L’officialisation du berbère en Algérie - Fictions ou réalités

L’officialisation du berbère en Algérie - Fictions ou réalités

par Salem CHAKER

Comme on pouvait le prévoir après la reconnaissance de "l’amazighe" comme seconde langue officielle par la constitution marocaine de 2011, l’Algérie vient à son tour d’accorder le statut de "langue nationale et officielle" à tamazight à l’occasion de la révision constitutionnelle adoptée par voie parlementaire le 7 février 2016.

Les termes et les conditions de cette reconnaissance dans les deux pays sont largement convergents, ce qui confirme qu’il existe bien, depuis le début années 1990, une interaction permanente entre l’Algérie et le Maroc dans la gestion de la "question berbère" [1].

Que faut-il penser de cette "officialisation" algérienne ? – Progrès, avancée significative, réorientation de la politique linguistique… ? – Ou leurre, gesticulation et manipulation politiques ? On laissera les envolées lyriques sur les "avancées et les acquis" aux naïfs et aux relais officiels et officieux des pouvoirs politiques. Une réponse sérieuse suppose :

1) une analyse du texte constitutionnel,

2) un examen du contexte juridique global,

3) un examen des données factuelles, de la mise en œuvre et de l’impact concret sur le terrain.

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Salem CHAKER

1. Le texte de la révision constitutionnelle algérienne : une officialité étrange, contradictoire et "à venir".

L’article 3bis de la nouvelle constitution énonce : "Tamazight est également langue nationale et officielle". Mais l’article précédent (3) confirme : "L’arabe est la langue nationale et officielle. L’arabe demeure la langue officielle de l’État.".
L’usage de l’article défini, ("la langue", en français comme dans la version arabe) exclut toute ambigüité : l’arabe est bien la seule langue officielle de l’État.

La succession de ces deux articles ne peut que plonger le lecteur dans une profonde perplexité. La notion de "langue officielle" signifie très précisément : "langue de l’État et de ses institutions". Si "l’arabe demeure la langue officielle de l’État", on ne peut que se demander de quoi et où tamazight serait "langue officielle" ? La formulation est donc incohérente, au minimum sibylline.
On peut imaginer que le législateur a voulu signifier par là que tamazight, sans être "langue officielle de l’État", pourrait être tolérée, à côté de l’arabe, dans certaines institutions (locales ?), ou bien que les usagers pourraient l’utiliser dans leurs relations avec les institutions d’État. Mais il ne s’agit là que d’interprétations, charitables, qui essaient de donner du sens à un texte constitutionnel, sensé poser des principes clairs sur lesquels seront basés de dispositions législatives et règlementaires ultérieures...

Mais l’incohérence est au cœur même de la nouvelle constitution. Car le préambule – dont il est dit avec force qu’il "fait partie intégrante de la présente constitution" – réaffirme que "l’Algérie est un pays arabe" – on précisera que la version arabe parle même de "terre arabe (’arḍ ɛarabî)". Voilà donc un "pays arabe" qui a pour langues nationales et officielles l’arabe et tamazight !

Quant à la mise en œuvre de l’officialité de tamazight, la fin de l’article 3bis précise :
– L’Académie algérienne de langue tamazight "…est chargée de réunir les conditions de promotion de tamazight en vue de concrétiser à terme, son statut de langue officielle".
– "Les modalités d’application de cet article sont fixées par une loi organique."

Ainsi, non seulement "l’officialité" de tamazight à côté de l’arabe "langue officielle de l’État" est mystérieuse, mais elle est explicitement posée comme "à venir", "à construire", "à définir ultérieurement"…

Le parallélisme avec la démarche et la formulation de la constitution marocaine (voir son art. 5) est flagrant. Dans les deux cas, au lieu de poser, comme on l’attend d’une constitution, un principe et un champ clairs d’officialité, on annonce une "officialité à définir" par des
lois organiques ultérieures.

