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Victoire des Kabyles : la justice française rejette l’extradition d’Aksel Bellabaci vers l’Algérie
Le 14 mai 2025 restera une date marquante pour la diaspora kabyle et les défenseurs des droits humains. La justice française a rendu un verdict sans équivoque en faveur d’Aksel Bellabaci, conseiller du Président du Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie (MAK) et du Gouvernement provisoire kabyle en exil (Anavad) défendus par Maître Gilles William Goldnadel, en levant son contrôle judiciaire et en refusant catégoriquement son extradition vers l’Algérie. Cette décision met fin à une procédure judiciaire qui a tenu en haleine les militants kabyles et leurs soutiens pendant plusieurs mois.
Un dossier vide et une victoire éclatante
Le Premier ministre de l’Anavad a immédiatement réagi à cette issue judiciaire, exprimant sa satisfaction face à la décision des juges français :
« Le dossier d’Aksel Bellabaci est vide et la justice française a fait son travail », a-t-il déclaré, avant de qualifier cette victoire de triomphe pour Aksel Bellabaci, le MAK, l’Anavad et l’ensemble du peuple kabyle.
Cette décision vient renforcer la légitimité des revendications kabyles sur la scène internationale et démontre, selon les responsables du MAK et de l’Anavad, que les poursuites intentées par l’Algérie contre les militants indépendantistes sont dénuées de fondement juridique. Pour rappel, les autorités algériennes demandaient l’extradition de Bellabaci en raison de ses activités politiques, qu’elles qualifient de subversives.
Un régime algérien accusé de discrimination et de répression systématique
Le régime algérien est régulièrement accusé de mener une politique de discrimination systémique contre les Kabyles. Malgré la reconnaissance de l’amazighité comme composante de l’identité nationale dans la Constitution algérienne, la langue kabyle reste marginalisée dans les institutions, les médias publics et le système éducatif.
Sur le plan politique, la répression contre les militants indépendantistes est implacable. Depuis plusieurs années, les leaders du MAK et de l’Anavad sont pourchassés, leurs manifestations interdites, et des dizaines de militants ont été arrêtés, jugés et condamnés. Le Premier ministre de l’Anavad a rappelé que 38 militants kabyles ont été condamnés à mort par la justice algérienne pour des motifs similaires à ceux reprochés à Aksel Bellabaci.
Les témoignages d’actes de torture, de détentions arbitraires et de procès inéquitables s’accumulent, confirmant l’existence d’une politique de répression ciblée contre les Kabyles, mais aussi contre d’autres minorités ou opposants politiques.
Une résistance pacifique face à la répression
Malgré cette répression systémique, le mouvement kabyle a toujours prôné une résistance pacifique pour défendre ses droits. Le MAK et l’Anavad continuent de mener un combat politique et diplomatique pour la reconnaissance de l’autodétermination de la Kabylie, en s’appuyant sur les principes de droit international.
Cette victoire juridique en France symbolise la force de cette stratégie : montrer que les accusations algériennes sont infondées et que les militants kabyles ne sont pas des criminels, mais des défenseurs des droits humains et de la liberté.
L’échec de la demande d’extradition d’Alger représente une nouvelle défaite diplomatique pour le régime algérien sur la scène internationale. En tentant de faire extrader Aksel Bellabaci, les autorités algériennes espéraient non seulement neutraliser un acteur influent de l’opposition kabyle, mais également envoyer un message de fermeté à l’ensemble de la diaspora. Ce verdict est perçu comme un message fort envoyé à l’Algérie et un signal d’espoir pour tous les militants kabyles en exil ou sur le territoire national. La levée du contrôle judiciaire d’Aksel Bellabaci confirme que l’activisme politique ne saurait être assimilé à un crime dans un pays où les droits humains sont protégés.
Une victoire symbolique pour les droits humains
Le cas d’Aksel Bellabaci n’est pas isolé. Le Premier ministre de l’Anavad a rappelé que de nombreux militants kabyles sont poursuivis et condamnés en Algérie sur des bases politiques. Ces condamnations, souvent prononcées par contumace, visent à étouffer toute revendication d’autodétermination en Kabylie. Cette répression judiciaire et sécuritaire s’inscrit dans une stratégie plus large du régime algérien pour faire taire toute opposition, qu’elle soit sur le territoire national ou au sein de la diaspora.
