Ferhat Mehenni Bellabaci Aksel

La peine d’emprisonnement à perpétuité a été prononcée à l’encontre de Ferhat Mehenni ce lundi 14 novembre par un tribunal d’Alger. Selon l’agence de presse d’Etat, Algérie Presse Service (APS), le tribunal de Dar El Beïda a condamné par contumace le président du gouvernement provisoire kabyle en exil « pour création d’une organisation terroriste et atteinte à l’intégrité territoriale et à l’unité nationale».

En mai 2021, le Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie est été classé « organisation terroriste » par le régime totalitaire algérien.

Tous les militants et sympathisants du MAK encourent la réclusion à perpétuité en vertu de l’article 87 bis 6 code pénal qui punit «tout Algérien qui s’active ou qui s’enrôle à l’étranger dans une association, groupe ou organisation terroriste ou subversif » ou dont les activités nuisent aux intérêts de l’Etat algérien qui tient à se définir dans l’idéologie arabo-islamique.

Des centaines de militants du mouvement culturel kabyle se trouvent emprisonnés et condamnés dans des procès « expéditifs et des condamnations surréalistes » pour « délit de kabylité » et pour « avoir porté atteinte à la sécurité de l’Etat, l’unité nationale, la stabilité et le fonctionnement normal des institutions ».

Dans une inversion accusatoire, la junte au pouvoir prétend même que Ferhat a commandité les feux de forêts qui ont ravagé la Kabylie durant l’été 2021.

Présent au Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU à Genève, le 11 novembre dernier, Ferhat Mehenni a dressé un réquisitoire contre l’Etat Algérien l’accusant de mener un «génocide du peuple kabyle», de «coloniser la Kabylie».

Ce régime fasciste algérien est le même qui a assassiné les pères de la révolution du 1er novembre 1954 Krim Belkacem à Franckfort, Mohamed Khider en 1967 à Madrid et les opposants démocrates Ali Mécili en 1987 à Paris et plus récemment Kameleddine Fekhar à Blida en 2019.

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