Yennayer - En 2009 les Berbères sont-ils mieux reconnus ?

Yennayer - En 2009 les Berbères sont-ils mieux reconnus ?

Yennayer à l'Hôtel de Ville de Lyon 2009 Photo M. AY. D.R.

Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO : une injustice flagrante

Visiblement au lieu de faire aboutir une liste représentative du patrimoine amazigh culturel et immatériel de l'humanité, quelques personnalités du tissu associatif amazigh étaient plus occupées à torpiller les ONG représentatives des peuples berbères.  Le Congrès Mondial Amazigh qui siège en France a dû faire face à quelques tentatives de déstabilisation cette année.

Pendant ce temps, la liste représentative du patrimoine culturel mondial s'aggrandissait avec l'intégration en novembre 2008 à Istanbul de 90 éléments culturels proclamées chefs-d'oeuvre du patrimoine oral et imatériel par l'UNESCO en 2001, 2003 et 2005.

Sommes-nous d'abord capables d'interroger et d'établir ces listes pour la Kabylie et chaque peuple de la Tamazgha ou chacun de nos patrimoines communs ?

Faudrait-il encore consolider les structures et célébrations existantes, se mettre d'accord, reévaluer en toute logique les bases instituées par l'Académie Berbère notamment les dates qui concernent Yennayer où là aussi se trouve un sujet à discorde.

Le rapport moral des associations doit être aussi appuyé et consistant que le rapport d'activités. Si une association doit rester souveraine, ses activités dirigées en faveur des objectifs culturels et la survie des peuples doivent s'accroître. Reconnaisons que beaucoup d'entre elles n'osent même plus évoquer la mémoire de Matoub Lounès ni le 20 avril 80 car seul Yennayer reste politiquement correct, plus facile à polisser.

La capacité fédératrice de Yennayer en a fait une fête internationale amazighe où les Berbères sont encore une fois communautairement les plus visibles et mais là aussi un événement qui suscite bien des convoitises de tout ordre.

Certes, à titre de comparaison, ni Rosh Hashana le jour de l'an hébraïque, ni le début de la Fête du Printemps pour les Chinois ne figurent dans les programmes de l'UNESCO, pour autant Yennayer répond parfaitement à la définition du patrimoine culturel immatériel, "transmis de génération en génération, est recréé en permanence par les communautés et groupes en fonction de leur milieu, de leur interaction avec la nature et de leur histoire, et leur procure un sentiment d'identité et de continuité, contribuant ainsi à promouvoir le respect de la diversité culturelle et la créativité humaine."

En 2009, Yennayer est de façon inattendue largement célébrée en Espagne, au Pays basque et au Pays catalan. Son internationalisation ne cesse de progresser. Il ne serait que justice de voir ce patrimoine commun à tous les nord-africains encore mieux reconnu par les instances culturelles internationales qui pourront aider de façon la plus efficace que nous connaissons aujourd'hui à maintenir au devant de la scène culturelle mondiale le patrimoine amazigh.

 

Une Histoire à revaloriser

Mohand HAROUZ, 50 ans, historien kabyle qui vit aujourd'hui à Paris soutient que son "but est de revaloriser le côté historique de Yennayer. En France, des associations limitent cette célébration à un repas festif, au strict rituel. J'aimerais que l'on sorte un peu de ces repas communiels, familiaux. Son message consiste à réapproprier les sens profonds de cette fête. "Il faut absolument imposer la date du 13 janvier comme une date commémorative. Ce qui me tracasse ce sont les raisons qui limitent Yennayer à des clichés réducteurs et réduisent cette célébration à l'Algérie et Maroc". Mohand Harrouz nous explique qu'avec amenzu n yennayer, on ne peut plus dissocier l'Histoire des Kabyles, celles de Lybiens et celle des Egyptiens, le calendrier berbère débutant avec le pharaon Chechnaq 1er qui fonda la cité de Karnac ou bien même la déesse prêtresse Naït. Mon but c'ets l'aspect historique. Il faudrait l'enseigner davantage à l'école étant donné que la communauté berbère ne cesse de s'aggrandir".

