Wafia Tidjani devant la cour d’appel d’Alger le 2 novembre
L’humanitaire kabyle, incarcérée depuis plus d’un an et demi, sera rejugée lundi prochain. Ses soutiens appellent au respect des garanties d’un procès équitable. C’est une date que ses proches attendent depuis des mois. Le lundi 2 novembre 2026, à 9 h 30, Wafia Tidjani comparaîtra devant la juridiction criminelle d’appel de la cour d’Alger. Privée de liberté depuis le 4 mars 2025, elle verra son dossier réexaminé par les juges de second degré.
Une figure de la solidarité en Kabylie
En Kabylie, le nom de Wafia Tidjani est associé à l’entraide. Pendant des années, elle a multiplié les initiatives pour venir en aide aux foyers en difficulté, en particulier aux familles dont un membre est emprisonné pour ses opinions. Son agence de voyages, « Wafia Tourisme », a souvent servi de relais à ces actions, permettant de soutenir concrètement des personnes en situation de précarité et d’encourager les solidarités locales. L’humanitaire doit répondre de plusieurs infractions : « incitation à l’attroupement non armé », « attroupement », « outrage à corps constitué » ainsi que « diffusion de fausses informations dans l’intention de nuire à l’intérêt national ».
Des inquiétudes sur ses conditions de détention
Dans son entourage, l’inquiétude ne faiblit pas. Ses proches et ceux qui la soutiennent réclament que ses droits fondamentaux soient garantis tout au long de sa détention. Des informations ont par ailleurs fait état d’une blessure au bras, sans que l’origine de cette blessure ait été officiellement éclaircie, ce qui alimente les interrogations sur son état de santé.
Une audience suivie de près
Le rendez-vous du 2 novembre marquera un tournant dans cette procédure. Ses soutiens entendent suivre l’audience avec la plus grande attention et rappellent trois exigences à leurs yeux non négociables : le respect des droits de la défense, la présomption d’innocence et l’équité du procès.
Au-delà du sort personnel de Wafia Tidjani, ce dossier relance le débat sur l’état des libertés publiques et sur la manière dont est perçu l’engagement humanitaire. Quelle que soit l’issue de l’audience, une conviction demeure pour ceux qui la défendent : aucune procédure judiciaire ne peut se tenir sans que soient pleinement respectées les garanties qu’elle doit à chaque justiciable.
