La Kabylie plurielle face à la tentation fascisante

La Kabylie plurielle face à la tentation fascisante

Le climat politique en Kabylie est inquiétant, il y a une forme de terreur qui tente de s’installer en lieu et place de notre tolérance coutumière et de notre attachement aux valeurs démocratiques. Le débat public qui était parfois tendu, mais toujours dans les limites de la correction, est devenu très difficile, voire impossible. Les agressions verbales, les accusations gravissimes (Kabyles de service, traîtres, etc.), les diffamations en tout genre sont émises à la moindre formulation d’une opinion divergente d'une doxa qu'on veut imposer à tous. On n'hésite pas à attenter à l'honneur de personnes intègres et respectées allant jusqu'à les menacer de représailles.

Faut-il rappeler aux auteurs de ces faits qui se targuent d'être les gardiens de la kabylité, que “taqbaylit” n’est pas uniquement une langue. C’est aussi et surtout la matrice de nos valeurs et un code de conduite, lesquels nous enseignent l'écoute, le sens du bien commun, la solidarité, la pondération dans nos propos et le respect notamment envers les femmes et les aînés.

Or, si les femmes qui s’engagent dans le débat et l'action publics sont, bien entendu, passibles de critiques tout autant que les hommes, elles sont devenues des cibles sur lesquelles s’exerce une double violence avec d'intolérables propos sexistes que réprouve la morale la plus élémentaire, surtout en milieu kabyle.

Quant aux aînés, ils sont soumis à un dénigrement systématique dans l'intention de couper le fil de la transmission entre générations et de dénaturer le récit kabyle. Dans un révisionnisme décomplexé de l’histoire des luttes kabyles, la génération de 80 est particulièrement visée, jugée probablement “coupable” d'avoir tracé la voie de la lutte politique pacifique basée sur un riche corpus qui a intégré la revendication culturelle et identitaire dans les luttes démocratiques. N'en déplaise à ceux qui veulent l'occulter, c'est aussi cette génération qui a initié la pensée autonomiste devenue une revendication politique que la jeunesse a portée avec conviction et courage après la tragédie de 2001. Par ces atteintes à la culture et à l'histoire kabyle afin de les vider de tout sens, ne cherche-t-on pas à changer l'identité du peuple kabyle, à le normaliser pour l’intégrer dans le giron d'une idéologie que nous avons toujours combattue ? L'on constate en effet que les méthodes de luttes politiques kabyles fondées sur les valeurs propres et les libertés démocratiques sont perverties au profit d'une volonté d'adoption, et avec zèle, de la culture politique arabo-wahhabo-islamiste pourtant responsable de notre impasse actuelle. Les identifiants sont là : l'intolérance, la haine de l'autre, l'anathème ou la fatwa, le mépris de la légitimité et de la souveraineté populaire au nom de la “nécessité historique”, le recours à la violence pour imposer un pouvoir de fait, la pensée et le parti unique, la pratique du “takfirisme” qui dessine une ligne de fracture entre les vrais Kabyles adhérents à cette doxa et tous les autres considérés comme des “traitres” . Et c'est pour l'avènement de cette contre-culture régressive et obscurantiste parée d’un habillage kabyle et maquillée de valeurs ancestrales que le Mak-Anavad veut libérer le peuple kabyle en engageant la jeunesse dans ce qui s'apparente à une aventure violente ?

Proposer, oui ; imposer, non !

Mais au-delà de ce constat préoccupant, c'est la question des libertés et du modèle démocratique qui en sont le nœud gordien. Sans aucun mandat du peuple kabyle, le MAK-GPK se proclame “le seul représentant légitime de la Kabylie”. Ce comportement politique qui balaie les principes démocratiques en s'octroyant le droit de représenter et de diriger un peuple, nous le connaissons bien, car il est à l'origine du drame algérien : c'est la crise de légitimité qui perdure et qui a débuté par le coup de force du clan d’Oujda. A-t-on oublié la révolte kabyle de 1963 contre ce pouvoir autoritaire de fait, laquelle a été écrasée dans le sang ?

