Anne Pastor, citoyenne et universitaire française expulsée d’Algérie

Anne Pastor, citoyenne et universitaire française expulsée d’Algérie

Anne Pastor, la citoyenne et universitaire française en visite de découverte de la Kabylie et de son identité sociale et culturelle, a été arrêtée dès le jour de son arrivée à Tizi-Wezzu, le 8 janvier dernier et plusieurs objets lui appartenant lui ont été confisqués (appareil photo, micro-enregistreur…).

Elle a ensuite été libérée après 6 heures d’interrogatoire et après des « conseils insistants » sur le fait qu’elle devait éviter les « mauvaises fréquentations », comprenez éviter de rencontrer les membres du MAK. Quelques jours plus tard elle a de nouveau été arrêtée dans la rue à Tizi-Wezzu, en compagnie de Kamira Nait Sid, présidente du CMA, interrogée pendant 3 heures puis relâchée.

Ce matin, 13 janvier, elle est accostée par des policiers en civil en pleine rue (curieuse pratique de la police algérienne !) pour lui dire qu’elle peut venir récupérer ses affaires au commissariat central de Tizi. Elle s’y rend vers 15h et elle n’en sortira plus puisqu’elle fait l’objet d’une procédure d’expulsion immédiate ! A l’heure qu’il est (18h30), elle est toujours détenue au commissariat central de Tizi-Wezzu dans l’attente d’être transférée à l’aéroport d’Alger pour être embarquée dans le prochain vol pour Paris.

Le pouvoir algérien a ainsi décidé de fermer la Kabylie aux étrangers et même d’interdire aux Kabyles de recevoir leurs amis chez eux.

Congrès Mondial Amazigh

Rubriques
Soumis par l'exilé (non vérifié) dim 14/01/2018 - 10:52

Quelle mouche a piqué cette universitaire et journaliste pour se rendre dans ce bourbier miné et explosif ?
Il serait naïf de ne pas déceler que la " guerre interne " continue encore, avec une faible allure, mais elle continue ....
Bien sûr, ces " agitateurs " culturalistes et identiitaristes (mais pas des opposants), adeptes des parades, gesticulations, du folklorisme et des mises en scène et démonstrations métapolitiques .... ne parlent pas de la violence d’État, de la nature dictatoriale militaire du pouvoir en place. Il ne sont pas dan "" l'opposition politique " contre la Junte dictatoriale militaire, ils sont sont dans l'affirmation identitaire, le registre culturaliste, le repli et l'enfermement ethnorégionaliste, ethnodifférentialiste, et puisent dans " l'anthropologie coloniale " et les vulgates des Extrêmes droites occidentales, racistes, xénophobes ....

Bref, pourtant on sait qu'il n'y a pas si longtemps Hervé Gourdel a été assassiné dans des conditions suspectes, pas loin de Tizi, et combien de journalistes, d'artistes, écrivains, intellectuels, universitaires assassinés dans les années 90-2000 dans des condition non élucidées, et que nombreux indices ramènent souvent vers les Services occultes du Pouvoir militaire régnant ....

LE PARCOURS DE LA VIOLENCE EST ENCORE LONG !

Le " discours identitaire " (d'agitation) procède par l'hypertrophie de la " dimension idéologique ", donc brouille les pistes, et parle de Régime colonial, alors que nous sommes sous un Pouvoir " dictatorial " militaire et clanique(mafieux), mais pas ethnique, ni régional. Un Pouvoir militaro-mafieux qui repose sur la Police politique secrète, l'Etat-major et les Clans rivaux (désunis entre eux, mais unis contre la population civile. Un Régime dictatorial qui a pour caractéristiques : l'autoritarisme, la répression, la négation de l'individu et de la collectivité, la haine et le mépris contre la population civile, la corruption et la rapine, les manipulations et les provocations, la violence permanente. Un régime né dans la violence, qui pratique la violence, vit avec/de/par/pour .... la violence. La violeence est sa logique motrice, inhérente, intrinsèque.

Soumis par amaz (non vérifié) dim 14/01/2018 - 21:55

Ce n'est un szcret pour personne le pouvoir n'est dérangé que par les  kabyles ceux qui oeuvre pour la liberté et la reconnaissance identitaire amazighe et depuis la création du MAK (mouvment pour l'autonomie de la kabylie)suite à l'assassinat par balles explosives de 128 jeunes kabyles par les gendarmes grands voyous qui demeurent impunis à ce jour.

Le pouvoir négateur et criminel , ignorant ce mouvement durant des années sans réponse à son à leur demande à décidé de sauter le pas pour s'inscrire dans un combat pacifique sur la base des peuples indigènes à savoir l'indépendance. Cette invitée qui a voulu d'écouvrir la culture et la société kabyle fait peur au pouvoir tout simplement car non seulement à travers son travail elle aurait été un témoin de la  réalité que vivent les kabyles et de la volonté de la jeunesse à vouloir s'émanciper. Son témoignage ne d'inscrit pas dans les intérets du pouvvoir  maffieux il fallait tout faire pour l'empêcher de témoigner. Voilà le pourquoi de l'expulsion. Isoler la kabylie c'est sa stratégie depuis bellle lurette. Mais ce coup ci...il laissera plus que des plumes. il a puisé toutesses cartouches avec les crimes et les manipulations. Kabylie libre..

Ajouter un commentaire

Le contenu de ce champ sera maintenu privé et ne sera pas affiché publiquement.

Filtered HTML

  • Les adresses de pages web et les adresses courriel se transforment en liens automatiquement.
  • Balises HTML autorisées : <a href hreflang> <em> <strong> <cite> <blockquote cite> <code> <ul type> <ol start type> <li> <dl> <dt> <dd><br /> <p>
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.

Gagnez des cadeaux - Jeux-concours