Stop à l'humilitation, agissons !
Libérer les prisonniers d'opinion Kabyles
Nabila Djahnine, martyre d’un pacte sanglant entre l’islamisme et le pouvoir algérien
Le 15 février. Une date marquée du sceau de la tragédie. Une ombre plane sur Tizi Wezzu, là où, il y a 30 ans, la barbarie islamiste a fauché une femme, une militante, une voix qui portait celle de tant d’autres. Nabila Djahnine avait 30 ans. Elle était architecte, féministe, militante infatigable des droits des femmes et de toutes les causes justes. Cinq balles tirées à bout portant. Une exécution froide, méthodique. Comme pour faire taire à jamais le cri qu’elle portait en elle, le cri de « Tiɣri n tmeṭut » – le cri des femmes.
Née à Vgayet, elle avait choisi de bâtir autrement que par le béton et les plans d’urbanisme. Elle voulait reconstruire des destins, redessiner des horizons, offrir aux femmes kabyles un avenir où elles ne seraient plus reléguées aux marges d’une société gangrenée par l’obscurantisme. Son engagement ne se limitait pas à dénoncer l’infamie du Code de la famille algérien, cette loi scélérate qui réduisait les femmes à des citoyennes de seconde zone. Elle militait aussi dans le Mouvement Culturel Berbère (MCB), aux côtés de ceux qui refusaient la négation de leur identité, qui revendiquaient haut et fort la liberté d’être soi.
Mais dans l’Algérie des années 90, penser librement était un crime. S’opposer à l’ordre islamiste et à son cortège de violences, une condamnation à mort. Ce 15 février 1995, les assassins n’ont pas seulement abattu une femme. Ils ont voulu éteindre une lumière, faire disparaître une voix trop forte, trop insoumise. Pourtant, l’histoire leur a donné tort. Le nom de Nabila Djahnine résonne encore, son combat survit à ses bourreaux.
Depuis, le silence complice des autorités algériennes est venu sceller l’impunité. La « Charte pour la paix et la réconciliation nationale », imposée par Bouteflika en 1999, a effacé les crimes de la « décennie noire », pardonné les bourreaux sans justice pour les victimes. L’Algérie officielle a tourné la page, non par oubli, mais par intérêt. Les tueurs, eux, ont retrouvé la quiétude de l’amnistie, quand les martyrs de la liberté reposent sous terre, sans justice, sans reconnaissance.
Mais les balles ne peuvent tuer les idées. Chaque 15 février, le souvenir de Nabila Djahnine renaît, non pas dans le deuil, mais dans la révolte. Tant que l’Algérie refusera de regarder son passé en face, tant que les femmes kabyles subiront la double oppression de l’État et du patriarcat, tant que les assassins pourront dormir tranquilles, alors son combat restera inachevé.
Nabila n’est pas morte. Son cri continue de résonner.
Chronologie de l’alliance entre le pouvoir algérien et les islamistes
1962-1978 : L’héritage de l’indépendance – le pouvoir militaire contre les Amazighs
- 1962 : Indépendance de l’Algérie. Le FLN prend le pouvoir et exclut les Amazighs des instances dirigeantes. La Kabylie, pourtant moteur de la guerre de libération, est marginalisée politiquement.
- 1963 : Révolte de la Kabylie contre Ben Bella. Le régime, déjà dominé par l’armée, réprime brutalement les militants du FFS (Front des Forces Socialistes) de Hocine Aït Ahmed.
- 1965 : Coup d’État de Boumédiène. L’armée prend définitivement le pouvoir. La politique d’arabisation s’accélère, l’identité amazighe est combattue comme une menace à l’unité nationale.
- 1976 : Nouvelle Constitution algérienne. L’arabe est déclaré seule langue nationale et officielle, la langue kabyle est niée, et l’islam devient un instrument d’endoctrinement de la jeunesse.
