Mémoires d’un homme libre – Le Flambeau de l’amazighité
Né le 28 juillet 1948 à At Lahcen, dans la commune d’At Yanni, Mohand Ouramdane Khacer retrace plus d’un demi-siècle d’engagement pour la langue et l’identité amazighes. De son enfance pendant la guerre de Libération à son exil forcé en 1970, de ses années de technicien à la Chaîne II à la fondation de l’Académie berbère du Nord à Roubaix, il raconte un parcours de résistance culturelle mené à contre-courant des pouvoirs successifs.
Cinquante ans de combat pour tamazight : notre article
Auteur : Mohand Ouramdane Khacer
Préface : Abdenour Igoudjil, journaliste militant
Genre : mémoires, témoignage historique
Parution : juillet 2026 (dépôt légal), première édition
Édition : imprimé en France
Pages : 206
ISBN : 979-10-987688-0-4 – EAN 9791098768804
Prix : 20 €
Où le trouver : Librairie La Nuit des Rois (Bordeaux), ou sur commande à afusdegwfus@gmail.com
Ce que vous y découvrirez
- La Kabylie de la guerre de Libération vue par un enfant de famille de résistants.
- Les coulisses de la RTA sous Boumediene : la Chaîne II, l’exclusion de Taos Amrouche en 1969, Slimane Azem à l’antenne, la répression des techniciens kabyles.
- L’Académie berbère (Agraw Imazighen), ses figures fondatrices et ses querelles internes.
- La vie militante de l’émigration kabyle dans le Nord de la France.
- Le retour d’exil en décembre 1990 et la première conférence à At Yanni.
- L’histoire du drapeau amazigh et du tifinagh informatique, racontée par l’un de ses acteurs.
Structure de l’ouvrage
Partie I – Les racines et l’éveil : l’enfance en Kabylie, la découverte du tifinagh, les falsificateurs de l’histoire, la formation de technicien, le combat à la RTA, l’exil.
Partie II – Le temps de l’engagement : l’Académie berbère, Afus Deg Wfus, le retour d’exil, l’écriture de tamazight en tifinagh, la réamazighisation, le drapeau, le Congrès mondial amazigh.
Partie III – L’héritage et la transmission : manifeste, conclusion, épilogue et annexes documentaires.
L’auteur
Militant de l’Académie berbère depuis 1968, Mohand Ouramdane Khacer a fondé sa Direction du Nord à Roubaix et préside l’association Afus Deg Wfus depuis 1985. Pionnier de l’informatisation du tifinagh, organisateur de colloques et de festivals, il s’est aussi longuement investi dans l’action sociale à Roubaix. Il vit aujourd’hui en Gironde.
Extrait
« Je me présente : Mohand-Ouramdane KHACER, plus connu chez moi à At Yanni (Beni Yenni) sous le nom d’Avdhela Atsamrouch. Je suis né le 28 juillet 1948 dans un beau village enchâssé au cœur des collines de Kabylie, comme un bijou dans son écrin, face à la chaîne de montagnes du Djurdjura aux neiges éternelles. C’est mon beau village, At Lahcen, perché à 800 m d’altitude […]. C’est aussi le village de mon ami le chanteur Idir, dans la commune des At Yanni, célèbre pour ses bijoutiers, véritables artistes ciseleurs de bijoux amazighs en argent, réputés dans le monde entier.
Dès mon jeune âge, j’ai commencé à défendre notre identité historique amazighe, identité longuement meurtrie et réprimée depuis près de deux millénaires par les différents envahisseurs venus d’Orient et d’Occident. Ma prise de conscience identitaire remonte à l’indépendance de notre pays. Issu d’une famille de résistants contre l’occupation française, je suis entré en rébellion très jeune déjà, en accompagnant ma mère, Ghenima At Alandlous-Kedache, et ma grand-mère, Fatima At Mehdjouva-Kamel, pour ravitailler nos maquisards. »
— Mémoires d’un homme libre, chapitre I, « L’enfance en Kabylie et l’héritage des ancêtres »

