Stop à l'humilitation, agissons !
Libérer les prisonniers d'opinion Kabyles
Déraciner pour dominer : le projet caché contre la Kabylie
Ce que vit la Kabylie aujourd’hui n’est pas une simple oppression : c’est la continuité d’un colonialisme intérieur qui n’a jamais cessé. Il avance désormais à visage découvert, drapé dans le drapeau algérien.
Aujourd’hui, n’importe quelle association islamiste – qu’elle soit basée en Algérie, au Qatar ou en Arabie Saoudite – peut construire une mosquée ou ouvrir une école coranique en plein cœur de la Kabylie. Son objectif ? Endoctriner nos enfants, les déraciner de leur langue, de leur culture, et les couper de leur propre famille.
Tout cela à travers des dogmes manipulateurs, répétés comme des mantras :
« L’arabe est la langue du paradis »
« Tu dois aimer le prophète plus que tes parents »
Ces messages ne sont pas anodins. Ils sont les outils d’une stratégie d’arabisation, d’aliénation et de domestication identitaire à grande échelle.
En revanche, quand une association kabyle, que ce soit en Kabylie ou dans la diaspora, tente de financer un projet culturel, éducatif, linguistique ou identitaire… elle est immédiatement ciblée.
Elle tombe sous le couperet des lois coloniales algériennes, accusée sans preuve de blanchiment d’argent, de trafic d’influence, voire de terrorisme, dès lors qu’un lien – réel ou supposé – est établi avec le MAK, le seul mouvement qui ose, ouvertement et sans compromis, défendre les intérêts de la Kabylie.
Et dans tout cela, on m’impose l’humiliation.
On exige que je m’excuse auprès de cette voyoucratie pour avoir « dévié ».
Que je renie mes engagements, que je désavoue mes idées, pour satisfaire les fantasmes paranoïaques d’un régime aux abois.
Que je signe un formulaire de repentance dicté par les mêmes voyous qui gouvernent, et que je passe mes vacances à poster des vidéos et des photos soigneusement orchestrées, sous surveillance permanente – jusque sur les réseaux sociaux – pour chanter les louanges d’un État dont la gestion arabo-islamo-mafieuse pousse chaque jour des milliers de jeunes à mettre toute leur fortune pour risquer leur vie en Méditerranée dans l’espoir de refaire leur vie en exil à patir de zéro.
Dans ces conditions, dites-moi : que restera-t-il de ma dignité ?
Et comment pourrais-je encore me regarder dans un miroir ?
Karim Achab