1980-1991 : L’éveil amazigh et la montée de l’islamisme
- 1980 : Le Printemps berbère. Premières grandes manifestations en Kabylie pour la reconnaissance de la langue et de la culture amazighes. Répression féroce du régime.
- 1988 : Émeutes contre le régime. Le pouvoir militaire vacille, il autorise le multipartisme, mais ouvre surtout la voie aux islamistes du FIS (Front Islamique du Salut).
- 1991 : Le FIS remporte le premier tour des élections législatives. L’armée annule les élections et impose un état d’urgence. La France soutient tacitement le régime algérien, préférant un pouvoir militaire à une république islamiste.
1990-1992 : De l’alliance tacite à la guerre ouverte
Dans les années 90, le Front Islamique du Salut (FIS) s’impose comme une force politique redoutable. L’État algérien, au lieu de le combattre frontalement, instrumentalise l’islamisme pour mieux écraser l’opposition démocratique. Mais lorsque le FIS menace de prendre le pouvoir par les urnes en 1991, l’armée annule les élections et bascule dans la répression aveugle, précipitant le pays dans la « décennie noire ».
Des connexions émergent entre les services secrets algériens et certaines factions islamistes (GIA).
1992-1999 : Une guerre civile, mais des connivences cachées
Les Groupes Islamiques Armés (GIA) sèment la terreur, ciblant journalistes, intellectuels et militants, dont Nabila Djahnine, abattue en pleine rue à Tizi Wezzu en 1995. Pourtant, des liens troubles apparaissent entre certains services de l’État et les chefs islamistes. Des repentis, des témoins et des analystes comme Boualem Sansal ou Habib Souaïdia dénoncent des manipulations : infiltrations, alliances secrètes, contrôle des maquis islamistes par l’armée elle-même.
1993 : L’élimination des intellectuels gênants
Quand Tahar Djaout, écrivain et journaliste, publie L’Invention du désert, il sait déjà que sa vie ne tient plus qu’à un fil. Il dénonce un système qui instrumentalise l’islamisme tout en prétendant le combattre. Il sera assassiné en juin 1993. Son crime ? Avoir écrit cette phrase devenue légendaire : « Si tu parles, tu meurs. Si tu te tais, tu meurs. Alors parle et meurs. »
1995 : L’année noire pour la Kabylie
La décennie noire fait rage. Les Groupes Islamiques Armés (GIA), que Boualem Sansal et d’autres analystes considèrent comme infiltrés par les services algériens, se déchaînent contre les intellectuels, les artistes et les militants démocrates. Matoub Lounès échappe de justesse à une tentative d’assassinat en 1994.
Un an plus tard, Nabila Djahnine est abattue à bout portant à Tizi Wezzu. Son combat féministe et berbériste en faisait une cible parfaite.
1998 : L’assassinat de Matoub Lounès un crime d’État
Il était l’un des symboles de la résistance kabyle. Il dénonçait l’islamisme, l’arabisation forcée et le pouvoir militaire. Matoub Lounès a été criblé de balles en juin 1998. Le régime a vite accusé un groupe islamiste, mais les soupçons persistent : pourquoi la gendarmerie a-t-elle fermé les routes juste avant l’attaque ? Pourquoi aucune enquête sérieuse n’a-t-elle été menée ? Matoub était un obstacle à la domination d’Alger sur la Kabylie. Son meurtre l’a fait taire, mais sa voix résonne encore.
1999 à aujourd’hui : L’amnistie et la réhabilitation des bourreaux
Avec l’arrivée d’Abdelaziz Bouteflika, le régime orchestre une réconciliation factice. La « Charte pour la paix et la réconciliation nationale » blanchit les islamistes, leur offrant l’oubli et parfois même des postes dans l’administration. Pendant ce temps, les familles des victimes restent sans justice. L’idéologie islamiste, elle, prospère à travers des lois toujours plus liberticides et une influence croissante sur la société. L’État n’a jamais cessé de pactiser avec le fondamentalisme qu’il prétend combattre.
