Maggy De Coster : Ma poésie est une fenêtre ouverte sur le monde

Elle est journaliste, traductrice, romancière, nouvelliste, poète, auteure d’une œuvre prolifique et lauréate de plusieurs titres et distinctions, Maggy De Coster nous parle de sa poésie et de sa participation à la troisième édition du festival de poésie « La Tour Poétique ».

Bonjour Madame Maggy De Coster, nous sommes ravis de vous interviewer sur Kabyle.com ! Qui êtes-vous Maggy De Coster ?

Bien le bonjour Monsieur Amar Benhamouche. Merci pour ce grand honneur que vous m’avez fait !
Je suis sociétaire de la Société des Gens de Lettres, membre du P.E.N club français, ex- sociétaire et ex-membre du Comité Directeur de La Société des Poètes Français. Je fus également rédactrice en chef de l’Agora, la revue de ladite Société, j’y organisais une rencontre poétique et littéraire mensuelle baptisée « AU RENDEZ-VOUS DES LECTEURS », et y donnais également des conférences. En juin 2009, je fus élue à la Commission d’Information et de Contrôle des Associés à la SOFIA et pendant deux ans je représentais les auteurs en tant qu’élue.

J’étais pendant quelques années la Principale correspondante du Journal de L’Ariège à Paris et en Ile-de-France, j’ai eu à interviewer et rencontrer différentes personnalités sur le plan national et international comme Danielle Mitterrand par exemple. Très jeune journaliste, j’ai été reçue avec d’autres journalistes, à la Maison Blanche, au Département d’Etat, à l’ONU dans le cadre d’un programme dénommé International Visitors. J’ai également collaboré en tant que pigiste à différents journaux en Suisse (La Gruyère), en Angleterre (Financial Times), à la Barbade (Caribbean Contact).

Je suis membre du Comité Scientifique du Pan poétique des Muses et membre du jury de son prix.

Sur le plan professionnel, je suis souvent invitée en Amérique latine à représenter la France.

J’ai traduit pas mal de poètes d’expression espagnole en français et ils sont publiés pour la plupart aux Editions du Cygne et certains dans leurs pays d’origine. Je suis une bête de travail. Comme toutes les femmes je fais beaucoup choses à la fois et en un temps record, ce qu’on m’avait fait remarquer à la vue de mon CV, quand après mes études de Journalisme, je suis allée m’inscrire en DEA à Paris II – Panthéon à la vue de mon CV. En effet, j’aime tout ce que je fais.

Comment êtes-vous arrivée à la poésie ?

Comme je savais déjà lire et à écrire avant même d’aller à l’école, je n’ai été admise qu’à la dernière année de l’école maternelle. De là, j’adorais apprendre des fables, des poèmes à la maison sous l’impulsion de ma maman.

Cela dit, la poésie s’est incarnée en moi dès ma tendre jeunesse et je fais partie des jeunes poètes qui ont été publiés à l’adolescence tant en revue que par une maison d’édition.

La poésie répond à un besoin impérieux devant être satisfait ; elle répond à un besoin de survie, une nécessité d’être, une volonté de conjurer ou d’exorciser des situations ingérables mais aussi d’immortaliser des situations heureuses, inattendues ou inespérées.

Si j’ai fait le choix du journalisme en tant que profession il n’en demeure pas moins que c’est la poésie qui a fait choix de moi.

Trois de mes publications ont fait l’objet de mémoires de licence et de maîtrise à l’Université de Cagliari en Sardaigne ( Italie) sous la direction du professeur Mario SELVAGGIO.

Quels thèmes importants sont abordés dans votre poésie ?

A priori, je cultive l’humanisme dans ma poésie. Partant de mes principes humanistes, je conçois que je ne dois pas rester indifférente face à la souffrance de mes semblables, quelles que soient leurs origines ou leur nuance épidermique car un individu se définit ou se caractérise a priori par son essence humaine – ses émotions, ses sentiments, sa capacité de penser, de réfléchir, de s’exprimer, quelle que soit la langue utilisée. Ma poésie est une fenêtre ouverte sur le monde. Le lyrisme y trouve sa place également.

« On n’a pas le droit d’être heureux tout seul », proclame Raoul Follereau. Faisant mienne cette pensée j’inscris le bonheur d’autrui dans ma praxis de femme poète, journaliste et
écrivain.

Quels sont les poètes qui influencent votre écriture ?

Les auteurs qui m’ont marquée sont multiples parmi lesquels je peux citer la poète canadienne Andrée Lévesque, les surréalistes, les classiques comme Baudelaire, Verlaine, Rimbaud et bien d’autres. Mes premiers poèmes m’ont été inspirés par Les Fables de La Fontaine que j’avais apprises à l’école primaire.

Mes sources d’inspiration : le monde, tout ce qui m’entoure. Faisant mienne cette pensée de Raoul Follereau « On n’a pas le droit d’être heureux tout seul, mon postulat de base était d’écrire pour changer, « changer la vie » comme dit Rimbaud.

L’association « Apulivre » a décidé de vous honorer lors du prochain festival de poésie « La Tour Poétique ». Un mot sur cet honneur ?

Je ne m’attendais pas à un tel honneur. La plupart du temps c’est moi qui interviewe les gens en tant que journaliste, chose que je fais avec bonheur maintenant c’est à mon tour d’être interviewée, cela me touche beaucoup et chaque fois que cela m’arrive je me suis intimidée à l’idée de parler de moi-même. Finalement je me livre en toute sincérité et avec l’espoir d’avoir dit des choses utiles et intéressantes pour les autres car comme dit un dicton latin : Verba volant scripta manent ( les paroles s’envolent, les écrits restent).

Je salue le dynamisme du Président et du Vice-Président Lekfi Hacene et Amar Benhamouche de l’association « Apulivre »  en faveur de la poésie et de la culture et toutes les prouesses qu’ils ont déjà accomplies depuis trois ans qu’ils se sont lancés dans cette belle aventure et je souhaite longue vie à « Apulivre ».

Un dernier mot pour conclure cet entretien ?

Pour finir je ne saurais ne pas parler de la revue « LE MANOIR DES POETES », une revue semestrielle à vocation poétique, culturelle et littéraire que j’ai lancé la revue en été 2000 et l’association dont elle est l’éponyme en 2005. Place y est également faite aux jeunes depuis les primaires jusqu’aux lycées en passant par le collège avec lesquels nous travaillons en atelier d’écriture.

En 14 ans, Le Manoir des Poètes avait fait du chemin et ce, grâce à son éclectisme, à son caractère innovant, à sa pluridisciplinarité littéraire et à sa politique éditoriale d’ouverture.
Une ouverture sur les cinq continents avec le lancement d’une anthologie en 2006 sur la thématique du Printemps des Poètes de la même année, « Le chant des villes ». Dans cette perspective, j’ai ouvert le site du Manoir des Poètes aux poètes de tous pays dans la rubrique « Poèmes d’ici et d’ailleurs » et de façon désintéressée.

Entretien réalisé par Amar BENHAMOUCHE.

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