Le mouvement citoyen à l’épreuve du danger islamiste

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Hôpital d'Aokas juillet 2020

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La révolution du sourire gardera-t-elle sa bonne humeur encore longtemps ? Le spectre de l’islamisme resurgit encore une fois, devenant l’épée de Damoclès au-dessus de sa tête. C’est dans ce contexte tendu que Bachir N, un syndicaliste kabyle et un militant de première heure au sein de ce mouvement citoyen, a bien voulu répondre à nos questions.

Rédaction Kabyle.com : Vous êtes un enseignant proche de la retraite. Vous avez derrière vous une longue carrière dans le domaine éducatif algérien. Durant plusieurs années, vous avez milité dans le domaine politique, associatif et syndical. Le mouvement citoyen au mois de février 2019, communément appelé le Hirak que l’on pourrait traduire par Amussu, a créé une dynamique ayant permis une mobilisation et une prise de conscience populaire vis-à-vis du pouvoir algérien inédite. Depuis le début de ce mouvement, vous avez participé à toutes les marches du vendredi se déroulant dans la ville de Tizi-Ouzou malgré l’éloignement de celle-ci de l’endroit où vous résidez. Pourriez-vous nous dire les raisons profondes de cet engagement de votre part et vous arrive-t-il de douter de l’issue de ce mouvement ?


Bachir N : Premièrement, la contestation a toujours été présente, même si elle a été sectorielle, territorialement limitée, dans notre pays. L’impression était que la grande révolution libératrice menée par les Algériens a été déviée de sa trajectoire, comme si on lui avait inculqué d’autres buts secrets greffés sur une surenchère nationaliste de bas étage. Rien d’une Algérie libre, démocratique et sociale. Un social, certes, mais adossé à un populisme qui garantit la survie des classes dirigeantes. C’est cette conscience qui a marqué à l’Algérien lambda et c’est là, aussi que réside le travail de l’élite intellectuelle. Elle-même doit se libérer de la couche de crasse dont les années de dictature et d’interdits de toute sorte l’ont recouverte.

Normalement, le Hirak a permis le déconfinement de cette élite qui a duré plusieurs décennies. Si ce n’est pas le cas, alors c’est le scepticisme. Deuxièmement, tout mouvement qui s’inscrit dans la durée, et le Hirak est un exemple concret, aura à traverser des moments difficiles. Et ce n’est pas sans incidence sur le moral. Mais ce qui a été constaté est que ces incidences ont été vite dépassées et le mouvement a toujours repris de plus belle. Étant interrompu par la pandémie du covid-19, ses objectifs ont été suspendus Je pense que l’avenir lui réserve une bonne suite, tout comme la surprise de sa naissance en février 2019.

Justement, en parlant du scepticisme, ces derniers temps, des voix s’élèvent pour dénoncer des manœuvres malsaines de Rachad visant à récupérer le Hirak. Rappelons que cette mouvance, au regard de ses membres fondateurs, est née des débris de l’ancien FIS ainsi que du système qu’elle prétend combattre. En tant qu’enseignant, croyez-vous que la jeunesse algérienne ayant subi un endoctrinement religieux dans les écoles de la république durant des décennies est en mesure d’éviter l’écueil religieux et de se tourner vers la démocratie et la modernité ?

