La création d'un organisme d'extrême gauche kabyle est une nécessité historique

La création d'un organisme d'extrême gauche kabyle est une nécessité historique

Un parti de gauche révolutionnaire est une nécessité historique qui s'impose pour la Kabylie. Cette région est prisonnière du chauvinisme , du nationalisme, de l'islamisme, du machisme, d'un vide culturel, d'un retard économique et d'une crise écologique. S'assumer en tant que kabyle d'extrême gauche n'est plus un repli sur Soi ou un rejet de l'autre, le prolétariat d'Oran , de Damas, de New York, de Paris ou de Riadh, mais c'est le renforcement d'une prédisposition à la lutte en acculant la bourgeoisie avec une organisation sociale et politique dont le peuple sera maître de céans. Avec le régime d'Alger, on affaiblit la Kabylie et on freine,encore, la dynamique révolutionnaire du prolétariat des autres régions d'Algérie. Proposer un Programme axé sur : le volet économique, 'école et éducation libertaire , écologie sociale , égalité des sexes, , les droits des minorités sexuelles, le renforcement du sport pour la santé au detriment du sport de compétition, le tourisme culturel et écologique. Le parti privilégiera la formation politique des militants et le travail de proximité.

S'organiser autour d'une organisation de masse ,pour un objectif clair et précis dont la finalité ne sera que révolutionnaire, est plus qu'imperatif aux yeux de toute personne qui croit, encore, à un véritable changement. Faisant rupture avec les mouvements traditionnels qui ont imprégné les mouvements de luttes en Kabylie et qui ont marqué leur présence dans des mouvements et partis politiques dont leurs revendications étaient plus élitistes ou d'apports stérilisants et néfastes pour une population qui en aspirait un réel changement de leurs conditions de vie. Les luttes fratricides pour la leadership et les clivages politiques de natures partisanes et d'intérêt personnels faisaient du prolétariat kabyle un pantin entre les mains de ces petits bourgeois narcessiques, qui s'aheurtaient à leur égocentrisme démesuré et manifestaient une répugnance du petit villageois ou de l'habitant d'un quartier populaire.

Une dimension ethneciste et même raciste, manipulée par un régime bourgeois d'Alger

L'Histoire était un témoin de leurs dérives et de leurs inconséquence: l'échec du MCB, Mouvement Culturel Berbère, après les événements d'avril 1980. La revendication culturelle et linguistique avait servi de butin de guerre pour certains opportunistes du mouvement et comme une course effrénée à l'appropriation d'une légitimité historique sur le dos d'un peuple qui s'est sacrifié pour un droit naturel et légitime. La revendication avait pris une dimension ethneciste et même raciste, manipulée par un régime bourgeois d'Alger qui était dans le besoin d'un conflit horizontal pour épargner un conflit de nature verticale , classe dominée contre classe dominante. Le printemps noir de 2001, avait mobilisé des foules énormes autour du mouvement citoyen des Archs, une plate forme de revendication était rédigée, portant des revendications diverses: sociales , économiques et culturelles. Mais, le miasme de la bourgeoisie s'abatait pour freiner cette grande mobilisation populaire: stratification du mouvement , infiltration des comités populaires, manigances de ses dirigeants, implication indirecte de certains patrons ayant peur de perdre leurs privilèges dans la région et la démarche réformiste qu'avait pris le mouvement par la suite.
 

Les mouvements autonomistes ou indépendantistes en Kabylie creusent dans le vide

Les mouvements autonomistes ou indépendantistes qui ont suit cette dynamique insurrectionnelle en Kabylie n'ont rien apporté de concret.

Continuant à creuser dans le vide, ils nourrissaient le chauvinisme et le repli sur Soi. Leurs militants comme ces marins qui prenaient les eaux océaniques sans boussole!
Pour toutes ces raisons , la nécessité d'une organisation politique d'extrême gauche est une nécessité historique qui s'impose pour la Kabylie d'aujourd'hui.

Depuis 2001, la Kabylie est enlisée dans un abîme colossal. Elle cherchait l'issue, aveuglée, les yeux fermés, sans pouvoir le trouver. Une opposition composée de partis politiques, petits bourgeois, mollissaient en perdant toute sa légitimité auprès de la population locale. Elle jouait de la complaisance avec la bourgeoisie militaire au pouvoir et la bourgeoisie islamiste : la participation du RCD au gouvernements de Ben Bitour 1999 et de Benflis 2000, en avril 2004 aux présidentielles, alors que la population kabyle boudait les élections et toute démarche réformiste. De sa part, le FFS transgressait avec l'opiniâtreté de ses dirigeants la volonté populaire et participait en pleine révolte populaire, printemps noir de Kabylie, à la mascarade électorale organisée, élections municipales d'octobre 2002, en donnant de la légitimité à un régime qui a assassiné 127 jeunes en cette période insurrectionnelle. Ces mêmes partis cajolaient les islamistes dans des alliances pour sauver l'Algérie! Ces dernières années, ils multipliaient les rencontres pour trouver une alternative au régime en place. Mais de quelle alternative parlaient-ils ? D'un État islamique? D’un État où la femme sera réduite à un esclave? D'un État où la philosophie sera interdite ? D'un États où les libertés individuelles seront réprimées? Pour conclure, ils ne sont que les acolytes du système dictatorial d'Alger, ils ne sont qu'une filiale séparée de la société mère qui s'exhibait en syndromes d'une convulsion hystérique.

