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L’Algérie donne des leçons… et finit sur la liste noire du terrorisme financier
Le Parlement européen, sous l’impulsion du groupe des Conservateurs et réformistes européens (ECR), a adopté le mercredi 9 juillet 2025, en séance plénière, une résolution actant l’inscription de l’Algérie sur la liste des pays tiers à haut risque en matière de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme. Cette décision vise à harmoniser les mesures européennes avec les recommandations du Groupe d’action financière (FATF) et à renforcer la protection du marché financier de l’Union européenne.
Pourquoi l’Algérie ?
Depuis octobre 2024, l’Algérie s’est engagée à renforcer son dispositif AML/CFT selon des engagements écrits avec le FATF et MENAFATF, et a mis en œuvre un plan d’action. Malgré certains progrès (comme des enquêtes accrues et l’amélioration des rapports de transactions suspectes), plusieurs déficiences majeures persistent :
- Supervision insuffisante des secteurs à risque
- Absence d’un cadre complet sur la transparence des bénéficiaires effectifs
- Lacunes dans les sanctions ciblées contre le financement du terrorisme
- Faiblesses dans la régulation des ONG
Ces points justifient le maintien de l’Algérie sur la liste des pays nécessitant une vigilance renforcée.
Quelles conséquences pour Alger ?
- Renforcement des contrôles : les entités financières de l’UE devront appliquer des mesures de « due diligence » renforcées pour les transactions impliquant l’Algérie.
- Impact sur les investissements et exportations : l’image d’un climat financier instable pourrait freiner les flux d’investissement et augmenter les coûts pour les entreprises européennes impliquées avec l’Algérie.
- Pression politique : Alger est incité à accélérer ses réformes et à collaborer plus étroitement avec le FATF pour sortir de cette catégorie.
Qui d’autre est concerné ?
En même temps, d’autres pays ont rejoint la liste : Angola, Côte d’Ivoire, Kenya, Laos, Liban, Monaco, Namibie, Népal et Venezuela. Dans le même mouvement, l’UE a retiré des pays comme les Émirats arabes unis, le Panama, la Jamaïque ou le Sénégal , illustrant une stratégie d’ajustement en fonction de l’évolution des dispositifs AML/CFT.
Des mesures ciblées
Le Parlement souligne que la dénomination d’un pays comme « à haut risque » ne constitue pas un jugement politique, mais une réponse technique visant à protéger le système financier européen. L’Algérie dispose désormais d’un calendrier clair pour corriger ses lacunes, à défaut de quoi des sanctions ciblées pourraient être envisagées.