Cette décision, par son impact politique et symbolique, constitue une avancée majeure pour la cause kabyle. Elle pourrait marquer un tournant décisif dans la reconnaissance des droits des peuples à disposer d’eux-mêmes, notamment face aux régimes autoritaires qui cherchent à réprimer les aspirations légitimes à l’indépendance.
La décision de la justice française marque une étape cruciale pour le mouvement kabyle, renforçant la légitimité de l’Anavad et du MAK sur la scène internationale tout en affaiblissant la position de l’Algérie. Pour les militants kabyles, cette victoire est une preuve que leur combat pour les droits et les libertés ne peut être réduit au silence par la répression.
Message de Karim ACHAB militant kabyle
La France refuse d’offrir un trophée de guerre kabyle au régime algérien : Aksel Bellabaci reste libre La justice française vient d’opposer un refus cinglant aux exigences du régime algérien en rejetant la demande d’extradition visant le militant indépendantiste kabyle Aksel Bellabaci.
Ce refus prive Alger d’un nouveau « trophée de guerre kabyle », ces figures militantes que le régime capture ou tente de faire taire pour maquiller son échec sur tous les fronts. Depuis des décennies, le pouvoir algérien s’acharne à faire passer la répression pour une victoire. Arrestations arbitraires, procès expéditifs, condamnations à mort ou à la prison ferme, diabolisation systématique des militants kabyles : autant d’abus érigés en « accomplissements » par une machine étatique aux abois, incapable de nourrir, loger ou soigner sa population, mais toujours prompte à brandir l’épouvantail kabyle pour détourner l’attention de la misère généralisée, du chômage de masse et de la dégringolade économique.
Dans ce contexte, Aksel Bellabaci est devenu une cible symbolique. Le régime l’accuse faussement — et sans la moindre preuve crédible — d’avoir joué un rôle dans les incendies meurtriers qui ont ravagé la Kabylie en 2021, ainsi que dans l’assassinat tragique de Djamal Bensmaïl. Une accusation aussi absurde qu’infamante, qui ne vise qu’à criminaliser l’engagement pacifique des militants du Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie (MAK). Cette stratégie de la peur et du mensonge ne trompe plus personne, et encore moins la justice française, qui a reconnu le caractère politique de cette demande d’extradition.
En refusant de livrer Aksel Bellabaci, la France envoie un signal fort : elle ne participera pas à la chasse aux opposants orchestrée par un régime autoritaire qui instrumentalise la justice à des fins de vengeance politique. Ce refus est une victoire pour la justice, une bouffée d’oxygène pour les défenseurs des droits humains, et un camouflet pour un pouvoir algérien de plus en plus isolé sur la scène internationale.
Plus que jamais, la solidarité avec les militants kabyles s’impose face à la répression. Et plus que jamais, il est essentiel de dénoncer les manœuvres d’un régime qui, incapable de gouverner par la dignité, cherche à se maintenir par la peur et le mensonge.
Message de Nasser Yanat, artiste kabyle
Extradition refusée : Bellabbaci téléporté loin des calomnies d’Alger
Ce mercredi début après-midi, c’est la justice française qui met tout le monde d’accord : fin de non-recevoir à la demande d’extradition d’Alger ! Imaginez la scène : les généraux algériens, tout fiers de leurs chefs-d’œuvre bureaucratiques, envoient une convocation interstellaire – comprenez : l’accusation selon laquelle Aksel Bellabbaci aurait, tel un super-vilain, téléguidé chaque incendie de Kabylie et fomenté le lynchage de Djamel Bensmaïl. Plaintes en main, ils poussent leur dossier jusqu’aux Tours de la Chancellerie française.
Et là, plot twist : les magistrats de France examinent calmement le dossier – politique, bâclé, sans aucune garantie d’équité – et renvoient tout ce fardeau de calomnies dans le bac à sable. « Non », disent-ils, « la lutte politique ne se juge pas en Cour de répression ». Et paf ! L’extradition est rejetée : la République algérienne démocratique et populiste se retrouve claquée à la porte.
Libéré de ces accusations grotesques, Aksel s’offre alors une escapade infernale : il téléporte ses accusateurs en Enfer-sur-Chambre-de-Sérénité, là où ils pourront méditer sur la qualité catastrophique de leur « dossier ». Pendant ce temps, Place Saint-Michel à Paris, ses soutiens gonflent des ballons noirs : célébration du refus français et cri de ralliement contre l’injustice politique.
Moral de l’histoire ? Quand la farce judiciaire franchit la Méditerranée, c’est la justice française qui siffle la fin de la récré : extradeur algérien, va jouer ailleurs !

