Le café littéraire de Bouzeguene privé de subventions

Le café littéraire de Bouzeguene privé de subventions

Le café littéraire de Bouzeguene privé de subventions

Le café littéraire de Bouzeguene privé de subventions

Déclaration de l'Association culturelle Tiɛwinin.

Le sabotage et le déni culturel du Wali de Tizi-Ouzou via le DAL (Direction de l'Administration Locale).

De quel droit le DAL de Tizi-Ouzou accorde-t-il des subventions à certaines associations et en prive d’autres ?

L'Assemblée Populaire de la Wilaya de Tizi-Ouzou nous a octroyé une subvention, cette dernière s'est heurtée au refus de mandatement du Wali via la direction de l'administration locale sans aucun motif.

Pour qu'il y ait déblocage de la dite subvention, la direction de l'administration locale nous a informés que le président de l'association doit impérativement se présenter au niveau de la sûreté de la Wilaya.

L'administration n'arrive toujours pas à digérer les différentes déclarations où nous avons critiqué d’une manière acerbe les fonctionnaires du DRAG et du DAL. Nous répétons les mêmes mots et les mêmes phrases que ce sont des bureaucrates staliniens, qui travaillent dans une administration opaque, désuète et archaïque, en inhérence avec l’autoritarisme du pouvoir algérien.

Certes, nous serons privés de subventions pour les activités culturelles de l’association, à savoir le café littéraire de Bouzeguene, la dictée en Tamaziɣt, les rencontres de Théâtre de Wizgan, la célébration de Yennayer et du 20 avril mais nous trouverons un moyen et des solutions adéquates et plausibles pour continuer nos activités culturelles.

Le café littéraire de Bouzeguene dérange beaucoup de monde, les vieilles rancunes refont surface et ne se dissipent guère pour laisser place aux interdictions, à museler la parole, les libertés individuelles et à mieux contrôler et tout gérer.

Le commun des mortels sait pertinemment que cette administration fonctionne comme des services secrets, ils sont à l’origine de tous les maux et de tous les effets néfastes en Kabylie. Son silence pèse lourd mais ses faits et ses conséquences se font ressentir intemporellement et sont coupables de corruption de la jeunesse, de semer le trouble et la zizanie.

On ne doit pas cristalliser des tensions autour de cette institution médiocre, qui a, de tout temps, participé à l’abrutissement et porte un frein à la santé mentale et intellectuelle de la Kabylie. D’ailleurs ils n’ont rien rapporté à Tizi-Ouzou, cette ville en jachère culturelle et en déshérence sociale.

Ils nous privent de ces subventions pour casser la dynamique de l’association culturelle Tiɛwinin. Mais ils ne font que renforcer notre détermination, notre audace à travailler rien que pour la culture.

Ils veulent effacer les mots "culture" , "liberté de pensée" , "sauvegarde du patrimoine Kabyle" ; c’est la négation même de l’altérité culturelle. Ils veulent se relancer à la conquête de l’hégémonie culturelle perdue tout comme le système qui les a enfantés et nourris.

Ce système qui s’effrite et qui ne tardera à tomber comme un château de cartes.

Une question s'impose : Que vaut un élu en face d'un nommé ?

Association culturelle Tiɛwinin, Bouzeguene, le 29/03/2019. 

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