Muhand Taferka : Un défenseur de la culture kabyle emprisonné à 73 ans

Le régime politique algérien est tellement faible qu’il n’est pas capable de gérer le pays. Il a donc peur et emploie la répression, l’emprisonnement, la violence et les intimidations. Pour ce régime, tout ce qui n’est pas dans son programme est considéré comme un danger pour la stabilité du pays, alors il faut absolument le combattre.

Ce régime, depuis sa naissance, est contre la culture kabyle. Ils ont arrêté pas mal de jeunes sous prétexte qu’ils appartiennent au MAK. Pour ces jeunes hommes qu’ils ont arrêtés, ce n’est qu’un alibi.

Le vrai message est de ne plus entendre parler de la culture kabyle. Incroyable mais vrai, à deux mois des élections présidentielles, ils continuent d’appliquer la politique de rejet. Ce régime reste fidèle à ses pratiques.

Qu’a-t-il fait Muhand TAFERKA ?

Dans le cas de Muhand Taferka, c’est une personne qui dépasse les 70 ans et qui a en plus des soucis de santé. Que lui reproche ce régime raciste qui n’a aucune pitié envers les Kabyles malgré leur âge et leur état de santé ?

Muhand est un homme de culture et depuis son jeune âge, il aime sa culture. Il était animateur à la radio et à la télévision berbère. Il a fondé une association culturelle en région parisienne où la mairie dans laquelle il est domicilié lui a attribué un local. Ce local est connu de toutes les associations qui sont en Île-de-France pour se réunir et discuter de ce qui concerne leur village.

Muhand les accueille à bras ouverts et leur offre du café, du thé et des gâteaux. Ces associations de village donnent juste une petite participation qui ne dépasse pas les 50 euros. Combien d’écrivains ont donné des conférences, des débats suivis d’une vente-dédicace ? Où sont-ils maintenant, tous ces gens ? Toutes ces associations, ces hommes et ces femmes à qui Muhand avait fait de la publicité gratuite. Pourquoi toutes ces associations ou toutes ces élites ne font-elles rien en sa faveur ?

Malheureusement, nous oublions vite et nous sommes attachés à celui qui est debout, mais une fois qu’il est tombé, c’est comme si on ne le connaissait pas.

Par : Muḥend Neɣ

Rédaction Kabyle.com
Muḥen Neɣ
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Un commentaire

  1. C’est tout de meme grave. Il faut absolument trouver un autre moyen de mener le combat. La 40aine absolue de ce regime, sa culture et son administration. Reduire au strict minimat, comme un passport. Et un cordon sanitaire d’un point ed vue economique. L’economie dans l’economie.

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