Les partis de l’opposition démocratique : Réalité, discours et espérance

Les partis de l’opposition démocratique : Réalité, discours et espérance

Il faut arrêter le temps, changer le peuple et entamer une nouvelle manière d'être. Telle est, pour le citoyen algérien déçu et vidé de son optimisme légendaire, l’unique voie de sortie pour que notre pays puisse retrouver la direction du progrès et de l’émancipation. Ce summum de désespoir est loin d’être synonyme de son abdication devant le système qui lui apparaît finissant bien que résolument accroché à son pouvoir. L’atomisation et la passivité de la société serait plutôt due aux reniements et au calquage du fonctionnement des institutions décrié et condamné par tous , par une classe politique qui s’en lise d’année en année dans une « normalisation » effarante.  Les autres mouvances (islamiste, conservatrice, arabo-islamiste, clientéliste) étant délétères pour la démocratie, les partis politiques de la mouvance démocratique semblent, quant à eux, incapable de faire leur propre mutation pour dépasser leurs archaïsmes et instaurer en leur sein une véritable démocratie interne qui, faudrait-il le reconnaître, est absente de ces structures devenues de simples appareils sans projection réelle dans la société.



Il est pénible en effet pour n'importe quelle plume démocratique de rendre public les tares de partis que nous aurions aimés voir ne pas dévier de leur socle démocratique pour jouer sur la corde raide des flans démocratistes. Ce n'est guère de gaieté de cœur, quoi qu'on dise d’ailleurs, que la responsabilité éthique nous impose d'aborder enfin la réalité peu reluisante du fonctionnement de ces partis démocrates qui, à leur insu ou de gré, n'ont fait que reproduire le schéma du parti unique pour nous retrouver avec un multipartisme décousu et trompeur. Un multipartisme fait de plusieurs partis uniques en fait. Et pour cause: les exemples sont nombreux d'opposition ou de différents internes qui aboutissent systématiquement à l'exclusion. Comme au FLN, on ne badine plus avec l'acquiescement dans nos chapelles démocratiques.



Il est difficile de retenir l'explication en vogue qui prend systématiquement le raccourci de mettre sur le compte de manipulation du pouvoir qui aurait manipulé ces "oppositions internes" et que la "vigilance du parti" aurait réussi à neutraliser. Si des cas pourraient se retrouver dans ce schéma, c'est loin d'être le cas des cascades de "démissions" ou « d’exclusions » qui ont jalonnées la vie, pourtant si courte, de notre opposition démocratique. Leur éloignement toujours grandissant du quotidien du citoyen est, en partie, la résultante de cette saignée.



D'autres raisons existent en effet et qui expliquent ce processus d’affaiblissement allant crescendo des partis d'une mouvance démocratique difficilement définissable. Loin de se vouloir exhaustive, cette approche critique citerait l'absence de l'alternance qui flirte avec le culte de la personnalité. Il n'est pas question ici de remettre en cause la compétence et les valeurs intrinsèques d'un Sadi par exemple, mais de là à monopoliser la présidence de son parti sans alternance durant près de 20 ans, cela n'est pas sans soulever des questions d'éthique et de démocratie réelle et c'est la porte ouverte au scepticisme. Que dire d'un Aït-Ahmed qui, bien qu'établit définitivement en terre helvétique, continue de régner sans partage, en véritable monarque sur son parti et ce, depuis 1963 ! Ne pas se poser de questions en de pareilles situations, c'est participer à la consolidation de la culture de l'unanimisme qui est aux antipodes de l'intelligence et donc, de la démocratie tout court.



L'argument auquel on recourt souvent pour justifier cette anomalie c'est le « plébiscite souverain des militants de la base qui auraient voté "unanimement" pour le même président lors des congrès ». Un peu à la manière du régime algérien qui, depuis 1962, recours à cet artifice pour expliquer son maintient permanent au pouvoir, les partis de la mouvance démocratique versent dans ce vocabulaire populiste pour expliquer l'indétrônabilité non seulement d'un président du parti mais souvent, même celle de certains membres influents de la direction qui, malgré l'arrivée de nouvelles compétences jeunes, continuent de jouir d'une légitimité tantôt "historique", tantôt "enfant-de-chahidiste" tantôt carrément "claniste" ou "consanguine" qui sont autant de « qualités » requises pour se voir admis dans le cercle du personnel du pouvoir algérien.