Naissance du premier média électronique kabyle Kabyle.com, qui dénonce le discours haineux de Bouteflika tenu lors d’un meeting à Tizi-Ouzou. Dans un contexte de verrouillage médiatique en Algérie, Kabyle.com offre un espace d’expression libre aux Kabyles et brise immédiatement le monopole de l’information détenu par le régime d’Alger.
2001 : Le Printemps noir en Kabylie. Plus de 120 jeunes Kabyles sont tués par les forces de sécurité.
2019 : Kamel-Eddine Fekhar, assassiné en détention
Médecin et militant des droits de l’Homme, Kamel-Eddine Fekhar s’opposait au racisme d’État contre les Mozabites et les Kabyles. Il dénonçait la confiscation du pouvoir par un régime qui joue sur l’islamisme pour asseoir son autorité. En 2019, il est arrêté et laissé mourir en détention après une grève de la faim. Son assassinat n’a pas nécessité de balles : c’est l’injustice et la torture qui ont eu raison de lui.
2024 : L’islamisme d’État, un ennemi devenu allié
Aujourd’hui, l’Algérie n’a plus besoin des maquis terroristes pour asseoir sa mainmise. L’islamisme est devenu un instrument de gouvernance : interdiction des débats sur la laïcité, criminalisation des voix dissidentes, islamisation rampante de l’éducation et de la vie publique. Le régime a gagné en légitimité en intégrant les valeurs des islamistes qu’il combattait hier.
Si les assassinats ont diminué, le régime a changé de méthode. La prison a remplacé les balles. Des centaines de Kabyles et d’opposants croupissent derrière les barreaux, accusés de terrorisme pour avoir simplement revendiqué leur identité ou une Algérie démocratique. Boualem Sansal, qui a osé dénoncer cette alliance islamo-militaire, est censuré, exilé de son propre pays et détenu en otage à son tour.
Pendant ce temps, les anciens islamistes sont amnistiés, réintégrés dans le système, et parfois même promus. Grâce à la « Charte pour la paix et la réconciliation nationale », les bourreaux d’hier ont obtenu l’oubli et l’impunité, tandis que les familles des victimes n’ont eu que le silence pour pleurer leurs morts.
Chronologie du laisser-faire : quand la France, l’Algérie et l’islamisme s’entendent sur le dos des Amazighs
Années 1960-1970 : la France tourne la page de l’Algérie indépendante
- 1962 : Indépendance de l’Algérie. Le FLN impose un régime autoritaire, écarte les figures démocrates et réprime les militants amazighs qui avaient pourtant joué un rôle clé dans la guerre de libération.
- 1965 : Coup d’État de Boumédiène. L’Algérie bascule dans une dictature militaire. La France se garde bien d’intervenir, préférant préserver ses intérêts économiques. L’officialisation de l’arabe et l’islamisation de l’éducation commencent.
- 1976 : Charte nationale algérienne. L’arabisation devient un projet d’État, la répression des langues amazighes s’intensifie. La France ferme les yeux sur ces persécutions linguistiques et identitaires.
Années 1980 : premiers rapprochements avec l’islamisme
- 1982 : Loi sur l’arabisation totale. Les Amazighs sont marginalisés en Algérie, l’État impose l’arabe dans l’administration et l’éducation.
- 1983 : L’Institut du Monde Arabe (IMA) est fondé à Paris. Cet institut, censé représenter les cultures du monde arabe, occulte volontairement les cultures amazighes, alors qu’elle est pourtant constitutive de l’Afrique du Nord.
- 1988 : Émeutes en Algérie. Le régime militaire vacille et autorise le multipartisme, laissant les islamistes du FIS s’organiser librement.
- 1989 : Premiers imams envoyés d’Algérie en France. Le pouvoir algérien encourage la création de mosquées sous influence islamiste, contrôlées par des réseaux liés au FLN. La France accepte ces imams sans contrôle.
