Droits de la femme : l’Algérie a plusieurs siècles de retard sur la Kabylie

1789 Femme bretonne, femme française : la condition de la Femme français : deux mille ans de retard sur la société bretonne

L’ALGERIE : PLUSIEURS SIECLES DE RETARD SUR LA KABYLIE.

LA FEMME BRETONNE POSSEDE LES MÊMES DROITS QUE L’HOMME AVANT JESUS CHRIST

LA FRANCE N’A JAMAIS ETE LE PAYS DES DROITS DE L’HOMME, ENCORE MOINS LE PAYS DES DROITS DE LA FEMME.

Cet article est dédié aux esclaves « bretons » appointés par la « République ». En particulier au célèbre « grand penseur socyalyste » Jean – Luc Mélenchon ; et à nos « agrégés » et docteurs en hystoyre de la Bretagne. Mention spéciale pour les esclaves de WIKIMERDIA, l’encyclopédie des sottises.

Cet article rédigé en 2010 s’applique à l’Algérie et le nation kabyle.

La femme française, qui a le malheur de naître dans la pays qui prétend avoir inventé les droits de l’homme, ne devient un être humain que 2000 ans après la femme bretonne.

Jusqu’en 1938, son statut juridique est pire que celui de la femme musulmane. Sans doute, elle n’est ni battue ni humiliée comme le sont les femmes dans certains pays d’Islam. Mais au regard de la loi, elle est une mineure, et ne possède pratiquement aucun droit.

Impossible à croire ?

Lisez donc, vous allez être stupéfaits.

L’un des critères de l’état d’avancement des civilisations  est la condition de la femme, la manière dont on la considère, les droits que la société lui reconnait, sa place dans la famille. 

Louis Mélennec
Louis Mélennec

Les Amazighs (Berbères) de Kabylie, nos frères en dignité humaine, auxquels la régence d’Alger et les Algériens veulent à toute force imposer une civilisation, une langue et des mœurs qui leur sont totalement étrangères, se reconnaitront dans les lignes qui suivent. Les Catalans, les Corses, qui ont subi les mêmes persécutions et les mêmes humiliations que les Bretons, également. Les Français ne comprendront pas, car ils sont en retard de plusieurs siècles par rapport à nous, et n’ont pas encore commencé à appliquer à leurs citoyens ce que l’on appelle partout ailleurs les droits de l’homme. (Louis Mélennec, nombreux articles publiés sur ce thème, dans plusieurs pays, excepté dans les médias français mainstream, qui sont tous achetés, davantage d’ailleurs en Bretagne qu’ailleurs).

Lorsque Jules César effectue ses deux expéditions dans l’Ile de Bretagne – l’Angleterre actuelle -, au premier siècle avant notre ère, la civilisation bretonne possède déjà une conception très avancée du respect dû aux êtres humains, en particulier à la femme.

Nos ancêtres de l’ile de Bretagne, avant Jules César, connaissent ce qu’on dénomme aujourd’hui l’égalité de l’homme et de la femme, voire le rôle prééminent de la femme dans la famille comme dans la société. 

Guyonvarc’h et Leroux, spécialistes des sociétés celtes (Les druides, Rennes, éditions Ouest-France), écrivent :

« La femme possède un statut bien défini, lequel est strictement le même que celui de l’homme« . 

La femme bretonne d’avant Jésus-Christ a le droit d’hériter, de posséder un patrimoine, d’en disposer, de le vendre, d’agir en justice. Elle a le droit de choisir son mari, et de divorcer, si celui-ci manque à ses obligations. La monogamie est la règle. Beaucoup plus remarquable : astreinte au service militaire, elle combat dans les armées, peut accéder au commandement, monter sur le trône, combattre dans les armées, les commander (la reine Boudicca, violée et frappée avec ses deux filles par les Romains,  conduira les armées soulevées contre l’occupation romaine, avec une grande efficacité, avant d’être battue et de se suicider). Devenue veuve de Charles VIII, Anne de Bretagne négocie le retour de la Bretagne à l’indépendance, en 1498, et l’impose à son mari Louis XII, qui accepte que leur deuxième enfant devienne Duc souverain de Bretagne (Mélennec, Anne de Bretagne et sa grande œuvre).