Il se devra de nous persuader sur ce qui lui parait important dans le rituel. "Pourquoi le diner autrefois exlusivement familial se limitait à égorger une volaille. On peut rétorquer que c'est bien moins coûteux qu'un mouton ou qu'une chèvre. Jusqu'à maintenant c'est une fête paienne et l'on associe aussi le sacrifice d'une volaille quand on bâtit une maison en Afrique du Nord. Cette opération vise à chasser les esprits malsains et nous préverser du mauvais sort."

Ce qui intéresse aussi l'historien kabyle, ce sont les douze jours de décalage et l'adoption du calendrier solaire julien par les Berbères. En moyenne, une année du calendrier julien qui dure 365,25 jours s'est avérée plus pratique que les mois lunaires qui posaient des problèmes pour fixer les dates des récoltes. Les agriculteurs berbères et égyptiens utisaient les mois solaires beaucoup plus fiables et cette temporalité correspondait exactement aux modes et cycles de vie. Ce n'est que très récemment que le Portugal ou l'ex-URSS ont adopté la calendrier grégorien universel et mondialisant.

Comment aurait-il pu oublier d'évoquer que ses parents le fêtaient à la maison mais que cela se limitait à un repas. "Il est évident que cela a pris une toute autre envergure avec l'arrivée des associations, même si l'on connaissait ces pratiques dans le Mzab, chez les At Snouss, à Tlemcen. Je m'interroge encore et j'aimerai découvrir que l'on fêtait Yennayer à siwa dans l'oasis berbère égyptienne. Je n'ai toujours pas de réponse à cette question qui reste posée".

Quand je l'interroge sur les questions du public lors de sa dernière conférence à Paris à propos de Yennayer, Mohand HAROUZ précise que la plupart des gens ignorent encore l'Histoire des Imazighen. "J'ai été surpris par quelqu'un qui me demandait si Yennayer avait quelque chose à voir avec Halloween par l'aspect carnaval. Je pense que les Historiens actuels parmi les plus connus et prétendus spécialites de l'Algérie et de l'Afrique du Nord ne répondent pas aux questions du public. L'Histoire en Afrique du Nord, n'en parlons même pas, elle est enseignée comme une doctrine, une matière religieuse! L'Histoire est trop ignorée. C'est comme pour Matoub Lounès que l'on veut faire oublier, pourtant sa disparition démontre ce que valait sa présence".

 

Cette fête dérange encore : le passé peut ramener les Berbères à se conscientiser d'un point de vue politique

Adhérent de l'AKFI à Lyon Hamid BOUMZRAG demande pour sa part à ce que l'on remette de l'ordre dans les célébrations de Yennayer. "D'une part Yennayer n'est pas assez convivial. A mon avis il faut regrouper, il faut arriver à faire converger toutes les associations autour d'un repas et obligatoirement avec une conférence ou un lien avec l'Histoire. Ils pourront clôturer ensuite par un couscous mais il faut impérativement faire un peu de tout. C'est un tout yennayer, un acte militant, un acte de mémoire, un acte culturel! A Lyon il nous faut une association par agglomération et par arrondissement vu le nombre des Kabyles."

Nafa Kireche porte-parole de l'Association des Kabyles de France fêtait Yennayer pour sa première année d'existence avec l'association kabyle Tudert La vie, Tikli, en compagnie du chanteur Madjid Soula à Pierrefitte sur Seine. Cette fête a réussi à mobiliser 200 personnes. "Je considère qu'organiser plusieurs conférences ou célébrations aux mêmes endroits s'assimile à du sabotage et une occasion supplémentaire de détourner les gens." Après tout c'est une fête de réjouissance, qui nous revient de droit et il ne manque pas de souligner que les "Maires, les élus de France sont conscients de ce qui se passe, que le champ franco-kabyle est prédominant, que la donne a changé. Le kabyle a progressé. Pour l'instant encore invisible on reçoit les vibrations de l'immigration kabyle qui s'affirme comme telle".