Le régime algérien tenait debout, sa démarche d'étouffement est tentaculaire. Il faisait de ses sbires et de ses serviteurs des éléments efficaces pour anéantir le socle de la résistance et ôter les éléments d'une conscience de masse déjà encrée depuis plusieurs années. Il infiltrait les comités de villages, le monde associatif, les mouvements et partis politiques, comme il renforçait les services de renseignement dans les universités, les centres urbains, les lieux de travail et tout endroit où il pourrait glaner des informations qui lui semblait utiles.

Il se lançait dans un plan d'aliénation et de soumission de la région. Dans une vitesse galopante et en espace de quelques années, il construisait des centres d'aliénation, des mosquées, faisant de la Kabylie la première région au niveau national au nombre des mosquées existantes. Pour achever son plan, il faisait recours à des imams wahhabites pour enclaver la région dans l'ignorance.

Comme toute Bourgeoisie existante sur terre, la religion n'est qu'un moyen de soumission, un subterfuge employé différemment pour diviser le prolétariat ou le dominer. Les sectes chrétiennes fleurissaient en Kabylie, au début des années deux mille, et devenaient, même, un élément à la mode. Indirectement, le régime les encourageait, même s'il faisait semblant de les réprimer, mais ce n'est que le spectacle de la société de l'aliénation, orchestré par le(s) dominant(s).

Profitant d'une augmentation des prix de pétrole, le régime algérien, crédule, arrivait à négocier la paix sociale et lançait une politique dite " EMPLOI DE JEUNES" . Il lançait des projets "ENSEJ", poudre aux yeux, qui font des jeunes entrepreneurs, des petits patrons sans travail! Dix jeunes du même quartier ont tous une camionnette chacun, même marque de fabricant automobile et servait la même fonction! Qui va travailler et qui va rester au chômage ?! Le petit patron chômeur existe alors, une invention algérienne ! Mais la bourgeoisie existait, les grandes, petites et moyennes entreprises pullulaient en Kabylie, comme héritage d'un système kleptocrate qui nommait des associés privés pour garder l'anonymat et la source de provenance de cette fortune investie. Le prolétariat kabyle comme celui des autres régions d'Algérie sera livré à l'esclavage dans les usines et les unités de production : absence de syndicats, licenciements arbitraires, toutes formes d'harcèlements, conditions de travail déplorables, clientélisme et salaires bas.

Les inégalités sociales est un fait inhérent à la Kabylie de ces vingt dernières années, l'embourgeoisement d'une catégorie sociale au détriment d'une autre catégorie sociale qui s'appauvrissait davantage. En corollaire, la violence sociale montait à crescendo: enlèvements, assassinats, agressions physiques et morales, insécurité et installation d'un climat de psychose généralisé. D'autres maux apparaissaient: prostitution, trafic de drogue, délinquance, pollution des espaces marins et végétaux, construction illicite et commerce parallèle.

Ce climat obscur est le plus propice et adéquat pour la bourgeoisie locale pour faire son commerce et éloigner le peuple des lumières de la révolution.

C'est pour toutes ces raisons que la création d'un organisme d'extrême gauche kabyle est une nécessité historique qui s'impose pour canaliser la lutte du prolétariat kabyle.


Amar

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Commentaires

Soumis par Diane (non vérifié) mer 13/06/2018 - 01:30

Encore une unième officine sortie crée de toute pièce par la cervelle arabo-islamique de l'hydre âne-gerien!.. Tout est bon pour suculariser le chaos de la kabylie et des kabyles!.. Maudits les sans honneurs qui se prêtent à toutes les bassesses du pouvoir pour empêcher la kabylie de se relever?!... Honte à vous, la unième manoeuvre machiavélique des fossoyeurs arabo-islamiques de m.... ha vous ne trompez personne.

Soumis par Amazigh n dima (non vérifié) mer 13/06/2018 - 12:39

Les mouvements d'extrême gauche de France ont perdu toute légitimité en s'acoquinant avec les islamistes au nom du gauchisme aveugle. Ils se maintiennent encore encore dans quelques localités grâce aux voix islamistes pour lesquels ils font des concessions iniques. En Algérie, le MDF, le PAGS et le PT ont de tout temps été les suppôts du pouvoir assassin, depuis la "révolution agraire" à l'arabisation des Sciences Exactes. Ils n'ont aucune crédibilité.

Soumis par Mis n taddart iss (non vérifié) sam 16/06/2018 - 18:19

Une bonne partie des kabyles sont extremes gauches, ils calquent leur comportement en fonction de celui de l'européen, si bien que si ce dernier se mettrait à marcher a cloche pied, il en ferait de même. Nous ne voulons pas de l'extrême gauche, ni de l'extrême droite, juste la perpetuation de notre tribue dans les siecles et les millennaires à venir, et c'est pas avec votre gauche cancéreuse que cela se fera. Il y a bien longtemps que jai décider d'arrêter de me battre, je vous laisse patauger dans votre merde comme c'est cela que vous voulez, et bien vous y plongerez bien comme il faut.

Soumis par Anonyme (non vérifié) lun 18/06/2018 - 09:25

De toute façon,les Kabyles font toujours la navette entre un extrême à l'autre et jamais vous trouverez le juste milieu parmi eux .

Soumis par Md Amokrane (non vérifié) mar 19/06/2018 - 17:44

Franchement, vous perdrez votre temps ! Vous prêchez dans le désert. A l'heure du centrisme et du jurste milieu, vous suggérez un extrémisme qui va s'ajouter aux autres !! C'est l'échec qui vous attend.

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