A chaque Printemps Kabyle refleurit l’indépendance de la Kabylie

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Marche 20 avril 2021 Montréal
Photographie Tassadit Ould Hamouda

Le premier Printemps Kabyle remonte aux années 1851 avec la résistance de Lalla Fatma N’soumer. L’insurrection éclatera de nouveau le 16 mars 1871, sous le nom d’Unfaq urrumi, lorsque les Kabyles durent affronter des milliers de soldats français et l’envoi d’un Maréchal pour décimer et rayer de la carte la Kabylie. Depuis la perte de sa souveraineté, la Kabylie était vouée à disparaître, se désagréger sous la chape de l’arabisation.

Avec l’indépendance de l’Algérie, pays inventé par la France et cédé à l’impérialisme arabe, les Amazighs en particuliers les Kabyles principaux artisans de la décolonisation continuèrent la lutte pour ne pas perdre trace d’eux-même, préserver la langue et l’identité kabyle relégués plus bas que terre.

Le 20 avril 1980, il y a de cela 41 ans, l’interdiction par les autorités algériennes d’une conférence de Mouloud Mammeri sur la Poésie Kabyle Ancienne à l’université de Tizi-Ouzou, provoqua la manifestation d’étudiants en Kabylie et à Alger. Il s’en suivi de violentes répressions, l’emprisonnement de 24 acteurs du mouvement identitaire et culturel amazigh.

21 années plus tard en avril 2001, toute la Kabylie devait faire face à une nouvelle manipulation de la dictature arabo-islamiste algérienne, cette fois dans véritable bain de sang jusqu’en 2003.

La gendarmerie algérienne mit volontairement le feu aux poudres, dans une Kabylie déjà profondément endeuillée par l’assassinat du poète et chanteur Matoub Lounès. La Kabylie, qui s’apprêtait à célébrer le 21e anniversaire du « Printemps berbère » d’avril 1980 se souleva après une nouvelle provocation de la police algérienne.

Du Printemps Berbère au Printemps Kabyle

L’élément déclencheur du Printemps Noir en 2001, fut l’assassinat d’un jeune lycéen de 18 ans, Massinissa Guermah, le 18 avril 2001, par une rafale de kalachnikov dans la gendarmerie de Ath-Douala. Trois jours plus tard, le 21 avril 2001 la gendarmerie d’Amizour interpellait 3 élèves alors qu’ils étaient en route pour le stade municipal en compagnie de leur professeur de sport et de leurs camarades de classe. Des escarmouches furent observées sans aucune gravité. Le soir du 22 avril le Ministre de l’Intérieur algérien s’exprima sur la mort de Massinissa Guermah et déclara que ce dernier était « un délinquant de 26 ans ». À la suite de cette déclaration, la presse publia le bulletin de naissance de la victime, prouvant qu’il s’agissait en réalité d’un lycéen de 18 ans.

Le 23 avril, des milliers de citoyens affluèrent vers Amizour, puis c’est toute la Kabylie qui s’embrasait. Le bilan de la révolte kabyle est de 126 morts, majoritairement des jeunes et plus de 5 000 blessés. Un jeune kabyle Kamel Irchene, tué par balle par les gendarmes lors de la répression des manifestations du second « printemps kabyle », à 2001 à Azazga écrit de son sang sur un mur le mot « Liberté ».

20 ans plus tard, la jeunesse kabyle toujours prête au sacrifice

Pour ces commémorations, le Mouvement de l’Autodétermination de la Kabylie, se félicite de «l’éclatant succès des actions actions commémoratives des printemps kabyles (1871, 20 avril 1980 et Printemps noir 2001-2003) qui sont à inscrire sur de lumineuses pages d’histoire de la Kabylie». La portée des idées indépendantistes est devenue majoritaires en Kabylie, un constat politique conforté par cette enquête sur le statut de la Kabylie.

Dans un contexte peu propice aux rassemblements, les nombreuses marches et meeting ont mobilisé les Kabyles partout dans le monde, à Montréal, Washington près du Capitole le 17 avril, Marseille et Paris Place de la République ce 18 avril.

Le 20 avril, le double Printemps Kabyle, est une blessure qui pourra jamais guérir. Il marque une rupture historique qui ne peut que conduire à plus ou moins long terme à l’Indépendance de la Kabylie.