Cette situation a, logiquement produit l’autre faille qui consiste à voir une partie de la militance, à défaut de pouvoir accéder au poste de responsabilités dans leur propre parti, en raison de la fermeture des voies d’accès ou en raison de leur médiocrité, se recycle dans une carrière d’«élu» ou de « candidat » épiant la moindre élection locale, de préférence à l’APW, au mieux, pour le gros lot, à la députation. Ainsi, il n’est pas difficile de constater l’omniprésence de plusieurs noms sur les mêmes listes lors de toutes les consultations électorales qui ont eu lieu depuis 1989. Cet état de fait peut s’avérer relatif s’agissant des élections municipales mais l’omniprésence de certains noms aux premières loges des listes APW (assemblée départementale) et celles pour les législatives est assez frappante. Pire, certains « recalés » des listes pour la députation se retrouvent recyclés aux premières loges dans les listes APW comme ce fut le cas lors des législatives du 17 mai 2007 et des locales (APC – APW) de novembre de la même année.



Avec un système aussi fermé devant les nouvelles compétences qui se retrouvent souvent reléguées, des années durant, au rang d’exécutant ; de « colleur d’affiches » et de « pompiers » quand il s’agit de combler un vide, car n’ayant pour seule arme que leur compétence et la force de leur convictions idéologiques, on est en droit de se poser des questions, notamment celle qui consiste à dire : N’y aurait-il plus de relève dans les partis de la mouvance démocratique pour recourir, des décennies durant, aux mêmes têtes qui, du reste, n’ont jamais été soumises à l’évaluation de leurs bilans ?



Nous ne pouvons aller plus loin dans notre propos sans noter un exercice politique qui pèche par un manque de crédibilité aux yeux du citoyen-électeur qui se sent de plus en plus floué en ayant accepté de servir d’alibi à la légitimation de mascarades électorales dont le vainqueur est tout désigné parmi les listes issues des partis du pouvoir et de leurs alliés et où viennent s’imbriquer, par intermittence, quelques « députés » issus des partis de la mouvance démocratique dont les motifs de leur démarche participative se résumant souvent à la nécessité d’être présent dans l’hémicycle parlementaire pour « porter la voix des plus démunis » au plus haut niveaux !

A la question de savoir si cette stratégie ne serait pas en fin de compte l’alibi démocratique que rechercherait le régime et de ce fait, l’option du boycott ne serait-elle pas la mieux appropriée tant que la fraude reste une donne incontournable du jeu électoral algérien et tant que le champ politique et médiatique soit fermé, nos partis démocrates rétorquent systématiquement par cette question qui, loin d’être convaincante, renvoie l’image d’une opposition dépassée et par les événements et par l’ambition toujours grandissante de ses cadres et qui consiste à dire :  « boycotter et après ? ».



