Comment la France a corrompu la souveraineté de la Kabylie

Comment la France a corrompu la souveraineté de la Kabylie

Exécution Arezki LVachir

Pour se rafraîchir la mémoire, et se rappeler du fil de notre histoire: Il est encore difficile de reconstituer notre itinéraire; elle reste encore pour les chercheurs un terrain en friche;

Ce sont les plus forts qui écrivent l’histoire, car les multiples interprétations sont aux seules appréciations militaires de l’époque malgré notre respect des autres peuples totale .

Le coup d’état du 2 décembre 1851 eut des répercussions profondes sur l’évolution de l’Algérie diriger par un soit-disant Africain «Leroy de Saint-Arnaud» qui a pris la relève de Bugeaud emporté par le choléra en 1849. avec les Grandes Hésitations de Napoléon 3 car l’Algérie fut le pendant de la Guyane du Directoire, où les déportés des journées formaient un élément de résistance au Bonaparte ; un bagne où la guillotine sèche éliminant les meilleurs; même des Français…

Comment des gens sensés serait-ils allés volontairement dans un pays aussi sinistré?

Comme il le disait bien: «Nous avons en face de Marseille un vaste royaume à assimiler à la France».

Mais les gens d’Algérie y virent ceux-ci comme une promesse de colonisation sur une grande échelle», du coup l’homme du 2 décembre le soit disant africain leur parut moins noir; VICTOR HUGO lui même dans «ses Châtiments» là traîner dans la boue avec une rage qui ne respecte même pas la mort.


Ce sont des imposteurs tel, ex: Abd el-kader qui se retira à Brousse puis qui s’enfuia à Damas suite à sa libération d’Amboise suite à la promesse de Lamoricière.

Mais la population Algérienne accueillit avec colère la nouvelle grâce de l’homme qui avait sauver la vie de chrétiens menacés et responsable du massacre de milliers de prisonniers à Sidi-Brahim. Elle y vit une raison de plus de se méfier d’Abd el-kader et du Bonaparte.


Quelques jours après le 2 Décembre, il avait nommé gouverneur de la colonie le Général Randon, le prédécesseur de Leroy de Saint-Arnaud au ministère de Guerre.

C’est ce dernier qui acheva avec éclat la conquête de l’Algérie.

L’expérience apprenait que suivant le mot Bugeaud l’on était maître de rien car on ne possédait pas tout. Il a démissionné car la Kabylie entière restait un bastion de résistance et qu’il ne pouvait pacifier. C’est alors que Randon demandait donc qu’on ne laissât pas subsister des foyers d’indépendance, bien que les Kabyles ne menaçait personne, il jugeait que leur indépendance était «fâcheuse» en raison de leur proximité d’Alger.

«Qu’adviendrat-il, se disait t-ils, si l’ennemi pouvait débarquer des agents et envoyer des armes et des munitions dans ce foyer d’insurrection générale?».

La première défaite de la Kabylie survint le 12 Juillet 1857

Napoléon 3 avait écrit un jour à Persigny:

«L’Algérie est un boulet attaché au pied de la France; faut-il encore gaspiller des millions alors que nous sommes déjà ruiné pour s’enfoncer dans les montagnes Kabyles qui risque fort de nous constituer de nouveau un guêpier où il faudra mener une nouvelle guerre interminable?».

Mais les faits furent plus forts que la volonté du gouvernement et il fallait tout conquérir; entre-temps que des ingénieurs français creusaient des puits artésiens dans le sud Algérien comme il rêvait de le dominer (Période nommée/ Prélude à la pénétration saharienne).

Parallèlement, le gouverneur général Randon préparait la conquête de la Kabylie. Pour eux, qu’il considérait cela comme une œuvre était difficiles en raison des difficultés naturelles qu’offraient ces montagnes boisées et de la bravoure et vaillance des Kabyles.

Elle fut précédée par des constructions de routes ( Sétif-Bougie), (Dellys-Aumale), (Alger-Bougie par Ménerville et Tizi-Ouzou) .

Faute de la grande expédition que disait Randon: le Général Mac-Mahon lui menait de son côté des campagnes électorales en Kabylie en 1853.C’est la guerre de Crimée qui rendait impossible la poursuite de cette campagne électorale.

Napoléon 3 avait craint suite à cela une insurrection qui aurait retenu les 60 000 hommes qui se trouvait, alors qu’il ne restait en «Algérie» uniquement le foyer d’infection kabyle. La fin de la guerre de Crimée permit à Randon de lancer 27 000 hommes bien armer et équiper en 4 divisions le 19 MAI 1857 contre le réduit kabyle : bien présent, les Kabyles se défendirent rudement les 24 et 25 mai de cette année.

