Articles de Shamy Chemini

Shamy Chemini Novembre 2018 Kabylie

Un voyage dans le temps en Kabylie… (4 et fin)

De virage en virage, les paysages les plus beaux défilent devant nos yeux. Nous arrivons à Ifri. Notre fidèle militant Samir s’exclame :
- Regarde, regarde, Shamy, ici la ville est indépendante !
En effet, sur chaque crête, des drapeaux de la nation kabyle flottent librement. Samir arrête la voiture sur le bas-côté ; une vue presque irréelle s’étale devant nous. Tout est paisible. La brise caresse notre emblème accompagnée de chants d’oiseaux.
Impressionnés, Samir et moi restons silencieux devant l’image splendide qui nous est offerte.

Un voyage dans le temps en Kabylie

Un voyage dans le temps en Kabylie… (3)

Chaque fois que je retourne en Kabylie où j’ai vu le jour pour la première fois, tout mon corps vibre, en osmose avec la terre et tous ses éléments. Mes yeux brillent, mes oreilles deviennent des capteurs. Cette Kabylie envoûtante, si belle, fait partie de ma chair, de mes sens et malgré mon âge, je redeviens un enfant au milieu des miens.

Aujourd’hui n’est pas un jour comme un autre. Avec mon ami Samir Hamma, nous avons décidé de nous recueillir sur la tombe de mon ami Ameziane M’henni.

Un voyage dans le temps en Kabylie…

Un voyage dans le temps en Kabylie… (2)

De notre propre décision, avec notre militant photographe Samir Hamma, nous avons décidé de nous rendre en Kabylie afin d’être en contact direct avec nos militants de premier plan.

Ce voyage a été tenu secret, seuls le Premier ministre Zidane et le président Ferhat étaient informés. Avec Samir, nous nous sommes rendus à Bouzeguene, Ait Bouada, Azazga, Akbou, Tizi-Ouzou, Maraghna, Ifri, Alger, Tizi-Bouchene.

Nous nous sommes également rendus aux cimetières afin de rendre hommage à tous les militants morts pour l’indépendance de la Kabylie.

Shamy rendant hommage sur sa tombe au colonel Mohand Akli Oulhadj

Un voyage dans le temps en Kabylie…

Prochainement, je ferai une série d’articles relatant mon voyage afin de communiquer mes impressions et surtout les messages qui m’ont été confiés par des militants du MAK de premier plan.

Une chose fait l’unanimité :

Tous les militant(e)s ou non militant(e)s, sympathisant(e)s, reprochent à la majorité des Kabyles vivant à l’étranger de ne pas faire leur devoir vis-à-vis de la Kabylie. Une fois la frontière franchie, ils oublient jusqu’à père et mère.

Photographie Cellule de Communication de la Wilaya de Bgayet https://www.facebook.com/1951724448388798

Le wali Ahmed Maad se prend pour Napoléon III

Les bureaux arabes sont de retour en Kabylie sous l’autorité du wali Ahmed Maad, le sous-fifre, le larbin au service du colonialisme d’Alger, qui se prend pour Napoléon III…

Manifestations étudiantes en Kabylie

Un mouvement inédit émerge dans toute la Kabylie

Nos enfants sont prêts à prendre la relève de leurs aînés. La conscience de la nécessité de l’indépendance de la Kabylie s’enracine dans tout le pays.
La génération de plus de soixante ans, les partis des guignols de l’opposition, vous devenez de plus en plus ridicules et même retardés mentaux !
Ce que des enfants de quatorze ou seize ans ont compris, de vieilles peaux se bercent d’illusions et s’imaginent que le pouvoir colonial d’Alger leur donnera leur identité, leur histoire, une expression plurielle !

Mémoire algériens 1961 - Wikipedia

Maurice Papon jetait des Algériens dans la Seine…le pouvoir algérien les jette à la mer

Deux poids, deux mesures messieurs les Algérianistes défenseurs des Droits humains, je me joins à vous afin de condamner cet acte barbare commis par l’État colonial français sous le préfet Maurice Papon le 17 octobre1961.

Vous nous parlez du 17 octobre ou du 8 mai 1945 uniquement pour faire croire au peuple mouton algérianiste que vous avez été des révolutionnaires !

Politique d'arabisation française Wikipedia

Adieu la France !

La Kabylie est prise en étau entre le gouvernement français et le colonialisme algérien.

Dans la vie, certains paradoxes sont inexplicables.
La France, pays des Droits de l’homme, des révolutions, de l’humanisme, de Voltaire, Diderot, Colette, Georges Sand, Maupassant, Balzac et de nos jours Simone Veil, etc. a certes connu de sombres périodes durant la Seconde Guerre mondiale, sa période coloniale et la guerre d’Algérie. Du reste, la relation entre les deux pays reflète bien la phrase de Serge Gainsbourg dans une de ses chansons : je t’aime, moi non plus !

Charles Aznavour

Le Grand Charles !

La première fois que j’ai entendu à la radio Charles Aznavour, c’était en octobre 1962. J’arrivais de Kabylie pour me faire soigner en France. À vrai dire, sa voix me laissa de prime abord indifférent. Elle m’accrocha par la suite…

Charles Aznavour fait partie des êtres d’exception.

Dans une société policée et consommatrice, personne ne lui prédisait de carrière dans la chanson. La voix écorchait, le physique laissait à désirer. Durant vingt ans, il a travaillé comme un forçat, a essuyé de rudes défaites.

Amirouche

Alerte à tous les Kabyles de Kabylie et d’ailleurs !

Notre chanteur Amirouche vient d’être arrêté à son arrivée à l’aéroport de Vgayet par les autorités coloniales d’Alger.

Je demande à tous les Kabyles militants ou non, de réagir pacifiquement et de se rendre nombreux à Vgayet, exiger la libération de notre artiste victime du racisme de l’État colonial algérien. Nous n’allons pas rester les bras croisés devant cet acte barbare.

Sachez, messieurs les colonisateurs algériens que vos crimes ne resteront pas impunis.

L’artiste Amirouche, auteur, compositeur, interprète, n’a commis aucun délit ni crime.