Stéphane ARRAMI, Fondateur de Kabyle.com

Liste des 24 détenus du Printemps Amazigh de 1980 :

  1. Abboute Arezki
  2. Aggoune Ahmed
  3. Aït Larbi Arezki
  4. Aït Ouakli Rachid
  5. Aziz Tari
  6. Bacha Mustapha
  7. Babouche Nacer
  8. Belghezli Achour
  9. Brahimi Ali
  10. Berdous Maâmar
  11. Bouchenna Djamel
  12. Boukrif Salah
  13. Hallet Rachid
  14. Idriss Lamari Gérard
  15. Mehenni Ferhat
  16. Mokrane Chemim
  17. Mouloud Lounaouci
  18. Naït Abdellah Mohand
  19. Khellil Saïd
  20. Ourabah Ali Chikh
  21. Rachedi M’hamed
  22. Saadi Mouloud
  23. Stiet Mohand
  24. Zenati Djamel

Liste des Martyrs du Printemps Kabyle de 2001 – Tafsut Taberkant

  1. Adara Fouad, 28 ans, demeurant à Sidi Aïch, tué d’une balle dans la tête par un policier en civil, alors qu’il était attablé dans un café le 26 juin 2001
  2. Afâa Naïm, 19 ans, à Bouzguène abatu de deux balles dans le dos tiré par un gendarme.
  3. Aghadir Ahcène, 20 ans, originaire de Tizi Bouchène, tué le 27 avril 2001 à Azazga.
  4. Agri Ali, 31 ans, marié et père de 3 enfants, tué par balles le vendredi 25 mai 2001 par les brigades anti-émeutes, près de la daïra de Tazmalt (Bgayet).
  5. Ahmane Mourad, 33 ans, tué le 28 avril 2001 d’une balle dans la tête à Tizi Rached par un gendarme dénommé Nabil.
  6. Aït Adda née Aït Ouslimane Nadia, 30 ans, enseignante à Sidi Ali Ouyahia (Aïn El Hammam), tuée le 28 avril 2001 par des gendarmes à Aïn El Hammam alors qu’elle était au domicile d’une amie, situé au 5e étage d’un immeuble. Un jeune citoyen qui participait à son évacuation sera tué par les gendarmes (Naït Amara Omar).
  7. Akkouche Abderrahmane, 19 ans, demeurant à Tadmaït (Tizi-Ouzou), tué par balles le lundi 28 mai 2001 par des gendarmes.
  8. Akrame Slimane, 30 ans.
  9. Alkama Djamel, 19 ans, tué le 28 avril 2001 à Larbaâ Nath Irathen
  10. Alouane Hocine, 22 ans, tué le 28 avril 2001 à Mekla.
  11. Amghar Tahar, 29 ans, tué le 27 avril 2001 à Fréha.
    12.Amghar Azzedine, 25 ans, assassiné à Larbâa Nath Irathen.
  12. Amir Aïssa, 21 ans, écrasé par un camion lors des manifestations à El Asnam (Tubiret) le 28 avril 2001.
  13. Arab Noureddine (ou Nacereddine), 25 ans, tué le 26 avril 2001 à El Kseur.
  14. Arham Saïd, assassiné à Boudjima
  15. Arezoug Slimane, 28 ans, demeurant à Akbou, tué par balles le lundi 18 juin à hauteur de l’hôtel Le Palace.
  16. Aribi Abdelkader, 84 ans, demeurant à la cité Rabia de Bgayet, mort dans la nuit du 25 mai 2001 à son domicile, suite à une asphyxie par gaz lacrymogènes.
  17. Aribi Yamina, 71 ans, épouse d’Aribi Abdelkader, demeurant à la cité Rabia de Bgayet, morte dans la nuit du 25 mai 2001 à son domicile, suite à une asphyxie par gaz lacrymogènes.
  18. Arkam Salem, 17 ans, lycéen, originaire du village Issaradjène, tué par des gendarmes à Boudjima le samedi 28 avril 2001.
  19. Ayad Ramdane, grièvement blessé par une grenade lacrymogène le 18 juin 2001 à Aïn Legradj (Béni-Ouartilane – Sétif), succombe à ses blessures le 22 juin à l’hôpital de Sétif.
  20. Azouani Saïd, 24 ans, originaire du village d’Aït Azouane, tué le 28 avril 2001 à Bouzeguène.