La société bretonne ne voit aucun inconvénient à être dirigée par des femmes. Les Berbères, eux aussi, ont été commandés par une femme, devenue un mythe, La Kahina, pour repousser les invasions sauvages des Arabes à la fin du 7ème siècle. Mieux : dès la christianisation des Bretons, les femmes participent à la célébration du culte, et même à l’administration des sacrements. Ce que reprochent aux Bretons les évêques francs, qui sont le reflet de leur civilisation rudimentaire, dans des lettres que nous avons conservées.

Au sixième siècle, les évêques d’Angers, de Rennes, de Tours admonestent dans des termes très durs les prêtres bretons : ils ont appris que ceux-ci se transportent au domicile de leurs compatriotes, de cabane en cabane, et célèbrent le divin sacrifice … avec l’assistance … de femmes !!! Horreur abominable ! Pendant que les prêtres bretons administrent l’eucharistie, elles prennent le calice et osent administrer au peuple le sang du Christ !!!!

Ils commentent : « c’est là une nouveauté, une superstition inouie, … une secte abominable, » etc !

(Jean Delumeau, Histoire de la Bretagne, éditions Privat, Toulouse 1969)

Ce statut remarquable de la femme bretonne se maintient au fil des siècles. Le grand juriste Marcel Planiol scrutant avec attention les chartes de Redon (8ème au 12ème siècle) écrit :

« Mariée, la femme bretonne ne perd pas sa capacité personnelle : elle peut vendre ou acheter un bien qui lui appartient en propre sans avoir pour cela à demander l’autorisation de son époux, qui peut même ne pas être présent lors de la conclusion du contrat ou n’y être intéressé qu’à titre secondaire »

Ces mœurs franques et latines sont absurdes : nos pauvres curés n’ont toujours pas la faculté de se marier ni de faire des enfants. Quel droit à la sexualité ont-t- ils ? Lors de mes études de médecine, à Nantes (1959 -1966), le célèbre psychiatre-psychanalyste Hesnard – dont j’ai été l’élève -, enseignait qu’ils avaient droit, avec parcimonie, de pratiquer sur leur personne, mais avec la plus grande modération, à des « exonérations mécaniques ». De se branler, en somme, mais en chassant de leur esprit, dans toute la mesure du possible, toute pensée « subversive » (!) Les popes et les rabbins se marient, par bonheur pour eux, et l’équilibre psychique des ouailles dont ils ont la charge pastorale.

Ces traits se sont transmis en grande partie de siècle en siècle jusqu’à la société bretonne d’aujourd’hui, dans laquelle la femme joue et assume un rôle plus important que l’homme. Ce qui, pour nous est normal, tant il est vrai que nous admirons nos mères et nos soeurs, et que nous ne sommes pas effleurés par l’idée, comme dans les civilisations musulmanes – et d’autres, plus proches de nous, outre Couesnon -, qu’elles puissent en rien nous être inférieures. 