Les citoyens rencontrés ici et là sont loin de partager cette vision des choses, pis encore, ils disent majoritairement leur colère de voir des partis en qui ils avaient mit tous leurs espoirs devenir de simples appareils qui, au lieu de former des cadres militants qui ne badineront pas avec les idéaux fondamentaux et l’éthique, se sont transformer en ateliers où se négocient les plans de carrières et les promotions via des positionnements privilégiés sur les listes électorales, notamment celles des législatives. Des exceptions existeraient certes, mais noyées dans le tas, elles finissent par renter dans les rangs et se contenter, comme les autres, de se prêter au jeu de « lève la main » pour percevoir un salaire de député dépassant les 30 millions de centimes dont 80% renfloueront le trésor personnel, les 20% restant étant versés à leurs partis. Il faut rappeler que tout cet argent qui devrait servir au travail du parlementaire notamment pour l’ouverture, comme ça été promis lors de la campagne pour les législatives, d’un bureau de proximité dans chaque circonscription à raison d’une permanence par député par circonscription. Si une telle promesse était tenue, cela générerait logiquement la nécessité de recruter au moins une secrétaire et un assistant parlementaire par député. Le salaire du député serait dans ce cas plus ou moins justifié car outre les salaires de la secrétaire et de l’assistant, voire du loyer, l’ouverture de ces bureaux de proximité rapprocherait le député du citoyen qui aura la possibilité de le solliciter et de lui soumettre ses doléances. Le traitement de ces dossiers et leurs prises en charge engendreront forcément des dépenses supplémentaires. Or, de ces permanences, il n’y en a que dalle et ce n’est pas une unique permanence ouverte dans l’enceinte du siège d’un parti politique qui changera quoi que ce soi à cet amer constat. Ceci et au moment où 80% de la base militante de ces partis grâce à qui une campagne électorale à eu lieu et des citoyens réticents ont été convaincus d’aller voter pour les futurs députés ou élus APW de leurs partis, vivent dans le dénuement le plus totale et dans une indifférence déroutante. Ainsi, en l’absence de tout mécanisme de contrôle ou de solidarité interne, le militant de base fougueux qui, du jour au lendemain, se retrouvant dans la précarité, est tout bonnement abandonné par ce qu’il a toujours considéré comme « son parti ». Pendants ce temps, les députés et les cadres (sur)rémunérés faussent compagnie à leurs bases et évoluent dans un univers à mille lieues des préoccupations « d’en bas ». Ce phénomène apparu avec les années terrorisme s’est considérablement accru durant ces dernières années à tel point que, dans l’intermède qui sépare deux élections, beaucoup croient qu’ils n’existait plus de multipartisme. Par la force des choses, une idée est venue s’incruster dans les esprit pour se consolider au fil des élections et qui est celle de dire que, n’ayant plus de structures de base opérationnelles en dehors des élections, les partis politiques sont devenus des clubs où accourent les opportunistes de tous poil à l’occasion de chaque consultation électorale propulsant à la gestion des collectivités locales (APC) des militants sans culture politique et sans véritable engagement, produisant des gestions décevantes voire aussi catastrophiques que celle, tant décriée, des représentants du pouvoir (FLN, RND, islamistes). D’où l’apparition de ce sentiment largement partagé ces dernières années qui consiste à dire que « tout le monde est pareil ». Ce sentiment a travaillé en défaveur de l’opposition, puisque repris et amplifié par les canaux du pouvoir, le citoyen a presque succombé puisque, notamment en Kabylie, le FLN est revenu aux affaires dans plusieurs localités. L’autre revers de la médaille, la véritable militance au niveau de l’opposition démocratique, compétente et convaincue, se retrouve quant à elle, marginalisée, voire suspectée car décriant ces disfonctionnements et désignant souvent les responsabilités se situant aussi bien au niveau régional qu’au niveau de la direction nationale.



Autre grief porté contre les représentants de la mouvance démocratique au sein de l’APN (Assemblée Populaire Nationale) est sans nul doute la légitimation de cette participation qui vient d’être ébranlée par deux secousses qui auraient du constituer de véritables aubaines de rendre à la politique et à l’opposition démocratique ses lettres de noblesses et une crédibilité qui lui fait défaut depuis plusieurs années.