Ces manœuvres malsaines ont toujours existé dans ce courant. Ce n’est pas pour rien que son contenu crédo : guerre est ruse, est popularisé au sein de cette mouvance et même au-delà. Ici ruse n’est pas synonyme de stratégie au sens noble du terme : celui qui fait appel à l’intelligence, mais plutôt à l’exploitation de situations au profit de leur cause, quitte à renier les pactes passés avec des partenaires. Pour eux, la cause défendue dépasse les objectifs que l’on puisse avoir ici-bas. Ils expliquent que l’ici-bas n’est rien par rapport à la préparation du monde éternel. Discours à teneur eschatologique oblige. Rachad, dans ce jeu, est capable de faire avancer ses plans. Sa riche expérience le lui permet. Ils ont probablement réfléchi et constaté leur échec, mais seront-ils en mesure de dépasser leurs blocages qui ne sont pas des moindres ? Pour cela, il faut qu’ils se remettent en cause sur plusieurs questions essentielles et existentielles. Ce qu’ils ne feront pas sans casse. Toutefois, il ne faut pas perdre de vue la réalité du terrain qui peut leur être favorable conjoncturellement, qui peut leur permettre de se saisir du pouvoir ou du moins une partie de celui-ci. La question est comment conjurer cette catastrophe. La solution ne viendra pas du pouvoir d’autant que lui-même base sa feuille de route sur la démagogie et a besoin d’un vernis islamiste lui permettant de perdurer. L’école algérienne est celle qu’il s’est construite et qui répond à ses aspirations et ouvre des voies à des courants d’endoctrinement qu’il ne peut pas toujours contrôler, mais deviennent des partenaires incontournables. Le pouvoir leur apporte Biens et Confort d’ici-bas, eux, par contre, assurent à celui-ci un soubassement idéologique nécessaire pour contrôler la société. Pour l’école, tant que sa mission n’est pas redéfinie, tout comme celle du système, elle ne peut pas éviter les écueils dont vous parlez. L’école synthétise cette hybridité que le pouvoir fait peser sur la société. Cette idéologie tiendra l’Algérien loin de ses préoccupations et de la recherche de solutions en s’armant du savoir, de la connaissance et de l’esprit scientifique en général. Ce système l’enferme dans l’irrationnel. La société vit sa propre réalité, sa lutte a pour but de transformer son cauchemar en une vie qui mérite d’être vécue. Ce constat n’a pas pour but de promouvoir un pessimisme quelconque, au contraire, la société peut dépasser toutes ces contradictions et forcer un passage vers un système meilleur.

Au sein de ce mouvement, la Kabylie est incontestablement à l’avant-garde. La preuve, elle est la seule région ayant réussi le boycott des élections présidentielles. Mais, pour beaucoup d’analystes, à long terme, elle pourrait perdre ses spécificités et son âme de démocrate qui l’anime, à force de faire preuve d’empathie envers les autres régions pour qu’elles puissent prendre conscience du désastre algérien. Cette situation ne vous rappelle pas un peu l’esprit qui animait les fondateurs de l’Étoile Nord Africaine ? Des Kabyles l’avaient créée, cependant, ils ont mis à sa tête Messali Hadj dont l’idéologie était à l’opposé de la leur et on connaît la suite, avec l’envahissement du mouvement nationaliste algérien par l’idéologie arabo-islamiste. Comment pourrait-on éviter à la Kabylie cette issue néfaste ? Dans une vidéo postée sur YouTube, quelqu’un présentait Zitout comme étant le futur président et Amir Dz ainsi que S. Aknine, présents à ses côtés, comme ses futurs conseillers. Ne trouvez-vous pas que le système est en train de biaiser le débat au sein de la contestation et de créer des faux héros avec lesquels il négociera demain pour mettre fin à ce mouvement conformément à un plan préétabli ?

Il est établi de façon incontestable que la Kabylie est à l’avant-garde de la contestation et de la revendication de la démocratie. Si le soulèvement à l’échelle nationale est aussi indéniable et d’une ampleur jamais atteinte, il n’en demeure pas moins que les niveaux de conscientisation sont en déphasage. La Kabylie a pris une avance, ce qui laisse supposer que les autres régions resteront dans l’expectative et ne parviendront pas de sitôt à un niveau de conscience qui appelle à un changement qualitatif, pour peu que les conditions le permettent.

Ce serait sous-estimer le travail en profondeur opéré par le Hirak pendant plus d’une année sur les esprits et les consciences. Le pouvoir et ses alliés l’ont compris. Ses réponses sont instructives : empêchement des marchés, arrestation des animateurs, parasitage des réseaux sociaux, etc. Donc, préserver les acquis et aller vers d’autres est le travail qui incombe. Est -ce qu’un parallèle est possible avec ce qui s’est passé au début du 20e siècle ? Rien n’est moins sûr. Même si nous nous retrouvons devant des situations analogues, il n’en demeure pas moins que toute comparaison est hasardeuse. Le placement de Messali à la tête du mouvement nouvellement créé a obéi à une conjoncture bien déterminée. En comparant la situation qui a donné naissance à l’Étoile Nord Africaine(ENA) et celle qui prévaut aujourd’hui, il faudra un long développement que nous n’allons pas nous hasarder à esquisser.

