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Entretien avec Madjid BOUMEKLA : « mon livre est avant tout destiné aux Franco-berbères »

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Entretien avec Madjid BOUMEKLA : « mon livre est avant tout destiné aux Franco-berbères  »

Partager, c'est prendre soin de notre culture !

Madjid BOUMEKLA vient de publier son premier livre « Berbérité entre amalgame et manip » aux éditions Spinelle où il retrace au travers de son expérience de militant les assimilations insidieuses, les vicissitudes que subissent les Kabyles et les Amazighs tant en France qu’en Algérie. Kabyle.com l’a rencontré à Paris où il nous explique les raisons qui l’ont poussé à vouloir rétablir quelques vérités historiques.

Quelles sont les raisons qui vous ont poussé à écrire ce livre ?

Madjid BOUMEKLA : Hormis quelques intellectuels et universitaires qui se donnent la peine de lire des livres, le reste de nos compatriotes parmi ceux ayant des capacités de lecture ne le font pas. Je me dis un article est vite lu qu’un livre. C’était l’une des raisons qui m’ont poussé à préférer écrire des articles. Il y a aussi le besoin et le plaisir de transmettre mon expérience de militance. Mes domaines de prédilection sont ceux de la culture berbéro-kabyle et de la politique algérienne.

Il se produit souvent un déclic pour certaines initiatives intellectuelles pour s’ébranler. C’était le cas pour le livre que je viens de publier.

Lisant mes articles, mon ami comédien Nafa Moualek est venu me voir pour me proposer d’écrire un texte théâtral pour éventuellement le mettre en scène.

Je me suis penché sur des idées d’un texte en tenant compte des problèmes ultérieurs de mise en scène. Je me suis dit pourquoi pas ne pas écrire sur un moment de mon vécu en tant que restaurateur et les discussions, souvent politiques, que j’ai pu en avoir avec les clients. C’est ainsi que j’ai arrêté la thématique de la berbérité et celle de la kabylité, qui sont en toute évidence étroitement liées, qui me tiennent à cœur. Les deux restaurants que j’ai pu tenir, le premier dans le 12e arrondissement de Paris et le deuxième, après avoir vendu le premier, dans le 17e ont souvent servi de lieux de débats sur nos combats culturels et politiques. Ce qui a contribué à l’enrichissement de ma militance.

Pour anticiper sur les aléas du nombre important d’acteurs, qui pourront se présenter lors de la mise en scène, j’ai limité à deux le nombre dans le texte avec la touche d’égalité des sexes, un homme et une femme. Malgré les précautions prises, la mise en scène ne s’est pas réalisée faute de temps et de lieu de répétition. Mon restaurant que j’aurais pu utiliser comme lieu de répétition, je l’ai vendu pour partir à la retraite.

Le texte étant écrit, je me suis dit qu’il faudrait le publier. Chose faite.

Dans votre livre, vous avez fait un déroulé historique, pourquoi ?

J’ai fait un déroulé succincte de l’histoire de la berbérité tout en mettant en exergue son amalgame et sa manipulation par les dominateurs qui se sont succédés en Afrique du nord, et parfois même par ceux qui prétendent la défendre. Le titre « Berbérité – Entre amalgame et manip ! » est très révélateur de la situation que la Berbérité avait enduré et endure encore. C’est un livre profondément politique, il secoue certains conformismes.

Un des buts recherchés avec ce livre et sa mise en scène ultérieure, est de toucher, entre autres, les jeunes Franco-berbères pour lesquels des pans entiers de leur identité historique et de la culture de leurs parents leurs étaient falsifiés et souvent cachés.

Votre livre est à la fois un texte théâtral et une mise au point, n’est-ce pas ?

Effectivement. Un texte théâtral est vivant en le lisant. La première personne du singulier vous permet de vous y prendre au jeu.

Une mise au point dites-vous ?

Tout-à-fait ! Je le disais précédemment que la Berbérité et la Kabylité ont enduré par le passé et endurent à présent. Il revient à nous militants des deux causes intimement liées comme je viens de souligné précédemment d’apporter des éclairages et de dénoncer les opportunistes et les fossoyeurs qui empêchent la vérité d’apparaître. La situation prévalant en ce moment en Algérie avec ce que fait le pouvoir militaire à idéologie arabo-islamique à l’égard des Berbères dépasse l’entendement. Le peu d’avancées qu’on a cru acquis est remis en cause. Il faudrait qu’on soit constamment vigilant. On l’est jamais assez pour preuve en ce moment du mouvement populaire algérien, le pouvoir fait la chasse aux militants berbéristes et kabylistes. Ce qui me sidère tout autant c’est qu’en Kabylie même et dans une moindre mesure à Alger, espaces qu’on croyait acquis à la culture amazighe et la démocratie, les slogans écrits en Tamazight (Tifinagh ou caractères latins) se font de plus en plus rares. Je crois que la peur a pris le dessus sur la prise de conscience !