Il s'accorde à considérer que Yennayer est absolument une fête berbère et non exclusivement kabyle. Mieux "elle est la seule fête qui nous fédère avec toute le monde. Cette fête appartient aussi aux arabophones. A Tiaret on connait cette tradition. Même s'ils l'ont parfois oublié, les Berbères arabophones se rappellent que leurs grand-parents ou même leurs parents dans les campagnes avaient ces coutumes. La Coordination des Berbères de France contribue à la rendre incontournable. Dans le même esprit l'ASKAF veut l'institutionnaliser en France comme une fête de France ou au même titre que l'Aïd. Sur le plan symbolique, il s'agit pour nous d'une fête paienne, laïque qui a bien existé avant les réligions monothéistes. Je considère qu'il faut lutter pour la faire connaître en France, lui donner l'importance qu'elle mérite"

Il adhére à cette idée que cette fête peut fédérer. Lui aussi comme Mohand HAROUZ qui s'interrogeait sur la persistance de Yennayer à Siwa, Nafa KIRECHE cherche à savoir si elle est toujours pratiquée à Djerba ou en Kroumirie.

Officiellement Yennayer n'est pas une fête connue en Tunisie. Ne pouvant la supprimer aussi facilement en Algérie et au Maroc, ces Etats ne la valorisent pas et choissent de mettre en avant l'islam au détriment de la culture amazighe. "Il faut l'enterrer, leurs officines culturelles d'Etat veulent enterrer le passé. Quand ils ont organisé l'année culturelle de l'Algérie en France, ils ont soignement calculé leur coup en choisissant un 12 janvier." Sans ambiguïté Nafa KIRECHE préconise que l'on célèbre aussi Yennayer afin que les arabophones "prennent conscience qu'ils ne sont pas ce que les Etats veulent qu'ils soient. Yennayer contredit leurs thèse officielles. Le passé peut ramener les Berbères à davantage se conscientiser".

Yennayer en province en France : la volonté de transmettre une éducation et une convivialité

M. CHEMINI a beaucoup à dire lui aussi sur Yennayer. " Nos enfants sont au coeur de cette histoire. Je me suis senti la responsabilité comme bien d'autres à maintenir la relève à essayer de ressortir la culture amazighe de son cercueil. Je constate une évolution majeure car désormais la presse algérienne en parle." Le mois de yennayer selon les croyances populaires marque le retour sur terre des morts porteurs de la force de fécondité. D'ailleurs la superstition impose que durant la fête, les femmes kabyles ne doivent pas porter de ceinture, symbole de fécondité.

Si son objectif se focalise sur l'enseignement de la langue kabyle tous les samedi à la Maison du Monde CIDES  avec l'aide de deux professeurs bénévoles, ce président d'association aimerait  un jour voir les Kabyles de sa région investir la Place du Capitole un 13 janvier comme cela s'est fait à Paris.

En province, l'isolement se fait parfois plus ressentir.  Il a fallu une commémoration en hommage à Slimane Azem à Moissac pour que Culture et Tolérance une association de musiciens kabyles dans le toulousain rencontre Afrika31. Ensemble, avec "ces kabyles du pays" ils essaieront de recréer "un esprit de village, des liens et une convivalité en voie de disparition sans tomber dans le communautarisme tout en restant en accord avec son temps.

Il ne faudrait pas non plus que les gens attendent que l'on fasse les choses pour eux. Les personnes qui ont perdu la langue kabyle ou tamazight sont aujourd'hui les plus demandeurs et cherchent à revenir aux source. Elles trouvent en Yennayer un moyen d'offrir un espace de partage et de redécouverte communautaire pour leurs enfants.

