Stop à l'humilitation, agissons !
Libérer les prisonniers d'opinion Kabyles
Arrestations de militants kabyles à Ouzellaguen et Ifri
La répression continue de frapper la Kabylie. Plusieurs militants kabyles ont été arrêtés le 20 août alors qu’ils se rendaient à Ifri, haut lieu de mémoire du Congrès de la Soummam. Parmi eux, Hocine Boumedjane, empêché de rejoindre la commémoration à Ouzellaguen, et Malek Boudjemaa, victime d’un véritable kidnapping. Conduits dans différents commissariats, ils ont été retenus plusieurs heures avant d’être relâchés.
Dans un témoignage publié à sa libération, Hocine Boumedjane raconte avoir été intercepté et conduit au commissariat, où 14 autres militants du RCD se trouvaient déjà détenus. « Après avoir été interdit de quitter le pays, me voilà interdit de circuler dans ma propre wilaya », déclare-t-il avec amertume.
De son côté, Malek Boudjemaa a été arrêté de manière brutale à Ighzer Ameqqran. Sa famille ignorait encore ce matin dans quel commissariat il était retenu.
Un acharnement policier contre Malek Boudjemaa
Déjà condamné à deux reprises pour son engagement en faveur des droits humains, Boudjemaa est une personnalité respectée d’At Rzine (Ighil Ali). Bien qu’il ne fasse partie d’aucune structure politique, il est connu pour son attachement indéfectible à la Kabylie et à ses valeurs.
Son arrestation, décrite comme un kidnapping, s’inscrit dans un véritable acharnement policier.
Un contexte de répression systématique
Chaque année, le pèlerinage à Ifri – lieu fondateur du Congrès de la Soummam (1956) – est l’occasion de rassemblements citoyens. Mais pour les autorités, il s’agit d’un événement sensible, souvent placé sous surveillance policière.
Cette vague d’arrestations confirme la stratégie d’étouffement de toute expression libre en Kabylie, où militants et simples citoyens sont criminalisés pour « délit de kabylité ».
Appel à la solidarité internationale
Dans son communiqué, la LKDH appelle les instances internationales à réagir face à ces violations répétées :
L’organisation rappelle que le peuple kabyle subit une répression multiforme : interdictions de circuler, arrestations arbitraires, exils forcés et campagnes d’intimidation.
Ces arrestations viennent rappeler, une fois de plus, que la Kabylie reste sous une pression policière et politique constante. Alors que les autorités célèbrent officiellement la mémoire du Congrès de la Soummam, elles empêchent paradoxalement les Kabyles eux-mêmes d’honorer ce haut lieu de leur histoire.