Années 1990 : l’alliance cachée entre le régime algérien et les islamistes
- 1991 : Victoire électorale du FIS. La France s’inquiète, mais ne prend aucune position ferme.
- 1992 : Coup d’État militaire en Algérie. L’armée annule les élections, plongeant l’Algérie dans une guerre civile. Des connexions troubles émergent entre les services algériens et certains groupes islamistes.
- 1995 : Assassinat de Nabila Djahnine. Une militante féministe kabyle abattue par les islamistes, sans aucune réaction internationale.
- 1998 : Assassinat de Matoub Lounès. Un crime toujours non élucidé, alors que la France continue de traiter avec Alger sans poser de questions.
Années 2000 : la « réconciliation » qui efface les Kabyles, les Amazighs (Berbères)
- 1999 : Loi d’amnistie en Algérie. Sous Bouteflika, les islamistes bénéficient d’une « charte pour la paix et la réconciliation nationale », qui leur permet de réintégrer la société sans jamais répondre de leurs crimes.
- 2001 : Printemps Noir de Kabylie – Tout commence le 18 avril 2001, à Ath Douala, en Kabylie. Massinissa Guermah, un lycéen de 18 ans, est arrêté par la gendarmerie pour une prétendue infraction mineure. Il est abattu froidement dans la caserne. Sa mort provoque une onde de choc dans toute la région. Les jeunes descendent dans la rue, dénonçant l’arbitraire, l’injustice et la répression policière qui gangrènent la Kabylie depuis des décennies. Le pouvoir algérien répond par le feu et le sang.
- 2002 : La Kabylie se soulève après les massacres du Printemps Noir (2001). L’État algérien tue plus de 120 jeunes manifestants, mais la France reste silencieuse.
- 2003 : Fondation du CFCM (Conseil Français du Culte Musulman). L’Algérie obtient une influence directe sur l’organisation de l’islam en France.
Années 2010-2020 : l’omerta continue
- 2014 : La France soutient Bouteflika pour un 4e mandat. Malgré son état de santé, il reste au pouvoir, avec le soutien des réseaux islamistes intégrés au régime.
- 2016 : L’IMA continue d’effacer les Amazighs L’Institut du Monde Arabe censure toujours la culture kabyle et amazighe, malgré les revendications.
- 2019 : Hirak en Algérie. Les Kabyles en première ligne contre le régime, mais la France adopte une politique attentiste.
- 2021 : Répression massive en Kabylie. Des centaines de militants kabyles sont arrêtés, certains torturés, d’autres condamnés pour « terrorisme ». Paris ne bronche pas.
Aujourd’hui : entre cécité française et oppression algérienne
- Les mosquées sous influence algérienne continuent d’opérer en France. Pendant que les Amazighs sont invisibilisés, l’idéologie islamiste progresse, parfois avec la complicité d’élus français soucieux de « dialoguer » avec Alger.
- La France collabore toujours avec un régime qui persécute les Kabyles.
- L’IMA et les institutions culturelles françaises continuent d’ignorer les cultures amazighes.
Benjamin Stora et la réécriture de l’histoire algérienne
Historien reconnu et conseiller influent, Benjamin Stora a joué un rôle central dans la manière dont l’histoire de la guerre d’Algérie est racontée en France. Son rapport sur la mémoire franco-algérienne, remis à Emmanuel Macron en 2021, est un document clé qui évacue largement la question amazighe et kabyle au profit d’une lecture binaire : colons contre colonisés, France contre Algérie, oubliant ainsi les minorités persécutées par le FLN dès les années 50.
Sans remettre en cause son expertise, il est frappant de constater que son approche évite toute mise en lumière de la répression des Kabyles par l’État algérien post-indépendance. Cette omission n’est pas anodine : elle contribue à renforcer un récit officiel où l’Algérie est vue comme un bloc homogène, niant ainsi les persécutions spécifiques que subissent les Imazighen, hier comme aujourd’hui.