On rappellera que la constitution marocaine a été promulguée le 1er juillet 2011 et que l’on attend toujours les lois organiques sensées fixer les conditions et champs d’application de l’officialité de l’amazighe dans ce pays…
On connaissait les "calendes grecques", le Maroc et l’Algérie ont inventé les "calendes berbères".

2. Le contexte juridique et institutionnel

Pour évaluer la portée de cette "officialisation" de tamazight, il convient aussi de la mettre en perspective dans son contexte juridique. On rappellera que tamazight était déjà "langue nationale" depuis la révision constitutionnelle de mai 2002.
Or cette disposition n’a eu strictement aucun effet légal ou concret depuis son adoption, il y a plus de treize ans. Bien au contraire, le corpus juridique algérien, loin d’avoir consolidé et précisé le statut de "langue nationale" du berbère, l’a vidé avec constance de toute réalité en réaffirmant à de nombreuses reprises le caractère exclusif de l’arabe dans toutes les sphères publiques :
− La loi 91-05 du 16 janvier 1991 portant "généralisation de la langue arabe", après avoir été suspendue pendant plusieurs années, a été confirmée et mise en application le 5 juillet 1998. Cette loi organise une répression linguistique explicite généralisée : seule la langue arabe est admise dans tous les espaces officiels et publics, y compris politiques et associatifs. Ce texte, toujours en vigueur, est sans doute l’une des lois linguistiques les plus répressives au monde. Orientation confirmée après la révision constitutionnelle de 2002 :
− L’ordonnance 05-07 du 23 août 2005 relative à l’enseignement privé stipule que : "L’enseignement est assuré obligatoirement en langue arabe dans toutes les disciplines et à tous les niveaux d’enseignement."
− La loi 08-09 du 25 février 2008 relative au code de procédure civile et administrative énonce : "Les procédures et actes judiciaires […] doivent, sous peine d’être irrecevables, être présentés en langue arabe. Les documents et pièces doivent, sous peine d’irrecevabilité, être présentés en langue arabe ou accompagnés d’une traduction officielle. Les débats et les plaidoiries s’effectuent en langue arabe"…

On peut en conclure que l’État algérien, en reconnaissant en 2002 tamazight comme "seconde langue nationale" a fait une concession formelle et symbolique à la contestation berbère kabyle ; mais pour le législateur, l’arabe est demeuré la langue exclusive des espaces institutionnels et publics.
Concrètement, le statut de "langue nationale" se réduit à la reconnaissance d’une légitimité patrimoniale – le berbère fait partie du patrimoine historique et culturel de l’Algérie − et à la tolérance d’un enseignement facultatif là où une demande existe.

Après cette première expérience de "reconnaissance" de 2002, on peut légitimement penser que la nouvelle "étape", l’officialité de tamazight aura exactement le même impact, c’est-à-dire aucun. Ce qu’annonce a priori expressément l’affirmation selon laquelle "l’arabe demeure la langue officielle de l’État".

3. Les données du terrain

Plus pragmatiquement, on peut aussi se demander quels ont été/sont les effets concrets de ce prétendu caractère "national" de la langue berbère reconnu depuis 2002 par la constitution algérienne ? Sur ce plan, les données sont claires. Le statut "national" du berbère est totalement contredit par la mise en œuvre et les faits :
– "Langue nationale" (de tous les Algériens) dans la constitution, mais enseignement facultatif  ! La contradiction est trop flagrante pour qu’il soit utile de s’y appesantir…
− Les quatre départements universitaires de berbère existants sont tous situés en zone berbérophone : Kabylie ou domaine chaoui.
− L’enseignement du berbère, dont le décret de 1995 prévoyait expressément l’extension à l’ensemble du territoire national, se limite de fait, plus de vingt ans après son lancement, aux seules régions berbérophones : selon les derniers chiffres officiels disponibles (2013), 90% des élèves et des classes sont localisés en Kabylie, le reste dans les autres régions berbérophones, principalement l’Aurès. La rétraction sur les zones berbérophones s’est même accentuée au cours des dernières années.
– Toujours selon les données internes du MEN algérien, cet enseignement touchait en 2013 exactement 234.690 élèves (Primaire, Collège, Lycée) sur une population totale potentiellement concernée de plus de sept millions d’enfants, soit environ 3%...