  21. Bayou Idir, 19 ans, lycéen de terminale, demeurant à Tadmaït (Tizi-Ouzou), grièvement blessé par balles à la tête le 28 mai 2001, succombe à ses blessures le 9 juin à l’hôpital de Tizi-Ouzou, après 12 jours de coma.
  22. Becha Massinissa, 25 ans, originaire de Aït Douala (Tizi-Ouzou), Grièvement blessé par arme blanche par des inconnus lors de la marche du 14 juin 2001 à Alger. A succombé à ses blessures le 15 juin.
  23. Belaïd Ouramdane, 15 ans, tué à Addekar (Bgayet).
  24. Belhouane Azzeddine, 25 ans, tué par une balle explosive reçue en plein visage le 26 avril 2001 à Larbaâ Nath Irathen.
  25. Belkacemi Djamel, 31 ans, tué le 28 avril 2001 à Larbaâ Nath Irathen
  26. Belkalem Mouloud, 31 ans, tué le 28 avril 2001 à Larbaâ Nath Irathen.
  27. Bellahcene Rachid, 14 assasiné par les gendarmes, à Seddouk
  28. Benaïssa Hamza, 18 ans, tué par balles au niveau du thorax le mercredi 23 mai 2001 à Feraoun (Bgayet).
  29. Benhamidi El Hadj, 31 ans, tué par balles le samedi 26 mai 2001 à Chorfa (Tubiret).
  30. Benhmada El Nadi à Chorfa.
  31. Benabderhmane Menad à Tadmaït.
  32. Bettar Yassine , 19ans, originaire de Tiliouacadi, tuée de plusieurs balles en caoutchouc le 23 mars 2002, lors d’émeutes à Chemini.
  33. Bouarab Samir, tué le 26 avril 2001 aux Ouadhias.
  34. Bouchelaghem Hakim ds la wilaya de Tubiret.
  35. Boughrara Arezki, 28 ans, tué d’une balle dans le thorax le lundi 28 mai 2001 à Draâ Ben Khedda (Tizi-Ouzou).
  36. Bouguerra Rachid, 25 ans, originaire de Maâtkas, bénévole au Croissant Rouge Algérien, blessé par balle le 27 avril 2001 par des policiers de la BMPJ à Boghni, selon le témoignage de son frère, a succombé à ses blessures par balles à l’hôpital de Tizi-Ouzou.
  37. Bourmouaa Zahir, 21 ans, originaire du village de Tiouririne, assassiné le mercredi 9 octobre 2002 (atteint par balles réelles) à Toudja par des gendarmes lors des émeutes anti-communales.
  38. Chaïbet Hocine, 16 ans, tué le 26 avril 2001 à Aït Yahia Moussa (Draa El Mizan) par un milicien de la garde communale. Selon le témoignage de sa famille,le père de la victime avait été également tué par le même milicien en 1996.
  39. Chekal Rachid, 24 ans, originaire de Tigrine (Bgayet), tué par balles lors des affrontements du lundi 18 juin 2001, près de l’hôpital d’Akbou.
  40. Cherat Ali, dit Noureddine, 36 ans, originaire de Aït Yenni et demeurant à Aïn Benian (Alger), disparu lors de la marche du 14 juin 2001 à Alger, découvert mort à la morgue de l’hôpital de Aïn Naâdja d’Alger.
  41. Chilla Farid, 28 ans, tué le 26 avril 2001 à Ouzellaguen.
  42. Chilla Nacer, 16 ans, tué le 26 avril à Ouzellaguen (W. Bgayet)
  43. Daïd Mebarek, 42 ans, tué à Irdjen.
  44. Didouche Ferhat, 14 ans, demeurant à Draa El Mizan tué par balles par des gendarmes le jeudi 21 juin suite aux émeutes provoquées dans la ville.
  45. Djebbar Mourad, tué le 27 avril 2001 à Azazga.
  46. Feddi Belaïd, 25 ans, tué aux Ouadhias le 27 avril 2001.
  47. Guendoud Amar 23 ans, tué le 27 avril 2001 à Maâtkas.