La thématique du texte relate un dialogue entre un serveur et une cliente dans un restaurant de couscous à Paris, voulez-vous mettre en valeur la cuisine berbère ou voulez-vous plutôt faire passer un message particulier ?

Mettre en valeur la cuisine berbère, pas particulièrement ! Plutôt révéler l’identité du couscous, oui !

La cuisine berbère, je dirai la gastronomie berbère ne se limite pas seulement au couscous bien qu’il y occupe une place prépondérante. Il y a effectivement beaucoup de plats à base du mets de couscous : différentes sortes de couscous avec sauce, les Maqfoul aux différents légumes frais et les Mesfouf avec des légumes secs. Il y a aussi la grande variété de Tagines, de Dolmas et autres plats.

En revanche j’ai relaté l’origine du couscous et j’ai dénoncé les tentatives des fossoyeurs de l’inscrire en tant que plat arabe dans le patrimoine immatériel de l’UNESCO.

Hormis la raison du choix de restaurant relatée au début de l’interview, il y a aussi celle de tordre le coup aux dictons « Les discussions de comptoir » ou « Les conversations du café du commerce ». Et dire que de grandes idées changeant le monde ont émergé des cafés-restaurants !

En plus d’espaces de débats, mes restaurants étaient ouverts pour des réunions d’associations et de fêtes. J’étais le premier à fêter Yennayer dans un restaurant, en France. Le premier diner du nouvel an amazigh je l’ai organisé en 1985 et depuis je le renouvelais chaque année jusqu’en 2013, l’année où j’ai définitivement cessé l’activité. Une anecdote ! Lors du diner du nouvel an amazigh en 1985, Mohend U yahia, paix à son âme, trésorier de l’association culturelle Tilelli dont j’étais un des membres fondateurs, appelle mon frère Nacer, de passage à Paris, qui m’aidait dans le service, de dire au cuisinier de lui préparer une botte d’herbes (Akantu n lehcic). Mon frère ne comprenant rien vient m’informer. J’ai pouffé de rire et je lui ai expliqué que Mohia était végétarien.

Sans prétention aucune, je peux me permettre d’affirmer que sans ma ténacité à célébrer régulièrement Yennayer dans mes restaurants pour lui donner de la visibilité publique, il n’aurait pas eu la dimension qu’il connait aujourd’hui au point de devenir un repère identitaire fondamental de nos peuples amazighs.

Encore une anecdote. Certains amis me disent que lorsqu’ils entendent Yennayer je leurs vient automatiquement à l’esprit. C’est une sorte de reconnaissance, merci à eux.

Le titre de votre ouvrage, est pertinent, n’est-ce pas?

Exact. Il convient parfaitement à la situation que nous vivons ici en France et là-bas en Algérie.

En France, le personnel politique nous amalgame souvent, pour ne pas dire systématiquement, aux Arabes et dans une moindre mesure par les citoyens lambda aussi.

En Algérie et en Afrique du nord en général, l’amalgame et la manipulation de notre Berbérité sont inhérents à son histoire.

A présent dans la constitution algérienne, le pouvoir d’idéologie arabo-islamique veut nous faire passer la terre de nos ancêtres comme une terre arabe (Préambule de la constitution). Il a cédé à notre langue, après des années de lutte, d’avoir un statut officiel dans la loi fondamentale. Mais quel statut ? Un article spécial la reconnaissant comme langue officielle sans réellement en être une, lui est réservé. Elle demeure une langue mineure pendant que la langue arabe est toujours sur son piédestal. L’académie qui devait la prendre en main pour la développer est mise sous contrôle du Président au lieu d’être autonome, entre les mains des spécialistes comme toute académie qui se respecte. Elle doit être à l’abri de tout pouvoir politique. La nomination des responsables de cette académie en dit long, ça ne présage rien de bon pour notre langue ! Un échec certain.

J’ai retracé clairement ces deux réflexes, amalgame et manipulation, devenus une deuxième nature chez tous les colonisateurs qui ont foulé notre terre, des Romains aux Français sans oublier les Arabes qui y sont encore, tout au moins idéologiquement, même si ça dérange certains.