Tout cela réduit quasiment à néant l’affirmation du caractère "national" de tamazight. De facto, tamazight/amazighe est bien une langue minoritaire à assise régionale.
Réalité sociolinguistique d’évidence, que les textes et le discours officiels prétendent non seulement ignorer, mais carrément nier.

Qu’en conclure ?

– Le corpus juridique algérien apparaît comme un assemblage composite et conjoncturel, tissé d’incohérences – mais qui ne renonce pas à son objectif stratégique : l’arabisation.
Ce que rappelle lourdement le préambule de la constitution : "L’Algérie [est] terre d’Islam, partie intégrante du Grand Maghreb, terre arabe, pays méditerranéen et africain…". Ce postulat, qui date de l’adoption de la constitution en 1996, a été reconduit en 2002, et il est maintenu à l’occasion de la révision de 2016.
– La constitution n’est pas un texte de référence édictant des principes et valeurs claires dont découleraient un ensemble de dispositions législatives. C’est un texte éminemment politique et conjoncturel, dont la fonction première est de donner à chaque courant idéologique (islamistes, arabistes, berbéristes, "modernistes"…) du "grain à moudre" sous forme de satisfactions symboliques.

– "L’officialité" de tamazight, dans un tel contexte, est évidemment un leurre, de la poudre aux yeux dont la seule fonction est de neutraliser un peu plus les élites berbères, de les couper de tout projet politique berbère en accélérant leur intégration dans un appareil d’État qui a programmé depuis longtemps leur phagocytose – au Maroc, on dirait leur "makhzénisation".

Comme dit l’adage kabyle "ur d-ittemɣay usalas deg umagraman !"

Salem CHAKER

Notes :

[1] Voir mon article : "L’officialisation de Tamazight (Maroc/Algérie) : quelques réflexions et interrogations sur une dynamique aux incidences potentielles considérables", Asinag (Ircam, Rabat), 8, 2013, p. 39-50.

Salem CHAKER
Soumis par Amar Amazigh (non vérifié) mar 23/02/2016 - 14:12

 Tout à fait d'accord avec cet analyse de notre grand homme Mr Salem CHAKER! Ce pouvoir corrompu n'arrete pas de nous lancer des poudres aux yeux et n4arretera jamais sa politique de diviser pour régner! Alors pour s'imposer en tant que grande NATION BEREBERE et grande force berbere, qui reprendra l'étandue complète de l'ancienne numidie , soyons unis! reconnaissons nous tous en tant que frères! .Opposons nous et combattons ensemble, ces  groupuscules d'individus extrémistes manipulés de l'exterieur et de l interieur (France, USA jerusalem, et ce pouvoir corrompu financé et soutenu par les monarchies orientales...!!!). Tamazight s'imposera d'elle meme en tant qu'unique langue nationale et officielle malgré les reticenses actuelles de certains,  qui croyaient à une arabité de l'Algerie! En tant que musulmans, nous sommes majoritaires DANS CE BEAU PAYS, GRAND  ET TRES RICHE, mais notre islam ne doit en aucun cas, nous faire oublier notre origine BERBERE.

Soumis par Diana (non vérifié) mar 23/02/2016 - 17:08

En réponse à par Amar Amazigh (non vérifié)

Vous pouviez toujours rêver, ton âne-gerie arabo-islamique colonisée et dégradée par tes frères déchets de fausse couche de chameaux n'a plus rien de berbère depuis 9eme siècle, tout ce que touche l'arabe l'avili idem pour l'Égypte pharaonique! Arrête ton délire, les kabyles se doivent de s'éloigner au plus vite des kds et des bédouins comme toi!!!!!!!

