Algéries - Andalousie - Marseille de Rénia AOUADENE | Kabyle.com

Algéries - Andalousie - Marseille de Rénia AOUADENE

"Je suis née à Marseille de parents kabyles originaires d’Iboulaouadène commune de Boukhelifa où je séjourne régulièrement. J’ai fait des études de Littérature et Civilisations hispano-américaines à l’Université d’Aix en Provence ainsi que des études en Sciences de l’éducation.
J’ai vécu ensuite à Cordoue et Grenade où j’ai étudié l’histoire de l’Espagne arabo-berbèro-musulmane.
J’ai été militante associative, animatrice socio-culturelle et j’ai travaillé comme Formatrice auprès des populations en difficultés d’insertion sociale et professionnelle pendant 5 ans.
J’enseigne dans un Lycée Régional des Métiers à Marseille, la Littérature Française et l’Histoire et je suis responsable de différents projets socio-éducatifs à l’intention des élèves en difficulté scolaire notamment dans le cadre d’échange avec l’Espagne.
Parallèlement, je fais des lectures de mes poèmes accompagnée d’un musicien Denis Chauvet, guitariste, bassiste, auteur- compositeur.
Lauréate de concours de poésie et de nouvelles.
Participation à différents festivals du Livre, conférences, rencontres." Rénia AOUADENE

 

L'album :

Textes de Rénia AOUADENE

Musiques : Denis CHAUVET (Basse et guitare)

avec Ahmad CAMPAORE (Percussions)

et Rachid BENCHAGLY (Violon)

Enregistrement et mixage : Christian NOËL

Studio Cactus / Marseille

Production Canebière Mélodies

Conception graphique : Corinne RICHARD-POMET

2008

 

Titres de l’album :

1- Bougie, bejaia, Bgayet - (7’ 18’’)
2- La colombe - (2'39’’)
3- Kahina - (1’ 48’’)
4- Le poète - (2’ 12’’)
5- Noirs de peau - (4’ 54’’)
6- Mon amour - ( 4'23’’)
7- Lettre à l'aimé - (2'13’’)
8- Bagdad se meurt - (2'02’’)
9- Les étoiles - (1'13’’)
10- Palestine - (4'42’’)
11- Al Andaluz - (1'58’’)
12- Les gitans - (1'50’’)
13- Barcelone - (1'50’’)
14- Et si j'avais rêvé - (1'36’’)

 

Extraits :

Téléchargez le Flash Player pour voir le lecteur.

Bougie, Bejaia, Bgayet

Lorsque le Tariq ibn Zyad accoste au port de Bejaia,
le voyageur prie pour que la mer ne soit pas déchaînée
devant ces côtes accidentées.

Au loin, on aperçoit surplombant la ville, Ima Gouraya,
lieu saint, lieu de prières où tant de pèlerins ont imploré Dieu et son Saint.
Qui a quémandé la guérison de son enfant,
qui a supplié pour que sa fille soit mariée,
qui a mendié la nourriture pour les siens …

Bejaia la musulmane regorge de lieux saints.
A l’intérieur le mausolée de Sidi – Abdelkader
et sa fontaine censée purifier les âmes,
effacer les péchés, apporter la paix…
A l’extérieur, Sidi – Saïd où
les femmes se regroupent pour faire égorger
la chèvre ou le mouton afin de nourrir les hordes de misérables
venus des villages alentour qui accourent aux cris de
« C’est un jour d’Aumône, venez manger l’assiette de couscous ! »
Un pèlerinage de plus afin de demander à Dieu, protection …

Bougie et sa place Guédon d’où le désespoir se jette.
Combien de jeunes filles, de jeunes garçons se sont envolés
devant l’absence d’issue, d’espoir, de projet.
Des rues soudain peuplées de fellahs,
paysans ayant abandonné à l’indépendance, en ces
jours glorieux, leurs gourbis, leurs terres, leurs villages…
Fellahs sans illusions, sans rêves
et sans passions.
Ils sont donc descendus pour remplir des baraques
et respirer l’odeur de ces hydrocarbures,
choix ô combien prioritaires d’une Algérie indépendante
au détriment d’une agriculture qui nourrissait
les français du temps de Madame la France !

Bougie devenue monstrueuse !
Constructions anarchiques,
toujours, toujours plus haut, encore, encore plus vaste !
Propriétaires spoliés, terres dérobées, maisons occupées,
Bougie se dresse inhumaine, sale mais encore fière.

Bgayet, la kabyle, peuplée d’enfants, bâtards, ingrats, naturels, légitimes,
debout, assis, couchés, recroquevillés
aux regards hagards, violents, haineux,
malheureux, impuissants mais si verts, si bleus, si noirs….
Berbères courageux,
de printemps en printemps qui sillonnent les rues
en criant leur slogan « Ulach Smah, Ulach Smah ! »
Aucun pardon, aucun pardon
pour un pouvoir criminel, assassin d’enfants kabyles.

