À Karim Tabbou, l’insecte intersecté

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Tu as des carences en matière de mémoire, monsieur Karim Tabbou, tu oublies le Dr Kamel Eddine Fekhar que tu avais exclu du FFS, sans par la suite aucun mot sur son arrestation.

Il te reprochait tes liaisons avec les services secrets algériens. Il est mort en prison et tu t’en fous, ce n’était qu’un M’zabi, pauvre de lui.

Mais, rappelle-toi, connard, Hocine Aït Ahmed, kabyle, décède et le régime d’Alger prend la mine d’un glaçon endeuillé. Il décrète huit jours de deuil, quelle charité! Un deuil qu’il fera suivre d’effet dans le stade d’Oran. C’était au cri de “Palestine chouhada” que des nervis chauffés à blanc par le même régime ont cassé une toute petite minute de silence à sa mémoire. Un slogan qui assimile tendancieusement au sionisme le plus généreux parmi les Kabyles envers la tragi-comique existence de l’algérien dont il avait été l’un des pères de sa libération.

Qu’est-il advenu des collabos Kabyles -Ouyahia en tête- admis des années durant dans des strapontins à haut niveau ? Leur soumission à excès les a menés, humiliés, en prison et leurs noms jetés à la honte…

Qu’adviendrait-il de ta mémoire, toi, kabyle de moindre importance ? Larbi Zitout, ton maître à penser, intégriste dans le sous-ordre de primates et aux ordres de l’hominoïde ottoman Erdoğan, est en croisade contre la Kabylie, en es-tu conscient ? Ou alors, à force de faire l’antichambre de cet ennemi, tu as pris l’indignité comme monture pour galoper à travers tes imbéciles fiertés, piétinant sur ton passage l’honneur de l’ancêtre.

Pauvre idiot, le régime t’a détenu un moment afin de faire briller ta servilité de quelques éclats d’opposant. Tes sueurs à faire triompher Zitout en Kabylie te trompent, il n’est que l’illusion optique de ton propre délire.

De deux choses l’une, connard, ou tu remets à niveau ta conscience, ou tu déchires ta part de souvenir de la Kabylie. Mais, il te faut trancher.

Djaffar Ben