Anniversaire du soulèvement du 5 octobre à Alger

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Vingt ans d’imposture et de démocratie de façade

Cela fait exactement 19 ans depuis le déclenchement des événements du 5 octobre 1988 dans la capitale Alger.

Des événements sanglants durant lesquels plusieurs centaines de jeunes manifestants ont été tué par les gardiens du parti unique. Comme chantait le célèbre artiste Ferhat :

 Aâchren N’essna Di Lâamris,
lamer Di Tarvihed a Yul,
Yissen Ara s dilked

Vingt ans après l’Algérie tourne en rond, toujours prisonnière de l’armée des frontières qui a confisqué sauvagement l’indépendance arrachée par tout un peuple au prix de millions de martyrs.

Les imposteurs ne veulent pas lâcher du lest. Il tire si bien les ficelles au degré ou ils ont transformé leur système en une forteresse imprenable.

Ils ont su machiavéliquement donner à l’Algérie une image d’un pays où il n’y a ni démocratie, ni dictature avérée. En un mot une démocratie de façade, une poudre au yeux, de l’opium par lesquels tout un peuple est de nouveau plongé dans un long sommeil.

A chaque fois que le reste des forces vives du pays réclame un Etat démocratique. Le pouvoir brandit l’épouvantail des intégriste : « faite votre choix entre moi et les théocrate qui veulent instaurer un Etat islamique sans foi ni loi» semble-t-il vouloir nous déclarer à chaque fois.

Pour bien implanter son pouvoir sans risque d’être
inquiété, le système instrumentalisé a satiété
l’école, la justice et l’administration. Ces piliers
indispensables pour tout développement d’un pays dans
la voie de la démocratie ont été transformés en relais
de propagande et d’imposture.

Au lendemain des événements du 5 octobre Chadeli Bendjedid, le président de la république de l’époque a fait le lit pour l’intégrisme et a sournoisement ouvert les portes à ces monstres qui ont transformé l’Algérie à feu et à sang jusqu’à nos jours.

A vrai dire, les portes ouvertes aux fondamentalistes, n’a d’autres objectifs que de contrecarrer, le mouvement démocrate mené par les berbère principalement.

Feu Matoub Lounes l’une des victimes des événements du 5 octobre 1988, a composé ces vers prophétiques qui en dit long sur la réalité proche de l’Algérie, au moment où tout le monde croyait que le pays deviendrait prospère et démocrate :

Ur Se fchalagh Imdanen,
Tsawiâat Ig Harchawen Ugh Sâadara.
Marent Tragwa Idamen,
Mejden Yemdanen Ad Mejden
Ur ifriw ara

C’est en ces termes durs que Matoub a prédit les jours de l’Algérie après la soit disante ouverture démocratique.

Dans la foulée de l’ouverture démocratique, près d’une soixantaines de parti politiques ont été agrées. Ces partis pour la plupart, pour ne pas dire la totalité, font le jeu du pouvoir, en jouant le rôle de figurants dans une démocratie de façade.

L’Algérie de 2007 est caractérisé par le terrorisme mené par les islamistes, le banditisme mené par les voyous produit de l’école algérienne et par la corruption et l’imposture institutionnalisées par les tenants du pouvoir depuis le putsch de 1962.

20 ans après les événements du 5 octobre, 45 ans après l’indépendance l’Algérie est toujours prise en otage. Elle sombre toujours dans l’océan obscur des républiques bananières sous l’emprise de despotes. Au rythme où vont les choses, le bout du tunnel n’est pas pour demain, a moins d’une bourrasque qui descendra miraculeusement du ciel et viendra au bout de ces dinosaures qui ont ruiné l’Algérie, un pays dont la civilisation remonte à des milliers d’années.

Les richesses du pays ne profitent qu’à la horde dirigeante du pays. Le pouvoir s’offre désormais le luxe en cumulant des réserves de changes qui avoisinent le pic de 100 milliards de dollars. Une manne qu’il transforme en un instrument et une arme de pression et de chantage pour que les pays occidentaux le renforce dans sa position et joue le rôle de complicité sournoise contre ses agissements. Pour exemple le dernier forum qui devrait être organisé en France par Nadia Matoub dont le thème est «l’impunité, cas de l’Algérie ».

Évidemment la mairie de Paris a du coup annulé cette manifestation sans que
des raisons valables ne soient avancées, si ce n’est le chantage du pouvoir algérien exercé contre ce pays pour qu’il occulte toute question allant contre son maintien.

Le commandant Azzedine a fait cette déclaration en mai 2004 : « Dès l’indépendance, ceux qui se sont emparés du pouvoir ont mis l’histoire à leur service et l’ont écrite avec une gomme. Ils ont confisqué la révolution, se sont drapés d’une prétendue légitimité en monopolisant le passé de tout un peuple. Ils ont neutralisé la vérité. Alors qu’ils sont entrés dans cette histoire par effraction, s’y sont installés et pris leurs aises. Ceux qui l’ont faite ou du moins ceux qui l’avaient écrite de leur sang, dans leur chaire ont été mis dans le grenier de leur pouvoir ».

Mais comme on dit le mensonge peut courir tout un temps, la vérité le rattrape en un seul jour. Le meilleur exemple est sans doute le sort réservé par l’histoire au Bâathisme de Saddam Houssein.

De Kabylie
Belkacem B.

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