L’entrée sociale et politique de cette année est marquée par le passage devant « les représentants du peuple » de la chambre basse et du sénat, tous présents pour une fois,  de la nouvelle loi de finance qui a revu en hausse les salaires des députés qui atteignent désormais pas moins de 30 millions de centimes au moment où le SNMG est de 12 000 dinars. Les députés issus des partis du pouvoir ou de leurs satellites dans l’opposition comme le PT ou les « indépendants » ayant, sans surprise, soutenu cette loi, les députés démocrates l’ont, quant à eux, certes critiquée et s’étaient « opposés » au moment du vote mais ce que le commun des citoyen et surtout ce qui reste de leur base militante avait espéré voir comme projection concrète de ce « non » démocrate dans l’action politique, n’a, hélas, pas eu lieu. En effet, l’on se demande bien si on est dans la pratique politique ou dans le profit, sinon, n’importe quel député qui serait mu par un combat pour des idées et des idéaux pour lesquels ils ont été élus par leurs électeurs potentiels ne se serait jamais suffit d’un « non » et puis rien, ou plutôt, nous serions mieux inspirés d’écrire « ne se serait jamais suffit de voter contre la loi de finance et d’accepter de percevoir les sous qu’il a rejeté par le vote ». Être conséquent avec soi et avec son discours, voilà où réside la crédibilité au regard de l’opinion car, d’aucuns avaient attendu que nos députés convoquent illico une conférence de presse pour annoncer qu’ils refusaient de toucher l’augmentation faramineuse de leur salaire et qu’ils avaient décidé de la verser mensuellement à des associations ou à des citoyens vivants dans la précarité ; ce qui, chaque mois, sera rendu public dans le détail. Voilà une action qui aurait été une réhabilitation du politique et qui aurait réinsufflé de la confiance et de l’espérance chez le citoyen. Voilà une action qui aurait prouvé la bonne foi du « non » des démocrates qui, au final, est apparue aux yeux des citoyens comme une farce mise en scène pour les besoins de la communication pour ne pas dire pour la consommation médiatique, mais perçue comme une hypocrisie au niveau de la base et des laissés-pour-compte, c’est-à-dire, de la majorité des algériens.



Autre aubaine, le coup de force constitutionnel du 12 novembre 2008. En effet, le veto des démocrates aurait été plus honorable et mieux rentabilisé s’il n’avait pas manqué de cette continuité dans le temps et l’espace. Dans un tel cas de figure, ou on est dans la pratique politique ou on ne l’est pas et si l’on est dans le premier cas de figure, cela nécessite des prises de position « spectaculaires » à la mesure de la gravité de la situation. Le groupe parlementaire des démocrates aurait marqué de son empreinte l’histoire de la politique algérienne en convoquant au soir du 12 novembre même, une conférence de presse pour annoncer tout bonnement leur retrait définitif d’une assemblée nationale qui, très mal élue et loin d’être au service du citoyen, venait de prouver qu’elle est un outil de propagande et de répression au service du régime en place. Le choix de nos députés de garder la chaleur de leurs sièges dans l’hémicycle Zighout Youcef et la consistance de leurs privilèges rendent leur vote contre les amendements constitutionnels sans valeur ni portée politique. Pire, il s’est avéré que le régime lui-même en avait besoin comme alibi démocratique et pluraliste à une assemblée « beni oui-ouiste ». Alors à la question « boycotter et après », il n’y a que cette réalité désolante qui saute aux yeux en guise de réponse. Une réalité qui inspire cette autre réponse : « ne pas boycotter, et après ? ».



Quant on n’est pas représenté au niveau des deux chambres en raison de positionnements instinctifs qui pèchent par une absence flagrante de stratégie et de vision cohérentes, ou encore, en raison d’un affaiblissement criant du aux tiraillements internes qui s’invitent sur la place publique et qui se soldent par des exclusions massives des contestataires, alors, la médiocrité se retrouvant aux règnes sur la base d’affinités familiales ou tribales, ce qui est une aberration pour un mouvement d’essence démocratique, produit une nouvelle manière de faire de la politique en recourant systématiquement à un oppositionnisme injurieux puisant dans le vocabulaire orduriers et affichant quand même la prétention de se réclamer unique vraie force de l’opposition ! Cela n’est pas sans s’ajouter à tous les disfonctionnement qui produit un effet répugnant chez les citoyens, creusant davantage le fossé, déjà considérable, entre les partis de l’opposition démocratique et la société.





