Le CMA à la 17ème session de l’Instance Permanente des Nations Unies sur les questions autochtones

Le CMA à la 17ème session de l’Instance Permanente des Nations Unies sur les questions autochtones

Une délégation du Congrès Mondial Amazigh (CMA) composée de Kamira Nait Sid, Présidente ; Belkacem Lounès, secrétaire général et Akli Amghar, membre ; a participé à la 17ème session de l’Instance Permanente des Nations Unies sur les questions autochtones (IPNUQA) qui s’est déroulée au siège de l’ONU à New-York, du 16 au 27 avril 2018. Cette session était présidée par Mariam Aboubakrine, d’origine Tamacheq et avait pour thème principal «les droits collectifs des peuples autochtones sur leurs terres, leurs territoires et leurs ressources».

Les délégués du CMA ont pris la parole durant les sessions plénières sur tous les points inscrits à l’ordre du jour.
Lundi 16 avril, Belkacem Lounès est intervenu sur le point 4 consacré à l’année 2019, déclarée par l’ONU « année des langues autochtones ». Il a d’emblée rappelé « les liens étroits et fondamentaux qui existent entre la langue et les autres composantes de la personnalité et de la vie des autochtones tels que la terre, les savoirs et savoir-faire, l’éducation, le développement, etc ». Il a illustré son propos en affirmant « qu’il est évident que priver un peuple autochtone de sa langue a le même effet que le priver de sa terre. Dans les deux cas, c’est le condamner à la mort, une mort certes douce et lente mais une mort certaine ».

Mardi 17 avril, Kamira Nait Sid a pris la parole dans le cadre du point 8 sur le thème des «droits collectifs des peuples autochtones sur leurs terres, leurs territoires et leurs ressources». La Présidente du CMA a notamment souligné le fait que « pour les Amazighs la terre n’est pas seulement une source de production de richesses, elle est aussi un abri, un lieu de sécurité, d'appartenance et d'empreinte identitaire. La protéger, la défendre, la fertiliser est une obligation et préserver son intégrité est un devoir suprême ».

Le mercredi 18 avril était consacré au dialogue interactif entre d’une part Mme Victoria Tauli-Corpuz et Albert Barume, respectivement rapporteure spéciale de l’ONU les droits des peuples autochtones (RSPA) et président du Mécanisme d’experts de l’ONU sur les droits des peuples autochtones (MEDPA) et d’autre part les représentants des peuples autochtones. Au cours de ce dialogue, Kamira Nait Sid et Belkacem Lounès ont interpellé les deux responsables onusiens notamment sur la question cruciale des violations des droits de l’homme dans les pays de Tamazgha et particulièrement des persécutions policières, judiciaires et administratives que subissent les défenseurs des droits du peuple amazigh. Les représentants du CMA ont invité Mme la Rapporteure Spéciale et le Président du MEDPA à faire une visite de terrain dans le pays de leur choix afin de constater concrètement les dures réalités vécues par les Amazighs et insister auprès des Etats afin qu’ils se soumettent à leurs obligations internationales.

Jeudi 19 avril, Akli Amghar a soulevé une nouvelle fois la question des graves violences que subissent les populations civiles Touarègues dans le territoire de l’Azawad. « Des femmes, des enfants et des personnes âgées sont assassinés froidement dans leurs campements par des militaires maliens, des mercenaires progouvernementaux et autres bandes armées djihadistes, en toute impunité ». Akli Amghar a également interpellé l’ONU sur le fait que les Amazighs de Libye ne peuvent pas venir à l’ONU à New-York parce que les Etats-Unis ont mis la Libye sur leur liste noire de pays terroristes. Cela est totalement injuste pour les Amazighs de Libye car ils sont, comme tous les Amazighs, contre l’idéologie islamiste et ils sont d’ailleurs souvent les premières victimes du terrorisme islamiste. Il a donc appelé les dirigeants américains à faire preuve de discernement et à traiter favorablement les demandes d’entrée des Amazighs aux Etats Unis d’Amérique. Intervenant sur le point 12 consacré aux travaux futurs de l’IPNUQA, Belkacem Lounès a notamment suggéré que la prochaine session de cette instance soit entièrement consacrée au thème des droits de l’homme des peuples autochtones.

Vendredi 20 avril, dans le cadre du point 11 consacré à la mise en oeuvre de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, Kamira Nait Sid est intervenue longuement pour dénoncer les obstacles mis en place par les Etats dans les pays de Tamazgha pour bloquer tout progrès en faveur des droits des Amazighs avant de formuler des recommandations fortes notamment sur le respect du droit à l’autodétermination des Amazighs et sur la nécessaire protection des défenseurs de leurs droits.

Parallèlement les membres de la délégation du CMA ont participé au traditionnel Caucus mondial des peuples autochtones qui s’est déroulé dimanche 15 avril au Church Center for United Nations, la veille de l’ouverture de la 17ème session de l’IPNUQA et à plusieurs autres évènements parallèles, dont celui organisé par l’Unesco et l’Université Columbia de New-York sur les langues autochtones, le rassemblement autochtone sur le droit à la terre organisé par le FIDA et la table ronde organisée par l’association Tin-Hinan sur les violations des droits humains du peuple Touareg.

La délégation du CMA tient à remercier le Docip pour ses activités de soutien aux organisations autochtones et aux membres de la communauté kabyle de New-York qui ont spontanément et aimablement apporté leur aide et assistance aux représentants du CMA.

NB : Vous pouvez lire l’intégralité des interventions des représentants du CMA à la 17ème session de l’Instance Permanente des Nations Unies sur les questions autochtones en en faisant la demande par email : [email protected] ou sur le site du CMA : www.congres-mondial-amazigh.org

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Soumis par Juba II (non vérifié) jeu 10/05/2018 - 18:14

Comment plaider la cause autochtones Amazigh aux nations unis sachant pour les occidentaux la Numidie n’existe pas et qu'ils ont simplement remplacer par le Maghreb=(l'Ouest) dont pour beaucoup d'entre eux par ignorance et le reste par cupidité d'intérêts pétroliers aussi pour donner de l'importance aux bédouins narcissiques mais consommateurs des produits occidentaux et surtout eux ne produisent rien!!

Soumis par Sami (non vérifié) lun 14/05/2018 - 05:05

Tous les Algériens, même s'ils sont majoritairement arabophones, sont des autochtones, des berbères descendants des Numides. C'est la génétique, une science américaine et non coloniale française qui le montre. Ils ont tous les mêmes gènes mâles Y à presque les mêmes taux: berbères E1b1b1b dans les alentours de 50% , les gènes arabes J entre 15 et 25% (le taux des ces gènes arabes J chez les population de Tizi Ouzou avoisine ce chiffre ) , européens R1. voir article de Robino C et al « Analysis of Y-chromosomal SNP haplogroups and STR haplotypes in an Algerian population sample », de celui de Arredi B et al., « A predominantly neolithic origin for Y-chromosomal DNA variation in North Africa », American Journal of Human Genetics, vol. 75, no 2,‎ août 2004, p. 338–45 (PMID 15202071, PMCID 1216069, DOI 10.1086/423147). le lien: thegeneticatlas.com/World_Y-DNA.htm et eupedia.com/europe/Haplogroup_J1_Y-DNA.shtml
Donc, c'est faux de dire que les autochtones sont populations berbérophones.

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