Soumis par Anonyme (non vérifié) mar 23/02/2016 - 18:29

En réponse à par Amar Amazigh (non vérifié)

REJETER LES DEUX : " ET " LE RÉGIME MILITAIRE, ET SA CONSTITUTION-BIDON
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Pour un vrai opposant ou un militant sincère, il n’est pas question de discuter tel ou tel article, point par point, mais il importe de rejeter et cette Constitution-bidon et le Pouvoir militaro-mafieux qui l’a promulguée. C’est de la poudre aux yeux, une énième manipulation, une tromperie de plus, un " os " jeté à la population pour l’occuper et donc la calmer ! Mais un homme ou femme digne n’accepte pas de manger les restes, et les renvoie à la figure du destinateur provocateur et manœuvrier qu’est ce Pouvoir dictatorial diabolique et sanguinaire, manipulateur, trompeur, habitué de ce genre de duperies, basant son action sur " la ruse et la force ", l’une ou l’autre ou les deux à la fois.......Ici, il est question de la " ruse ".....et la force (répression, massacres, attentats...) suivra, dès que les soulèvements populaires (inévitables) commencent.....
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OPPOSER UN DOUBLE REFUS / REJET :
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Il faut refuser de participer à ce faux débat, et rejeter " et " le Pouvoir militaire et sa pseudo-constitution, constitution-bidon, chiffon, de circonstance, qu’il ne respectera pas, qu’il va piétiner comme à l’accoutumée....
De plus, on ne peut raisonnablement dissocier ou séparer le Texte constitutionnel de la nature (dictatoriale, militaire et mafieuse) du Pouvoir en place qui le produit et le promulgue.....et le piétinera, le bafouera comme il l’a toujours fait !
Donc, il faut refuser de discuter " point par point ", sur tel ou tel article, mais rejeter tous les articles, donc refuser toute sa / cette consitution-bidon, et remettre en cause le Régime militaire qui l’a produite....et ne la respectera pas, comme par le passé, comme d’habitude !
Etre un vrai opposant, c’est remettre en cause le Régime militaire, et refuser ses textes, en grand et en petit, globalement et dans le détail, tout !
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DEFICIT D’ANALYSE, EFFONDREMENT DE LA CONSCIENCE POLITIQUE ET ABSCENCE D’OPPOSITION (NEUTRALISEE) :
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Comme toujours, à chaque événement, grave ou heureux soit-il, on est frappé par ce déficit d’analyse que le flot d’opinions célébrant ou condamnant tel acteur ou tel auteur ou mouvement, ne comble pas, loin s’en faut. La réserve dont font preuve nos prétendus intellectuels et nos dits opposants, habituellement prompts à convoiter les médias propagandistes, est préoccupante. Qu’en est-il ? Du renoncement ? Du reniement ? Car, aujourd’hui, les événements se décantent, les situations se clarifient, et il y a matière à fonder des prises de position.
S’agissant de cette constitution-bidon, cette " poudre aux yeux ", une énième manœuvre de tromperie et de diversion, on n’a pas vu à présent de textes probants et consistants, à même d’apporter une interprétation objective, un décodage ou décryptage de ce genre de « énième manœuvre de tromperie et de diversion », car en analyse politique concrète, c’est bien de ça qu’il s’agit. Et c’est fait intentionnellement, volontairement, dans un but bien fixé et déterminé, dans ce contexte spécial de guerre clanique au sommet de la Junte militaire, suite aux pressions américaine et britanniques sur l’oligarchie dirigeant l’Appareil sécuritaire et militaire, une crise amplifiée par la baisse considérable de la rente pétrolière et gazière …..
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LE POUVOIR MILITARO-MAFIEUX POURSUIVRA SA POLITIQUE DE DOMINATION TANT QU’IL :
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– dispose, pille et accapare la manne financière (des milliards) issue de la rente pétrolière et gazière ; la manne dont bénéficie toute la « caste militaro-bureaucratique », d’abord les Généraux prédateurs, qui assument les « premiers rôles », et les « seconds couteaux » qui forment les digues de protection, les murs de soutènement et forces d’interposition (administrations, associations, partis…) ;
– bénéficie du soutien politique, diplomatique et stratégique de l’Occident, en échange de ses compromissions et concessions : le Grand gendarme US a son Grand morceau au Sahara, et la France a ses contrats (Renault, Total, etc.) et les financements pour les Partis, Parlementaires et Personnalités influentes, les commissions et retro-commissions issues des surfacturations, fausses factures sur les centaines de marchés par an, en échange du silence sur les exactions massives du Régime criminel : c’est la France qui donne « là » et détermine la politique algérienne de l’Europe ;
– garde sous sa férule les « organes de répression » (DRS, DGSN, GENDARMERIE) et de propagande (journaux, télévisions, radios, sites, blogs….) ;
– a en face une Opposition neutralisée, complètement divisée, éparpillée, émiettée, atomisée, infiltrée, dominée par les « extrémistes de tous bords » ;
– y’a absence de « fédérateur » , de rassembleur ;
- y’a délitement quasi-total du « le lien national » et des liens communautaires, régionaux ;
– y’a les traumatismes de la « guerre interne » encore vivaces, le « seuil d’intolérable/inacceptable » dépassé
…..autant de raisons qui contribuent au statu quo !
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POUR UNE OPPOSITION OPPOSITIONNELLE, SEULE CAPABLE D’ETABLIRUN " RAPPORT DE FORCE "....
.
...pour imposer la transition vers la démocratie et l’Etat de droit social et solidaire, amazyghiste, moderniste et progressiste, laïc et pluraliste, fédéral et unioniste....
.
Seul un Pôle oppositionnel, démocratique, moderniste, progressiste, unitaire, pourra " imposer la transition démocratique ", cette transition ne pouvant se faire qu’avec des " vrais opposants " , c’est à dire des opposants autonomes et indépendants, donc sans liens avec les Officines, les Clans, Cercles, Franges et Factions du Pouvoir militaro-mafieux en place.
.
Pour l’heure tous les partis sont foutus, l’opposition est neutralisée, les divers partis (qui NE comptent que les staffs, les directions, mais pas de militants) roulent (chacun) pour les divers Clans rivaux en particulier, et pour le Régime militaro-mafieux en général….