En conclusion, l’absence de transparence sur le plan de la comptabilité et des finances des partis de la mouvance démocratique est une réalité indéniable que, continuer à la renier ne ferait que renforcer le scepticisme et le doute, partant de faire perdurer le rejet relatif dont ils font l’objet de la part de la société. En effet, bien naïf (ve) celui ou celle, parmi les simples militants  qui prétendra pouvoir jeter un œil sur la comptabilité réelle de nos partis démocrates où le salaire du député, celui des cadres, les sources de financements, les dépenses, les bilans réels … relèvent encore des sujets tabous qu’on aborde jamais dans les grands rassemblements de militants comme les assemblées générales régionales, nationales ou même lors des congrès qui, sont souvent de simple cadre d’enregistrement des bilans ficelés à l’avance et qui n’offre aucune possibilité au militant ou au responsable local d’en vérifier l’authenticité sans provoquer des remous, de la suspicion et la marginalisation.



Ce regard critique n’aura pas les bonnes grâces de ceux qui se complaisent dans l’opacité et c’est tant mieux. Nous ne doutons point cependant que nous n’avions rien fait d’autre que de refléter une réalité bien plus grave que tout le monde, citoyen, militant de base et petit cadre des partis de l’opposition démocratique, connaissent et subissent la mort dans l’âme. Bien malintentionné enfin celui qui conférera à ce texte une volonté délibérée de nuire à notre opposition, car il y’en aura même ceux qui crieront à la manipulation. La réalité est têtue et ce texte dont le contenu a du mal à se faire entendre dans les chapelles partisanes, se veut avant tout une invitation à une halte et à une autocritique sans complaisance pour une redéfinition de cette mouvance et pour réinventer des partis politiques s’inscrivant viscéralement dans une véritable démocratie interne et puisant leur légitimité dans leur exercice politique en parfaite adéquation avec le discours politique. C’est à ce prix et uniquement à ce prix que la maturité politique se produira, que l’adhésion populaire sera possible et qu’enfin, les partis de l’opposition démocratique qui auront le devoir de se regrouper dans une famille politique sur la base d’une plate forme minimale républicaine, pourront se présenter en véritable alternative. Nous appelons ce sursaut qualitatif de tous nos vœux.

Aït-Umezyan H.

13/12/2008

Soumis par Anonyme (non vérifié) ven 19/12/2008 - 08:22

Mon grand père s'est sacrifié pour l'indépendance de l'annegérie. Ceci dit, il s’est offert en martyre pendant la guerre de soit disant libération. Pour ne pas faire ce que je considère une grave erreur à faire à mon époque, et bien, moi, je me suis sacrifié pour acquérir une autre nationalité et dieu merci c'est celle tant espérée, la citoyenneté canadienne qui s'accorde parfaitement avec mes valeurs personnelles. Ça c'est le seul vote auquel j'ai cru et qui m‘a profondément convaincu.       Et comme c'est un vote gagnant!!! Quant aux khourotos de l'annegérie qu'il soit peuple ou dirigeant, pour moi, ce n’est que chimère.

Soumis par Anonyme (non vérifié) lun 22/12/2008 - 07:10

En réponse à par Anonyme (non vérifié)

Tout on étant profondément convaincu de l'idée de l'autonomie même plus l'indépendance de la Kabylie, j'ai bien peur que ce projet se retrouve à la croisée des chemins détourner par des conflits d'intérêts personnels étroits et égoïstes des hommes comme ça se produit tout le temps à l'images des révolutions. Conseil: Lisez la littérature politique d'anticipation de George Orwell, Noam chomesky (un grand critique politique), Aldus Haxley. Vous finirez par mieux comprendre les autoroutes de la politique. En attendant, je reste convaincu que seuls les progrès techniques et technologiques finiront par apporter des changements concrets. Un aspect de cette révolution a été déjà aborder par Stéphane avec sa vision de Kabyle.com pour les décennies avenir avec l'internet (vidéo conférence, services en lignes direct 24/24 etc) à la maison de chaque foyer en Kabylie. L'idée doit ratisser large afin de toucher le plus de domaines que possible pour que le peuple Kabyle n'est plus à avoir recours aux «services» de l'état pour régler ses problèmes ainsi s‘émanciper. Un simple exemple dans un seul créneau qui peut servir à tout les autres: L’école et la Langue Amazigh. Notre langue est une langue de seconde zone et optionnel à l’école annegérienne. Si on devait mettre à la disposition des enfants de Kabylie des cours, des examens par vidéo conférence et en lignes 24/24 de tout les niveaux d’études honorés par des notes de passage et des diplômes. J’appellerais ça si vous le voulez des cours par correspondance en direct. Je vous le jure que nos enfants apprendront la grammaire française mille fois mieux que ce qu’ils apprennent actuellement. Nos enfants n’auront pas besoin d’aller à l’école annegérienne qui nous impose des programmes en langue Arabe alors que les enfants de ceux l’imposent étudie en Anglais dans des prestigieuses universités des pays développés. Dans tout les cas de figures, même avec les diplômes des école annegeriennes, les gens ne sont pas mieux et leurs diplômes sont non reconnus. C’est à l’image de la grève du cartable ou on (puisque j’étais a cette époque la à l’université de Tizi Ouzou) a perdu une année pour des miettes alors qu’avec ça on perd rien. Tu fais la grève et tu étudie. Y a t’il de meilleurs moyens pour faire changer notre destin. L’état se retrouverait avec des école sans élèves, ce qui le pousserait a reconsidérer ses politiques envers nous et sur tout les plans.

