Tamazight à Bagdad

Tamazight à Bagdad

Damas est aussi dans le coup ! C'est en effet le recueil de poésie de la poétesse syrienne Myriam Al-Masri que Brahim Tazaghart a traduit en tamazight et édité aux éditions Tira qui peut être considéré comme le point de départ de la participation de Brahim Tazaghart à ce colloque international sur la traduction à Baghdad.

Cet événement peut être vécu par l'opinion publique non seulement comme un événement intellectuel, mais aussi historique et géographique. Ca pourrait nous permettre de revisiter les voyages des nord-africains au Cham, avec toutes les histoires et parfois les mythes qui les entourent, avec un nouvel état d'esprit. Pourvu qu'il y ait assez de jugeotes valables qui s'y penchent sérieusement, car il n'est nulle part dit que les choses seraient banales.

En effet, Imazighen ne sont pas seulement reliés au Machrek par des rapports de domination linguistique, il y sont aussi reliés par divers événements historiques ayant duré dans le temps et produit des effets encore ressentis. Peut-on se demander si les Imazighen et Timazighin installé(e)s au Machrek ont ou ont eu le droit d'entretenir des liens avec leur pays, leur culture leur langue, leurs coutumes d'origine?

Il n'y a pas que les déportés en Syrie lors de l'occupation française des territoires d'Algérie que cette question, en fait, concerne quoi que nous nourrissons toujours le souhait de voir leurs descendants disposer de nouveau de la possibilité de faire des choix (un ou plusieurs) quant à leurs origines, ayant été objets de sanctions à titre de prisonniers de guerre.

Il y a aussi tous les volontaires partis soutenir les populations qui se défendaient contre l'envahisseur comme en témoigne le livre de Amin Maalouf "Les croisades vues par les arabes" ou le heyy El Maghariba en Palestine ou encore le chant du domaine public, brillamment repris par Matoub LOUNES "Afrux n Ccam". Cela a du se produire à partir de l'époque Abbasside car à cette époque-là, les Africains du nord ne subissaient plus le diktat direct de l'empereur, de l'Emir El Moue'minin, avec l'instauration de royaumes nord-africains locaux.

 

On peut remonter bien plus loin, à l'époque de Moussa Ibn Noceir, époque où parait-il, son encadrement se conduisait conformément à la règle de "Tazawadjou nissa'ahoum, wa la ta'akhou ridjala-houm", ce qui fait que, des siècles plus tard, une bonne partie des descendants des anciens nobles et riches du triangle Caire-Médine-Damas sont en fait quelque part nos nièces et neuveux. Ce ne serait pas les insulter que de le leur faire savoir si jamais ce fait ne remonte pas de lui-meme au niveau de leur connaissances.

Dans les temps modernes, Tamazight a pris de sérieux coups qui l'ont empêchée de s'épanouir à l'aune des nouvelles indépendances. Pour les besoins de ce papier, nous en citerons trois. Le premier coup public porté à Tamazight a été à l'intersection des politiques françaises, égyptienne et mokhazenien du Maroc, à l'occasion du Dahir berbère, en 1928. Le second lui a été asséné, en Algérie, par Lhadj Messali, d'abord dans le dos en 1937, puis scandaleusement en 1949. Le troisième l'a été par le serment identitaire de Ben Bella, à l'indépendance de l'Algérie.

Si, pour le Dahir Berère, l'on pourra trouver ce qu'il faut chez nos amis rifains du Maroc, en opérant une petite prospection sur un moteur de recherche (google ou un autre), les choses semblent encore plutôt assez sombres pour ce qui est de 1937. On parle d'un rapport rédigé par la direction du PPA où l'identité algérienne a été pour la première fois affirmée en tant qu'arabe. La chose semble avoir été réeditée en 1947, à la veille de la crise de 1949. Mais je n'ai personnellement jamais su où ni comment l'on pourra consulter ces documents-là.

Ce qui est sûr, c'est que Lhadj Messali a, en lançant le PPA, opéré une double rupture avec la trajectoire de l'ENA : on ne parle plus de l'Afrique du nord mais seulement de l'Algérie, et on lui offre une profondeur stratégique plus vaste : "le monde arabe", dans lequel elle risquait pourtant beaucoup plus de se diluer que de s'affirmer en tant qu'identité nationale : cela donnait une longueur d'avance importante pour la propagande coloniale lorsqu'il s'agit de travailler l'opinion publique de nos parents et aïeuls qui seraient tentés de rejoindre le parti indigène.

