Noufel Bouzeboudja

Le Center for Maghrib Studies de l’Arizona State University (CMS) a organisé une conférence sur les « Minorités au Maghreb », sur l’île de Djerba, en Tunisie, du 20 au 22 mai 2022. 

Les axes de la conférence se sont articulés autour de la formation et du développement historiques des minorités, et le processus de « minorisation » et de marginalisation dans le l’Afrique du nord contemporain. 

La projection des minorités dans le futur était également un thème abordé.

“Il est important d’entendre autant de voix que possible et d’explorer des stratégies efficaces pour affronter des questions pertinentes telles que le sexisme, le racisme, la xénophobie et l’intolérance sous toutes ses formes, et les inscrire dans les programmes scolaires comme moyen de construire un Maghreb meilleur et plus inclusif”, écrivent les organisateurs de ces journées d’étude.

Plusieurs enseignants et chercheurs,  dans différents domaines, venus de tous les pays nord africains, ont pris part à ces journées. 

Plusieurs thèmes, liés aux langues, à la religion, la sexualité (genre et minorités sexuelles), l’histoire et à la littérature, ont été discutés. 

Fazia Aitel s’est penché sur le rôle de l’école dans la marginalisation des Amazighs en Algérie.

Anna Maria Di Tolla a parlé des Imazighen en Afrique du Nord: Marginalisation, et identité.

Amel Cavenger a abordé Les Juifs du Maghreb (non) retour chez soi.

Sarah DeMotte et Matt Cook ont parlé de Baptisé Méditerranéen : Créer un environnement futuriste immersif.  

Concernant les études menées sur le territoire de Kabylie, Margherita Rasulo a exposé sa thèse sur le mouvement féminin en Kabylie et les processus de minorations dans l’Algérie indépendante:  dominations, expériences et négociations identitaires.  

Quant à Mohand Tilmatine, il s’est penché sur le processus d’exclusion/inclusion des minorités en Algérie : diversité religieuse et linguistique face au dogme de l’unicité. Plusieurs des cas exposés ont lieu en Kabylie.  

Le comité organisateur prévoit de publier une sélection d’articles dans une revue ou sous forme de volume édité.

Noufel Bouzeboudja

http://noufelbouzeboudja.blogspot.com

www.premierelignefrance.com

1 COMMENTAIRE

  1. Il faut récuser ce terme de minorité qui ne veut rien dire: les droits humains sont universels non soumis au nombre, au genre ou la localisation. Chaque individu est chez lui dans son pays natal et doit jouir de tous ses droits. Pour en finir avec ce prétexte de minorité qui permet à certains d’instaurer des inégalités inadmissibles, la solution est la redéfinition des États post-coloniaux selon les peuples et donc redessiner les frontières tracées par les états-majors coloniaux. La Kabylie a pris les devants en œuvrant à l’exercice de son droit à l’auto-détermination.

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