J'apprécierais même l’avis de stephane la dessus. Thanmirth atudarth ithmazight.
 

Soumis par Anonyme (non vérifié) mer 24/12/2008 - 09:40

En réponse à par Anonyme (non vérifié)

Enfin vos propos ne sont pas enflammes et remplis de haines comme le sont certains dans ce site qui tiennet des propos venemeux contre l'Islam.

ce que vous proposez est realiste et pratique.

Je viens de decouvrir  ce site du Canada ou j'y vis depuis 20 ans. J'ai malheureusement perdu un peu de mon heritage Kabyle. Bien que je me rappelle toujour du Kabyle, je le parles seulement quand je telephone a mes parents. Je ne l'ecris plus. J'ai pourtnat partcipe au printemps berbere qui a donne a tant de jeunes lyceens (ennes), etudiants tant d'espoir et de courage.

C'est triste de voir que les choses ne se sont pas ameliores and que la Kabylie a ete negligee. Pour compliquer les choses il ya des divisions au sein des kabyles.

 Naima

 

Soumis par Anonyme (non vérifié) ven 19/12/2008 - 17:41

Le syndrome de tout boudisme Kabyle,

En lisant votre intervention qui est juste dans un certain angle de vue ça me fait revenir aux souvenirs de nous fêtes Kabyles, je m’explique il y avait toujours un parmi les invités qui boude, qui n’attendais qu’une occasion pour gâcher la fête, quitter la fête en récupérant sa femme et ses enfants, souvent c’était le cousin ou le gendre.

Pour les partis politiques démocrates RCD, FFS …, je pense que c’est une chance pour nous juste le faite qu’ils existent, imaginer un instant si dans la vie politique de l’Algérie il n’y avait pas cette mouvance ça sera un champ libre pour le ridicule et l’absurde de la pensée magique des mafieux du FLN et des intégristes, pour ce qu’est de la présence des députés

Démocrates à l’APN et leurs votes contres des lois rétrogrades du pouvoir est très important pour nous, on cautionne rien au contraire on affirme notre différence, le boycotte c’est se résilié à la fatalité si notre but est toujours la lute pacifique on auras pas d’autres choix que d’intervenir dans n’importe quelle tribune qui se présente devant nous pour exprimer notre position , ce qu’est sur on va rien changer pour l’Algérie car on est une minorité même sans la fraude on ne gagnera pas avec l’antikabylisme qui règne dans la société Algérienne, pour ce qu’est de gestion de nous partis politiques à l’intérieur surement il y aurai des choses à amélioré mais si on commence à discréditer nous hommes politiques à ce moment si on fait le jeu de nous ennemis, bon Dieu je préfère un Saadi ou Ait Ahmed  éternellement qu’un Bouteflika ou  Djabala, je vous souhaite une bonne journée.