Comment peut-on perpétuer ces pratiques au mépris de la mémoire de ces centaines de victimes ? Au nom de quel principe une personne aussi méritante soit-elle ou un groupe politique aussi actif soit-il s’arrogent-ils le droit de parler et de décider au nom des Kabyles ? De quelle légitimité se réclament-ils ? Il n’y a aucune justification à cette imposture : elle ne vient pas des coutumes kabyles qui font de la souveraineté villageoise et de la légitimité de ses représentants des fondements cardinaux des institutions traditionnelles kabyles ; elle ne vient pas non plus des valeurs universelles de démocratie conditionnées par la souveraineté du peuple et fondées sur les libertés.

Même de grands leaders comme Hocine Aït Ahmed et Saïd Sadi, en leur temps et avec une assise populaire plus importante, ne s’exprimaient qu’au nom de leurs partis respectifs et n'ont à aucun moment proclamé être investis d'un mandat de la Kabylie. La rupture avec ces principes des luttes kabyles date de la création du GPK (Gouvernement provisoire kabyle) en 2010.

Auparavant, la démarche politique du MAK était restée fidèle à cette ligne même si son projet politique était radicalement différent des projets antérieurs. Avec quelques militants autonomistes, nous avions fortement dénoncé la création du GPK qui pour nous était une violation de la souveraineté populaire kabyle. Nous n'étions pas contre le principe d’un gouvernement de la Kabylie, mais son institutionnalisation devait passer par la volonté populaire s’exprimant par les urnes.

Quant à un gouvernement à caractère provisoire, toujours créé dans des situations exceptionnelles qui justifient sa nécessité, il peut être légitimé par des évènements d’une extrême gravité et de tragédie humaine majeure comme un état de guerre. La situation prévalant en Kabylie en 2010 étant plutôt habituelle, sans aucun évènement marquant, se pose la question des vraies raisons qui ont amené à la création du GPK...

Outre qu'il est anachronique, le mimétisme du mouvement national algérien par le MAK-GPK est inquiétant lorsqu’il s’agit de reproduire l’idée même d’imposer une idéologie exclusiviste, et dont les Kabyles avaient été pourtant victimes. Ceux qui croient que cette démarche antidémocratique et totalitaire est nécessaire et qu’une dictature transitoire est un passage obligé pour parvenir à leur objectif se trompent lourdement.

L’histoire des peuples nous enseigne que cette culture persiste, voire s’amplifie pour continuer à opprimer leurs peuples “libérés”. Et peut-on croire à la réalisation d’un projet de société démocratique porté par des luttes fondées sur la terreur ?

La violence fait le jeu du pouvoir

Depuis sa création, le GPK, s’estimant dépositaire de la volonté populaire, vise à asseoir une autorité de fait sur la population kabyle. Cette volonté, maintes fois réaffirmée, est agrémentée parfois de menaces, voire d'un projet d’instauration de tribunaux pour juger les “traîtres”. Cette dernière sortie portant création d’un corps de contrainte qui serait, fait très troublant, une force secrète, n’est qu’une suite logique destinée davantage à soumettre les Kabyles récalcitrants (sans exclure les exactions inévitables qui ne seront que des déchets) que de répondre aux forces algériennes de répression.

De plus, c’est le nom d’une belle valeur kabyle d'accueil et de protection notamment des étrangers “laɛnaya”, qu’on a pervertie pour baptiser une force de contrainte ! Depuis cette annonce, on note d’ailleurs une amplification et une aggravation des menaces directes sur des personnes exprimant leur opposition, ces menaces étant proférées par certains militants de cette organisation (plusieurs vidéos et comptes de facebookeurs en témoignent) sans qu’il n’y ait de rappel à l’ordre du premier responsable du GPK.

Toute la violence actuelle et future, si ce projet venait à se réaliser ne fera que le jeu du pouvoir, dont c’est le terrain de prédilection et qui est passé maître de la gestion des crises par la même méthode : la manipulation et la violence. Et l’on espère nous convaincre d’une démarche pacifique, fraternelle, basée sur les valeurs ancestrales et le respect des libertés ? Les Kabyles devront-ils subir une double-répression, celle habituelle du pouvoir et celle d’une milice secrète locale ? On avait déjà vu avec quelle violence assortie de menaces ont été accueillies les nouvelles organisations politiques kabyles, le RPK (Rassemblement pour la Kabylie) et l'URK (l'Union pour une République kabyle), lesquelles vont devoir subir également le déni de leur droits politiques par le pouvoir algérien.