  48. Guermah Massinissa, 19 ans, lycéen à Aït Douala, grièvement blessé à la brigade de gendarmerie du village le 18 avril 2001. Succombe à ses blessures le 20 avril 2001 à 8h28 à l’hôpital Mustapha d’Alger.
  49. Haddad Nacer, 26 ans, tué le 26 avril 2001 à Ouzellaguen (Bgayet)
  50. Hamache Arezki, 32 ans, tué le 26 avril 2001 à 15h 30 par des gendarmes à Larbaâ Nath Irathen.
  51. Hameg Nacer, demeurant à Draâ Ben Khedda (Tizi-Ouzou), mort par asphyxie suite aux jets de grenades lacrymogènes le lundi 28 mai 2001.
  52. Hamened Youcef, 18 ans, lycéen en classe de terminale, originaire de Timizart, tué le samedi 28 avril 2001 à Mekla par des gendarmes.
  53. Hamidachi Mohamed, grièvement blessé par balles à la tête le lundi 28 mai 2001 à Tadmaït, succombe à ses blessures.
  54. Hamouda Mohamed, 26 ans, tué par balles le 29 mai 2001 à Tadmaït.
  55. Hamoudi Yahia, 60 ans, tué d’une rafale de Kalashnikov à Aït Mohli (Sétif).
  56. Hanniche Hamid, 19 ans, lycéen originaire de Frikat, près de Draâ El Mizan (Tizi-Ouzou), grièvement blessé d’une balle dans la tête par un militaire, en faction devant l’Amirauté d’Alger, à la fin de la manifestation pacifique du 31 mai 2001, (alors que la victime se trouvait dans un camion s’apprêtant à rejoindre son village) succombe à sa blessure le 5 mai à l’hôpital Mustapha.
  57. Harem Slimane, 34 ans, originaire du village d’Aït Mesbah, milicien de la garde communale de Béni Douala (Tizi-Ouzou) grièvement blessé lors de l’assaut donné par les manifestants au siège de la garde communale le 24 mai 2001, succombe à ses blessures le 6 juin 2001.
  58. Harfi Mokrane, 25 ans, originaire du village Takhourt Neldjir, tué par des gendarmes à Boudjima le samedi 28 avril 2001.
  59. Haya Noureddine, 27 ans, demeurant à Helouane, près d’Ighzer Amokrane (Bgayet), grièvement blessé par balles le 19 juin, succombe à ses blessures de 20 juin à l’hôpital d’Akbou.
  60. Heddad Hamza, tué le 27 avril 2001 aux Ouadhias.
  61. Hettak Youcef, 22 ans, originaire de Bouzeguène, tué lors de la marche du 14 juin 2001 à Alger.
  62. Irchane Kamel, 27 ans, originaire d’Aït Aïssa, Yakourène tué le 27 avril à Azazga par balles au niveau du thorax par des gendarmes postés sur des terrasses, alors qu’il portait secours à un blessé.
  63. Kennache Aziz, 27 ans, tué le 28 avril 2001 à Larbaâ Nath Irathen.
  64. Khennache Idir, 22 ans.
  65. Khelfouni Kamal, 28 ans, demeurant à Draa El Mizan, tué par balles par des gendarmes le jeudi 21 juin.
  66. Khorsi Hamza, tué aux Ouadhias le 27 avril 2001.
  67. Laadlani Saïd, 50 ans, agent du PMU, mort le 22 mai 2001 à Maâtkas (Tizi-Ouzou), suite à une asphyxie par gaz lacrymogènes.
  68. Lamini Samir, 19 ans, meurt écrasé par un camion de la gendarmerie le 19 juin 2001 à Larbaâ Nath Irathen (Tizi-Ouzou) lors des affrontements qui ont eu lieu dans la ville.
  69. Madjane Mehdi, 35 ans, originaire de Béni Djelil, tué le 28 avril 2001 à Seddouk.
  70. Makhmoukh Kamel, 18 ans, tué le mercredi 25 avril 2001 à 13h30 à Ighzer Amokrane par des gendarmes.
  71. Malek Tahar, 23 ans, tué le 27 avril 2001 à Azazga.
