A vava ruh de Matoub lounes reprise par Chahinez et Jugurta

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Double hommage aux pères décédés et au poète kabyle Matoub Lounes, assassiné le 25 juin 1998 à Thala Bouenane.

Chahinez MERIDJA et Jugurtha MESSOUSSI reprennent sa chanson A vava ruh 3ème titre du premier volume de l’album « Au nom de tous les miens » sortie en 1997.

A baba ruḥ

Ur k-fkiɣ yelli neɣ mmi
Ad k-ilin s idisan-ik
Axxam-ik d lexlawi
Ɣer ɣur-k ṭjuṛ d arraw-ik
Mačči d lɣerḍ-iw tigi
Ugiɣ-tent bɣant-iyi
A baba ggan-iyi
Aqli-yi-n deg webrid-ik

Ula i d am-nniɣ
A weltma yif-aɣ Ṛebbi
Ula i d am-ḥkiɣ
S lḥif i d-nelmed tikli
Di lǧerra-s ḥseb-iyi rniɣ
Iqḍeɛ-iyi-d lehlak kniɣ
Ur friḥeɣ, ur zhiɣ
Ḥader ccan ad am-iruḥ
… A baba ruḥ

Ruḥ… a win ḥemmleɣ ruḥ!
Ruḥ… a win ḥemmleɣ, a win ḥemmleɣ ruḥ!
Ula di lemnam
Anda-t w’ihennan deg-neɣ
Leḥzen deg wexxam
Si tesga yugi ad yeffeɣ
Ifettet akk wayen nessaram
S zzuṛ yesberber-d ṭṭlam
Ibubb-d leɣmam
Akka a mmi i d yir ṣṣbuḥ
… A baba ruḥ

Ṛuḥ… a win ḥemmleɣ ruḥ!
Ṛuḥ… a win ḥemmleɣ, a win ḥemmleɣ ruḥ!
Lḥif ɣef lḥif
Yal taluft tɛerḍ-ed weltma-s
Ur d-tger asurif
Talwit aɣ-d-tedhen layas
Segmi iɣ-yeḥeb wasif
Ur aɣ-yečči ur aɣ-yeḍliq ɣef rrif
Nezga nesḥissif
Ulac tiɣmert ur ɣ-ncuḥḥ
…A baba ruḥ

Ṛuḥ… a win ḥemmleɣ ruḥ!
Ṛuḥ… a win ḥemmleɣ, a win ḥemmleɣ ruḥ!

Ulac wi yeftin
A s-nini ad d-yeɣrem wayeḍ
Ah ya Ṛebbi aḥnin
Amek akka s tigi tɛemmdeḍ
Ur njehhel ur neqqar amin
Ur nettɛuzzu yal ddin
Ad neṛǧu ar ɣ-awin
Ad neḍfer iɛzizen ɣef ṛṛuḥ
… A baba ṛuḥ

Ṛuḥ… a win ḥemmleɣ ruḥ!
Ṛuḥ… a win ḥemmleɣ, a win ḥemmleɣ ruḥ!
Va, père !

Je n’ai eu ni fille ni fils
Qui te tiendraient compagnie
Ta demeure fut forêt hostile
Tu as les arbres pour enfants
Ces calamités ne sont pas mon voeu
Je les repousse, elles me convoitent
Père guette-moi
Me voici sur ton chemin

Que puis-je te dire, ma soeur ?
Les Cieux dominent notre destin!
Que puis-je te raconter ?
La misère fut notre nourrice au premier pas
Sur la voie du défunt considére-moi en chemin
Le mal m’a atteint, je fléchis
Je n’ai eu ni joie, ni distraction
Prends garde que l’honneur ne t’echappe
Va père, va !

Va, toi que j’aime tant, va !
Va, toi que j’aime tant, toi que j’aime tant, va !
Même dans le rêve
Qui de nous a connu l’apaisement ?
Deuil sur notre foyer
Il refuse d’en quitter le coeur.
Notre espérance s’est émiettée.
En hâte les ténèbres s’abattent
Montées de lourdes brumes.
Quel mauvais présage !
… Va, père, va !

Va, toi que j’aime tant, va !
Va, toi que j’aime tant, toi que j’aime tant, va !
Misère sur misère
Chaque peine convie sa soeur
Jamais le répis n’engagea son pas
Qui nous caresserais de son espérance
Depuis que nous charrie la tourmente,
Elle ne nous a ni engloutis ni jetés sur la rive
Toujours pris dans le remous,
Aucun malheur ne nous épargné.
Va, père, va !

Va, toi que j’aime tant, va !
Va, toi que j’aime tant, toi que j’aime tant, va !

Nul parmi nous n’eu de descendence
Pour prétendre combler la perte d’un autre
Oh, Dieu le clément,
Comment l’avez vous accepté ?
Ni croyance, ni impiété,
Et nous n’idolatrons aucune religion.
Nous attendons que l’on nous emmène
Rejoindre nos chers prédécesseurs.
Va, père, va !

Va, toi que j’aime tant, va !
Va, toi que j’aime tant, toi que j’aime tant, va !

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