Le GPK s’érigeant comme la seule organisation pouvant dire le politique, il exclut de fait toute possibilité de débat et ne reconnaît aucune autre organisation politique kabyle. La Kabylie a toujours été le berceau de la pluralité, de la tolérance et de l’acceptation des différences. Ceux qui font croire que la pluralité est synonyme de division qui empêcherait l’union des Kabyles le font pour justifier leur volonté de monolithisme politique. Alors qu’au contraire, face à des situations graves, le peuple kabyle a toujours réussi à se rassembler pour affronter le danger dans une fraternelle solidarité librement consentie, et non dans une union factice obtenue par contrainte.

Ce n’est pas de gaieté de cœur que je m’implique dans ce débat. Il m’est pénible comme à d’autres pionniers de l’idée d’autonomie de devoir interpeller nos anciens camarades pour les inciter à revoir leur stratégie politique, laquelle emprunte un chemin dangereux qui ne fera qu'accélérer la destruction programmée de la Kabylie et qui conduira à un état de désolation jamais atteint. Oui, la situation est difficile en Kabylie et le désespoir gagne de plus en plus une population en mal d'horizons et de projet d'avenir, mais est-ce une raison pour mener sa jeunesse dans une impasse tragique ?

Trop de sang a déjà été versé, trop de mères ont souffert, trop de familles ont été endeuillées et trop de jeunes sont encore lourdement handicapés. Contrairement à la surenchère de certains qui résident à l’étranger, la parole des Kabyles du pays doit être écoutée et privilégiée. Ils sont seuls juges des risques à prendre, et notre devoir à tous est de les préserver, notamment la jeunesse souvent soumise à tous les risques.

Préservons notre jeunesse de l’aventure

On parle de manipulations et d’intérêts occultes. Il faut bien reconnaître que certaines parties ont un intérêt à faire flamber la Kabylie. D’une part, des pays étrangers pour des raisons géostratégiques, et d’autre part, le sérail algérien qui peut avoir besoin d'une Kabylie en crise pouvant servir de variable d'ajustement dans la guerre de succession pour l'échéance présidentielle prochaine. Mais ceux des nôtres qui pensent pouvoir jouer sur ces différents intérêts pour négocier des appuis doivent méditer l’histoire des Kurdes. Autrement plus aguerris que nous et plus rompus à ces manœuvres, ils ont été utilisés par les différentes puissances comme de “la chair à canon”, ils ont été lâchés par leurs “amis” et ils se retrouvent dans des situations encore plus dramatiques qu'elles ne l'étaient auparavant.

Devant cette situation dangereuse, on ne peut que déplorer le silence honteux des partis à ancrage kabyle, le FFS et le RCD, trop occupés à s'étriper sur la légitimité d'une tribune d'APW sous l'œil narquois du représentant du pouvoir. Pour nous en sortir, nous sommes condamnés à débattre, à nous concerter, à additionner nos intelligences et à savoir faire des alliances pour nous entendre sur l'essentiel.

Au lieu d'une force de contrainte qui peut générer une guerre civile locale, contraignons-nous tous à construire la Kabylie et à affronter le pouvoir sur la politique de développement de notre économie, d'amélioration de notre environnement et, surtout, engageons la mère des batailles qui conditionne toutes les autres : l’instauration de l'école kabyle.

À mon sens, ce n'est pas l'aspect sécuritaire, certes problématique, qui est la priorité d’aujourd’hui, mais bien l'école algérienne qui nous détruit de l'intérieur et qui est en train de nous éloigner de “taqbaylit” pour contribuer à faire de la Kabylie une province “wahhabite”, les prémices étant déjà là avec ce changement des mentalités.

Instaurons un climat sain et serein pour que les idées et les différents projets politiques puissent s'exprimer en toute liberté, sans menaces et sans aucune contrainte.

Continuons à résister à la culture arabo-salafiste dans nos villages et dans nos quartiers jusqu'à restaurer, en le modernisant, notre ordre moral (taqbaylit), éducationnel et culturel par le combat politique, quelles qu’en soient les difficultés.