D'un autre côté, Lhadj Messali n'aurait jamais osé avancer une telle manoeuvre s'il ne comptait sur deux éléments importants : le soutien des frères musulmans qui l'ont repéré et socialisé déjà à l'époque où il était soldat à Bordeaux (voir son auto-biographie, tome I) par lequel il pouvait impressionner sa base (les frères musulmans ont été ceux qui l'avaient mis en contact avec Chakib Arslan -voir même source-). C'est peut-être aussi de cette date que naissait, chez les arabophones algériens, le sentiment de crainte d'être mis en minorité si les berbérophones accédaient à l'affirmation de leur identité. C'est probablement ainsi que l'on a amené les militants arabophones du PPA à cautionner ce qui pouvait leur sembler comme une tactique préventive : s'affirmer "arabes" avant que les berbères ne s'affirment tels ! Pourtant, on peut être sûrs que les indigènes algériens ne nourrissaient pas du tout ce type de fractures à cette époque.

 

La manoeuvre ne pouvait que réussir, et elle n'a pourtant réussi qu'à moitié : la réaction du groupe "Idir El Watani" qui s'éleva contre l'affirmation exclusiviste arabiste de l'identité algérienne et défendit l'option d'une identité algérienne à travers l'expression "Algérie algérienne", s'est affirmé à la fois "Idir" et "El-Watani", c'est à dire à la fois berbère et arabe : on a ainsi largement échappé à la dualité arabe vs berbère dans laquelle Lhadj Messali a failli ferrer la cohésion du peuple algérien. Même si l'objectif cible n'avait pas atteint, cette simple remise en ordre a semblé suffire à Lhadj Messali pour accuser les "Algérianistes" de "Berbéristes", cachant ainsi derrière leur initiative le fait que lui-même s'affirme arabiste et impose cette affirmation à quiconque rejoint le PPA devenu MTLD et qu'il ne prenait pas tous les constituants algériens avec les mêmes soin, conscience et responsabilité.

Par la même occasion, il réalisait une rupture supplémentaire avec l'héritage de l'ENA car en accusant les "Algérianistes" de "matérialistes", il rejetait du même coup les racines révolutionnaires, et plutôt bolchéviques de l'Etoile Nord-Africaine dont le pionnier fut Hadj-Ali Abdelkader, le communiste dont l'administration française connaissait si peu au point où l'on ne sait toujours pas s'il était originaire de Relizane ou de Sidi-Bel-Abbes !

Tahar Hammadache

Soumis par aman Yef imcan… ven 02/07/2010 - 20:28

azul

il n y a que ça qui nous manque d'aller a baghdad et damas,le royaume du baath , pour effectuer la circoncision  aux imazighen de 2010.

la promesse des anciens  imazighens,vous disent que votre moule du baath sera demolit et jeter au loin des royaumes imazighens. avec l'aide des dieux ou des diables et des imazighens qui sont encore des gardiens de timuzegha "negh taqvaylit".

cet article  de tahar hamouche,nous a ramené à visiter son temple du baath. il y a des kabyles qui s'accroche a leur malheur de crainte d'etre abandonner. nous vous disons que vous etes des esclaves dans votre temple du baath. nous voulons vous liberer. vous n'etes pas les seuls à avoir cette reaction.consulter l'histoire de moise pour comprendre votre situation.

aidez nous à vous liberer.

tanemirt

Soumis par Anonyme (non vérifié) ven 02/07/2010 - 22:46

Tamazight ceci Tamazigh cela mais qui allez vous berner encore aujourd'hui? Tamazight est la langue des imazighen de l'atlas marocain vous n'avez pas le droit de leur confisquer leur langue! Brahim tazaghart d aqvayli itmeslayen TAQVAYLIT. merci de remettre les pendules à l'heure.

Soumis par agwzul (non vérifié) sam 03/07/2010 - 09:10

En réponse à par Anonyme (non vérifié)

Azul akkwit,

 

         Pas de différence entre tamazight et taqbaylit, le Tamazight n'est pas localisé seulement dans l'Atlas marocain ce que tu dis là est de la désinformation.

       Plus nord dans le Rif marocain les tribus " Act Watyaghel, Act Ulicek, Igeznayen, Ibbuqquyen, Act Ammart, Act Saïd, IqqelEiyen, Ikebdanen, Aït Itteft et Iznasen se disent tous de langue Tamazight et tous sont des Imazighen et ce en opposition par rapport aux Isenhadjen du versant Sud du Rif qui comme les Kabyles ne se reconnaissent pas en tant qu'Amazigh mais comme Icelhiyen, or les Icelhiyen se ne sont ni plus ni moins que des Imazighen islamisés à outrance et qui à un certain moment de l'Histoire se sont mis à enseigner la religion Monotheiste non plus en TAMAZIGHT comme ce fut le cas au tout début, mais en arabe, afin de mieux assujetir le peuple et par souci de corporatisme aussi.

    En dehors du Maroc, dans les Awras il existe en toponymie un lieu "Ighil Imazighen = le col des Berbères" dans la région de Aris.