Je reviens à la conjoncture actuelle qui est celle où le mouvement citoyen risque de se faire happer par la mouvance islamiste et qui va nous replonger dans les siècles obscurs. C’est vrai qu’en ces temps de confinement, l’avenir du mouvement est sujet de beaucoup de questionnement. Les réponses ne sont pas évidentes. La fabrique de produits tels Zatout, DZ, ou autres sont des manœuvres dilatoires qu’il faut, quand même, prendre au sérieux. Pour ces nouvelles idoles, il faut brouiller les cartes, empêcher d’aller à l’essentiel, ramener le débat dans le terrain de leur prédilection. Certains se préparent même à d’éventuelles négociations avec le pouvoir et pour cela il faut y aller avec des atouts à faire prévaloir. Cet opportunisme a-t-il un lendemain ? Les jours à venir nous en diront plus à ce sujet. Ce qui va compter pour les démocrates ce sont leurs propres atouts qui se résument en leur union la plus large pour concrétiser le slogan : Algérie libre et démocratique brandi depuis ” l’ouverture démocratique” et qui attend son jour. Les démocrates doivent rester collés à l’actualité et aux côtés du peuple. Faire évoluer la situation de façon à créer les conditions pour l’instauration de la démocratie qui sous-tend une justice indépendante, les libertés individuelles et collectives d’expression d’organisation et de culte. Il faut éviter la focalisation sur les personnes, quelle que soit leur valeur. On ne peut comptabiliser que les avancées acquises par le mouvement. En ces temps de vaches maigres, la prudence et le bon sens doivent être les guides pour éviter une cassure irrémédiable du mouvement citoyen.

Une partie des indépendantistes kabyles soutient ce mouvement citoyen, une autre partie se montre sceptique quant à son issue. Cette dernière y voit un cheval de Troie et préférerait que la Kabylie consacre toute son énergie afin de se libérer du joug de cette junte militaire. Il serait plus facile de libérer la Kabylie que l’Algérie entière. Que diriez-vous à ces indépendantistes pour les convaincre de la nécessité de soutenir ce mouvement citoyen ?

Le mouvement citoyen du 22 février est une lame de fond. Je ne pense pas qu’il y ait un Kabyle qui ne souhaite sa réussite. Quant aux clivages qu’il peut y avoir dans le mouvement indépendantiste, je ne peux avancer aucune hypothèse, car j’ignore tout de sa composante. Ce que je sais, c’est qu’il s’est déclaré pacifiste, et même si je n’adhère pas à ses thèses, je ne lui dénie pas le droit à l’expression. Ils ont leurs propres convictions qu’ils assument. Quant à la stratégie qu’ils adoptent vis-à-vis du mouvement citoyen, c’est à eux seuls d’en tracer leur ligne.

Si demain ce pouvoir cède devant la pression populaire, faudrait-il mettre en place une période de transition ou bien organiser des élections présidentielles ?

Une période de transition est réclamée, il ne peut y avoir de nouvelle République sans une véritable transition. La période de transition est très importante, car elle permettra la mise en place d’un cadre dans lequel se dérouleront toutes les élections. La constitution et les lois actuelles sont rejetées et dénoncées, car elles sont une garantie pour la survie du système. Cette transition devrait être l’objet de négociations avec l’opposition.

