Articles de Katia Bouaziz

"Chez ces gens-là, on ne pense pas"

Il a voulu quitter ce train qui prenait le chemin inverse de toutes ses attentes, cet itinéraire balisé, tracé d'avance.

Il avait voulu quitter ce rafiot craquant, qui prenait l'eau de toutes parts et où la multitude, gavée de foi, de promesses et de dogmes se cantonnait dans l'hébétude et l'abrutissement.

C'est comme un acte de résistance : il voulait changer de peuple. Et de Dieu. Dire d' autres mots de prières, faire d'autres gestes, prier le Ciel pour espérer s'élever, prier sans s'agenouiller, prier sans baiser terre.

Djamy Kerdja

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Elle incarne le mérite, Djamy kerdja. J'ai écouté pour vous, trois de ses reprises, trois chansons cultes. Parce que Djamy kerdja a repris Nora, Nouara, Lounès Kheloui, Rabah ouferhat et bien d'autres encore.

Issue d'une famille de lettrés, Djamy Kerdja a grandi au haut de la Kabylie, à Larbaa Nath Irathen. Petite, elle chantait beaucoup.

Tafaska , Tafaska

Je crois que vous y étiez

Trois jours de fête. Trois jours d'échanges, de ferveur et de communion.
 
C'est d'abord l'histoire d'un village kabyle. Un village très commun,  devenu par la volonté de ses habitants, lumière et inspiration.
 
Boudjellil, le pays de mes aïeux !  Village d'Irdjen, wilaya de la Haute Kabylie.
 
Commune rurale, décor rustique, atmosphère de sérénité qui dynamise les élans de fraternité, Boudjellil nous réapprend à vivre, à innover, à nous aimer, nous entre-aider et à réinstaurer le respect du bien commun et de la chose publique.
 

Lui, c'etait quelqu'un

Entre lui et nous, vingt ans maintenant. Et un train de retard.

25 juin. On avait pris rendez-vous ce jour...Avec lui. Pour battre le rappel. Rallier son énergie à la nôtre. Pour s'ancrer à nouveau dans son testament, lui refaire le serment. Arrimer nos espoirs à son combat, lui, le piston de nos engins. Lui, le lion, le battant, l'infatigable combattant. Nous, peuple illégitime drapé dans la peur et les conventions. On ne demande pas grand chose, nous. Par peur. Par pudeur. Par honneur. On ne nous accorde pas grand-chose à nous, par mépris. Par indignité. Par désintérêt.

Et l'air devient amer

Parfois, tu te demandes si tu connais bien ton pays et les hommes au pouvoir.  Car il y a de tout: des héros, des séducteurs, des menteurs, des prédateurs, des manipulateurs et des falsificateurs de l'histoire.

Ainsi va l'Algérie

Ainsi va l'Algérie

C'est l'histoire d'un pays à part et d'un peuple unique. Un peuple qui tonne, qui détonne, s'indigne et fulmine. Qui, pourtant, tape des mains quand on lui danse du ventre. Même s'il est vrai pour certains qu'ils n'aiment pas trop la musique.

Un peuple qui rêve d'une autre vie, d'un autre pays, d'un autre destin. Il s'apitoie sur les bannis, les déportés, les exilés, les expatriés mais il n'aime pas son propre pays. Son pays, il veut l'abandonner, le léguer. Et il ne se gêne pas pour le montrer.

Sans état d'âne

Il s'appellent Ould Abbès, Ghoul, Ouyahia, Sidi Saïd et Saïd, tout court.....Ceux qui s'occupent quotidiennement de faire parler Bouteflika. Ces vampires dont les intérêts s'amoncellent de son règne, cultivent l'opacité dans la gestion des affaires du pays et font bloc comme un seul homme pour se foutre de la gueule des Algériens.