   Les Berbères Inefousen se nomment "Imazighen" également, les beni Mezghana d'Alger, dont ledescendants se retrouvent sur les flancs de l'Atlas de Blida (forme arabisante de AÎT iMAZIGHEN)

   Les Touaregs eux même se nomment "Imajjeghen forme schwintante de Imazighen"

   Voilà pour les pendules à l'heure, cessez de minimiser le role des Imazighen en Berbèrie.

 

                                  AGWZUL

 

  

Soumis par Anonyme (non vérifié) sam 03/07/2010 - 15:16

En réponse à par agwzul (non vérifié)

Agzwul depuis que je lis tes interventions je dois te dire que tu es le champion de la OUMMA amazighe : un MYTHE perpetué par l'Académie berbère pour contrer l'hégémonie de la oumma arabe en cherchant à lui disputer même les "arabophones" terme (kabylo-kabyle d'ailleurs) sauf que ces derniers se foutent royalement de l'amazighité. Imazighen n'ont absolument aucun avenir dans cette optique car le problème est essentiellement IDEOLOGIQUE.

Pour le Rif que je connais très bien c'est une communauté de destin tout comme la Kabylie et jamais un rifain lambda ne te dira dans la langue courante (et non militante) qu'il parle "tamazight" mais TARIFIT soit tout comme nous qui disons Taqbaylit ou les Siwis Tasiwit. Les seuls berberophones que je connaisse qui disent parler Tamazight sont les amazighs de l'atlas marocain, donc je persiste que ce mot (en parlant de la LANGUE) leur a été tout bonnement confisqué par les défenseurs de l'unicité et de la "oumma amazighe".

Les langues amazighes ont évolué naturellement d'une même langue mère et contrairement à ce que pourraient penser certains ce n'est pas la langue arabe qui aurait fractionné une soit disant langue unie. L'arabe bédoin a influencé à des degrés divers des langues amazighes déjà bien évoluées et ne permettant plus ou peu l'intercompréhension, intérroges les linguistes.

Soumis par Anonyme (non vérifié) sam 03/07/2010 - 01:12

Article truffé d'approximations et de contre-vérité. Franchement sans intérêt.

Soumis par Anonyme (non vérifié) sam 03/07/2010 - 14:20

En réponse à par Anonyme (non vérifié)

un nom à retenir un grnad monsieur profondément inteeluel et un vrai amazigh.

 

cet article est une grande révélation de l'imposture arabe et des  arabistesn'en déplaise aux fossuers qui voudrait nous faire croire  le contraire..

 

Nous apprenons la vérité de plus en  plus ,une execcellente chose .nos usurpateurs et fossoyeurs seront mis à nus..

Que la vérité éclate et que la rivière retrouve son cour d'eau  dont elle a été dévoyée.

 

TAMAZGHA ressucitée..

Soumis par winn n'da (non vérifié) dim 04/07/2010 - 00:16

c'est bien que tamazight participe a ce machin international de traduction,mais ca reste encore superficiel,ce que tous les amazighs veulent aujourd'hui,c'est d'avoir droit a un etat et chacun dans sa superficie geographique et linguistique,il serait méme nécéssaire,a mon avis,de repenser le drapeau amazigh de maniere a ce que chaque amazigh,qu'il soit twareg,kabyle,cawi,rifain ou autres s'identifie individuellement a lui.rajouter par exemple,autant d'etoiles ou de symboles de tous les peuples amazighs eparpillés.c'est seulement a partir dela,que nous nous pourrons parler de des peuples amazighs.

Soumis par Anonyme (non vérifié) dim 04/07/2010 - 12:28

L'initiative de Brahim Tazaghart, dont je salue l'ouverture d'esprit, est très louable. Ouvrir la culture kabyle à d'autres cultures et civilisations est quelque chose de très bénéfique. En traduisant Maram al Masri en kabyle, il crée des ponts entre  deux civlisations anciennes que la politique a éloignées l'une de l'autre. Donner en Irak (berceau d'une civlisation antique, n'en déplaise aux impérialistes américains !) une conférence sur la  littérature kabyle, voilà un acte militant et courageux...à renouveller.

Soumis par aman itsen (non vérifié) dim 04/07/2010 - 21:18

Ce brahim Tazaghart, je l'ai vu à el djazeera dans une émission intitulée " la question amazigh dans le maghreb arabe", il a été invité en tant que spécialiste du Maghreb.  Monsieur se transforme en  militant du MCB et annonce devant des millions de téléspectateurs que la langue amazigh est officiel en Algérie, et que la question amazigh est reglée en algérie , il y'avait sur le plateau  un invité marocain qui avait protesté sur l'intitulé de l'émission, il avait dit que c'était insultant le titre de l'émission, notre ami Tazaghart trouvait que le titre lui convenait car l'arabe était une civilisation. Je vous dit que ce Monsieur est un  grand imposteur, c'est grand baathiste, un fervent défenseur de la culture arabe, attention! qu'il ne trompe personne

aman itsen

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