  72. Malki Kamel, 27 ans, originaire de Timézouine Chorfa, tué le 27 avril à Azazga.
  73. Medjane Farid, 11 ans, tué le 26 avril 2001 à Seddouk.
  74. Melbouci Lounis, arrivé de France ,assassiné 3 jours plus tard par des gendarmes à Larbâa Nath Irathen.
  75. Menad Benabderrahmane, 32 ans, marié et père d’un enfant, grièvement blessé d’une balle dans la tête le vendredi 25 mai 2001 à Tazmalt (Bejaïa), succombera à ses blessures le dimanche 27 mai à l’hôpital d’Akbou.
  76. Merzouki Arezki, 75 ans, père de 4 enfants, demeurant à Tala N’Chebiha, près d’Iflissen (Tizi-Ouzou), grièvement blessé lors de la marche du 14 juin à Alger, succombe à ses blessures le 25 juin à l’hôpital de Tizi-Ouzou.
  77. Mesbah Abdelkrim, 20 ans, originaire de Guendouz, près d’Ighil Ali, tué par balles le lundi 18 juin près de l’hôpital d’Akbou par le policier Ali Belhbib, selon le témoignage de ses amis.
  78. Messalti Hafid, 13 ans, tué par balles par un gendarme devant la porte du domicile familial à Takrietz (Bgayet) le vendredi 25 mai 2001.
  79. Meziani M’Henna, 19 ans, originaire d’Iloula, tué le 24 mai 2001 à Bouzguène
  80. Mihad Mustapha, 27 ans, Azazga-Centre tué le 27 avril à Azazga.
  81. Mimoun Mourad, 15 ans, originaire de Boukhlifa, tué le jeudi 26 avril 2001à Tichy.
  82. Mokdaden Djamal, 16 ans, tué le 25 avril 2001 à Seddouk.
  83. Mokhtari Amar, tué le 27 avril aux Ouadhias.
  84. Mokrab Oulbane, dit Azzeddine, 25 ans, tué le 28 avril 2001 à Larbaâ Nath Irathen par des gendarmes.
  85. Moutir Sofiane, 20 ans, tué le 27 avril 2001 à Azazga, par les gendarmes d’une balle en plein visage.
  86. Naâmane Toufik, 25 ans, originaire d’Aït Toudert (Tizi-Ouzou), mortellement blessé par un véhicule banalisé au Hamiz, le jour de la marche du 14 juin à Alger.
  87. Nafaâ Slimane, 23 ans, originaire du village Ikoussa, est tué par balles (thorax) par des gendarmes le 24 mai 2001 à Bouzeguène (Tizi-Ouzou).
  88. Naït Alamara Hocine, 19 ans, touché par une balle lors d’affrontements entre manifestants et gendarmes au lieu-dit Tachekirt à 10m de la brigade de gendarmerie jeudi 28 mars 2002.
  89. Naït Amara Omar, 29 ans, tué par balles par des gendarmes le 28 avril 2001 à Aïn El Hammam, alors qu’il participait à l’évacuation de Mme Aït Aba Nadia, mortellement blessée.
  90. Nedjma Fadhila, 26 ans, journaliste au quotidien Echourouk, écrasée par un bus, lors de l’incendie du dépôt de la RSTA de la rue Hassiba Benbouali (Alger) par des émeutiers le 14 juin 2001. Elle succombera à ses blessures à l’hôpital Mustapha.
  91. Nekali Abderrahmane, 27 ans, demeurant à Akbou, tué par balles le lundi 18 juin à hauteur de l’hôtel Le Palace.
  92. Ouahab Rachid 17 ans, lycéen, tué le 27 avril à Maâtkas par des gendarmes d’une balle dans la tête.
  93. Ouahad Mehfoud, assassiné à Tighilt.
  94. Ouramlane Belaïd, 15 ans, assassiné à Adekar.
  95. Raab Slimane, 23 ans, originaire de Bouzeguène, grièvement blessé au cou par des tirs de gendarmes le 28 avril 2001, décédé le 14 mai à l’hôpital de Tizi-Ouzou suite à ses blessures.