Bgayet crie son attachement à sa culture,
rêve de ses ancêtres, éternels oubliés
au fin fond du livre d’histoire où jamais
n’a été écrit qu’elle était descendante du peuple Imazighen,
celui des hommes libres

Bgayet et ses poètes, ses chanteurs, ses écrivains,
ses sculpteurs inconnus qui pourtant ne demandent
qu’à déverser leur art dans les rues de la ville
pour bien montrer combien cette ville est si riche.

Bougie n’a plus de traces de ces enfants maltais,
de ces beaux italiens et sardes et siciliens, lascives andalouses…
Un jour ils sont partis, ils ont laissé Bougie.
Mais oui, ils l’ont pleurée ! je les ai rencontrés.
Ils ont toujours rêvé un jour d’y retourner.

Bejaia, Bougie, Bgayet !
C’est surtout ces visages, ces silhouettes de femmes
trop longtemps effacées, égarées, écorchées.
On les a vu pourtant déferler dans les rues
pour demander justice quand l’enfant innocent
sous les balles est tombé.

Bgayet, c’est ma ville, non je n’y suis pas née,
moi fille de Marseille.
C’est l’âme de ma mère qui traverse ces rues,
que je viens retrouver, chaque fois un peu plus.
Alors, je l’imagine enfant, adolescente,
jouant dans ces ruelles en ces temps de la France.

Bgayet, Bejaia, Bougie !

Commentaires

pour ma prof rénia aouadene

ne t'inquiéte pas
je ne t'ai pas oubliée
toi ma prof preférée de toujours
toi qui m'a redonnée goût à la vie
merci rénia
merci mme azerie
je ne t'oubierai jamais
tu es et resteras dans coeur

une de tes élèves
chakira f.

Soumis par Anonyme le 9 juin, 2008 - 14:44.
si tu me regardes de la

si tu me regardes de la haut
saches que je ne pense qu'à toi
je te sens de plus en plus près de moi de jour en jour
c'est si bizarre de dire ses choses là
car j'ai l'impression que quelque chose de bien va se réalisée
un rêve de toujours qui comblera ma vie et celui de celui que j'aime énormement
je sait que tu le sait
car tu lis dans mes pensées
et que c'est sa qui me rassure
le jour de ton départ
je t'ai vue et sentie tout au fond de moi
que c'etait le moment
oui le moment d'aller vers un autre monde
j'éspère de tout mon coeur que je vivrais longtemps
pour pouvoir réalisée tes rêves
moi et mon bien aimé
qui me soutien malgré les épreuves que je vie
moi je ne cherche pas l'or ou le matérialisme
mais tout simplement l'amour d'une vie meilleur pour tous
c'est un rêve de toujours
qui j'éspère se réalisera incha allah

chakira f.
love à tous ceux que j'aime et me connaissent

Soumis par Anonyme le 1 juin, 2008 - 12:15.
mon monde à moi.....

mon monde à moi est le refflet d ma vie
mon monde à moi est le coeur de mes racines
mon monde à moi sera un monde et une terre unie entre tous
si mon coeur pleure et saigne c'est le signe des cris d'enfants désespérés
maman tu me manques
mais sache que je terminerai ton rêve incha allah
soit en paix car grace à toi et l'homme de ma vie
je sais qu'enfin j'existe.

à tous ceux que j'aime love
chakira f.

Soumis par Anonyme le 29 mai, 2008 - 18:55.
d'ici ou d'ailleur.....

douleur et peine ont souvent forgée mon caractère
désillusion et soufrance m'ont donnés la force de continuer à vivre malgré le décés d'une mère aimante et adorable
je ne suis pas différente malgré ce q'on dit ou ce qu'on voit
je suis dans ma peau et c'est le plus important
je vie au jour le jour
pour enfin montrer à ceux qui sont incapable de comprendre
que j'ai moi aussi des sentiments et que je suis très attaché a ceux que j'aiment enormement.

love à rénia une personne qui m'a donnée goût à la vie.

chakira f.

Soumis par Anonyme le 18 mai, 2008 - 10:33.
A MA CHERE PROF DE TOUJOURS

JE T'AI CONNUE AU LYCEE ET JE T'AI TOUJOURS GARDEE DANS MON COEUR.
TES POEMES SONT LE REFLET DE CE QUI CE PASSE CHAQUE JOUR DANS CE MONDE.
IL NOUS RAPPEL LES PEINES ET LES DOULEURS DES HOMMES ET DES FEMMES QUI ONT COMBATTUS ET COMBATTENT TOUJOURS POUR UN MONDE MEILLEUR OU ILS CONNAITRONS LA LIBERTE ET L'ESPOIR.
CHER A MON COEUR TU LE RESTERAS CAR JE NE T'OUBLIERAIE JAMAIS.

