fadhila Touileb – Union des Femmes Kabyles Camélia mekaoui – Union des Femmes Kabyles Nadia assemɣun – Union des Femmes Kabyles Ourida Tabet – Union des Femmes Kabyles Linda Ghezzou – Union des Femmes KabylesTilelli Belabbas, militante activisteDalila Ferroukh, militante kabyle Chafia si hadj mohand, militante kabyleNadia Amɣar Rabiaa, militante kabyle Rahima Rouabah militante du MAKUli Rohde artisteFaroudja Kaci, militante kabyleSaliha Améziane, militante activisteDihia At Qasi, militante kabyle Ouardia Ait Ali kabyleTassa At-Hamuda – Association Tafsut MontréalKahina Zidane union des femmes kabyles Belabbas Thilelli.Amarni Thilelli.Ben kadi Sara wezna Cheikh Lounis militante démocrate RCD , associative dans plusieurs organisations et syndicaliste.Wissam Nasri artiste kabyle et militante de toutes les causes justes et les libertés démocratiquesNassima TERKI kabyle Farida Louni militante du Mak, Linda Ghezzou, aza rouge NancyMessaoudi Lounis NouaraMassa OUDJANI OurdiaSoutien d’autres organisations Congres Mondial AmazighAssociation Amitié Québec-Kabylie Fondation BatwaJean Kayombya, Réseau des Peuples Autochtones AfricainsSoutien d’organisation Congres Mondial AmazighAssociation Amitié Québec-Kabylie Fondation BatwaJean Kayombya, Réseau des Peuples Autochtones Africains Pour signer cette déclarationVous pouvez envoyer votre nom et prénom à cette adresse mail:[email protected]

Tiɣri n Tlawin Tiqvayliyin

I yibeddi deg wudem n uramek, n tizzeɣzeɣt akked tesnaṛeft n udabu azzayri, nkenti s tlawin tiqvayliyin tiɛessasin ɣef ṛṛuḥ d tmagit (tinekkit) taqvaylit, ad nbedd deg wudem n yakk ayen iḍerrun, ama d tuṭṭfa ɣer leḥbas, takerḍa d uqareɛ n yimeɣnasen, tuṭṭfa d weḥbas n tarwa-nneɣ, irgazen, ibabaten, tiysetmatin. Ayagi akk d tuffɣa i usaḍuf imi ulac ula d aqader n yizerfan n yemdanen deg wacemma.Simmal d atɛeddi ɣef leɛnaya n tudrin d yexxamen, atɛeddi ɣef lḥeṛma n tudrin, timezduɣin, s wezḍam kan bla kra n ttesriḥ (turagt) neɣ lkaɣeḍ, sɣur yiɣallen n tizzeɣzeɣt tazzayrit, d ayen i d-yessegran lxelɛa ɣer twaculin-nneɣ ur nuḥtam ara.Ɣef ddemma n utɛeddi ɣef yizerfan-nneɣ imenzayen: Tilelli n umeslay, tilelli n unejmuɛ (timlilit), tilelli n tikli (tamesbanit) ɣur-neɣ, deg wakal-nneɣ, deg tudrin-nneɣ , deg temdinin-nneɣ akked yegmamen-nneɣ, rran tamurt n Leqvayel d abniq (lḥebs).Nkenti, s tulawin tiqvayliyin, nessebgan-d lɣiḍ-nteɣ mgal miḥyaf-a , mgal azɣuɣer (tamsirit) n tegduda-agi tamhersant i yessawalen i tmenɣiwt n tarwa-nneɣ, tigejda n twaculin-nneɣ, ssebba kan imi d iqvayliyen.Nkenti, s tulawin tiqvayliyin, nettwacewwel, netqelleq, daɣen aql-aɣ nbedd deg wudem n udabu azzayri i yettnadin ad aɣ-yemṭel, ad aɣ-yessenger.Aql-aɣ deg umihi (danger) ama yiwen wemdan neɣ d agraw, ugar n wayen iɛeddan, tamurt n Leqvayel ha-tt-a ɣef yiri n nnger.Taswiɛt tessagad, nessawal ɣer lemḥadra d tdukli n yakk iqerra-nneɣ i yibeddi n yakk-nneɣ mgal tizzeɣzeɣt-a iwakken ad nesseḥbiber ɣef teṛwiḥin-nneɣ akked tmurt-nneɣ taqvaylit. Nger-d tiɣri i tlawin tiqvayliyin, tuddsiwin n tlawin, d tuddsiwin-nniḍen i yekkaten ɣef yizerfan n yemdanen, ad d-berḥent mgal azɣuɣer i yessexdam udabu azzayri, ad d-rnunt ɣer tigawt-nteɣ.Ɣef waya, i yibeddi ɣer tama n tmurt n Leqvayel, ad d-nsewjed yiwen n unejmuɛ deg tmurt n Leqvayel akked yinig, ass n 10 yunyu 2021 ɣef 14h GMT, iwakken ad d-nini s ṣṣut d lǧehd ɛlayen i udabu azzayri:• Anfet i tarwa-nneɣ, atmaten, tiysetmatin, irgazen, ibabaten, ḥebset atɛeddi-nwen ɣef tmurt n Leqvayel.• Asererḥ s lemɣawla n (yinekraf) yimeḥbas n ṛṛay bla leqyud bla tiwtilin .• Ilit s tuget (s waṭas) i weḥbas n uramek-agi i d-yeɣlin ɣef tmurt n Leqvayel, i usuter daɣen n uqader n yizerfan-nneɣ, n yakk izerfan-nneɣ.• I ubeddi ɣer tama n twaculin n yinekraf (imeḥbas), i wumi yettwakkes umur-nsent, yettwasrehben bla kra n wezref.• I yimal n tarwa-nneɣ akken ad idiren deg talwit d yiseɣ.Tudert i tmurt n levayel Amazday n Tlawin n Tafsut Taberkant n tmurt n leqbayel