Stéphane ARRAMI Kabyle.com Paris 13 janvier 2009

Attachment Size
yennayer_lyon_2959_b.jpg 179.78 Ko
Thèmes associés
Soumis par Anonyme (non vérifié) mar 13/01/2009 - 18:42

 Azul et Assegwas Amegaz  à tous

Je m'adresse particulièrement aux principaux animateurs de l'ASKAF : est il possible de poster des photos  ou films de l'évenement ? merci d'avance...Bonne continuation

                              Jam

 

 

Soumis par Anonyme (non vérifié) mar 13/01/2009 - 19:28

Azul afellawen aytma imazighen mani tellim.

Asuggas-nwen d AMEGGAZ.

Encore une fois le colonel raciste Kaddaf port atteinte à notre identité et notre culture

et interdit la fête de nouvel an amazigh ; Yennayer  2959.

Hier, les forces de la haine ont encerclé la salle de Fella à Zenzour, une petite ville

a 20km à l'ouest de Tripoli.

Plus de 400 jeunes amazighs ont été interdit l'accée a la salle par une force massive.

Police, gendarmes et agents de service et ont interpellé deux militant de MCA-Libye; Mohemed

MELES et Sifaw at-WAWA et l'ont interrogé jusqu'a à une heure tard de la nuit

les questions portant sur la signification de Yennayer et pourqoui le fêtent.

Voici donc comment le dictateur libyen tue notre culture, éfface notre mémoire.

Mais, parole d'amazigh nous resterons comme des épines dans les gorges des annemies

de notre patrie et de l'amazighité dans toute l'afrique du nord.

Nous marcherons sur le chemin de Chéchonq et Yennayer qui inaugure la naissence

d'un peuple qui refuse la soumission.

Tanemmirt

Isten  MCA-Libye

Source  tawalt.com  (en arabe) 

 

 

 

Soumis par Anonyme (non vérifié) mar 13/01/2009 - 23:25

En réponse à par Anonyme (non vérifié)

Aqlagh neghra  u  nefhem  ayen  akk  d  tennid  a  egma  seg Libya. Nezra  belli yuaar u akkud  dinna  deg Libya  acu ilaq   agh- d  ettakem  isallen, d tugniwin ghaf ayen  iderrun   dinna.

Les  autres berberes ne  connaissent  pas  grand  chose  sur  la situation  des  berberes   en Libye.  Si  ce n'etait  said Sifaw on  aurait   ignoré   jusque   la  subsistance  du  berbere dans ce pays.

Toutefois  le  monde   a  changé. Ils  nous  a  peut  etre   accordé   une ultime  chance  à  nous  berberes   pour    que  nous tentions de   survivre  au déluge. Dans les  années 90, nous effectuons des  echanges  avec nos feres  marocains  par  courriers.Parfois  le  colis ne  passaient pas.  Aujour d'aujourd'hui  les  nouvelles  technologies facilitent l'echange  a  condition   que la  comunauté   qui  le  souhaite   veuille  bien  communiquer.

Vous devriez  alimenter  les  autres  berberes  et  l'opinion  mondiale  par des  informatons, ecrits , images  et videos  sur adrar N neffusa.

Communiquer en Tanamzight  et  en  Arabe  mais  aussi  dans  les langues  europeenes ( en francais   et  en Anglais) Le pouvoir  libyen  est  condamner   à s'ouvrir tachons  à ce  que   ca  ne   soit pas  a nos depends.

Mohand

Un kabyle

Soumis par Anonyme (non vérifié) mer 14/01/2009 - 20:39

En réponse à par Anonyme (non vérifié)

c'est quoi comme objet said Sifawou c'est qui
 

Soumis par Anonyme (non vérifié) jeu 15/01/2009 - 14:58

En réponse à par Anonyme (non vérifié)

 

Saïd Sifaw est un poéte amazigh libyen et mort  durant les années 90 par un accident

de voiture (happé par une voiture à Tripoli) un accident fabriqué par le pouvoir libyen.

Saïd est un écrivan, poéte, nouvelliste et chercheure dans le demain culurel orale

de notre culture amazigh de libye.

Aussi il est un grand journaliste qui a écrit pluseurs articles dans les journaux culturels

libyens et a  poublié une dixiene des livres sur tout ses demains.

Repose toi Saïd

Nous sommes sur le chemin d'ancêtres.