Appelons à la véritable fraternité, celle qui permet l'échange et la critique en préservant les nécessaires solidarités et non celle qui contraint, sous peine de représailles, à se fondre dans le moule d’une pensée unique. Il y a pire que la répression du pouvoir : c'est la déchirure du lien kabyle par tous ceux qui poussent à l'affrontement fratricide.

Car jusqu’à présent, et malgré les aléas de l’histoire, les Kabyles ont su maintenir leur cohésion sociale et sauvegarder leur âme.

Malika Baraka

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Commentaires

Soumis par Aqvayli (non vérifié) ven 20/07/2018 - 19:36

Mme Baraka devrait revoir sa copie. Elle attaque Ferhat Mhenni sans le nommer; oubliant qu'elle a partagé avec lui l'idée autonomiste. Son problème est qu'elle n'arrive pas à suivre la dialectique du mouvement révolutionnaire. La jeunesse kabyle adhère pleinement à la revendication indépendantiste; il lui suffit de sortir de son cocon parisien pour le voir dans toutes les contrées de Kabylie et dans la diaspora. Elle se contente d'imaginer des scenarios catastrophes; elle ne propose rien. Son article est de la pure rhétorique oiseuse. Bonnes vacances Mme Baraka.

Soumis par Yellas (non vérifié) dim 22/07/2018 - 02:30

En réponse à par Aqvayli (non vérifié)

Nous n'avons pas lu le même texte. La question traitée n'est ni celle de l'indépendance ni de l'autonomie mais celle du jeu démocratique et de la représentativité : Ferhat Mehenni a- t- il le droit de s'autoproclamer d asselway n'tmurt iqvayliyen ?

Soumis par Misarte (non vérifié) sam 21/07/2018 - 01:20

À cause des gens comme vous madame Baraka!.... des vendus du régime le pire qui existe. Grâce des personnes indignes comme vous, les sentinelles qui oeuvrent en permanence à la déchéance du peuple kabyle!..Je n'ai marre, de vous entendre cracher sur ceux qui oeuvrent à sortir le destin des kabyles de la griffe de nos pires ennemis, apparemment ils sont vos amis!??... Taisez-vous une fois pour toute, pour ne portez préjudice à nos dignes kabyles. Soyez courageuse, allez tapé sur le régime âne un peu! Vous vous trompez d'ennemis!..La kabylie n'a pas besoin d'une unième kabyle de service...

Soumis par Bob (non vérifié) dim 22/07/2018 - 01:51

En réponse à par Misarte (non vérifié)

Si madame Baraka avait besoin d'une démonstration de son propos, vous venez de la lui donner brillamment. Comme tout le monde sait qu'elle n'est absolument pas une Kabyle de service, cela nous intéresserait si vous pouvez dépasser l'invective et les accusations farfelues pour développer vos arguments sur le sens de la dignité des uns , incarnée par vous et vos clones et l'indignité des autres..

Soumis par asran (non vérifié) mar 24/07/2018 - 10:32

Pour madame Baraka le problème de la Kabylie est donc le Mak. Le mot fascisme, guerre civile sont employés dans son texte. Madame s'alarme car le Mak, d'après elle, cherche à s'imposer par la force en Kabylie. Jusqu'ici, moi qui suis les activités du Mak à travers les médias, je lis toujours le mot "autodétermination" dans les interventions de ses militants. Si madame semble ignorer ce terme-clé de leur revendication, elle doit quand même admettre qu'il renvoie à la volonté du peuple, et qui dit volonté du peuple dit élection. Allons madame, ce n'est pas en tirant sur les alliés qui combattent le même ennemi que vous, que vous obtiendrez cette unité que vous prônez.