  96. Rahim Karim, 20 ans, employé à l’hôtel Thiniri de Boghni, poignardé par un manifestant le 28 avril 2001 lors du saccage de l’établissement.
  97. Rihane Mohamed, 18ans, originaire de Timizart, décédé des suites d’un lychage par les gendarmes de Fréha le mercredi 27 mars 2002.
  98. Saddek Brahim, 38 ans, tué le 26 avril à Ouzellaguen par des gendarmes.
  99. Sadet Youcef, tué à Azazga le 27 avril 2001 par des gendarmes.
  100. Saïdani Djamel, 39 ans, originaire de Bgayet, grièvement blessé lors de la marche du 14 juin à Alger, succombe à ses blessures le 18 juin.
  101. Saïdi Akli, 35 ans, originaire d’Aokas, routier de profession, tué d’une balle dans la tête à Ouzellaguen le 25 avril 2001.
  102. Sebaï Yahia, 19 ans, tué le 26 avril 2001 à El Kseur.
  103. Sebbasse Lahcène, 15 ans, assassiné par un C.N.S à Tizi N’braham lors des émeutes anti-législatives le 30 mai 2002.
  104. Seddi Lamara, 25 ans, tué le 27 avril 2001 aux Ouadhias.
  105. Sennour Boudjemaâ, 14 ans, collégien. Originaire d’Aït Abdelkrim (Ouadhias), tué le 27 avril 2001 aux Ouadhias.
  106. Serraye Hafnaoui, 30 ans, demeurant à Bejaïa, circulant en moto avec son compagnon, fut violemment percuté par une voiture banalisée de la police lors de la reprise des manifestations, le vendredi 15 juin 2001. Ses amis accusent le policier surnommé Ali Bab El Oued d’être l’auteur de ce meurtre.
  107. Sidhoum Karim, 17 ans, originaire de Chellata, grièvement blessé par balles le 18 juin 2001 à Akbou, succombe à ses blessures à l’hôpital de Sétif.
  108. Slimani Nafaâ, 23 ans, originaire du village Ikoussa, est tué par balles au thorax par des gendarmes le 23 mai 2001 à Bouzeguène (Tizi-Ouzou).
  109. Tounsi Djamel, 25 ans, assassiné coups de baïllonettes par 6 gendarmes le 1er avril 2002 à 15h30 à Tigzirt
  110. Yagouni Noureddine, 34 ans, père de 2 enfants, tué le 28 avril 2001 de plusieurs balles par des gendarmes à Chemini, près de Sidi Aïch (Bgayet).
  111. Yahia Chérif Karim, 31 ans, tué par balles le jeudi 26 avril 2001 à El Kseur (Bgayet).
  112. Yahiaoui Habib, 34 ans, demeurant à Dahra (Chlef), tué le samedi 28 juillet 2001 par balles par le maire du village, suite à un mouvement pacifique de protestation devant le siège de la mairie.
  113. Yakoub Lyès, 13 ans, demeurant à Guenzet (Sétif), grièvement blessé par balles lors des émeutes du mercredi 20 juin 2001, succombe à ses blessures le même jour lors de son transfert à l’hôpital de Bordj Bou Arréridj.
  114. Yahia Chérif Karim, 31 ans, tué le jeudi 26 avril 2001 à El Kseur (Bejaïa).
  115. Yousfi Azzedine, 36 ans, tué par une bombe lacrymogène tiré à bout portant par un gendarme le jeudi 28 mars 2002 à Tassaft (Tizi-Ouzou)
  116. Zekkar Fatiha, épouse Remadni mère de famille, demeurant à Khenchela, tuée d’une balle dans le thorax le 11 juin 2001, alors qu’elle se trouvait sur son balcon, observant les manifestations.
  117. Zerrouk Adel, 25 ans, journaliste au quotidien El Bilad, meurt écrasé par un bus, lors de l’incendie du dépôt de la RSTA de la rue Hassiba Benbouali (Alger) lors de la marche du 14 juin 2001.

