L’Algérie terroriste et coloniale : le cas Mustapha Akkouche, symbole d’une répression systémique

L’Union européenne, à la suite du Groupe d’action financière (GAFI), a officiellement reconnu ce que les Kabyles dénoncent depuis des décennies : l’Algérie est un pays à haut risque, un régime autoritaire gangrené par le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme, la corruption au sein de l’armée et le trafic de drogue. Pendant que les Émirats arabes unis sortent de la liste grise, l’Algérie y entre avec fracas. Ce n’est pas un hasard : c’est le résultat logique d’un système fondé sur l’impunité, la prédation et la répression.

Mais derrière les circuits financiers opaques, derrière les comptes offshores et les surfacturations mafieuses, il y a des corps, des visages, des résistants. Des militants kabyles que l’Algérie qualifie de terroristes simplement parce qu’ils refusent son diktat, sa langue, et sa violence d’État.

– Mustapha Akkouche, militant pacifique et ancien détenu politique, en est la dernière victime. Arrêté une nouvelle fois à Akbou, son domicile perquisitionné, il est actuellement torturé dans un commissariat de Vgayet par des agents venus d’Alger. Son « crime » ? Avoir défendu pacifiquement le droit du peuple kabyle à l’autodétermination. Selon des témoignages concordants, y compris ceux de policiers présents sur place, Mustapha Akkouche est soumis à des sévices physiques pour l’obliger à signer de faux aveux. Il s’agit ni plus ni moins que d’une opération de terreur coloniale menée au cœur de la Kabylie, avec la complicité de toute la chaîne répressive algérienne.

– Ce n’est pas un cas isolé. Des centaines de Kabyles croupissent dans les prisons, certains condamnés à mort ou emprisonnés sans procès, pour des délits d’opinion. À Bejaïa, à Bouira, à Alger, le régime a déclenché une chasse à l’homme contre les intellectuels, les avocats, les étudiants. Le militant Madjid Aggad, l’universitaire Mira Moknache, l’avocat Me Ouali… la liste est longue et honteuse.

La Ligue Kabyle des Droits de l’Homme et le Parlement Kabyle ont tous deux lancé l’alerte internationale. La torture d’Akkouche, comme tant d’autres, constitue un crime contre l’humanité. Elle révèle la vraie nature de ce régime : un cartel politico-militaire, une machine de guerre contre son propre peuple, un État terroriste selon les normes mêmes du droit international.Ce que le monde appelle « Algérie », les Kabyles le vivent comme une occupation coloniale. Ce que le monde classe comme « État », nous l’appelons une **organisation criminelle d’envergure internationale, responsable de la faillite morale, sociale, économique et humaine d’un territoire tout entier.

-CE QUE NOUS EXIGEONS :

– La libération immédiate de Mustapha Akkouche et de tous les prisonniers politiques kabyles ;

– Une enquête internationale indépendante sur les actes de torture commis à Vgayet ;

– La suspension de toute coopération européenneavec l’Algérie tant que la répression continue ;

– Le gel des avoirs illicites des oligarques algériens à l’étranger ;

– La reconnaissance du droit à l’autodétermination de la Kabylie, conformément aux chartes de l’ONU.

Tant que ce régime terroriste se maintient par la terreur, la Kabylie n’a d’autre choix que de résister. Car l’Algérie n’est pas notre horizon. Elle n’est qu’un accident de l’Histoire. Un jour viendra où la Kabylie reprendra sa place libre parmi les peuples souverains.

Nesser Yanat

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