Soumis par Mokrane 2 (non vérifié) mar 24/07/2018 - 17:00

Azul

Je vais faire de mon mieux pour être constructif en développant mon point de vue en deux temps

1) Quand l'idée d'autonomie était lancée par Ferhat et d'autres kabyles, elle a été farouchement combattue par les ennemis de la Kabylie mais aussi mais certains kabyles par pure ignorance sans savoir que les pays fédéraux sont parmi les meilleurs au monde (Allemagne, Suisse, Australie, Canada, États-Unis....).
Après quelques années, on avait l'impression de presser dans le désert....le reste des algériens sont plus intéressés par la Palestine, les fatwas des chouyouks du moyen orient, par les non jeûneurs, par les logements offerts gratuitement (pas en kabylie) ou un peu de football ou les feuilleton turques pour les femmes
De toute les façons l'école algérienne a fait que tout ce qui vient de kabylie, est suspect, haram....etc
Le MAK a alors compris que cela ne sert à rien de se battre pour des causes qui n'intéressent personne (à part les kabyles), nous l'avons fait avant 1954, en 1963, dans les années 1980 dans les années 1990 (lorsque a kabylie a évité la somalisation de l'Algérie) en 2001 avec la plateforme de Lakser....
Lorsque le MAK et l'anavad sont passés à l'option la plus claire l'autodétermination, avec un travail acharné sur le terrain....dans les villages, dans les quartiers, sur les forums, au sein de la diaspora.....alors là....soudainement l'autonomie est devenue plus acceptable aux yeux de ceux qui étaient contre surtout les kabyles
La panique du pouvoir a augmenté lorsque
-dans les marches du 20 avril, les cortèges du MAK surtout les jeunes devenaient de plus en plus importantes
-Lorsque Ferhat dépose son mémorandum à l'ONU avec des échos au niveau international avec l'appui du représentant du Maroc (on me dira que c'est intéressé mais le résultat est là, la Kabylie est sur la MAP comme ont dit)
-Lorsque des sportifs kabyles se disent ouvertement kabyles
-Sur le net des centaines de milliers de kabyles appuient Ferhat et le MAK
-Des personnalités importantes (artistes, écrivains....) se joignent au mouvement
-Le Drapeau kabyle flotte partout
Alors pour étouffer ce mouvement, on officialise Tamazight dans la constitution (tout en insistant sur le caractère arabe de l'Algérie), on essaie d'être gentils avec les militants kabyles qui ne sont pas du MAK....on décrète Yennayer journée chômée et férié, on fait semblant de réhabiliter Matoub en amadouant sa sœur mais ses chansons ne passent toujours pas à la télé algérienne

Mais que de chemin parcouru....que de résultats grâce au MAK et au travail de centaines de milliers de kabyles
2) Maintenant les autonomistes proposent une autre voix et Madame Baraka nous dis que la priorité absolue et urgente c'est L'école....alors Chiche....au travail et montrez nous le résultat concrets....arrêtez l'arabisation et la salafisation de nos écoles et de nos villes et villages en Kabylie et votre démarche gagnera en crédibilité

En attendant :
-pour l'année scolaire 2018-2019 et pour toute la région de Tuvirets (Bouria) il y a 4 postes budgétaires pour Tamazight
-L'enseignement de Tamazight est toujours facultative
-Le nombre de mosqués salafistes augmente en Kabylie
-Les investissement de Rebrab à Vgayet sont toujours bolqués
-En Kabylie les seuls investissements concernent les casernes (qui brulent nos oilivers chaque été) et les mosquées
-La soit disant tamazight langue officielle est inexistante dans les institutions (Tribunal, sur les papiers d'identité, au bord d'Air Algérie) et même sur le maillot de l'équipe algérienne de Football

En attendant mois je dis je supporte l'Équipe kabyle de football

Voici une réponse basée sur les faits, sans insultes qui j'espère poussera à réfléchir tous les kabyles hésitants

Mokrane 2

Soumis par Velqasem, MAK … (non vérifié) jeu 26/07/2018 - 04:01

Madame ! Autant qu’algérianiste que vous êtes, vous devez savoir que vous ne pouvez rien faire en Kabylie sans sauver votre Algérie de la grande chute dont elle s’est engagée depuis 1962. Alors au lieu d’attaquer le GPK et le MAK, il vous sera plus profitable de lutter pour changer le système colonial algérien hérité de la France coloniale. Critiquer Mass Ferhat, le GPK et le MAK, ne vous avancera nullement dans votre vie, ni politique, ni personnelle.

