Comment le pouvoir algérien veut tuer tamazight en promouvant… tamazight !

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« Il est temps que des universitaires s’occupent de développer la langue Tamazight ». C’est ce qu’on peut entendre évoquer ça et là par diverses sources, particulièrement dans le milieu islamo-baathiste proche du pouvoir, sur divers plateaux télés et médias ces derniers jours.

Une apparence de bienveillance et d’un mea-culpa qui n’en est pas un puisque le but n’est rien de plus que de provoquer un désordre au sein même des Amazigh. Sous les formules mielleuses, la stratégie adoptée ne trompe pas :

D’un coté,

Les panneaux publicitaires et différentes plaques officielles, portant des inscriptions en Amazigh, mais en Tifinagh, en supprimant l’écriture de Tamazight en lettres latines.

Et d’un autre,

Des conseils pour concrétiser le vivre ensemble en utilisant les lettres arabes pour écrire le Tamazight.

Objectif :

Tuer l’écriture latine de Tamazight et partant tuer le travail des académiciens Amazighs qui n’ont pas attendus l’officialisation de cette langue pour entamer le travail académique d’écriture de Tamazight.

 
Les pères fondateurs de la langue ont tranché : TAMAZIGHT S’ECRIT ET S’ÉCRIRA EN LETTRES LATINES !

De Said Boulifa à Salem Chaker en passant par Mouloud Mammeri, Tamazight a fait d’énormes progrès qui semblent déranger ceux là même qui n’ont pas été foutus de protéger la langue arabe qu’ils ont ruiné par leur paresse et incompétences et à qui ont nous conseille de confier l’avenir de la langue Amazigh.

Avec l’autre objectif de réduire à néant le travail de milliers d’ouvrages Amazigh transcrits en caractères latins. Ces caractères utilisés dans tous les domaines modernes et avec lesquels a été édité le premier livre d’expression Amazighe rédigé en 1735 par le Docteur Thomas  Shaw (Travels or Observations Relating to Several Parts of Barbary and the Levant publié en 1738).

 « Le coup le plus rusé que le diable ait jamais réussi, ça a été de faire croire à tout le monde qu’il n’existait pas ». –Keyser Söze-

source : @auteurscenariste