Soumis par Anonyme (non vérifié) mer 24/02/2016 - 05:37

En réponse à par Amar Amazigh (non vérifié)

ÉVITER LES SLOGANS CREUX ET LES FORMULES VIDES !

Trop, c'est trop ! Y'en a marre ! Ras-le bol ! De ces détestables " Viva ! Vive ! Afus ! Les applaudissements ! Les You you ! Amendayer ! C'est fini, on est fatigué, lassé, ça ne nous parle plus, ça ne résonne plus, ça ne porte pas, ça ne veut rien dire. Ce n'est plus d'époque, pas dans l'air du temps. En ces temps de désarrois, désaffections, violences, extrémismes, misères, affrontements, de délitement total du lien national et des liens communautaires et familiaux, de division totale, de dispersions, émiettements, d'effritements, d'atomisations.....Le Pays est complètement divisé, disloqué, ravagé, dévoré, dominé et écrasé par le le Régime dictatorial " militaire et mafieux ", sanguinaire et prédateur, corrompu et corrupteur, manipulateur et provocateur......

PLACE A L'ARGUMENTATION, AU DISCOURS RAISONNÉ !

Optons pour une production discursive civilisée, raisonnée, argumentée, des textes cohérents, bien construits, sans insultes et invectives, sans slogans et formules.....