Or, comment comprendre l’Algérie contemporaine sans évoquer l’arabisation forcée, la répression sanglante du Printemps berbère (1980), les assassinats de Matoub Lounès, de Nabila Djahnine ou l’incarcération des militants kabyles ?
L’histoire officielle, en France comme en Algérie, a donc systématiquement minimisé ou occulté la question amazighe, permettant au régime algérien de poursuivre sa politique d’effacement culturel en toute impunité.
Le Centre Culturel Algérien (CCA) : un bastion d’influence sous contrôle d’Alger
Créé en 1980, le CCA est censé être un espace d’échanges culturels entre la France et l’Algérie. Mais dans les faits, il fonctionne comme un organe de propagande du régime algérien, où la culture amazighe est pratiquement absente.
Événements et conférences filtrés pour éviter tout sujet « sensible » comme la question kabyle ou la répression en Kabylie.
Présence d’intervenants majoritairement affiliés aux cercles du pouvoir algérien ou défendant une vision arabo-islamique de l’Algérie.
Le paradoxe est frappant : alors que la Kabylie est l’un des bastions intellectuels et culturels les plus riches d’Algérie, elle est pratiquement absente des programmes du CCA.
Le message est clair : le CCA ne représente pas la diversité de l’Algérie, mais bien la ligne officielle du régime.
L’ELCO : quand l’Algérie contrôle l’éducation des enfants d’immigrés
L’ELCO (Enseignement des Langues et Cultures d’Origine) est un programme mis en place dans les années 1970 pour permettre aux enfants d’immigrés d’apprendre la langue et la culture de leurs parents. Plusieurs pays, dont l’Algérie, ont signé des accords avec la France pour envoyer des enseignants dans les écoles primaires.
Problème : en Algérie, la langue et la culture d’origine ne sont pas celles que le régime impose.
En théorie, l’ELCO aurait dû permettre aux enfants d’origine kabyle d’apprendre leur langue et leur histoire. En réalité, l’Algérie a utilisé ce programme pour généraliser l’enseignement de l’arabe littéraire et renforcer son influence sur les nouvelles générations.
La Grande Mosquée de Paris et bien d’autres sont des bastions sous influence
Fondée en 1926, la Grande Mosquée de Paris s’est imposée comme une institution-clé de l’islam en France. Mais derrière cette façade historique se cache une réalité politique bien plus complexe.
Historiquement proche de l’Algérie, elle est devenue un levier d’influence pour le régime algérien, notamment à travers le choix des imams et le contrôle des financements. Cette influence est telle que les autorités françaises ont souvent préféré négocier directement avec la Mosquée de Paris pour toute question liée à l’islam, plutôt que de traiter avec d’autres courants plus représentatifs de la diversité musulmane en France.
Nabila Djahnine, un combat toujours d’actualité
Son assassinat n’était pas un acte isolé, mais une exécution programmée dans un système qui n’a jamais cessé de broyer ceux qui défendent la liberté. Trente ans plus tard, le combat pour les droits des femmes, pour la Kabylie, pour une Algérie affranchie de la tyrannie politico-religieuse, reste inachevé.
Le cri de Nabila n’a pas été réduit au silence. Il continue de résonner à travers celles et ceux qui refusent de plier.
Depuis les années 60, la France a toujours choisi ses intérêts diplomatiques et économiques au détriment des Kabyles et des Amazighs. Elle a laissé le régime algérien arabiser, islamiser et persécuter les militants kabyles, sans jamais remettre en cause cette alliance.
Aujourd’hui, les prisons algériennes se remplissent de militants kabyles et la France continue de fermer les yeux. L’ombre de cette alliance plane toujours, étouffant les voix dissidentes et renforçant un pouvoir qui s’appuie à la fois sur la répression militaire et l’islamisme pour se maintenir.
Mais l’histoire n’oubliera pas.