J’ai vécu dans cette société jusqu’à l’âge de 18 ans : je suis donc un expert pour en parler. Dans mon enfance, non seulement je n’ai jamais constaté de discrimination à l’égard des femmes de mon entourage ; c’est même le contraire que j’ai vécu : les femmes jouaient dans les familles le premier rôle, le mari ne venait qu’en second. Sans doute les femmes, en apparence, étaient très réservées … Dans les fermes, préparant les repas, elles servaient les hommes, et souvent restaient debout. C’était l’usage ..Ni chez mes grands parents, ni chez mes oncles, ni dans ma propre famille, elles ne souffraient de la moindre discrimination … Mon grand père a été pendant des années maire d’un village dénommé Treffiagat. Mais c’est sa femme, ma terrible et autoritaire grand mère – qu’on appelait « madame le maire » -, qui dirigeait la commune. Mes sœurs et mes frères ont été dans une stricte égalité avec mes deux frères et moi-même … Cette situation était générale. La femme jouait un rôle manifestement dominant dans les familles. Je n’ai pas connu de femme martyrisée ou battue. C’est elle qui tenait la comptabilité de la famille, et c’est à elle que le mari confiait son salaire pour le gérer, sauf à elle de comptabiliser aussi le budget qui était alloué à son époux. Si je réfléchis à mes propres tantes – toutes des femmes au caractère très affirmé -, ce sont elles qui commandaient. J’ai connu un cas cocasse : deux frères avaient adopté la vocation de médecins. Or, ils confiaient l’argent perçu, chaque soir, à leur maman, sauf à elle de leur rétrocéder de l’argent de poche !

C’est sous l’influence des Francs, puis de la France, que le statut de la femme a régressé en Bretagne, plus que dramatiquement. Lorsqu’on songe que la France n’a admis le divorce qu’en 1884, et encore avec quelles réserves ! …, qu’elle a imposé dans ses textes l’obligation pour la femme d’obéir à son mari, qu’elle a obligé la femme à demander son autorisation pour avoir un compte bancaire séparé ; la loi française n’a accordé le droit de vote aux femmes qu’en 1944 ; on est saisi de vertige par cette stupidité.

Assurément, la Bretagne n’est ni de près ni de loin la France, notre civilisation n’est pas celle des Français, notre psychologie n’est pas la leur.

Lorsqueje suis arrivé à Paris, en 1966, après mes études de doctorat en médecine à Nantes, j’ai trouvé que la psychologie des Français était très rudimentaire, par rapport à la finesse mentale des Bretons que j’avais connu dans ma campagne dans mon enfance et dans mon adolescence (Je ne parle pas ici des « experts » de Wikimerdia, ni de ceux que l’on appelle maintenant les néo-collabos, surtout après l’incroyable amputation de la Bretagne en 2014, avec la complicité de plusieurs personnages connus ; ils sont une race à part, de qualité inférieure). Je ne l’ai pas dit souvent, car, bien élevé dans la société de mon enfance, j’avais appris à n’humilier personne ; et il y aussi chez les Français autant de très braves gens qu’ailleurs, et qui m’ont écouté, sans jamais m’injurier.

Je retrouve le même phénomène chez les Kabyles, notamment dans les très belles déclarations de leurs dirigeants actuels (le président du MAK, notamment), dont on trouvera maints exemples dans des films Youtube sur la toile ; discours toujours énoncés dans une langue magnifique, d’une grande hauteur d’âme, et avec une infinie délicatesse lorsqu’il s’agit de la dignité des êtres humains, et du respect qui est dû à leur identité.

Que dire de ces sociétés qui méprisent les femmes, dans lesquelles les hommes les achètent comme des marchandises, les frappent, les insultent, les répudient .. Il est des sociétés barbares qui interdisent à leurs épouses de sortir de chez elles, si elles ne sont accompagnées par leur mari, ou un « mâle » de leur famille, de conduire une voiture, où qui les obligent à s’enfermer dans des sacs, ou à se cacher le visage, comme si c’était une honte de le montrer !

Les historiens du droit, parmi lesquels Marcel Planiol, notre plus grand juriste breton, découvrent sans trop de surprise que les lois élaborées par le tribunal du Duc souverain de Bretagne à la fin du moyen-âge, contenaient déjà en germe ce que l’on appellera plus tard les droits de l’homme. La France, de son côté, n’a jamais élaboré qu’une « Déclaration » des droits de l’homme, en 1789, textes purement théoriques, mais jamais appliqués, même en 2022, comme le reconnaît le ministre Dupont-Moretti, à qui j’ai répondu, sur la toile, d’une manière cinglante, que la France n’a jamais, au cours de son histoire, été le pays des droits de l’homme. (Ma réponse a évidemment été supprimée par les complices du pouvoir marron, mais elle est publiée dans plusieurs pays).