Le 12 Juillet 1857, la Kabylie était sous domination, En 45 jours, les Kabyles malgré cette bataille avaient justifié leur renommée de bons guerriers tandis que les troupes françaises avaient perdu 1 500 hommes, le maréchal Randon avait même tenu à ne pas pousser ses troupes au désespoir.Ensuite un décret du 16 février 1859 a été établit, avec cette réforme du Prince Jérôme-Napoléon: les «assimilateurs» de Paris résonnaient alors comme des bédouins,

Ensuite, le parti arabophile fit un grand effort pour convaincre Napoléon 3 : dixit-: « Voilà concluait-il la voie à suivre résolument car, je le répète, l’Algérie n’est pas une colonie proprement dite mais un royaume arabe».Ce qui à causer des dommages considérables aux Kabyles qu’on prétendait guider dans la voie du progrès.

Le meilleur des polémistes arabophones était l’ancien chirurgien militaire WARNIER qui lui démontrait qu’il n’y avait pas de nationalité algérienne en s’appuyant sur la dualité arabe-kabyle.Telle qu’elle cependant, elle provoqu’à la joie des arabophiles.

La révolte des Mokrani : c’est ainsi qu’ai appelée l’Insurrection de 1871.

C’est ensuite au tour de l’Insurrection de 1871 nommée la révolte des Mokrani et des insurgés de Kabylie de 1871 bien que d’autres soit issus des révoltes de 1866.

Pour cause des actes d’indisciplines, un changement de système qui s’est produit dans le pays au niveau administratif après le 4 Septembre 1870 et à la substitution du régime civil au régime militaire.Cette Rébellion ne porte même pas au jour d’aujourd’hui dans son propre pays un stèle gravée même en bois à l‘effigie de ces martyrs tombés contre l’injustice.

Suite à de mauvaises récoltes et des famines successives (1868-1867), ainsi que les conséquences induites qui par les décrets de Crémieux de 1870 attribuant à tous les israélites algériens la nationalité française et l’accès aux droits qu’en résultaient: des propos seront déformés par une certaine Hilary Root dans son livre qui osera dire «Que seule une centaine de Kabyles (de 1871) ont été déportés pour leur rébellion antisémite...».

Si les algériens se sont soulevés, c’était contre l’autorité civile seulement et non contre la France: c’est la raison de l’ antisémitisme qui a servi durant plus d’un siècle à expliquer l’insurrection car elle a eu pour effet d’occulter les vrais causes déterminante et moins avouables.

La grande insurrection éclata le 23 Janvier 1871. Le soulèvement, la révolte allait se gonfler et sembler s’éteindre pour rebondir plus vif encore sur le versant des montagnes ; et allait se répandre dans le pays. Les MokraniI, l’une des plus puissantes familles de l’Est passèrent à l’action. Il écrivit au général Augeraud: «Je m’apprête à vous combattre que chacun prenne son fusil».

Le 14 Mars 1871, il convoqua un conseil de guerre, c’est Mokrani lui même qui, après avoir inspecté les combattants donna le signal de l’attaque. Au début Avril, les représentants des Mokrani rencontrèrent à Seddouk, le grand Maître de confrérie Cheikh-Haddad âgé de 81 années; ils parvinrent à un accord puis tout les membres de la confrérie attendaient l’ordre qui allait lancer dans un soulèvement l’ensemble des Tribus de grande et petite Kabylie.

Le signal fut donné le samedi 8 Avril 1871 sur la place du marché de Seddouk.

A la fin de la deuxième semaine d’Avril, apprenant le débarquement des troupes du général Lepasset à Bougie, l’offensive lancer contraignait Leppaset à se replier.

Début Mai, de nombreux combats eurent lieu dans l’Est et le Cente du pays.

Le 5 mai 1871, à l’Oued-Soufflat, Mokrani meurt après avoir été tué par l’explosion d’un obus. Cette épopée de 1871 est une histoire enfouie et oubliée, c’est le périple ensuite des Déportés de l’insurrection algérienne de 1871 qui raconte des combats pour la liberté, des fraternités, mais aussi des haines et des injustices.

En réalité, la majorité des déportés algériens de 1871 sont des insurgés de Kabylie.

C’est la France qui après ses 2 victoires sur la Kabylie (1857 et 1871) qui à fait perdre à notre peuple sa souveraineté et le contrôle de son destin.

Ce qui m’a frappé, c’est la capacité des hommes chargés de faire respecter la loi de la République à bafouer leur propre principes et leurs propres textes.Elle est devenu l’objet d’interprétations, de contorsions, de pression et de consensus surprenant.

Voici un petit récit à la mémoire et en hommage à tous ces vaincus qui se relève de la première dignité de l’Homme.

«UNE GRANDE PENSÉE ET UN VIBRANT HOMMAGE AU PASSAGE AUX VICTIMES, AUX BANDITS D’ HONNEUR de KABYLIE, ET AUX DÉPORTÉES KABYLES AU BAGNE DE NOUVELLE-CALÉDONIE ET D’AILLEURS».

L’Algérie est une création coloniale montée de toutes pièces par la France...

VIVE LA KABYLIE

RACHID DIRI

French