Tout le monde peut voir à quel point elle est essentielle, c’est elle qui va préfigurer l’Algérie de demain. Le cadre qu’elle va instaurer est une balise qui évitera des dérapages, stabilisera les institutions et aboutira à des scrutins crédibles admis par une grande majorité. Ce jour-là, nous dirons que la mission du Hirak est accomplie. Est-ce que nous cheminons vers cette solution ? C’est le chemin le plus laborieux pour faire aboutir le projet d’une Algérie libre démocratique telle qu’elle est rêvée par la majorité des Algériens. Sans cela, aucune légitimité n’est acquise. Tous les petits calculs ne sont que de la roublardise qui sera vite éventrée et au final, les positions se radicaliseront. Le débat politique doit vite reprendre pour aller vers des clarifications. Ceux qui veulent évacuer ce débat, qui nous attend de toute façon, sont des gens qui nous préparent des surprises pas agréables.

Les habitués des arcanes du pouvoir ainsi que les adeptes du “harb khidaa” ne veulent pas de clarification, ils sont à l’affût du moindre faux pas concédé par les forces du progrès. Surtout, il ne faut pas se tromper de débat. Le débat, le vrai, c’est celui qui porte sur les enjeux en jeu, qui s’engage sur l’avenir démocratique du pays, qui place l’algérianité au cœur de la recherche des solutions. Qui sommes-nous ? Il ne s’agit pas uniquement de brandir des slogans “ni Est ni Ouest”. Nous sommes le produit de notre propre Histoire pas celui de celle des autres. Il faut s’assumer en tant que tel.

Le débat politique en question est déjà entamé au niveau de la diaspora, en l’occurrence en France. Des informations ont été relayées par des médias, entre autres El Hadath TV, indiquant que le Qatar a investi de sommes faramineuses dans la chaîne de télévision appartenant au fils de Abassi Madani, dans le but d’aider les islamistes à prendre le pouvoir en Algérie. A priori, la tâche sera rude pour les démocrates afin d’éviter que les islamistes ne cassent à nouveau cet élan démocratique comme ils l’avaient fait déjà après le soulèvement de 1988. Pour terminer, quel message voudriez-vous passer à la diaspora dans cette situation très tendue ?

Ces jours-ci l’actualité est accaparée par les activités des islamistes de tout bord et principalement le mouvement Rachad, aidé en cela par leurs mentors du Golfe afin de prendre le pouvoir en Algérie. Ce qu’ils n’ont pas pu réaliser par le terrorisme, ils veulent le faire aboutir en squattant le Mouvement citoyen du mois de février 2019.

On constate une résurgence, même dans les milieux “démocrates” de certains réflexes des années du terrorisme qui consistaient à justifier la terreur d’une idéologie qui s’assumait en tant que telle. Le pouvoir en place, comme les islamistes fondent leurs légitimités, l’un sur la rente que procure la manipulation de la participation à la guerre de libération et l’autre sur ce que la religion a de plus sordide. Sur ces terrains de leur prédilection, les résistances au dictat sont ardues, comme vous le dites si bien. Ce n’est pas le “ni…ni” slogan brandi dans l’absolu, loin de toute réalité qui changerait les choses.

Le mouvement du 22 février a modifié la donne. La priorité de la lutte contre le terrorisme avait permis au système de rebondir. Ce n’est plus le cas maintenant. Il suffit de voir les slogans des gens de la révolution du sourire pour s’en convaincre. Les attestations opérées par le pouvoir ne se font pas dans les milieux islamistes. S’il faut faire partir le pouvoir des militaires, il faut aussi en découdre avec l’idéologie théocratique.

La Diaspora algérienne et particulièrement kabyle a toujours été un acteur de premier plan. Elle a marqué l’histoire récente de notre pays. Elle s’est toujours sentie concernée par ce qui se passe en Algérie, elle s’est toujours impliquée dans les luttes, par la contribution à l’économie, la solidarité…personne ne peut me convaincre que des supérieurs de l’état qui croupissent dans des prisons pour corruption…sont plus patriotes que notre communauté immigrée.