                                Gaya 

 

Soumis par Anonyme (non vérifié) ven 19/12/2008 - 19:38

En réponse à par Anonyme (non vérifié)

AZUL fell-awen azul GAYA c'est une réaction de bons sens? elle nous conviens pas mais à cette alllure nous en avons en,core pour plusieurs décéniées à subir l'arabos-islamisme nous voulions enfinir le plus rapidement possible avant toutes ces mascarades de réelections si possible il a le feu chez nous tout le monde sait tout çà qu'attendons nous la coupe est pleine ils nous faut réagir par tous les moyens possible c'est mon avis.Ar tufat.Vive la kabylie libre.

Soumis par Anonyme (non vérifié) sam 20/12/2008 - 01:05

En Algerie , il n  y a jamais eu de politique et ce n'est pas demain que cela risque de commencer. La condamantion est historique et surtout culturel et tout volonté de faire croire que c'est possible constitue un jeu de complicté qui donne du temps au pouvoir aux fins que nous connaissons tous.

 Bref, le seule région ou il est encore possible d'installer la démocratie ou encore mieux une vraie république meme petite est sans conteste l'a KABYLIE pour les raisons culturelles qui sont celles  de la participation de Thadjmait, notre  chambre basse et aussi et surtout notre culture d.égalite entre les sexes meme si l'islam nous a quelque peu destabilisé, mais au fond notre culture nous a protégé et mis  a l'abri  de l'archaisme arabo primitif ; a notre tour de la proteger pour l'honneur de nos ancetres et tous ceux qui sont tombés sous les balles arabo islamistes.

donc , pour ce qui nous concerne, la kabylie  est notre seule issue en tant que peuple vaincu, en tant que peuple aspirant a la liberté a l'égalite et au progres a l'instar de ces pays qui se respectent vers lesquels les kabyles emigrent.

Vive l,autonomie dans les plus brefs delais

aomar

Soumis par Anonyme (non vérifié) dim 21/12/2008 - 09:33

En réponse à par Anonyme (non vérifié)

Je ne sais pas ou tu es - Moi je suis en Amerique - Protege' ! - Ce que je veux comme tout le monde et en Kabylie, et donc il faudrait s'y rendre ! "les mains vides ? " faire le suicidaire? C'est bien cela qu'on fait des centaines de milliers de Kabyles contre la france, alors que les autres se preparaient au Maroc, et ailleurs. Quel gachi !!!!

A mon avis, il faut a tout prix liberer les Kabyles sur place, et trouver les moyens politiques(support), et materiels d'imposer notre gouvernance de notre territoire et de notre peuple, et biensur le faire reconnaitre. Donc,

1. Une independance economique de la Kabylie pour soustraire les Kabyles de la mafia et biensur nettoyer cette terre divine des locusts etrangers et kabyles salis/ensorcele'.

2. Gagner des amis et supporters certains a l'etranger, afin que notre cause et project fasse l'agenda.

La chanson qui m'a makise', quand j'etais encore adolescent, et bien celle de Ferhat Imazighen Imula: Accic d'umghar - L'enfent et le vieillard, pour vous dire a quelles altitudes Ferhat vole !!!!

Soumis par Anonyme (non vérifié) sam 20/12/2008 - 02:32

 - Cela j'en m'en suis rendu compte il y a longtemps, trop longtemps-meme, helas...

Notre Situation n'est pas comme elle aurait pu l'etre d'un point de vue politique, mais je pense que le peuple Kabyle a de quoi etre fier, et par cela je ne veux point dire son histoire ancienne, etc. qui est nulle (faut etre honnete et franc avec soi-meme), mais le niveau de conscience de la jeunesse Kabyle depuis l'independance de la France. Ce sont des acquis vu la bestiole a laquelle on a affaire. Cependant, les choses doivent changer, et doivent changer vite!!! - A mon avis, ce n'est pas la politique qu'il y a boycotter, mais toute la societe Algerienne!!! Il n'y a pas d'autres issues.

Le veritable et seul acquis a mon avis et la greve du cartable - Aujourd'hui, et pour le future visible, l'access de cette mafia a la tete de nos enfants a un age si tendre et delicat, est pire que le terrorisme !!! C'est la torture continue.

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