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Algérie : Un historien de l’université de Blida placé en détention provisoire
Tahar Ouhachi, maître de conférences spécialisé en histoire, a été incarcéré dimanche à El Affroun. Son arrestation soulève des interrogations sur les limites de la liberté académique en Algérie.
Un universitaire algérien se retrouve derrière les barreaux. Tahar Ouhachi, enseignant-chercheur à la faculté d’histoire de Blida, a été placé en détention provisoire ce dimanche 16 février par la justice algérienne. Une décision qui provoque l’émoi dans les milieux académiques du pays.
Deux chefs d’accusation
Les autorités judiciaires reprochent à l’historien deux infractions : avoir fait l’apologie d’actes terroristes via les réseaux sociaux et avoir diffusé de fausses informations susceptibles de nuire aux intérêts du pays. Des accusations que la défense conteste vigoureusement, estimant que les éléments à charge ne justifient pas une mesure aussi sévère.
Professeur reconnu pour son sérieux scientifique, Tahar Ouhachi consacrait essentiellement son activité à la recherche historique sur l’Algérie. Ses proches et collègues insistent sur son profil d’universitaire discret, éloigné des controverses politiques.
Un climat préoccupant pour la recherche
Cette affaire intervient dans un contexte où plusieurs voix critiques ont été réduites au silence ces dernières années en Algérie. L’usage de la détention provisoire pour des faits liés à l’expression publique interroge sur l’espace laissé au débat intellectuel et à la recherche universitaire.
Pour les observateurs, la multiplication de telles poursuites risque de créer une autocensure dans le monde académique, où la crainte de franchir des lignes rouges invisibles pourrait freiner le travail scientifique et la transmission du savoir.
Le dossier est désormais entre les mains de la justice, qui devra déterminer si les faits reprochés constituent réellement des infractions pénales ou relèvent de la liberté d’expression garantie par la Constitution algérienne.