Entretien réalisé par M. AMAGHNAS le 17 juillet 2020

4 Commentaires

  1. Kabyle et arabe deux visions et deux conceptions de la vie diamétralement opposées. Une seule solution, un seul chemin possible pour les kabyles, celui de la raison. Acter la scission, la partition et l’indépendance de la kabylie. Le moment de la délivrance du peuple kabyle autochtone et de décréter unilatéralement l’indépendance de la kabylie est venu ! Les kabyles doivent reprendre la maîtrise de leur destin, car sinon ils disparaîtront. Cette imposture arabo-islamiste, tyrannique, régressive, obscurantiste, liberticide, abjecte, sadomazochiste, et mortifère, n’a que trop duré. En 1962 la France a laissé un paradis, et il l’ont transformé en enfer arabo-islamique. Les islamistes du Rachad menacent à nouveau l’existence même du peuple kabyle, devenu étranger et indésirable sur la terre même de ses ancêtres. Ces monstres islamistes n’auront de réelles réjouissance et de satisfaction qu’à travers le malheur et la souffrance d’autrui. Ils viendront vous envahir, vous soumettre et vous déposséder de vos terres et de vos richesses. Mais je crois que c’est déjà fait.

  2. Il est désormais clair aujourd’hui que les revendications ou le projet de société poursuivi par les Kabyles membres du harak et celui des algériens arabophones sont aux antipodes l’un de l’autre. Si à Vgayet et Tizi les marcheurs affichent leur désir de démocratie et de laïcité, à Djelfa et à Souk Ahras les revendications sont en phase avec le mouvement Rachad.

    Certains démocrates kabyles croient pouvoir rejouer 1962 à l’envers en essayant de nous faire avaler que cette fois ci les algériens sont ouverts à la pluralité et à la diversité et que nous allons droit vers la démocratie. En se basant sur leur simple euphorie, ils n’apportent aucun argument pour soutenir cette absurdité.

    Certains, comme ici, se basent sur de prétendus démocrates algériens qui auraient enfin compris le combat de la Kabylie qu’ils sont prêts à rejoindre et à propager dans leurs contrées, il est vrai par ailleurs que beaucoup aiment les contes des mille et une nuits, et les journalistes de prendre cela pour argent comptant !

    C’est de la folie que de croire que le peuple algérien puisse succomber à la laïcité, lui qui a été abreuvé 60 ans durant à la seule mamelle de l’arabisation. Il n’ y a en Algérie aucun ouvrage en langue arabe qui ouvre le débat sur la laïcité à défaut de la prôner. Si aujourd’hui il demeure encore en Kabylie un noyau de démocrates qui prône la laïcité c’est parce qu’ils ont été à l’abri de l’arabisation, ce qui n’existe nulle part ailleurs en Algérie.

    Ces Kabyles qui croient que ce mouvement harak a changé les esprits en Algérie jouent en fait le sort de la Kabylie à la roulette russe. De ce mouvement, nous avons la conviction chevillée au corps qu’il ne sortira qu’une victoire de l’islamisme. Le fait de persister à lier le sort de la Kabylie à celui de ce mouvement c’est participer à retarder ou à empêcher la libération de la Kabylie.

    Que ces démocrates reçoivent de la part des algériens une réponse sous forme d’un bras d’honneur n’est pas pour déplaire, peut être serait elle pour eux plus salvatrice que tous nos discours.

  3. Pas du tout étonnant, l’Algérie accuse un retard de développement qui n’a d’égal que le retard mental et la débilité de ses dirigeants autoproclamés. Qu’ont-ils fait pour l’avenir de leur pays et de leurs compatriotes en 58 ans de mauvaise gouvernance et de règne sans partage, rien absolument rien, si ce n’est la construction de mosquées par milliers, l’arabisation forcée et la salafisation de la société. Un retard de développement abyssal d’autant plus incompréhensible que ce pays disposait de toutes les ressources humaines et des richesses naturelles nécessaires qui auraient pu permettre son essort économique. Mais la dictature arabo-islamique et militaro-mafieuse est bien pérenne, un clan en a chassé un autre, et c’est la continuité du système incompétent et suicidaire qui prévaut. Ce pays va droit dans le mur, et à toute vitesse, à l’image du Titanic dont le capitaine s’obstinait à garder la même trajectoire qui le conduisit à percuter un iceberg, alors qu’il pouvait changer de cap. Il n’y a que les imbéciles qui ne changent jamais d’avis.

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