A PROPOS DE CETTE CONSTITUTION-BIDON, CE LEURRE, CETTE DUPERIE, ET DU POUVOIR DICTATORIALE QUI L'A PROMULGUÉE

Il faut s'opposer aux deux : et à ce Pouvoir militaire, et à son texte-piège, bidon, qu'il va piétiner et bafouer de toute les façons, comme toujours, comme par le passé, comme d'habitude.....

C'est une duperie, une tromperie, une manœuvre, une énième diversion, pour calmer et anesthésier le peuple, en ces temps de crise aggravée par al chute du prix du pétrole. et des inévitables mouvements et soulèvements qui vont surgir....

C'est dans ce contexte de tension qu'il faut placer cet événement, ou plutôt ce " non-événement.....

Soumis par Hsen2 (non vérifié) mer 24/02/2016 - 19:10

En réponse à par Amar Amazigh (non vérifié)

Azul a Amar

Ala a gma, tu es musulman, et c'est ton droit.  Ca fait longtemps que je me suis affranchi de cette religion, et je sais que je ne suis pas le seul. Je pourrai meme dire que je n'ai ete musulman que nominalement. Je n'ai jamais ete croyant, et cette religion ne m'a pas ete leguee par mes parents. Je me contente des rudiments de notre veritable religion, cet ensemble de croyances portees par nos meres et nos anciens. Si tu es kabyle, tu sais de quoi je parle.

En toute tolerance.

Soumis par Anonyme (non vérifié) mer 24/02/2016 - 20:58

En réponse à par Amar Amazigh (non vérifié)

EN JUIN 1962 L.ALGERIE ETAIT ENCORE FRANCAISE.TOUS CES CONQUERANTS DEPUIS LES ROMAINS CE SONT APPRORIER CETTE ALGERIE AMAZIGH QU.EN DEPLAISENT A TOUS ELLE EST AMAZIGH POUR L.ETERNITE DEPUIS TOUJOURS AVEC FEU NOS ROIS ET REINES DEPUIS FEU  MASSINISSA JUGURTHA DIHYIA LES YUVA KOCEILA MICYPSA TAKFARINAS ETC......QUAND A L.ISLAM AVEC SA THEORIE ABSURDE CELLE DU BEDOUIN IMMORAL EST UN CADAVRE PETURUFIE QUI EMPOISONNE NOS VIES AVAIT DIT FEU KEMAL ATATURC PERE DE LA TURQUIE MODERNE DES NNEES 1924 IL AVAIT DIT AUSSI QUE LA RELIGION MUSULMANE EST JUSTE BONNE POUR LES ARABES EFFEMINES PAS POUR LES TURCS VAINQUEURS ET VIRILS LU DANS LE LIVRE DE BENOIST MECHIN EDITIONS ALBIN MICHEL PARIS. PAS CELLE D.AUJOURDHUI AVEC CET ARROGANT D.ERDOGAN CET ISLAMISTES NOTOIRE QUI VA MENER SON PAYS AL DEFAITE CONTRE L.OURS DES BALKANS  QU.EST POUTINE CET AUTRE STALINE VA POSER PROBLEZMES A ERDOGAN ET C.EST TANT MIEUX L RBAISSER SON CACQUET CELUI D.ARROGANT ANTI KURDES CE PEUPLE QUI SUBIT LA FOUDRE DE CET ISLAMISTES NOTOIRES ABAS CE TURCOS OTTMANS RACISTES D.ERDOGAN ANTIT TOUT VIVE LE KURDISTAN LIBRE VIVE POUTINE.VIVE LA KABYLIE LIBRE.