5 Commentaires

  1. ce que vous appelez à tort la Kabylie, donnez lui son vrai nom de vos ancêtres Numides…kabyle si je traduis celà veut dire « qui se soumet » c’est ce que les arabo-musulmans vous ont imposé…Juba, le roi Numide était un immense roi, d’une culture qui faisait l’admiration des romains…il avait compris que le colonisateur romain apportait énormément à la Numidie créant un peuple numido-romain comme en Gaule les gaulois admirent de devenir gallo-romains. La Numidie devint un des pays les plus civilisés des bords de la Méditerranée…elle exportait des cargaisons de produits de ses cultures non seulement vers Rome mais vers toutes les contrées méditerranéennes. Les centaines de villes possédaient des constructions dignes de la Grèce, de Rome ou de Byzance. Lorsque l’Empire romain se fit chrétien, la Numidie fut la région du monde la plus christianisée ( 310 évêques quand la Gaule en avait quatre) 3 papes étaient numides et le plus grand docteur de la foi chrétienne St Augustin, naquit à Thagaste ( Souk-arras) il fut évêque d’Hippone ( Bône, devenue Annaba par arabisation) j’ai longtemps étudié l’histoire de ma terre natale ( je suis né à Béchar, annciennement Colomb-Béchar) aux archives de bien des mondes dont celles du Vatican, où j’ai découvert des gens qui ont défendu leur terre natale la Kahenna de la tribu des cohen et le prince Koceïla, le dernier résistant à l’invasion arabe …savoir qu’en 1856 quelque part dans le Djurdjura vivait une tribu de paléo-chrétiens, c’est à dire un petit peuple autochtone qui a résisté à tous les envahisseurs et à l’islamisation…ce sont des tirailleurs arabes de l’armée française qui ont détruit toute trace de cette population, avec ordre de ne laisser aucun moyen de retrouver la preuve de leur existence…le village détruit la surface en a été labourée pour effacer la moindre fondation…Il ne fallait pas que dans ce monde que Napoléon III estimé « arabe » il y ait un signe différent…Amazight…Amazight!

  2. Et si les kabyles prenaient les armes ? Ne nous mentons à nous mêmes c’est la seule façon de nos sortir de ce cauchemar.
    Les arabo-musulmans ne connaissent que la force. Et puis citez moi un pays au monde qui s’est sorti d’un joug sans se battre ???
    Il y a les tibétains pacifiques mais à Lhassa la capitale il y a plus de chinois que de tibétains. Nos ancêtres eux se sont trompés d’ennemi ils ont combattu la France pays des lumières pour donner le pouvoir aux forces du néant, ils ont éteint les lumières et plongé l’Algérie dans l’obscurité. Kabyles cessez vos divisions futiles et unissons nous autour du MAK seul capable avec le concours de tous de sortir ce pays des ténèbres. Une fois l’horrible terrassé chacun pourra faire valoir son opinion et l’Algérie prendra sa place dans le camp des pays civilisés. Nous le pouvons il suffit de le vouloir.

  3. JE COMPATIE AVEC VOTRE TRISTESSE ET JE PLEURE POUR TOUS VOS HEROS MORTS, VOUS PEUPLE DE LUMIERE, DE LIBERTE ….

    MON COEUR EST POUR LES KABYLES GRAND PEUPLE AUTOCHTONE DE L ALGERIE CONVERTI DE FORCE ET MASSACRE PAR L ENVAHISSEUR ISLAMIQUE SANS HUMANITE!!!!!

    VIVE LA KABILY
    LIBRE D ESPRIT ET DE CORPS SUR SON TERRITOIRE ANCESTRAL…

  4. Du moment que les Kabyles pour se désigner se disent nous les arabes ! Les Kabyles resteront imprégnés du dogme musulman « des soumis «  Du moment des imams souvent Kabyles pour rappeler aux profanes Kabyles que leurs saluts est dans la soumission, les intellectuels « maîtres à penser «  ne pourront rien faire contre cette religion même sectaire et meurtrière …
    Car on ne peu cassé un mythe que par un autre mythe ! Donc à mon avis il faut commencé par démanteler les mosquées par l’éducation des enfants par une culture berbero méditerranéenne. Au lieu d’aider certains imams de services car ceux-ci vivent de cette religion, il faut plutôt mettre sur la voie des jeunes à construire dans les villages des bibliothèques, des salles de sports, des dispensaires pour soigner les petits bobos ! (Il faut faire appel aux mécènes Kabyles pour financer de telles projets)…
    Surtout leurs insuffler l’idéal au travail et bannir le Mektoub !!! « Le kilo de pommes de terres coûterait beaucoup moins chères qu’aujourd’hui en Kabylie… »
    N’oublions pas la nature donne ses fruits à ceux qui la travaillent et qui prennent soin..
    S’accroupir cinq fois par jour et attendre que sa tombe du ciel en disant que c’est le mektoub, les profanes peuvent toujours attendre…

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