Dans votre ouvrage, vous parlez des anciennes croyances, n’y a-t-il pas un message indirect que vous voulez faire passer ?

Le message que je veux faire passer est plutôt direct, il est la vérité historique qui est là et qu’on ne peut pervertir. Sans sublimer la réalité je l’ai décrite telle qu’elle était.

Les Berbères sont un des peuples premiers, ils sont les autochtones de l’Afrique du nord. Jusqu’à preuve du contraire, en plus des historiens objectifs qui le rappellent, des archéologues le prouvent scientifiquement. Leur dernière découverte fixe l’Homo sapiens, le premier Homme moderne d’où nous sommes tous descendus, en Berbérie occidentale (le Maroc actuel). C’est une preuve que les Amazighs ne sont pas venus d’Orient comme veulent le faire passer certains historiens orientalistes ou certains politicards. Je le relate dans le livre.

Les hommes se constituant en société s’inventent des croyances pour l’harmonie de leur vie commune. Les premiers Berbères vivant en symbiose avec la nature étaient des animistes comme tous les peuples premiers sur terre. Ils se sont donc donné des Dieux directement liés à la nature. Les lieux saints que nous avons encore partout en Afrique du nord nous viennent du fin fond de notre culture amazighe plusieurs fois millénaires.

L’ouvrage est comme un petit guide historique, il a résumé tous les événements de la Berbèrie, n’est-ce-pas ?

Il est vrai que l’ouvrage est un concentré de pas mal d’évènements qui se sont succédé en Afrique du nord. Tant mieux si tu le perçois ainsi et j’espère que la même perception sera ressentie par tous les lecteurs, surtout par les Franco-berbères auxquels mon livre leurs est d’abord destiné.

Le projet de mise en scène que j’avais, hélas inachevé, était de présenter la pièce de théâtre devant le public français et celui des jeunes Franco-berbères.

Guide il peut l’être du moment qu’il retrace succinctement les vicissitudes qu’avait subi la Berbérité tout le long de son histoire, de l’origine à nos jours.

Avez-vous des projets d’écriture ?

Un livre didactique sur la préparation artisanale du couscous que j’ai remis à l’éditeur Achab. Celui-là, je voulais le publier en Kabylie. Je l’ai écrit avec le concours de ma femme.

Un autre en projet toujours en texte théâtral porte sur la crise berbère de 1949.

Où peut-on trouver votre livre qui vient d’être édité ?

Aussi bien à la FNAC, sur CULTURA. Pour celles et ceux qui habitent sur Paris, il est préférable d’appeler mon fils Gaïa, qui s’occupe de la vente, au numéro : 06 21 57 94 79 ou moi-même au 06 03 61 47 42.

Pour conclure, un mot pour nos chères lectrices et lecteurs ?

Toute ma gratitude à toi Mokrane qui t’es donné de la peine pour cette interview, au site de Kabyle.com toujours ouvert à mes propos et aux lectrices et lecteurs dont je fais partie.

Entretien réalisé par Mokrane NEDDAF

Madjid Boumekla
Madjid Boumekla

Brève biographie de sa militance

Madjid BOUMEKLA est un militant berbériste de la première heure. Grandissant auprès d’un père déjà sensibilisé à la lutte politique pour l’indépendance algérienne et la cause amazighe auprès de Laïméche Ali, Il prit conscience de son identité amazighe très jeune. Cette conscience acquise dès le collège, il a pu la développer au lycée auprès de ses ainés en recevant des bulletins et revues d’associations culturelles amazighes d’Alger et de l’académie berbère installée en France.

Agé à peine de 20 ans, il a été arrêté par la police de Larbaa Nat Iraten, en Kabylie, en 1975, juste après les événements de la fête des cerises. Il a purgé 6 mois de prison ferme et 2 ans avec sursis, il a été aussi pénalisé d’une grosse amende pécuniaire. Il était jugé sous le chef d’inculpation d’atteinte à l’intégrité du territoire national.

Etudiant à Alger, à l’Institut de planification et des statiques de Ben Aknoun, Madjid participe, en 1980, à toutes les marches de soutien au Printemps berbère organisées dans la capitale. Arrivé en France, en Octobre de la même année, il s’inscrit à la Sorbonne avec laquelle il a eu son diplôme de DESS (Diplôme d’Etudes Supérieures Spécialisées) en économie des ressources humaines.