Kabylie plurielle, plurielle dans quel sens, dans le sens de la soumission ?
Face à la tentation fascisante, mais la violence est de quel coté, du côté du MAK ou du côté de votre Algérie qui ne cesse d’agresser la Kabylie. Bientôt, vous allez déclarer sur les plateaux des TVs Enahar et Chourouk, que le pouvoir algérien pacifique, démocratique, paisible, constructeur et intelligent est victime de la répression, de la violence et de la dictature des militantes et des militants du MAK qui militent avec leurs têtes pleines et leurs mains vides pour agresser sauvagement les braves responsables ‘hautement armés’ de l’Algérie. Ça fait pleinement rire tout ça Madame … Vous n’avez pas de bons mots à dire ? Vous n’avez aucune crédibilité …

Vous accusez le FFS et le RCD de ne pas s’acharner contre Mass Ferhat Président du GPK, contre le GPK et contre le MAK, mais vous ne l’avez jamais fait pour opposer le pouvoir criminel d’Alger. Sachez bien Madame Malika, que les militantes et les militants du RCD et du FFS sont nos sœurs et nos frères, et qu’un jour elles et ils vont toutes et tous devenir du MAK. C’est juste une question du temps. Progressivement, tous les Kabyles comprennent que finalement le MAK avait raison : «  Le cinquième mandat de votre président officiellement élu est en route. En ces moments, avec tous les changements des grandes têtes en Algérie, votre vieux président est en exécution de son coup d’État en douceur  pour mettre en œuvre tous les facteurs de succès pour sa présidence éternelle ». Votre vieux président élu depuis 1999, est votre président officiel, pas comme le nôtre, Président du GPK, plus jeune que le vôtre et fièrement reconnu par les Kabyles qui luttent pour leur liberté et qui sont contre tout genre de soumission. Nous, nous sommes Kabyles, nous luttons pacifiquement et intelligemment pour libérer notre vrai pays, la Kabylie. Donc, Bouteflika n’est pas notre président, il est le président des Algériens, tout comme vous. Il est votre président officiel, et vous ne pouvez pas le nier, puisque vous êtes algérienne. Bientôt dans quelques mois ou quelques petites années, être Algérien, veut dire ne pas être Kabyle … Tout va se clarifier avec le temps, et le temps a toujours donné raison au MAK, juste à le constater dans l’adhésion progressive des Kabyles au projet de l’indépendance de la Kabylie et dans le grand respect que manifestent les jeunes Kabyles au Président du GPK, Mass Ferhat Imazighen Imulla. Quand lui se fait torturer ‘pour sa lutte pour les droits de l’homme’ dans les prisons Algériennes, peut être, vous vous étiez tranquillement dans votre chambre en train d’apprendre par cœur (comme du coran) vos cours de biologie et de biochimie.

Actuellement, il y a des choses très graves qui se passent au sommet de votre Algérie, alors il est plus urgent pour vous de vous dépêcher à Alger pour sauver votre Algérie que de vous opposez à celles et à ceux qui militent pacifiquement pour sauver leur vrai pays, la Kabylie.

Mais dites nous pourquoi, vous attaquez aux GPK et au MAK uniquement quand ils font ou ils proposent quelque chose de bon et pour l’intérêt de la Kabylie, et que vous êtes complètement absente quand on massacre du Kabyle, quand on bloque les projets économiques en Kabylie, quand toutes les conférences sont interdites en Kabylie, …

A chaque occasion, vous acharnez contre le Président du GPK, on dirait que c’est lui la cause de la ruine de votre Algérie. Sachez bien Madame que Mass Ferhat n’a jamais obligé personne de le reconnaître comme son président, mais par contre vous êtes dans l’obligation de reconnaître que Bouteflika est votre président, car il est le président officiel de l’Algérie, il est reconnu par tous les pays du monde comme président officiel de l’Algérie. Comme vous êtes Algérienne et fière de l’être, mathématiquement parlons et par transitivité, vous êtes fière d’avoir Bouteflika comme président. Mais, pour les militantes et militants du MAK et tout Kabyle qui soutient le projet du MAK, votre Bouteflika n’est pas leur président, elles et ils ne le reconnaissent pas comme président de la Kabylie.

