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Ce que la renaissance amazighe en Andalousie nous dit, à nous Kabyles
En tant que militant kabyle et témoin actif de la cause amazighe, Mohand Ouramdane KHACER nous livre ici un récit personnel et fort d’une visite historique à la Chaire amazighe de Grenade, en Andalousie. Un moment de fraternité et de mémoire, entre passé glorieux et renouveau culturel.
Jeudi 10 juillet, j’ai eu l’immense plaisir de visiter la Chaire universitaire amazighe de Grenade.
Un moment chargé d’émotion, que les mots ont du mal à traduire : voir renaître l’amazighité dans cette terre andalouse, autrefois principauté de la dynastie amazighe des Aït Ziri, qui régna durant le IXe siècle, est tout simplement bouleversant.
Lors de cette visite, j’ai eu l’honneur de faire la connaissance de Mas Hassan Laaguir, directeur de la première Chaire universitaire amazighe en Andalousie. Cet homme chaleureux incarne, par son engagement, l’âme vivante de notre culture.
Mon ami Hassan Laaguir m’a accueilli avec une grande fraternité, et je tiens ici à lui adresser mes remerciements les plus sincères et les plus chaleureux.
C’est grâce à des femmes et des hommes de sa trempe que l’amazighité pourra continuer à se développer, rayonner et s’enraciner partout dans le monde.
Toutes mes félicitations à lui et à toute l’équipe qui l’accompagne dans cette noble mission.
Bon vent et plein succès à cette belle initiative académique !
ⴰⵢⵢⵓⵣ !
Azul, fraternité et résistance.
Mohand Ouramdane KHACER
Président d’Afus Deg Wfus
Ancien dirigeant fondateur de l’Académie Berbère de Roubaix
Ce que la renaissance amazighe en Andalousie nous dit, à nous Kabyles
Elle nous dit que notre identité amazighe, loin d’être figée ou cantonnée aux montagnes de Kabylie, est une force vivante, capable de renaître même sur les terres où on croyait sa mémoire éteinte.
Elle nous rappelle que nos ancêtres ont laissé leurs empreintes bien au-delà de nos villages – jusqu’en Andalousie, cette terre marquée par le passage des dynasties amazighes comme celle des Aït Ziri.
Elle nous enseigne aussi que la lutte pour la reconnaissance de notre langue et de notre culture ne connaît pas de frontières. Qu’un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir, et que chaque victoire culturelle, même lointaine, résonne en nous comme un encouragement à continuer.
Enfin, elle nous dit que la solidarité entre Imazighen, qu’ils soient d’Algérie, du Maroc, de Libye ou d’Andalousie, est une arme douce mais puissante. Elle construit des ponts là où d’autres érigent des murs.
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Objet : Remerciements pour la présentation et témoignage
Chers amis de Kabyle.com,
Je tiens à vous remercier chaleureusement pour votre présentation et pour l’écho donné à ma visite à la Chaire universitaire amazighe de Grenade.
Le jeudi 10 juillet, j’ai vécu un moment chargé d’émotion en découvrant cette institution académique amazighe en Andalousie, sur cette terre autrefois marquée par la dynastie amazighe des Aït Ziri. Voir renaître l’amazighité là où elle a rayonné il y a des siècles est pour moi une source de fierté et d’espérance.
Je souhaite exprimer toute ma gratitude à Hassan Laaguir, directeur de la Chaire, pour son accueil fraternel et son engagement exemplaire. Son action et celle de son équipe participent au rayonnement et à l’enracinement de notre culture à travers le monde.
En tant que militant amazigh depuis 1965, je reste convaincu que le combat pour l’amazighité dépasse les États et les clivages régionalistes : il embrasse l’ensemble amazighien, de l’Égypte aux Îles Canaries, du Nord de l’Algérie aux confins des pays sahéliens.
ⴰⴼⵓⴸ ⵉⴳⴻⵔⵣⴻⵏ ⵝⵓⴸⴻⵔⵝ ⵉⴼⴰⵣⴻⵏ
ⵉ ⵝⵎⴰⵣⵉⵖⵝ ⴸ ⵡⴰⵔⴰⵡ ⵉⵙ
Azul, fraternité et résistance.
Mohand Ouramdane KHACER
Président d’Afus Deg Wfus
Ancien dirigeant fondateur de l’Académie Berbère de Roubaix