La déception comme leçon et le rêve comme projet

La déception comme leçon et le rêve comme projet

Je clopinais sur une voie déserte, sans penser au repos. J'ai fais des temps et des lieux en compagnie de la mort.Je cherchais la vie , la mort me guettait. Les nuits, les journées se succédaient et mes plaies marquaient mes peines. Un passé maculé de sang, teinté d'horreur et marqué de déceptions. J'ai commis des bévues, dans ce passé, en écrivant des chapitres sans cohérence et des textes vides de sens.


Entre les six mois qui separent mars et septembre, un mois, mai. Entre un début de printemps et un début d'automne, un été.
Le temps qui les précéde et le temps qui les succède, un hivers. Chaque saison avec sa mélodie ,dont trois connues et entendues.
On a apprécié ces chansons, où pas, ce n'est qu'une vie. Il reste une à entendre, celle de l'hiver.

Je t'ai connu dans l'inconnu, et dans l'inconnu on continue à s'aventurer. Mais, je m'epanche sans être un sournois ou un don juan. Un (e) révolutionnaire est subversif (ve) ou séditieux(se). Il (elle) est sincère et engagé(e) pour un monde d'amour.
Dans cette démarche je m'inscris.

La révolution c'est la transformation , une révolution contre un passé de haine pour un avenir d'amour. Et que les flammes de la révolution réchauffent nos coeurs brisés et froids!

Nous sommes perdu et noyé dans l'abîme abyssal d'un univers obscure teinté par la morosité. Se perdre , quand on perd le contrôle de notre destinée,contrôlée par un impitoyable système auquel on se soumettait depuis des lustres.Se perdre dans des délires partagés, c'est perdre le contrôle d'une réalité castrante qui nous domine.
Une vie de délices cruelles, à fleurs d'épines et dont on ne parvient plus à palper ce qu'on désire. La vie de mélancolie, de dépression qui fait de nous et nos semblables l'exécration de la société du sadisme.

Se perdre dans la prison de cette société ne signifie guère perdre les repères du sauvetage. L'encre tient un bateau, sur les rives de la Seine, de grandes tempêtes ravageuses. De même, la révolution des esprits tiendra nos forces et bouleversera l'ordre établi.

Se tenir, main dans la main, se perdre tout les deux, sur les quais de la Seine pariseinne et perdre le sentiment d'angoisse, en faisant de cette vie un éternel printemps.


Paris, tu m'inspires!Paris, tu es mon soupire!
Paris, ville des révolutions, tu m'as redonné l'espoir volatilisé dans un autre coin de mon existence antérieure. Tu as été ma confidente, en hantant l' esprit d'un être désabusé. Tu as accompagné ma solitude. Sans présumer, j'avoue ,que tu es la meilleure.Je te fais tous les louanges et les honneurs.

Prolétaire , non autoritaire,amoureux , non haineux, fidèle et non un galant cynique,
telle est l'image de l'homme à qui tu as émis le cri des communards, la colère des soixanthuitars. Tu m'as montré les visages de ceux et celles qui nous ont appris à nous révolter, de Louise Michel à Mustaki, en passant par Brassens et Simone de Beauvoir.

Paris! J'ai senti son odeur parfumée, j'ai plongé dans son regard éclatant et j'ai contemplé ses yeux lumineux sans pouvoir la caresser. J'ai accompagné sa silhouette et j'ai apprécié son élégance ,sans pouvoir la serrer contre mon coeur battant pour elle.
Elle m'a ouvert toutes ses portes , mais elle a fortifié des murs et forteresses, à un amant avide de son amour.
Le sait-elle ,l'ignore-t-elle? Mais elle devait savoir que seul son amour pourrait adoucir mon aigreur, seul son joli sourire pourrait dissiper les nuages de longues journées ,maussades ,d'un rêveur révolutionnaire ,étant de passage dans sa vie.

L'imminence d'un adieu s'approche,
entre le passé et le présent une histoire,
mais qui sait ce que l'avenir nous réservera?
Paris, merci de nous avoir réunies!