Il rejoint le FFS (Front des Forces Socialistes) où il a côtoyé Hocine Ait Ahmed, Si Lhafidh (Abdelhafidh Yaha), Ali Mécili, El Hachemi Ait Djoudi que leurs âmes reposent en paix et bien d’autres personnalités politiques démocrates. Il le quitte en 1995, suite à la rencontre de Saint Egidio qu’il qualifie de rendez-vous de contre-nature.

Depuis, il continue son combat auprès des associations de villages des Kabyles en France. Il fut l’un des initiateurs de leur fédéralisation. Il s’engage activement dans la solidarité avec la Kabylie lors des évènements du Printemps noir (organisation de collectes d’argent, de médicaments, de marches, de rassemblements, communication de l’information, …)

En 2013 avec des amis, ils initièrent une pétition signée par des milliers de personnes pour la reconnaissance officielle de la langue amazighe dans la constitution algérienne.

Il participe à la rédaction d’un texte, paru publiquement le 7 décembre 2014, appelant à un statut particulier de la Kabylie dans la constitution algérienne.

Il participe à la fondation du R.P.K. (Rassemblement Pour la Kabylie) qu’il quitte pour des raisons d’alliances stratégiques.

Il a publié des articles culturels et politiques sur la Berbérité et la Kabylité. Il continue son combat en participant aux émissions de télévision, de radio et aux conférences-débat, colloques qu’il organise lui-même parfois.

Berbérité. Entre amalgame et manip !

10 Commentaires

  1. Texte corrigé)

    Des encore toujours naïfs kabyles en kabylie s étonnent que les députés du rcd et du ffs de l’assemblée néo coloniale systémqiue flnomilitaro arabia d algére ,sous traitante de la coloniale imposture maghreb dit « arabe » ne veulent pas démissionner de cette assemblée neo coloniale ouroubi …LOL!
    IGnorent ils ,donc,à ce jour , les pauvres kabyles , que ces partis « harkis du systéme neo colonial flnomilitaroarabia ,sous traitant de l’imposture coloniale maghreb dit arabe ne sont ,EN FAITE, que les relais de ce pouvoir colonial arabe depuis 1962 …???
    Que sont ils ,donc,à votre avis,amrane aithamouda, »douktour said et mister sadi,zamara benjonas,mohsene bellabas…… les maires et les députes du rcd et du ffs ,des patriotes kabyles qui oeuvrent pour la décolonisation de la kabylie du joug colonial de ce systéme neo colonial flnomilitaroarabia?
    Que de naïveté kabyle et amazigh !
    Nos pauvres défaitistes et irrésponsables sujets coloniaux de la colonisation arabomusulmane , parents et aieux kabyles et amazighs ,peuvent dormir tranquilles ,car la naïveté légendaire kabyle et amazigh en général continue, par ses ravages ,à maintenir les kabyles et les imazighénes en général comme des sujets coloniaux du colonialisme arabomusulman depuis le 7é siécle
    Nous sommes la risée et la honte des peuples ,nous les kabyles et imazighénes en général ,car colonisés,à ce jour, par la pire des colonisations que l humanité ait connu ,la déliquescente et ravageuse colonisation arabe qui, depuis l envahisseur de tamazgha de l’arabe le vil okba à ce jour ,colonise la kabylie en particulier et les peuples de tamazgha en général

  2. C’est vrai on nous amalgame toujours à des arabes, et à des musulmans. J’ai cependant cherché à savoir qui étaient mes ancêtres. Je suis un descendant de confédérations Bavares et Kotama. Mes ancêtres ont combattu les romains jusqu’au 3ème siècle, ils étaient de vaillant guerriers et bons cavaliers. Puis ils ont étaient romanisés et convertis au christianisme. Je préfère m’arrêter là, je n’aime pas du tout la suite.

  3. Merci Mass Boumekla pour cette contribution. Cependant en utilisant deja le mot Berbere, on fait preuve aussi de naivete intellectuelle quand on se dit militant de la cause. On perpétue les insultes en continuant a utiliser les mots souvent « blessant » utilises par nos colons pour nous identifier. Par extension , il faudra redefinir le mot Kabyle dont l’origine, imposée par les ecrits des arabes et des francais , est douteuse mais aussi derogatoire. En fait, nous les Kabyles, on traine beaucoup de boulets de canons a nos pieds et les delaisser necessiteras une prise en charge de notre destin. Seule une assemblee Kabyle, une ecole Kabyle, une societe Kabyle redresseras les tords qui nous ont ete faits. Beaucoup a faire et face a la spirale nauseabonde dans laquelle les maquisards de la revolution contre la France nous ont ms, i en remettant le pouvoir aux nouveaux colons arabo-islamistes, les des sont pipes. Aussi, en regardant autour de moi, les Kabyles sont pres a baisser les bras tellement leurs cervelles a ete massagee par le  » khawanisme  » imposee par les arabophones. Ou est la porte de sortie ?

