Chronique

"Chez ces gens-là, on ne pense pas"

Il a voulu quitter ce train qui prenait le chemin inverse de toutes ses attentes, cet itinéraire balisé, tracé d'avance.

Il avait voulu quitter ce rafiot craquant, qui prenait l'eau de toutes parts et où la multitude, gavée de foi, de promesses et de dogmes se cantonnait dans l'hébétude et l'abrutissement.

C'est comme un acte de résistance : il voulait changer de peuple. Et de Dieu. Dire d' autres mots de prières, faire d'autres gestes, prier le Ciel pour espérer s'élever, prier sans s'agenouiller, prier sans baiser terre.

Je suis Kabyle rien d'autre

Mokrane Neddaf

Je suis Kabyle rien d'autre. En effet, je suis né kabyle et en Kabylie de parents kabyles, grandi en Kabylie et vécu en Kabylie. Si je dis que je suis kabyle, ça ne veut pas dire, que rejet les autres peuples où je suis mieux qu’eux, non pas du tout ! Je veux être ce que je suis, mais j’ai refusé d’être quelqu’un d’autre, je continue à refuser être celui qui n’est pas.

Ainsi va l'Algérie

Ainsi va l'Algérie

C'est l'histoire d'un pays à part et d'un peuple unique. Un peuple qui tonne, qui détonne, s'indigne et fulmine. Qui, pourtant, tape des mains quand on lui danse du ventre. Même s'il est vrai pour certains qu'ils n'aiment pas trop la musique.

Un peuple qui rêve d'une autre vie, d'un autre pays, d'un autre destin. Il s'apitoie sur les bannis, les déportés, les exilés, les expatriés mais il n'aime pas son propre pays. Son pays, il veut l'abandonner, le léguer. Et il ne se gêne pas pour le montrer.

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