Isten

15.01.09

Soumis par Anonyme (non vérifié) jeu 15/01/2009 - 15:51

En réponse à par Anonyme (non vérifié)

Said   sifaw  a été sorti  de l'anonymat   Par  Ferhat  qui  a chanté  deux   de  ses  poeme : A  win  yellan d amusnaw  et  Tafsut.  deux  chefs  d 'oeuvres  de  la  culture  berbere. C'est  grace   à  lui que  nous  autres  berberes  savons   qu'il  ya  encore des  berberes  en  libye.

Mohand

Soumis par Anonyme (non vérifié) ven 16/01/2009 - 19:53

En réponse à par Anonyme (non vérifié)

A la mémoire de l'écrivain et poète Amazigh Libyen Said SIFAW. Né à Jadou en 1946, ville située dans la chaîne montagneuse du Nefoussa en Libye. Said Sifaw commença des études de médecine en Egypte, étudia ensuite le droit à l'université de Benghazi et prépara une thèse en droit dans le Michigan aux Etats-Unis. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, notamment "La chute de l'article" "Poésies silencieuses" et les "Voix de minuit" (contes berbères ancienes) . Il travaille comme journaliste dans diverses revues littéraires arabes dont "Les quatre saisons" et "L'hebdomadaire culturel " . En tant qu'intellectuel et chantre de la liberté, il soutiendra courageusement la cause du peuple Amazigh bien en Libye que dans le reste de l'Afrique du nord. Certains textes interprétés par le chanteur kabyle Ferhat MEHENNI ont été écrits par lui. Il s'agit des chansons "Amusnaw et Idles-nwen). En 1978 , il est victime d'un "accident de voiture" qui le prive de l'usage de ses jambes, et malgré de graves problèmes de santé, il continuera de lutter pour la liberté et les droits de l'homme en Libye. Rien n'a pourtant été fait pour sauver Saïd Sifaw dont le cas fut signalé à Amenesty International en 1983 à Paris et à Londres. Il a été accusé par le pouvoir et reconnu coupable d'aimer la poésie et l'écriture. Pour tout cela, il fallut qu'on le laissät mourir le 28 juillet 1994 dans une clinique de Sfax en Tunisie. EXSTRAIT DE SES POEMES EN TAMAZIGHT ET EN FRANCAIS. Amusnaw Awin yella d amusnaw sestengh-ak err-yid awal af tsisawt n-tsisaw d matta in midden temmal Id nnat tedrez tawurt d netc af tizi n-nuddem urigh ufigh tira af tawurt wel ukzegh mammu t yersem ghrigh d drigh maca tawurt tules tekkes ghfi nuddem. IDLES-NWEN N suggem tafsut yusa-negh d amwan nessawal tafukt ugeden itran agmar ur yemmut amnay ur iban. AVANT LA CHUTE DE L'ARTICLE Ainsi, c'était l'aventurie, l'homme........................ Ne pense pas qu'il soit disparu ou déchiré par le temps Ne pense pas ! Ne murmure pas ! (il est fini et le volcan éteint) Laissez- le mourir, pour qu'il revienne aventurier plus qu'il était. La lettre ne mourra pas sur les lèvres La lettre notre trésor hérité et la vie ne finira pas quand le chevalier mourra car la glèbe qui a accouché d'un chevalier accouchera d'autres chevaliers pour que l'homme naisse aventurier aventurier aventurie plus qu'il était. ( Texte traduit de l'Arabe par Isten At-WILLUL ) Tanemmirt Isten 16.01.09

Soumis par Anonyme (non vérifié) mar 13/01/2009 - 21:56

et   c'est  normal   qu'il  ne  fasse   pas  grand   chose  pour  les  minorités  qui  ne  sont   representées  par   des  etats,

Mohand

Soumis par Anonyme (non vérifié) mar 13/01/2009 - 22:16

Azul fellawen ...

Pourquoi célébrer Yennayer ?