LES DROITS DE LA FEMME SOUS LA COUPE DU PAYS QUI PRETEND AVOIR INVENTE LES DROITS DE L’HOMME : la loi française, pire que la charia de certains pays d’Islam.

Jeune universitaire, en 1960, j’ai été stupéfait de découvrir dans les livres la condition misérable de la femme musulmane de cette époque dans certains pays, en particulier en Algérie. J’y ai découvert avec stupeur – mais aussi un dégoût et une indignation irrépressibles les misérables traitements auxquelles certaines d’entre elles étaient encore soumises, comment les hommes les battaient, les violaient, les répudiaient. Le pire, de loin : la privation de leurs enfants en cas de répudiation. … Il faut être Breton pour savoir à quel point des pratiques telles que l’excision, la vente d’une petite fille non pubère à un homme qui se prétend son mari, les insultes, les coups, les relations – et pratiques – sexuelles non consenties, la sodomie, la répudiation, la lapidation, les exécutions des jeunes femmes coupables d’avoir aimé un homme non choisi par leur famille, même sans avoir jamais eu le moindre commerce charnel avec cet homme, égorgées par leur propre frère – ce que ces sociétés désignent sous le nom de crimes d’honneur … suscitent chez nous non pas seulement une condamnation, mais une véritable réflexe de vomissement … Dans certaines régions retirées de l’Inde, la pression sociale était encore si forte, que la femme était contrainte de monter sur le bucher funéraire de son mari mort, et de se faire brûler avec lui, même si la loi interdisait cette pratique barbare.

Mais qui peut imaginer que la France n’était guère plus avancée lors de la prétendue révolution de la Liberté, présentée comme telle par une propagande honteuse, jusqu’à ces dernières années. Nous devons à quelques auteurs courageux – au premier rang desquels Reynald SECHER, qui a osé soutenir une thèse en Sorbonne sur ce sujet en 1985, de savoir que les armées françaises, chargées de détruire la population de Vendée, puis de Bretagne, ont noyé dans la Loire plusieurs milliers de personnes, massacré des enfants avec des baïonnettes devant leurs mères, violé des filles impubères devant leurs familles, écrasé des femmes enceintes sous des pressoirs à raisin, éventré des femmes pour extraire de leur ventre leur enfant en gestation, et y introduire de l’avoine pour les chevaux, éclaté les organes génitaux des femmes avec des fusils, pour les empêcher d’avoir des enfants, qualifiés de brigands, arraché la peau d’êtres humains pour la tanner et en faire des culottes pour les officiers … Pour avoir répétitivement dénoncé ces horreurs dans mes écrits, j’ai été exclu de tous les merdias français pendant vingt ans ! Les pires : les merdias « bretons », achetés jusqu’à la moelle. Tous ces faits sont décrits dans mon Livre Bleu de la Bretagne, que l’on peut télécharger sur la toile , et dans

d’autres ouvrages, dont ceux de SECHER, qui est encore poursuivi par la haine de journaleux actuels, comme on a pu le voir lors de la sortie récente du remarquable film  « Vaincre ou mourir », sur les crimes contre l’humanité perpétrès en Vendée et en Bretagne par les armées dites de la Liberté !

Fait étonnant, des horreurs aussi abominables ont été tues, souvent, par les principales victimes, après les avoir subies : les Juifs, après la guerre, les Arméniens, après les massacres de 1915, les Kabyles aujourd’hui …

D’avoir bravé l’horrible censure, est ce que je revendique comme étant l’acte le plus honorable dont j’ai été l’auteur.

La prétendue révolution française a fait régresser la civilisation bretonne de plusieurs siècles.

Mes ennemis les plus féroces – de loin – n’ont pas été les Français, mais les Bretons.

Louis MÉLENNEC

(A suivre).

Louis Melennec
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