Notre vie n'avait pas un point de départ précis et n'aura pas un point d'arrêt définitif. Elle n'est pas liée aux deux jours de la naissance et de la mort. On ne peut pas la cerner dans l'ontogenèse. On ne peut l'approcher qu'en s'appuyant sur l'histoire et l'anthropologie.

On s'imbrique sans se coller et on se comprends sans se retrouver.
Le passé imprime le présent et efface le futur des vues. Emmailloter un coeur fragile, dupé par sa candeur.
Transformer une vie nuptiale et glaciale en une vie diurne clémente et ensoleillée. Je m'échine à rendre le rêve en réalité et l'utopie en concret. Le drame ne se transforme plus en farce, il sert de leçon pour se construire et construire l'avenir.

Notre inconscient collectif est témoin de notre rapport avec un passé très lointain caractérisé par des moeurs et us d'une communauté humaine en évolution permanente. Notre passé nous a emprisonné, il nous a cantonné dans l'asile de la norme.

Il existe une mort durant notre vécue et une vie après notre décès. Seule la révolution des esprits peut nous libérer. Un(e)révolutionnaire transgresse la norme et aime pour pouvoir vivre. Se débarrasser des débris de la tradition pour vivre l'éternité. L'éternité est dans la transmission des valeurs d'amour révolutionnaire aux générations futures.

un (e) révolutionnaire aime! Il (elle) fait de l'Eros l'instinct qui guide son esprit contre le Thanatus. Aimer c'est résister, exister et triompher.

L'amour n'est pas un harnais,en conformité avec la norme de la société capitaliste. L'amour est une spontanéité, il n'a rien en commun avec le cagotisme de la société de l'aliénation.Ni la loi du ciel, ni celle de l'État ou de la famille ne peut s'imposer sur une personne éclairée. J'entends les imprécations, j'observe les gestes et rituels de ces gueux moralistes qui veulent rebaptiser notre édifice de la vie par celle de la mort.

Le(a) guerrier(re) des lumières ne mollit guère, même à l'approche de sa mort. Il (elle) continue sa marche sur le sentier des rebelles et révolutionnaires.

Ma vie est, parfois, une farce ou une expression d'un profond malheur généré par les conditions d'une vie capitaliste affreuse. Un jour je t'ai écrit ceci:

"Chéri(e), le capitalisme a fait que nos coeurs soient blessés.
La pérennité de notre amour en une révolution prolétarienne et permanente.
J'ai envie de te prendre dans mes bras comme une pancarte et te serrer tout contre moi pour sentir ta chaleur et entretenir la flamme d'une étoile rouge.
Nous organisons une manifestation ou un rassemblement, devant la demeure familiale, pour manifester notre volonté de partager une vie sans faire recours à la tradition et aux rituels religieux.
La lutte des classes est le moteur de l'histoire amoureuse, sans discrimination ou distinction entre hommes et femmes.Ne nous soumettons jamais à l'Etat bourgeois et ses sbires ou à l' institutions de controle: police, prêtres, imams,patrons, enseignants,animateurs TV,etc. Il n'y a pas de révolution sans amour."

C'est la contestation et le refus de la norme.
Je récuse toute contrainte et je sacralise ton amour! Je ferai de ton nom le titre de mon hymne officiel ou d'une toile alléchante.

Je veux mourir un livre à la mains

Je veux mourir tes lèvres collées aux miennes

Je veux mourir, je veux mourir

Je veux fuir car rien ne m'appartient

Je veux fuir la terre des miens

Je veux fuir , je veux fuir

Je veux éclairer ces montagnes et sapins

Je veux éclairer les sentiers de la liberté aux prochains

Je veux éclairer, je veux éclairer

Je veux dire révolution tu es mon instinct

Je veux dire humanité tu es mon bassin

Je veux dire: NASSIMA , tu es un amour!

AMAR BENHAMOUCHE

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