UNE DE TES ANCIENNES ELEVES DE LYCEE.

CHAKIRA FAOUZIA

Soumis par Anonyme le 18 mai, 2008 - 10:14.
Bonjour, Si on regarde le

Bonjour,
Si on regarde le titre on trouve que vous parlez au moins de trois cultures, de trois pays, pourquoi n'avez-vous pas fait un effort pour dire quelques mots en Kabyle quand vous avez chanté Béjaia, et de même pour le'éspagne et la Provence française?
Un Kabyle du monde.

Soumis par Anonyme le 10 mai, 2008 - 01:46.
Portrait de GeLamBre
Quel est le pus important : le message ou le vecteur ?

LA REPONSE EST DANS LES PAROLES E LA CHANSON :

Bgayet crie son attachement à sa culture,
rêve de ses ancêtres, éternels oubliés
au fin fond du livre d’histoire où jamais
n’a été écrit qu’elle était descendante du peuple Imazighen,
celui des hommes libres

On peut le regretter mais il est indéniable que nombre de Berbères (expatriés ou non) ne parlent pas la langue de leurs ancêtres. Ce qui ne les empêche pas de défendre leur Culture ...

Soumis par GeLamBre le 17 mai, 2008 - 07:43.
Bonjour, Si on regarde le

Bonjour,
Si on regarde le titre on trouve que vous parlez au moins de trois cultures, de trois pays, pourquoi n'avez-vous pas fait un effort pour dire quelques mots en Kabyle quand vous avez chanté Béjaia, et de même pour le'éspagne et la Provence française?
Un Kabyle du monde.

Soumis par Anonyme le 10 mai, 2008 - 01:46.
J'aime pas du tout !!!!

Azul,

Sincèrement, j'ai pas du tout aimé le texte sur Bgayet, je le trouve vraiment fade. Je trouve de description de Bgayet vidée de tous. Utilisé le mot "bâtards" c'est un peu péter plus que son... Le passage "Bougie n’a plus de traces de ces enfants maltais, de ces beaux italiens et sardes et siciliens...". Je dirai que Bgayet n'est plus habitée par ces bâtards de méditerranée mais par ces beaux enfants légitimes les Kabyles.

J'espère que vous allez publier mon commentaire!<:b>

Bougiote.

Soumis par Anonyme le 28 avril, 2008 - 13:33.
j'aime pas du tout

ce descendant de batard maltais te pète au visage, si toutefois tu porte un visage, tête de noeud.

Soumis par Anonyme le 21 mai, 2008 - 15:56.
Un message de tolérance à la gloire d'un peuple!

Il y a derrière le mot bâtard un sens , une image que vous n'avez pas saisi. J'entends un peuple dont l'arabisation a détruit ses racines premières pour donner des enfants qui ne s'expriment et d'ailleurs je le constate ni en kabyle, ni en français, ni en arabe. Oui on a fait de ce peuple des bâtards! Mon texte est un message de tolérance et en tant que femmes de la Méditerranée je considère que le multiculturalisme est l'avenir de ce monde. Les peuples chauvins qui considérent que leur culture est supérieure aux autres ne m'intéressent pas car ce sont eux qui sont responsables de ces guerres de ces massacres qui font tant de morts sur la planète!

Soumis par Anonyme le 29 avril, 2008 - 22:21.
Belle voix

Belle voix,

Bravo vous avez une très belle voix et de trés beaux textes, je vous souhaite un chemin plein de belles productions comme celles-ci.
Bravo.
Moi de Marseille

Soumis par Anonyme le 24 avril, 2008 - 23:53.
Je sais déjà que pour nous la vie nous a enfin souri.

Je sais déjà que pour nous la vie nous a enfin souri. Je demande maintenant à celui qui tient les ficelles de nous rapprocher encore pour que nous puissions enfin vivre l'un avec l'autre, en continu.

Tu me manques.... je t'aime...
chakhchoukhaa@yahoo.fr

Soumis par Anonyme le 26 juin, 2008 - 16:43.
merci beaucoup à toi de

merci beaucoup à toi de Marseille. J'espère poursuivre ma route dans ce sens c'est à dire continuer à dire ce qui me gêne, me dérange dans ce monde. Rénia

Soumis par Anonyme le 25 avril, 2008 - 13:07.

Publicité

Publicité

Clicky Web Analytics
S'inscrire à la newsletter!
Editions locales
Nos portails
La Kabylie
Haut de page