  4. Le président de la Jeunesse Sportive de Kabylie (JSK), Chérif Mellal, a révélé hier en soirée, dans une interview accordée à Berbère Télévision, avoir sollicité le général Ahmed Gaid-Salah, vice-ministre de la Défense nationale et chef d’état-major de l’armée algérienne à cause des difficultés financières traversées par le club et qui pouvaient empêcher la JSK de s’envoler dans un pays africain, récemment, dans le cadre d’une compétition internationale.
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    Bein voilà,c est fait !et au grand jour!
    Nous ,les sujets coloniaux de la néo coloniale flnomilitaro arabia d’alger qui sous traite la colonisation de tamazgha en général et de la kabylie en particulier pour le compte de la ravageuse déliquescente colonisation du monde « dit » arabe,venons quémander auprés de nos maîtres du moment ,de l’aumône colonial arabe ,qu ils nous accordent ,à nous indigénes de l’arabisme colonial ,comme fûrent ,nos défaitistes parents et aieux,indigénes de la colonisation apartheid française(pourtant porteuse de civilisation des lumières contrairement à la destructrice des civilisations ,l’arabisme colonial)
    Mais ce président avait il le choix devant les échines courbés de la majorité des kabyles devant nos maîtres de l’arabisme colonial?
    La racine de cette humiliation pérpétuelle des imazighénes en général et de la kabylie en particulier n est elle pas dans nos renoncements,nos lâchetés à nous libérer de notre étta de sujets coloniaux et indigénes de l imposteur colonial monde dit « arabe »?
    Aprés bouteflika,gaid salah doit se dire,savourant sa satisfaction de maître du moment, « effectivement ,ces kabyles de loin ce sont des géants mais de prés ce sont des nains..

  5. Vous comprenez pourquoi la france en veut aux kabyles et est amie avec les arabes!
    Les arabes n ont jamais combattu le colonialisme apartheid français !
    Les kabyles en particulier et les imazighénes si!
    Mais la naiveté kabyle et amazigh en général s est traduit dans le faite que les kabyles et les imazighénes qui ont combattu la france coloniale l ont fait au profit d une autre colonisation ,plus insidieuse,la colonisation arabe,qui se cachait derriére son « cheval de troie »,le mahométisme ou « soumission »(islam) ,car en effet ISLAM ne signifie pas PAIX ,qui es SALAM ,mais SOUMISSION à un culte arabe
    Le chantre de l’amazighité kateb yacine qui nous avertit prémonitoirement des ravages de la colonisation arabomusulmane

    https://www.youtube.com/watch?v=Oqcl7t0QVlU

  6. @Kaci Uvazine
    Le mot berbère vient des mots barbare, babare, bavare. La confédération des Bavares dont je suis moi-même le descendant, sont des kabyles très combatifs du massif des Babors qui ont toujours opposé une forte résistance à toutes les intrusions étrangères sur leur territoire d’où qu’elles viennent (lire Gabriel Camps). Ils ont combattu les légions romaines jusqu’à la fin du 3ème siècle quand la kabylie est devenue une province de Rome. Ils ont aussi combattu l’armée coloniale française jusqu’en 1857, l’année charnière qui a fait basculer définitivement l’histoire des kabyles, en leur faisant perdre la maîtrise de leur destin. Vous pouvez retrouver les noms de toutes les confédérations kabyles dans l’encyclopédie berbère. Chercher à connaître qui étaient nos ancêtres à travers les livres d’histoire, peut aussi aider à mieux comprendre le présent.

  7. Les berbères avaient combattu tous les envahisseurs depuis les guerres puniques sauvent divisé corrompu par l’occupant , mais nous sommes . Par contre les berbères avaient fuit les pleines à cause de la première invasion des arabes du 7e siècle dont la pire est celle du 11e siècle avec les bnou-hillals qui avaient commis le plus grand génocide de tout les temps. Les celles régions qui se rendues tardivement à cause de circuler librement dont pour ceux-ci que les arabes les appelés Kabyline = « acceptent « devenu Kabyles malgré nous !
    Je pense le jour qu’on trouvera l’antidote contre la religion qui nous divisent ce jour là tout est possible.
    (Il n’est pas dit qu’on ne peut combattre un mythe qu’avec un autre mythe)

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