Un philosophe définissait l’Histoire comme tout ce qui nous reste lorsque nous avons tout perdu. Pour que l’identité, la culture, et par là même toutes les particularités de tout un peuple, ne rejoignent pas le cimetière de Histoire, il convient de maintenir, entretenir et raviver toutes ses composantes. Une telle tâche n’a rien d’ostracisme : l’Humanité et l’Universel n’étant que la somme des différentes composantes qui constituent ce Monde dans lequel nous vivons. Par ailleurs, étant donné le jeu verrouillé imposé par les différents pouvoirs successifs au sein de Tamazgha, la patrie de notre Peuple, de notre Culture, de notre Histoire et de notre Identité, la Diaspora Amazigh se trouve aujourd’hui de fait investie d’une part de responsabilité liée à la sauvegarde et à la revivification de sa propre identité et de sa propre culture en attendant des lendemains meilleurs. Par conséquent, c’est dans ce double cadre bien défini que s’inscrit la célébration de Yennayer (le nouvel an Amazigh) par la Diaspora Amazigh.

Qu’est-ce que Yennayer

Yennayer est la fête célébrant le passage au nouvel an par les Imazighen. Ce jour correspond au 12 janvier du calendrier grégorien, devenu universel. À l’instar des autres civilisations dans le Monde (russes, chinoise, celtes, arabes, ottomanes etc.), les Imazighen avaient donc leur propre calendrier bien ancien, basé à la fois sur les changements de saisons et les différents cycles de la végétation qui déterminent les moments cruciaux à l’agriculture, et sur les positionnements des astres comme la lune et le soleil. À l’Arrivée des Romains, un autre calendrier (le calendrier Julien), allait se substituer au calendrier autochtone, qui ne répondait plus aux nouvelles saisons nées des innovations agricoles. Le 12 janvier du calendrier Julien (institué en 45 av. J.-C. par l’Empereur Jules César) correspond donc au 1er janvier du calendrier grégorien actuel (instauré par le pape Grégoire XIII en 1582).

Pourquoi le 12 janvier 2959

L’avènement de Yennayer de l’an 951 avant Jésus-Christ du calendrier grégorien correspond à un événement politique de portée incommensurable pour les Imazighen. Nombreux dans les différentes armées des Pharaons, les Imazighen allaient peu à peu s’affirmer et influencer les Rois Pharaons. C’est ainsi qu’ils réussirent à arracher leur droit à observer leur propres rites comme les cultes funéraires, pratique spirituelle d’importance capitale à l’époque. Il en fut une qui ne pouvait passer inaperçue, le rite funéraire organisé à la mort de Namart, père de Sheshonq I qui allait bientôt être le fondateur de la XXIIème dynastie pharaonique. En effet, en l’an 950 av. J.-C., à la mort du Pharaon Psoussenes II, un amazigh répondant au nom de Sheshnaq accède au statut de Pharaon d’Egypte en soumettant tout le Delta du Nil (berbère fondateur de la XXIIe dynastie en Egypte), ainsi que la grande prêtrise égyptienne sous son autorité, et fonda sa capitale à Bubastis. Auparavant, Chechonq I régnait sur un territoire allant de la partie orientale de la Libye actuelle jusqu’au delta du Nil. Il régna sur l’Egypte en tant que Pharaon de 950 jusqu’à 929 av. J.-C. Soucieux de respecter la tradition pharaonique, son fils épousa la princesse Makara, fille du défunt Pssossenes II. En commémorant cet événement, Yennayer devient également le symbole des retrouvailles entre les Imazighen et leur histoire plusieurs fois millénaire, de laquelle ils ont été injustement spoliés depuis maintenant deux millénaires.