Soumis par jonhson (non vérifié) jeu 10/03/2016 - 13:47

En réponse à par Anonyme (non vérifié)

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Soumis par Awernâd (non vérifié) mer 24/02/2016 - 22:18

En réponse à par Amar Amazigh (non vérifié)

"L'arabo-islamisme est le tombeau de la démocratie" avait écrit à jute titre,le Dr S.Sadi,il y a plus de 30 ans.Cette" reconnaissance" semi-officielle de tamazight vise à désamorcer le combat du peuple kabyle vers son émancipation de la tutelle arabo-intégriste d'Alger.Mais cette nouvelle manoeuvre de l'Etat anti-amazigh et anti-kabyle est vouée à l'échec.L'absence réelle de volonté politique des dirigeants algériens est une constante  du système politique en place depuis 1962,vis à vis de tamazight,langue culture et identité. Lêhkem amesvâtli adzayri am win ittrebin ivki, ur d-ittak tâdut, ur d-ittak ayefki !

Vive la Kabylie libre !

Soumis par Diana (non vérifié) ven 26/02/2016 - 01:17

En réponse à par Awernâd (non vérifié)

Arrêtez! Arrêtez! C'est le monde à l'envers ma langue est une fille autochtone, souveraine sur sa terre mère et elle n'a nullement besoin de bénédiction de l'arabo-islamo-colonial pour vivre et exister. Nous qui n'avons jamais reconnu cette république bananière arabo-islamique qui illégitime depuis 1962, donc sa pseudo officialisation est donc caduc, point d'existence et aucune reconnaissance point barre!!!!

Soumis par Massinissa1er (non vérifié) mar 23/02/2016 - 17:20

@Amar Amazigh

Vuus êtiez pourtant bien partie dans votre analyse et malheuresement avec votre dernière phrase vous dégringoler dans le précipisse et plonger tête la première dans le magma arabo islamique  vous dites: 

"En tant que musulmans, nous sommes majoritaires DANS CE BEAU PAYS, GRAND  ET TRES RICHE, mais notre islam ne doit en aucun cas, nous faire oublier notre origine BERBERE. "

Non cent fois non monsieur,  en tant que Kabyle, berbère, autochtone d'Afrique du Nord notre identité passe avant tous, nos valeurs et tradition doivent nous servir de base à l'édification d'une démocratie laïque loin des dogmes religieux comme l'avait si bien pensée Cix Mohand Oulhocine. Nous devons absolument sortir la religion de la sphère public , du champ politique, la religion doit rester entre votre coeur, votre conscience et dieu et ne pas servir de porte étandard à une cause. Vous n'avez pas besoin de faire référence à votre religion pour vous sentir berbère, c'est l'apanache des arabes qui ce préne pour une civilisation "sacré" au dessus des autres. Pour votre information il y a en kabylie des chrétiens, des athés...vous en faite quoi de ces gens là? Pour vous il sont moin kabyle parce que d'un religion différente?  Un kabyle doit toujours mettre en avant son identité, son histoire, son patrimoine et sa langue, ses valeurs de libérté et droits universels , ces seules bases qui peuvent tous nous réunir pour  un même objectif:  une kabylie libre et prospère.  la constitution algérienne ne nous concerne pas, c'est encore un piège dans lequel les algérianistes vont foncer tête baissé.

L'algérie algérienne et bel est bien morte avec tous les idéalistes qui défendaient cette chimère fabriquer par la france, le coup de grâce à été donner en 2001 lorsque 127 jeunes fûrent assassinés par le pouvoir arabo islamiste sous les yeux indiférent des autres régions. Cette trace indélébile restera à jamais comme une blessure dans le coeur de tous les kabyles. Cela doit nous servir à suivre ntore prorpe chemin , et mobilisé toutes les forces vive de la kabylie et de la diaspora de l'étranger llin des considérations politico religieuses, et construire un avenir pour la Kabylie.

 

Comme le disait Alber Camus: " La démocratie ce n'est pas la loi de la majorité , mais le respect des minorité".

Par la force de la violence, de l'arabêtisation, de l'islamisation, de la haine anti Amazigh nous sommes devenue un minorité en terre de Tamazgha.

 

 

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