De même, et toujours dans le cadre de la logique des choses, comme réellement, il n’y a aucune opposition au pouvoir Algérien, et comme le MAK reconnaît fièrement que les Kabyles forment un peuple, et à haute voix « Pour une Kabylie libre et indépendante », en centaines de milliers de personnes avec lui dans les rues aussi bien en Kabylie qu’en diaspora. Le MAK est engagé dans sa lutte pour libérer la Kabylie du colonialisme Algérien. Donc, s’opposer au projet du MAK, logiquement, c’est de soutenir le pourvoir Algérien pour l’effacement définitif du peuple Kabyle et la destruction totale de la Kabylie. Même si de temps en temps vous le critiquez, mais cela ne change rien dans la logique des choses, car même certains anciens premiers ministres algériens, tous comme vous, ils critiquent de temps en temps le système algérien dont ils sont issus.
Madame, au lieu de perdre votre temps à attaquer le MAK et le GPK, il vaut mieux que vous économisez votre énergie dans votre projet de l’autonomie dans une Algérie arabo-islamique peut être que votre président Bouteflika vous écoutera un jour et vous serez la première, première ministre désignée en Kabylie.

En ce qui concerne l’éducation, le GPK travaille depuis plusieurs mois déjà sur le projet. Les jeunes du GPK et du MAK organisent des ateliers de travail sur les meilleurs systèmes éducatifs au monde pour voir comment la Kabylie peut s’inspirer de ces pays développés. Donc, sur cette ligne, vous êtes bien très en retard Madame. Il est important pour vous de revoir vos pensés et votre façon de faire de la politique. Le GPK et le MAK avancent, et maintenant, ils ont entamé la phase de réalisation de projets … Occupez-vous plus de votre confort social et de votre grand salaire de médecin au lieu de vous attaquer à celles et à ceux qui sont des bénévoles engagés et qui sacrifient tout ce qu’ils ont pour sauver la Kabylie, pour l’avenir de leurs enfants même en détriment de leurs emplois. Car, plus vous vous enfoncez dans votre chemin de haine et de jalousie, plus vous vous discréditez aux yeux de toutes et de tous …

Velqa, militant du MAK, Tuvirrett (Bouira) et LVurdj (Bourdj Bouraridj).

Soumis par Amghar (non vérifié) jeu 02/08/2018 - 03:14

En réponse à par Velqasem, MAK … (non vérifié)

Awedi, du calme, tu ne fais que te discréditer toi et ton mouvement avec tous ces excès dans ton langage. Cette femme que je trouve courageuse car elle devait s'attendre à des attaques, est une militante de la première heure bien avant Ferhat et quand elle a signé avec Chaker la premier appel à l'autonomie de la Kabylie et c'était pas facile dans les années 90 , tu crois que c'était pour faire plaisir au pouvoir algérien ? et dans ce que j'ai lu, elle ne considère pas le pouvoir depuis 62 légitime, elle vous reproche même de le singer . Tu critique même le fait qu'elle soit médecin alors qu'on a besoin que des personnes instruites qui sont autonomes et qui gagnent bien leur vie s'engagent dans la lutte non ?

Soumis par Nayel (non vérifié) jeu 02/08/2018 - 14:49

En réponse à par Velqasem, MAK … (non vérifié)

Velqacem n'essaies pas de dévier le débat sur Bouteflika et l' Algérie, comme si les Kabyles en désaccord avec toi sont forcement des soutiens du pouvoir algériens et de ce fait tous tes arguments ne valent pas grand chose . Le problème est intra kabyle, le choix est clair : démarche fasciste ou démocratique pour libérer le peuple kabyle ?

Soumis par Icsmarg (non vérifié) jeu 26/07/2018 - 17:33

Magistral Malika! Vous avez bien cerné le problème: la répétition du vieux FLN. Cependant, lorsque je le disais dès 2001, personne ne comprenais, à présent le GPK, clone de l'autoritarisme baathiste le plus primaire , dépasse mes pires craintes initiales. Toute la réthorique de la spécificité démocratique, de la grandeur, s'écroule comme un château de cartes. Retour aux cavernes de la bougnoulie et son Gouvernement Provisoire des Kapos.
Icsmarg

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