La célébration de Yennayer

Pour les Imazighen, Yennayer est d’abord une porte qui s’ouvre sur le nouvel an et appelée ’tabburt useggwass’ (la porte de l’année). Sa célébration s’explique par l’importance accordée aux rites et aux superstitions de l’époque dont certaines subsistent encore de nos jours. La période en question attire particulièrement l’attention car la saison correspond à l’approche de la rupture des provisions gardées pour l’hiver. Il convient donc de renouveler ses forces spirituelles en faisant appel aux rites. À cette époque de l’année, le rite doit symboliser la richesse. Ainsi, pour que la nouvelle année entamée soit plus fructifiante et la terre plus fertile, il convient de se purifier et de nettoyer les lieux. On obéit également aux lois rituelles tel que le sacrifice d’un animal (Asfel) sur le seuil de l’année, comme on le fait encore de nos jours sur les fondations d’une nouvelle bâtisse. Le rituel asfel symbolise l’expulsion des forces et des esprits maléfiques pour faire place aux esprits bénéfiques qui vont nous soutenir l’année durant. Si les moyens le permettent, seront sacrifiés autant de bêtes qu’il y a de membres de famille. La tradition a retenu le sacrifice d’un coq par homme, une poule par femme et les deux ensembles pour les femmes enceintes afin de ne pas oublier le futur bébé. A défaut de viande, chaque membre de famille sera représenté par un oeuf surmontant une couronne de pâtes. Le dîner ce jour là sera servi tard e t se doit d’être copieux, ce qui aux yeux des Imazighens augurera une année abondante. La viande de l’animal sacrifié y sera servie conformément au rite. Certains ne pouvant se permettre un tel sacrifice, servent de la viande sèche, comme acedluh, gardée pour de pareilles occasions : un Yennayer sans la viande fût-elle sèche n’en était pas un ! Lors du dîner, une cérémonie est prononcée afin de préserver les absents et de faire que l’année soit bonne. Les absents ne seront pas les oubliés du repas : des cuillers disposées par la mère symbolisent leur présence et une proportion symbolique leur sera laissée dans le plat collectif, sensé rassembler toutes les forces de la famille. Après le repas il convient de vérifier si tout le monde a mangé à sa fin. C’est la maîtresse des lieux internes (la grand-mère ou la mère) qui pose la question aux enfants pour savoir s’ils ont mangé à leur faim : la réponse est necca nerwa (oui nous avons mangé et sommes rassasiés). La maîtresse des lieux n’oublie pas non plus les proches ou les voisins, lesquelles lui rendent également des aliments différents : il n’est pas de coutume de laisser balader des ustensiles vides le jour de la3wachar (jour béni). La fête garde de sa saveur pendant les quelques jours qui suivent l’événement. Les nouveaux ustensiles rangés après la dernière célébration vont redescendre de tareffit (étagère), on prépare lesfenj (des beignets), tighrifin (crêpes), et tous autres plats et gâteaux rappelant une saveur rare fût-elle importée. Seront également au rendez-vous les fruits secs amassés ou achetés le reste de l’année, figues sèches, amandes, noisettes, dattes, etc.
Un autre rite est pratiqué : le carnaval. Les enfants se masquent à l’aide d’une courge évidée, percée de trous pour les yeux et la bouche ; on colle des fèves qui seront des dents et des poils de chèvre pour la barbe et les moustaches.
 
Asseggwas Ameggaz 2959 pour tous les imazighen anda ma tellam ...
 
Missipsa

Soumis par Anonyme (non vérifié) mer 14/01/2009 - 20:25

En réponse à par Anonyme (non vérifié)

Je 't'en supplie répond nous en nous expliquant exactement ce que c’est que cette fete païenne, au lieux de nous faire de s copier coller (Nous sommes tous capable de trouver) J’ai fêtée cette fête païenne jusque-là l'age de 10 sans savoir exactement savoir ce que c'était Alors EXPLIQUE SYPHAX

Ajouter un commentaire

Le contenu de ce champ sera maintenu privé et ne sera pas affiché publiquement.

Filtered HTML

  • Les adresses de pages web et les adresses courriel se transforment en liens automatiquement.
  • Balises HTML autorisées : <a href hreflang> <em> <strong> <cite> <blockquote cite> <code> <ul type> <ol start type> <li> <dl> <dt> <dd><br /> <p>
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.

Gagnez des cadeaux - Jeux-concours